Chapitre 5

par KuroKeitaro

Chapitre 5

 

Naruto avait peur depuis cet accident. Peur de lui, peur de ce qu'il pouvait faire. Le jeune homme n'osait plus parler, n'osait plus se dévoiler. Il s'était réfugié en lui-même, essayant d'oublier qu'un jour, ses responsabilités reviendraient et qu'il devrait y faire face. Forcé d'utiliser son cerveau, forcé de le développer, le blond s'enfermait de plus en plus, brisant les liens qui le rattachaient aux autres. Pourtant, il était toujours là. Pourtant, il pleurait encore. Il n'y arrivait pas. Le renard avait enfoui ses plaies au plus profond de son âme, il les avait ignorées. Craignant la solitude qui le replaçait face à ses fautes.

 

Mais à cet instant, le jeune homme n'arrivait pas à se détacher des paroles doucereuses que lui chuchotait son aîné. Elles pénétraient en lui, le brûlant, apposant leurs marques sur son âme. Et il pleurait. Il pleurait son innocence perdue, sa naïveté détruite. Il pleurait parce que qu'au fond de lui, malgré ses dénégations, il savait que l'autre avait raison et qu'il ne pouvait nier cette vérité. Au fond de lui, les accusations trouvaient un sens et réussissaient à le guider dans les brouillards de ses incertitudes où il plongeait sans le soutient de Kyuubi.

 

Il n'était qu'un monstre dangereux. Trop dangereux pour la beauté du monde. Parce que ce monde était magnifique. Toutes ces années, il s'était trompé, Kyuubi l'avait trompé. Ce n'était pas l'univers qui était sale et laid, mais lui et ses yeux. Il pourrissait tout ce qu'il touchait, le sang et le sel des larmes de tristesse lui appartenaient. Pas le rire, ni le sourire. Sa seule solution résidait dans le suicide, disparaître, pour libérer cette planète.

 

Naruto regardait dans le vide, assis sur une chaise dure, les mains inertes sur des accoudoirs. Il contemplait sans le voir le mur gris face à lui, entièrement concentré sur la voix de l'homme. Ses larmes coulaient toujours, sans qu'il ne s'en rende compte. Il ne bougeait plus, respirait à peine. Ibiki Morino se permit un sourire. Plus qu'une phrase et il aurait réussi l'exploit. Mâter le jeune renard. Bien sûr au début, le jeune homme n'avait rien voulu entendre et s'était protégé par des cris et des protestations. Mais ils auraient dû y penser plus tôt, les menaces sur d'autres, ce n'était pas assez. Impitoyable, l'adulte prononça les derniers mots, sachant que NU-9 l'écoutait attentivement.

 

-                     Naruto, tu es un monstre vivant. Ta seule solution, c'est de disparaître.

 

Le blondinet ne grimaça pas, se concentrant sur les paroles. Il se les repassait en boucle et se délectait du ravage qu'elles provoquaient en lui. Il voulait souffrir, avoir mal, en guise de punition. C'était tout ce qu'il méritait. C'était la seule chose qui le retiendrait désormais. La souffrance lui permettrait d'arrêter le monstre qui dormait en lui.

 

-                     Evidemment, l'organisation peut t'aider. Nous pouvons t'enfermer, te surveiller. Tu ne feras plus de mal à personne." Ibiki secoua légèrement la tête, sa facilité à convaincre Naruto l'étonnait. Il ne manquait plus que…"Et bien sûr, tu seras punis comme tu le mérites. C'est ce que tu veux Naruto, n'est-ce pas ?

 

Le renard bougea enfin, levant ses yeux noirs, sans vie, vers la face de son tortionnaire. Lentement, il abaissa la tête, plusieurs fois. Oui, c'était bien ce qu'il voulait. On lui avait enfin proposé une solution à son calvaire. Il ne s'enfuirait plus. Il avait fait preuve d'un tel égoïsme en tentant de s'évader ! Ça aussi, il devrait le payer.

 

Ibiki Morino sortit de la salle, laissant le jeune homme seul. Sitôt la porte refermée, il se laissa glisser contre le mur et brisa sa retenue miliaire. Il prit sa tête entre ses mains et ferma les yeux, épuisé. Il se dégoûtait. Comment avait-il pu faire cela ? Si encore c’avait été un meurtrier ! Mais non, les yeux brillants de larmes qu'il venait de tuer étaient ceux d'un adolescent à peine sorti de l'enfance, affaibli par la maladie. Un gamin encore pur et un peu naïf. Un enfant déjà déstabilisé par des horreurs qu'il n'aurait jamais dû voir et subir aussi tôt.

 

Des gouttelettes salées glissèrent entre ses doigts. Une main encore jeune se posa sur lui, tapotant son épaule. Il leva la tête et se releva, oubliant de saluer son supérieur. Se faisant, il essuya ses joues et afficha un air neutre sur son visage, son cœur s'accélérant. Enfin, après quelques minutes, l'homme devant lui ouvrit la porte, regarda Naruto attentivement puis se concentra sur son employé.

 

-                     C'est bien. Je dirais à nos rabatteurs de laisser tes enfants tranquilles. Enfin un, tout du moins.

-                     Un ? s'exclama Ibiki.

-                     Ma foi, je viens d'avoir la preuve de ton infidélité. Tu aurais pu le briser depuis longtemps, et des soucis nous auraient été épargnés ! Ça mérite bien une petite réprimande, non ?

-                     … "Morino baissa la tête, son cœur se serrant déjà à l'idée de devoir décider lequel de ses enfants serait condamné. Sachant qu'un autre manquement à l'étiquette ne lui serait pas pardonné, il murmura." Merci, Monsieur Pein, je n'ai fait que de respecter les ordres.

-                     Il serait satisfaisant que tu le fasses un peu plus souvent, pour le bonheur des tiens, souligna Pein en s'en allant.

Ibiki serra ses poings de rage et de désespoir. Il n'avait eu que deux enfants avec sa femme, deux jumeaux ayant déjà trois ans. Ses plus beaux trésors. Comment allaient-ils réagir à la séparation ? Prit d'un violent accès de haine, il se propulsa dans la salle où l'attendait sa prochaine victime, un espion violeur cette fois, et déchaîna ses foudres sur lui.

 

                        ……………………………………………………………………

 

Shikamaru Nara faisait les cent pas dans l'isoloir où il attendait son ami depuis un moment déjà. Il s'inquiétait de la longueur de l'absence de celui-ci, les tortures d'Ibiki ne duraient jamais aussi longtemps. Il s'arrêta un instant et s'assit sur sa couchette, les mains en rond. Il devait réfléchir. Le jeune homme analysa toutes les options qui pourraient expliquer la disparition du renard et lui permettre de le rejoindre.

 

Il fut tenté un instant de se dissocier à nouveau de son corps, mais renonça bien vite. Il ne savait même pas où se trouvait l'Uzumaki. Shikamaru soupira bruyamment puis récapitula les événements suivant la visite d'Itachi.

 

Morino était apparu quelques heures après ce départ et avait immédiatement emmené Naruto, promettant au Nara de s'occuper de lui plus tard. Aucun sentiment n'était apparu sur le visage buriné du tortionnaire. Pourtant, il y avait eu quelque chose de différent, mais le cerf n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il ferma les yeux, découragé. Ses mains tremblaient à force qu'il appuie dessus. Il le remarqua et sourit légèrement avant de grimacer. Voilà ce qui clochait. Les mains de Morino, si sûres d'ordinaire, avaient tremblé en s'abattant sur Naruto.

 

Shikamaru n'eut pas le temps d'approfondir son raisonnement. La porte murale s'ouvrit, laissant passer des personnes qu'il ne connaissait pas, des sous-fifres sans doute. Ils ne prirent pas la peine de lui attacher les poignets, s'empressant de déballer un écran d'un carton et d'y brancher un lecteur DVD. Le jeune homme sourit. Il s'agissait non seulement de sous-fifres, mais également d'imbéciles qui venaient de le sous-estimer grandement.

 

Il laissa couler son ombre jusqu'à recouvrir celles de ses adversaires et les immobilisa, souriant en voyant leur tête paniquée. A force d'entendre les ordres concernant Naruto, beaucoup oubliaient que les autres détenus étaient au moins aussi forts que lui. La porte était encore ouverte. Shikamaru réfléchit rapidement ; Inutile de s'évader, il n'était tout de même pas le jeune renard. Il y avait qu'une chose à faire, récolter des informations. Le Nara forma des sortes de poupées avec son ombre et les envoya dans les corridors du centre souterrain.

 

Mais en envoyant ainsi ses marionnettes, le jeune génie avait omis un petit détail. Son séjour dans l'Isoloire avait amoindri ses forces. Son ombre, maintenant affaiblie, ne pouvait plus soutenir plusieurs actions simultanées. Les sous-fifres, ainsi libérés, se ruèrent sur lui, laissant leur frustration d'avoir ainsi été pris en faute prendre le dessus.

 

Même si certains aimaient le qualifier de flemmard à cause de sa tendance à se réfugier dans ses rêves, Shikamaru avait néanmoins eu de bons maîtres, et savait se défendre. Il fit s'évanouir plusieurs de ses adversaires par plusieurs prises de taijustu, en empoignant un pour le projeter sur l'autre, tordant poignets et bras. Mais au bout d'un certain temps, il dut reconnaître que ses opposants étaient trop nombreux et fit ce qui lui semblait le plus sensé : il abandonna.

 

Contre d'autres, moins énervés, ou moins désireux de prouver leur valeur, son abandon aurait porté ses fruits. Mais il avait en face de lui des hommes d'à peine trente ans à qui l'on avait rabâché durant toute leur enfance que les numéros - ainsi qu'ils étaient nommés par les "normaux" - étaient dangereux et qu'il ne fallait surtout pas les laisser s'échapper. Ces hommes avaient peur, et comme toutes les émotions, celle-ci pouvait aller jusqu'à inhiber l'action du cerveau.

 

Le Nara, ne comprenant qu'à moitié pourquoi ces hommes ne s'arrêtaient pas malgré sa reddition, essaya de se mettre en boule pour protéger son visage. Il n'y arriva que péniblement, mais en profita pour calquer ses pensées sur autres choses, sachant que s'il se concentrait sur les coups, la douleur n'en serait que plus grande. Il dériva alors vers les renseignements que lui renvoyaient ses poupées de l'ombre.

 

La plupart ne lui renvoyaient que des images de corridors vides ou parcourus par des adultes, seuls ou escortant des enfants d'âges divers. Il suivit un instant le chemin d'une gamine et rit intérieurement en constatant que ce petit visage appartenait à Hanabi Hyuga. Il l'observa avec une lueur presque fraternelle dans son regard. Il appréciait énormément sa filleule qui semblait si réservée et qui était pourtant un vrai petit volcan en ébullition quand elle se sentait en sécurité.

 

Hanabi ramenée au dortoir qu'elle partageait avec d'autres enfants, Shikamaru passa à une autre marionnette puis à une autre, jusqu'à voir une scène qui le laissa muet de stupeur. Bien sûr, il savait que tout être humain avait des émotions, pouvait rire comme pleurer. Mais il n'aurait jamais crû pouvoir voir un jour le célèbre Ibiki Morino, en larmes, adossé à un mur.

 

La surprise passée, il commanda à son ombre d'aller voir la salle que venait vraisemblablement de quitter Morino. Il eut intérieurement un recul d'effroi en observant l'intérieur. Il avait retrouvé Naruto, oui, mais ce n'était plus celui qu'il avait connu depuis toujours, ou presque. Le Nara n'avait devant lui qu'un corps vide telle une coquille. L'âme de l'Uzumaki avait déserté son enveloppe naturelle. Seule l'eau salée coulant le long des joues témoignait du souffle de vie qui animait encore le jeune blond.

 

NarutoShikamaru s'approcha, sachant très bien que personne ne pouvait le voir. Il sursauta malgré tout quand la porte se rouvrît rapidement et distingua le faciès de celui qui regardait. L'inconnu se retirant bientôt, le Nara recentra son attention sur son meilleur ami, il l'aurait touché s'il n'était pas immatériel. Le jeune brun ne savait que faire, jamais il n'avait encore dû faire face à une telle situation. Voir celui que l'on décrivait comme indéprimable dans cet état était troublant. Et inquiétant.

 

Il serait resté encore longtemps à réfléchir et peut-être bien, à désespérer. Mais sa vision se fit tout à coup trouble et il eut beaucoup plus de mal à se concentrer pour voir à travers la marionnette. Abandonnant la bataille, il rouvrît les yeux et vit un visage familier devant lui. Les claques qui martelaient sa peau s'arrêtèrent et le Nara se permit un petit sourire avant de se détendre totalement.

 

En voyant les pupilles sombres de Shikamaru le fixer, Hidan sentit son cœur se remplir de soulagement. Rassuré sur l'état de son élève, il se retourna pour fixer les sous-fifres qui s'étaient permis de mettre son protégé dans un tel état. Son visage reflétait le dégoût et la colère bouillant en lui. Il eut la tentation un instant de leur rendre la pareille et de procéder à son rituel et commença à réciter les imprécations habituelles. C'est en voyant les faces rongées par la peur qu'il s'abstînt. Ils n'en valaient pas la peine. Son dieu était bien trop important pour des mets de second choix. Il laisserait à d'autres ce loisir.

 

Il se pencha à nouveau vers son disciple et l'aida à se lever et à s'allonger sur une couchette. Ceci fait, il s'assit à son tour et examina les blessures du jeune homme. Il y aurait pas mal de bleus, mais seul quelques blessures saignaient, et aucun os n'avait été brisé. Pas de quoi s'inquiéter. Shikamaru qui avait suivi les gestes de son maître se releva quelque peu, s'appuyant sur ses coudes.

 

-                     Tu as de la chance Shikamaru, tu n'as rien.

-                     Merci, maître.

-                     De quoi ? De t'avoir secouru ? Ne me remercie pas, il aurait été préférable que tu dusses quitter cet endroit pour l'infirmerie. Je n'ai fait ça que parce que ta punition avait déjà été choisie. Et elle n'est pas d'ordre physique.

 

Le Nara resta silencieux. Il n'avait rien à redire, juste des questions à poser. Naruto l'inquiétait et il se fichait de savoir ce que lui-même allait devoir encore supporter. Sa langue le brûlait et pourtant, il n'osait pas commencer. Ou plutôt, il ne savait pas comment. Hidan le remarqua et se décida à l'aider. Après tout, malgré cet encadrement nocif, il appréciait son jeune élève.

 

-                     Laisse-moi deviner, NU-9 ?

-                     Il s'appelle Naruto, maître. Répondit Shikamaru, perdant un tantinet son sang froid. Il détestait ces matricules impersonnels.

-                     Mauvaise fréquentation. Je t'ai appris à rester calme, non ? D'accord, rajouta-t-il en voyant le regard sarcastique du Nara. Orochimaru t'as appris.

-                     Pourquoi subit-il tout ça ? Sa tendance à l'évasion ne suffit pas à expliquer un tel traitement !

-                     Je n'ai pas à te répondre. Tu n'aurais pas dû utiliser tes marionnettes. Ni ton chakra. Ton filleul en payera les conséquences. Sur ce, je pars. A bientôt.

Shikamaru serra ses poings. A chaque fois qu'il essayait d'en savoir plus sur l'un ou l'autre de ses amis, Hidan mettait fin à leur conversation brutalement. Sans explications. Et il avait de la chance, un autre qu'Hidan n'aurait même pas accepté de parle. Il soupira, décidément, cette journée avait mal commencé et se finirait sûrement de la même manière.

Un raclement de gorge rompit le silence de la pièce tandis que ses deux bras étaient empoignés. Il soupira à nouveau en sentant des menottes enserrer sa chair et se laissa faire. Les sous-fifres, ayant compris leur première erreur prirent la précaution de lier également ses jambes, puis le portèrent au-devant de l'écran qu'ils avaient amené.

Shikamaru était un jeune homme curieux et le contenu du film l'intriguait, bien que l'inquiétant un peu. Connaissant les dirigeants, ce ne pouvait être un moment de détente qui l'attendait. Un homme appuya sur le bouton d'une télécommande et le son, puis l'image apparurent.

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Hidan marchait d'un pas pressé vers la surface quand il entendit le cri d'horreur monter de la salle qu'il venait de quitter. Il secoua la tête et, ne regardant plus devant lui, heurta un homme. Il s'excusa en maugréant, puis levant la tête remarqua le masque qui couvrait le visage de sa victime. L'homme ne fit pas plus attention que ça à aux excuses du prêtre et continua sa course -car il courait- en direction des cellules souterraines.

Il se fit rapidement rattraper par celui qui l'avait bousculé et dut s'arrêter. Hidan ne s'enquit pas de l'identité de son inconnu. S'il était entré ici, c'est qu'il en avait forcément le droit. Si pas, ce n'était de toute manière pas ses affaires. Ce fut pour une question peut-être stupide qu'il l'aborda. Mais Hidan était comme ça quand il avait trop de pressions, trop d'idées ou d'inquiétudes.

-                     Excusez-moi pour tout à l'heure. Je voulais vous demander, où avez-vous trouvé ce splendide masque. Il me semblait qu'il appartenait à quelqu'un de ma connaissance.

-                     …L'inconnu ne répondit pas, se contentant de hocher négativement la tête et de montrer son avant-bras pour signifier qu'il était pressé. Avait-il peur de dévoiler sa voix ? Etait-il donc quelqu'un que Hidan connaissait ? Comment savoir.

-                     Désolé, j'ai dû me tromper alors…Très joli manteau au fait !

L'homme masqué fit un signe et repartit, laissant là Hidan. Il avait autre chose à faire que s'occuper d'un prêtre trop curieux ! Quand il pensait que là, tout autour de lui, des gosses souffraient, ça le mettait en rage. Et son plan qui était en train d'échouer ! Il avait pourtant tout prévu. Tout, sauf que Morino serait assez bon pour détruire NU-9… Il devait maintenant raccommoder ce plan qu'un minuscule grain de sable avait suffi à faire dérailler. En l'occurrence, Yahiko.

 

 

 

 

 

 

Désolée pour le retard.

 

Bon on m’a fait remarquer que quelque chose clochait dans ce chapitre, ou dérangeait. Je l’ai lu et relu, mais je dois avouer ne pas avoir trouvé. Donc, s’il vous plaît, si quelque chose vous fait tilter, dites le moi !

 

Sinon, voilà, Naruto est au fin fond de l’enfer et attend une main tendue pour l’aider.

 

Ensuite, je dois vous prévenir que je ne publierais pas la semaine prochaine et peut-être pas la suivante pour cause de surcharge. J’avais prévu le coup, mais pas assez puisque mes chapitres de réserve ont déjà tous été publié. Désolée, mais je n’ai pas trouvé le temps de refaire des « provisions ».

 

A bientôt,

 

Kuro