Mon retour pour la nouvelle année

par doudou

J’étais tranquillement assise, sur l’une des têtes du mont hokage, sur celle de mon ancien sensei, pour être plus exacte. De mon point de vue, je pouvais voir mon village dans son intégralité. Celui-là même, qui m’avait tant manqué depuis ces cinq derniers mois et qui m’avait paru extrêmement longs.

De longs mois jalonnés de souffrance, de combat et d’une attente insupportable, pour pouvoir enfin me retrouver chez moi.

Je laissais une seule et unique larme de bonheur s’écouler le long de ma joue. J’étais vraiment heureuse, j’étais enfin de retour et cela faisait vraiment du bien de revoir Konoha. J’étais ravie d’y être revenue après toutes les épreuves, que j’avais traversées, pour pouvoir enfin revoir ma terre natale.

Mes parents m’avaient horriblement manqué et j’espérais, qu’ils n’avaient pas trop perdu espoir de me retrouver. Il y avait aussi tous mes amis, mes collègues de travail, mes senseis, ainsi même que cette garce de Kyoko, qui avait trouvé le moyen de créer un certain vide dans ma vie. Cependant venant juste derrière mon père et ma mère, celui qui m’avait manqué le plus, été bien sur l’élu de mon cœur. Bien que ce ne soit guère plus qu’un amour à sens unique. Cependant  je ne pouvais m’empêcher de l’aimer à la folie.

J’en avais pris mon parti depuis de nombreuses années, surtout depuis que celui-ci avait déserté notre village. Afin d’accomplir sa vengeance et qu’il fut finalement ramené par la peau des fesses, par mon équipier et meilleur ami, un jeune blond très vivant, du nom de Naruto Uzumaki.

L’homme dont j’étais éprise avait été aussi l’un de mes coéquipiers dans la fameuse team sept. Il était quand à lui brun avec des yeux couleur nuit et s’appelait Sasuke Uchiha. Après le retour de celui-ci nous avons tous retrouvés une vie à peu près normale. Moi la première, en faisant en sorte de ne plus montrer mes sentiments à mon beau brun taciturne. Car le souvenir encore vivace du soir de sa désertion, celui où j’avais tout tenté pour le retenir quitte à m’humilier. J’avais même mis mon cœur à nu devant lui, et lui avais clairement avoué mes sentiments à son égard.

Malgré cela, il était tout de même parti, avec un simple merci, avant de m’assommer puis de m’abandonner en pleine nuit sur un banc glacial.

Maintenant, tout ceci faisait parti du passé et notre ami commun, à Naruto et moi-même, avait été réhabilité depuis quatre ans et demi. Cela me fit repenser à la fête que le blondinet avait préparée, au plus grand désespoir de l’Uchiha. Je revécus en souvenir la soirée et je pus revoir tous les visages de mes amis qui étaient tous présents ce soir-là. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres roses. J’étais pressée de les retrouver mais d’abord, je me devais d’aller voir mes parents pour les rassurer car ils devaient se trouver dans un état de très grande anxiété.

Je me rendis directement dans la maison de mon enfance, en gardant la capuche de ma cape de voyage sur la tête, pour passer inaperçue. Je trainais la patte, une des plus grosses séquelles qui était du à mon accident. Je savais que Tsunade-sama saurait me soigner ça.

J’avais bien tenté de le faire moi-même mais malgré tout mon potentiel, je ne pouvais réaliser ce genre d’opération toute seule. Je poussais le portail, qui se trouvait  devant chez moi et  frappais à la porte. Je ne savais comment me présenter à ma propre famille, après une si longue absence et surtout sans n’avoir pas pu leur donner la moindre nouvelle pendant si longtemps. Je n’eus aucune réponse alors je pris ma clé pour entrer dans ma maison.

Qu’elle ne fut ma surprise, lorsque je réalisais que la maison était vide de toute âme. J’en fus d’abord étonnée car mes parents ne partaient que très rarement de chez nous. Mon père étant trop casanier, mes parents ne voyageaient pour ainsi dire jamais. Peut-être étaient-ils partis dans la famille pour la soirée ? Celle-ci habitait à deux rues plus loin, elle n’était certes pas très grande mais on s’arrangeait toujours pour se retrouver. Un diner se faisait au moins une fois par mois, chez les uns et les autres et j’avais du revenir justement ce soir-là.

Tant pis, je me dirigeais directement vers ma chambre. En chemin, je pus apercevoir des photos de moi disposées un peu partout.

« Quelle horreur ! Me dis-je. »

Je sais que j’étais leur fille unique mais tout de même, il fallait qu’ils arrêtent. Je pouvais voir du rose et du verts, à tous les âges, partout où je regardais et je n’aimais pas ça. Ils me donnaient l’impression d’être morte et de me retrouver dans un mausolée dédié à ma mémoire.

J’ouvris la porte de ma chambre, rien n’avait changé mais pourtant il flottait dans l’air une l’atmosphère étrange. On aurait dit un sanctuaire, celle-ci était trop propre et trop bien rangée, pas comme lorsque j’étais partie. Ma brosse, mon parfum et mes produits de beauté étaient alignés religieusement sur ma coiffeuse. Quant à mon lit, il n’avait aucuns plis et mes trois misérables, mais malgré tout adorées, peluches, étaient posées religieusement sur celui-ci.

Ma mère avait du passer par là pendant mon absence, ce qui était extrêmement rare venant de sa part. Elle savait pertinemment que j’avais mes petites habitudes et que je n’aimais en aucun cas, qu’elle vienne les bousculer.

Je pris dans mon armoire des vêtements propres et me dirigeais vers la salle de bain où je pus prendre la plus longue, et la plus agréable des douches. C’était un luxe que je n’avais pas pu me permettre depuis ma dernière mission, celle qui m’avait couté tant de malheurs. Une fois propre, je regardais l’étendue des dégâts sur mon corps. Bien que j’avais en grande partie, pu faire disparaitre de nombreuses cicatrices. Il m’en restait encore une longue et fine dans le bas de mon dos. Je me mis en pyjama puis repris le chemin de ma chambre où je me glissais avec plaisir dans mon lit, qui m’avait manqué, lui aussi.

Je ne trouvais pas le sommeil immédiatement alors je revécus dans son intégralité, cette fameuse mission qui avait bien failli me coûter la vie.

 

FLASH-BACK

Nous nous tenions tous les six en face de Tsunade, qui avait expressément demandé la présence de six de ses meilleurs anbus pour une mission de rang S. Nous devions partir pour la frontière du pays du feu et du pays du riz, où nous devions repérer un agent double, qui espionnait Konoha. Celui-ci donnant des renseignements importants, sans être crucial aux ninjas du pays du riz, pourtant nous ne pouvions pas nous permettre de le laisser en dévoiler plus.

Dans la pièce se trouvaient Naruto, Sasuke, Hinata, Lee et Kyoko, j’avais pu tous les reconnaitre malgré leurs masques. J’étais bien sur présente ainsi que l’hokage et Shizune. Après avoir été rapidement briffé, nous nous dirigeâmes vers la région, où devait se rendre l’espion en question.

Nous avions fait des équipes de deux et je m’étais retrouvée, comme par hasard avec Kyoko. C’était une véritable garce, apparemment elle en avait elle aussi après Sasuke. Chaque prétexte était bon pour me lancer des piques, bien que personnellement,  je n’aie rien contre elle. Cela faisait à l’époque dix mois, que nous l’avions rencontrée. Ce fut lorsque celle-ci avait rejoint les anbus à son tour.

Dès ses premières missions, elle s’était retrouvée avec mes anciens coéquipiers et moi-même, sur un grand nombre d’entre elles. Elle avait fini par m’énerver à minauder devant mon ami brun de la sorte ainsi qu’à onduler des hanches sous son nez. Mais je pris sur moi, il n’était que mon ami et je n’avais pas mon avis à donner, en ce qui concernait sa vie sentimentale.

Puis celle-ci sans aucunes raisons apparente commença à s’en prendre ouvertement à moi. Et ce fus encore pire lorsqu’elle se faisait envoyer paitre par Sasuke, comme si c’était de ma faute. Je dus prendre sur moi à plusieurs reprises pour ne pas la frapper. Et souvent, je n’avais guère le temps de dire quoi que ce soit car Naruto, qui à priori ne l’aimait pas plus que moi, prenait ma défense à coups sur. Ce qui avait le don de l’énerver davantage. Donc en général, je n’avais même pas à ouvrir la bouche et c’était aussi bien, pour sa jolie petite rangée de dents blanches.

C’était vrai qu’en plus, elle était belle. Plus grande que moi, mince avec de longs cheveux noirs, accompagnés par de magnifiques yeux bleus. Et le tout agrémenté par un joli petit minois. Ce fut aussi pour cette raison que je ne l’appréciais pas plus que ça. Elle avait la beauté qui était parfaitement assortie à celle de l’homme de mon cœur.

D’ailleurs j’avais remarqué à plusieurs reprises, qu’ils s’accordaient si bien tous les deux. De plus, il lui parlait régulièrement et je le voyais parfois même lui sourire de temps à autres. Ce n’était pas que nous n’avions pas le même genre de rapports tous les deux, mais je supportais très mal qu’il le fasse avec une autre.

Serais-je jalouse, vous demandez-vous ? Et bien oui, vous avez bien deviné. Mais, ainsi va la vie et le faite d’être dévorée par ce vilain défaut, ne me rapprochait pas plus de Sasuke pour autant. Donc, je rongeais mon frein en silence.

Revenons-en à cette Kyoko, elle était dans mon binôme lors de cette mission et nous avions à surveiller ensemble, un périmètre bien déterminé ensemble. Elle n’avait pas l’air plus ravie que moi, et pour une fois cela se passa dans silence de plomb. A un moment donné, nous avons été surprises à cause d’elle par quatre ninjas, en visitant une grotte suspecte, qu’elle m’avait indiquée.

Je dus lui venir en aide après en avoir tué deux, car elle avait eu le bras déboité lors de son combat contre ses deux adversaires. Elle réussit à en assommer un, d’un chassé en pleine tête. Voyant qu’elle avait les choses en main, j’essayé tant bien que mal de la débarrasser du dernier, qui avait l’air bien plus coriace celui-là.

Je le métrisais tout de même, non sans mal, avec une fracture à la jambe que celui-ci m’avait infligé avant de mourir. Voyant que tout était redevenu calme, je lui demandais d’aller chercher quelqu’un pour nous aider mais avant que je ne comprenne ce qui se passait, je fus frappée par derrière à la tête. J’eus tout juste le temps, avant de perdre connaissance, de la voir partir en courant, non sans m’avoir jeté un coup d’œil avant. Elle était partie en me laissant seule avec celui qu’elle avait assommé, peu de temps avant.

Quand je revins à moi, j’étais toujours allongée dans la grotte avec ma jambe qui me lançait atrocement, mais certainement moins que  mon crâne. A peine avais-je ouvert les yeux que je pris un violent coup de pied dans les reins, puis mon tortionnaire passa dix minutes interminables à me battre. Je me protégeais comme je le pouvais et ne pouvais pas faire grand-chose avec ma jambe en vrac. Il y avait aussi le fait qu’il se trouve hors de porter de mes poings.

Je réfléchissais à toute vitesse en essayant de trouver une parade pour pouvoir fuir de cette caverne. Puis il m’avoua, qu’ils avaient reçu l’ordre de me tuer, mais qu’avant cela il allait bien profiter de moi. Il voulait venger ses camarades et ne pouvait laisser passer une pièce de choix, comme moi, me dit-il avec un sourire lubrique. Il ne m’en fallut pas plus pour trouver mon plan de sauvetage.

Je jouais les demoiselles effarouchées, en état de faiblesse pendant que je concentrais le plus de chakra possible, dans mon poing. Il m’écarta les cuisses sans ménagement, je dus fermer les yeux sous la douleur subie, puis je dus prendre sur moi lorsqu’il arracha ma culotte. Mais quand il s’installa entre mes jambes et s’avançait vers moi pour prendre place en moi. Je lui envoyais une droite à laquelle il ne s’attendait certainement pas, il m’avait fait mal à la jambe cet abruti. Il traversa allégrement la grotte pour aller s’encastrer dans une des parois de celle-ci.

J’essayais tant bien que mal de me redresser en vain mais je me suis dis que de toute façon mes coéquipiers allaient bientôt, me venir en aide. Au bout de quelques temps sans les voir arriver, je décidais de sortir d’ici par moi-même. Après m’être rajustée, je me résignais à ramper jusqu’à la sortie.

J’y fus presque arrivée lorsque j’entendis un grondement sourd venant du fond de la grotte. Je m’en rendis compte en me retournant pour regarder ce qui se passait. J’avais frappé l’homme tellement fort qu’il avait percuté et détruit en partie une paroi de soutènement, ce qui fit que celle-ci commençait à s’effondrer sur elle-même.

Je ne pus sortir à temps, j’eus à peine le temps de me glisser dans une petite cavité, qui ne couvrait que les trois quart de mon corps. Ma jambe déjà bien abimée, fut écrasée et je reçus un gros débris sur le bas du dos. Je perdis alors connaissance sous l’effet de la douleur.

Je repris vaguement mes esprits, en entendant mes amis m’appeler mais je ne pouvais leur répondre, pas assez de force. J’entendis kyoko les avertir que je devais être sortie à temps et qu’il fallait plutôt fouiller la forêt pour me retrouver. Je ne pus entendre leurs réponses car je replongeais dans les ténèbres de l’inconscience, en pensant vaguement qu’elle le faisait exprès cette salope ?

Je ne sus pas combien de temps plus tard, je revins à moi mais j’avais froid et il faisait complètement noir à présent. Je me servis de mon chakra pour soigner mes blessures, les plus importante après avoir pu dégager ma jambe plutôt mal en point. Déjà arrêter le saignement de celle-ci, que la compression de la roche avait quelque peu régulé. Pour ce qui était de la fracture, j’aviserai plus tard. Je m’occupais de toutes les plaies que je pouvais soigner et puis à bout de force, je fus à nouveau engloutie par l’inconscience.

Au réveil suivant, ma jambe me faisait toujours aussi mal mais je préférais conserver mon peu de force qui me restait pour dégager les pierres qui bouchaient l’entrée. C’était bête, j’étais à peine à deux mètres de la sortie lorsque tout s’était écroulé. Je pouvais voir la lumière du jour à travers le tas de roche devant moi.

Heureusement, j’avais quand même une certaine marge de manœuvre pour pouvoir un tant soi peu bouger. Je concentrais mon chakra dans mes mains encore une fois et j’enlevais les pierres une par une, en faisant en sorte que rien ne s’écroule de nouveau. En bougeant, ici et là, quelques pierres stratégiquement et qui se tenaient à ma hauteur (j’étais toujours plus ou moins à plat ventre), je vis se dégager un passage assez étroit avec assez de place pour moi. Heureusement que je n’étais pas épaisse, deux rochers tombés en quinconce avaient laissé assez d’espace pour moi. Ils avaient été caché de ma vue par d’autres plus petits.

Une fois dehors avec le peu de chakra qui me restait, je réduisis la fracture de ma jambe, mais je dus tout de même prendre appui à l’aide d’une branche et je me préparais à faire un long voyage. A part si je rencontrais rapidement mes équipiers.

Je fouillais dans les poches de mon équipement de ninja puis en sortis une petite ration de survie ainsi qu’une petite bouteille d’eau. J’ouvris cette dernière pour avaler un ou deux calmants pour les douleurs, qui faisait parti intégrante dudit équipement. Puis je me suis faufilée dans le tronc d’un arbre creux, après plus de deux heures de marche éreintante. Il commençait à faire nuit et j’étais exténuée.

Je dormis là, ne pouvant grimper dans l’arbre lui-même, heureusement qu’il faisait encore assez chaud à cet période de l’année. L’été touchait presqu’à sa fin, alors je n’eus pas trop froid cette nuit-là. Le lendemain matin, je repris des calmant avec l’eau qui me restait et continuais ma route qui s’annonçait déjà pénible.

Je finis par tomber sur une petite masure perdue au milieu des bois. Je cognais à celle-ci où une charmante jeune femme, enceinte de quelques mois m’ouvrit, après avoir poussé un cri d’horreur, en me voyant, elle me fit entrer en vitesse. Elle m’allongea sur un lit en me disant qu’elle ne savait pas quoi faire. Je lui répondis alors que ce n’était pas un problème car j’étais moi-même médecin et que je pouvais me soigner seule.

J’avais juste besoin d’un toit et d’un peu de nourriture le temps de ma convalescence. Elle me dit que cela ne poserait pas de problème mais je lui fis part de mon désir de ne pas la déranger, elle ainsi que sa famille. Ce à quoi elle me répondit que l’enfant, qu’elle portait allé être le premier et que j’occupais à l’heure actuelle sa future chambre qui servait pour l’instant aux invités. Je la remerciais après qu’elle m’eut donné à manger et à boire.

Après avoir repris des forces et qu’elle m’apporta par la suite une bassine d’eau, un savon, un miroir et une brosse. Je pus voir l’étendue des dégâts et compris enfin, la raison de son cri de tout à l’heure. Je faisais vraiment peine à voir. Je soignais les plaies de mon visage et fis disparaitre les bleus qui étaient étalés ça et là. Celui-ci reprit rapidement son allure d’autrefois puis je m’endormie encore une fois, épuisée.

Je fus bien accueillie par son mari qui appréciait d’autant plus ma présence auprès de son épouse, me sachant médecin. Il était tout le temps inquiet lorsqu’il était absent pour son travail. Il appréhendait de la laisser seule dans son état. Aussi entre la guérison complète de ma jambe et la rééducation, cela me prit plus de trois mois.

Pendant ce laps de temps, je ne pus envoyer de message à Konoha pour leur dire où je me trouvais. Je ne voulais en aucun cas mettre en danger cette charmante petite famille. Je ne pouvais pas me faire remarquer car j’avais appris que j’avais dépassé la frontière ennemie et c’était assez dangereux pour moi ainsi que pour mes hôtes. Je me fis alors très discrète et sortais le moins possible.

J’aurais pu rentrer plus tôt mais mon hôtesse eut des complications avec sa grossesse et comme ils s’étaient montrés charitables avec moi j’étais restée jusqu’à l’accouchement. Je ne pouvais pas les laisser ainsi après ce qu’ils avaient fait pour moi. Je restais donc jusqu’à la deuxième semaine après la naissance d’un beau petit garçon et puis j’en avais profité pour reprendre un peu l’entrainement.

J’étais rouillée et si j’étais partie dans cet état à l’aventure, il m’aurait fallu au moins une semaine de plus à rentrer. Je ressentis, ensuite, un bonheur incommensurable en apercevant au loin, les portes de Konoha. Je me décidai à passer par le mont hokage pour ne pas avoir à me justifier tout de suite, j’étais trop épuisée par mon voyage de retour.

 

FIN DU FLASH-BACK

Je fus réveillée le lendemain dans l’après midi, par le rire d’un enfant qui jouait en bas de chez moi. Je me levais pour aller déjeuner après une pause pipi, mais avant de descendre, je me précipitais vers la chambre de mes parents. Lorsque j’ouvris la porte, je pus constater à mon grand désarroi, qu’il n’y avait personne. Je fouillais leur chambre et quand j’ouvris leur armoire, je vis qu’il manquait la moitié de leurs affaires. Finalement ils avaient du partir en voyage.

Je descendis plutôt déçue dans la cuisine et mangeai le peu qui restait dans les placards, il faudrait que je pense à faire des courses. Je m’habillais rapidement et enfilais de nouveau la cape de voyage que m’avait offerte la femme qui m’avait recueilli, pour me remercier d’avoir veillé sur elle.

Comme si ce n’était pas plutôt à moi de la remercier, je rabattis la capuche sur mes cheveux. Ils étaient de nouveau longs et je les avais attachés en deux petites nattes qui pendaient dans mon dos. Je me rendis machinalement sur notre ancien terrain d’entrainement, celui de la team sept. Arrivée à destination j’entendis des bruits de combats. Je dissimulais donc mon chakra, pour pouvoir espionner en toute discrétion les personnes qui étaient déjà à l’entrainement.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, quand je reconnus mes deux amis dans un combat qui me subjugua tant, que je restais à les regarder jusqu’à la fin de celui-ci. Quand ils s’arrêtèrent, ils étaient essoufflés et brillants de sueur. Ils n’en étaient que plus beau que dans mes souvenirs, tous les deux. Ils m’avaient énormément manqué ces deux baka, qui commençaient déjà à se chamailler en riant pour savoir lequel des deux avait gagné. Je voulus m’approcher mais fus stoppée dans mon élan par leur conversation.

« Tu sais que dans deux jours c’est la nouvelle année, dit Naruto en soupirant tristement.

-Oui et alors, ajouta Sasuke. Tu ne vas pas encore me faire un de tes plans foireux.

-Non, mais ce sera le premier sans Sakura-chan, répondit le renard à son ami.

-Je sais mais parlons d’autre chose, dit le brun impassible. »

Je sentis mon cœur se morceler, alors il faisait toujours autant de cas de ma personne. J’avais pourtant cru compter un minimum pour lui avant ce regrettable accident. Apparemment je n’étais pas non plus assez bien pour être considérée comme une amie par l’homme que mon cœur avait élu.

« Pourquoi, tu ne veux jamais parler d’elle, dit vivement Naruto en se mettant devant lui.

-Parce que…»

Mais il ne put finir sa phrase que Kyoko arriva, pour mon plus grand malheur. Celle-ci s’accrocha au bras de Sasuke qui ne prit même pas la peine de la repousser. Sous le choc je fis un pas en arrière.

Pourquoi, elle il ne la repoussait pas ? Comme il savait si bien le faire avec moi, ensuite j’entendis la phrase qui m’acheva.

« C’est toujours d’accord pour demain soir, Sasuke. Tu m’accompagnes à la fête de fin d’année donnée par l’hokage, minauda-t-elle.

-Oui, dit-il toujours impassible. »

Je ne pris pas la peine d’en écouter plus. Je quitter les lieux en courant non sans avoir jeté un dernier coup d’œil. Je m’arrêtais à l’orée de la forêt pour calmer mon cœur désormais totalement brisé. Lorsque j’eus, enfin, repris mon calme, je partis faire ses courses satanés course. Je pris finalement la décision d’aller voir Tsunade, le soir quand la nuit serait tombée.

Une image me revint tout de même  en tête, avant de tourner les talons, j’avais vu Sasuke tourner son regard vers ma direction et il avait froncé les sourcils. J’avais du relâcher ma vigilance et avais stoppé, surement sous le coup de l’émotion, de camoufler mon chakra, l’espace de quelques secondes. Je pris la direction du village où quelques corvées, plus que nécessaire m’attendaient encore. De plus, je commençais sérieusement à avoir faim.

Après une heure de course pendant laquelle je vis Ino, au loin et vers laquelle je n’allais pas. Je n’avais envie de voir personne pour le moment, surtout vu dans l’état dans lequel je me trouvais. A priori personne ne s’en faisait pour moi, alors pourquoi ferais-je cas des autres ?

Ino avait l’air heureuse, pendue au bras de Kiba, elle n’avait pas l’air d’être triste, que je ne sois pas à ses cotés.

Et puis après tout à quoi m’attendais-je ? Que la terre s’arrête de tourner parce que je n’étais plus là.

Je rentrais chez moi où je mangeais puis me reposais en attendant l’heure d’aller voir l’hokage. Et tsunade devais-je aller la voir ? Après tout ils ne m’avaient pas recherché bien longtemps sinon ils m’auraient retrouvé.

Je m’assoupis en fin soirée face à l’ennui puis me réveillais vers les une heure du matin. Bon il était tard, mais je savais que Tsunade-sama travaillait assez tard durant la nuit. Je décidais d’aller quand même lui faire part de mon retour. Ne serait-ce que pour avoir des nouvelles de mes parents. Je quittais ma maison et pris la direction du bâtiment de l’hokage et décidais, en chemin, de ne révéler ma présence qu’à elle pour commencer.

Je m’emmitouflais un peu plus au fond de ma cape noire et grimpais le long du mur, sans me faire remarquer pour arriver à la fenêtre de celle-ci. Elle était endormie, la bave aux lèvres sur des dossiers, berk.

Je m’assis sur le bord de la fenêtre et la regardait un peu, nostalgique et heureuse de revoir mon maitre. Puis au bout d’un certain temps, je finis par me lever, en ressentant dans ma jambe les efforts que j’avais dû fournir pour grimper. Je me postais devant elle, toujours cachée dans mon vêtement de voyage.

« Alors encore entrain de travailler dur à ce que je vois ! Lui dis-je avec le sourire aux lèvres à peine visible car camouflé, lui aussi.

-Hein…Quoi ? dit-elle en se réveillant en sursaut. Qui es-tu ? Attends je reconnais ce chakra. »

Elle se leva d’un bond avec des yeux brillants d’émotions puis une fois face à moi, elle baissa d’elle-même ma capuche. En se retrouvant face à mon visage, elle mit sa main devant sa bouche pour étouffer un cri de surprise mélangé à un autre de joie. Et pour la première fois de ma vie, elle me prit dans ces bras et me fit un câlin, en m’étouffant presque entre ses bras et sa poitrine. J’aperçus même des larmes briller dans ses yeux noisette.

« Ce n’est pas vrai, Sakura c’est bien toi ! On te croyait morte, ils t’ont cherché partout pendant des jours et Kyoko leur a dit que tu devais être certainement morte sous les décombres de la grotte. Elle pensait que tu n’avais peut-être pas eu le temps de sortir à cause de ta jambe cassée. On a du envoyer une escouade pour ramener tes deux amis qui ne voulaient pas arrêter les recherches. Il voulait soulever toutes les pierres une par une mais c’était un travail titanesque.

Naruto a été inconsolable pendant des semaines et a encore parfois des moments de déprimes. Quand à Sasuke, il est d’abord devenu un peu plus distant et froid avec les gens. Bien plus qu’auparavant pour finalement s’ouvrir aux autres comme par magie, au fur et à mesure du temps qui passait. Je parle, je parle mais tu dois avoir des tas de choses à me raconter toi aussi. Comment cela se fait-il que tu sois en vie ? On avait perdu tout espoir, ne serait-ce que de pouvoir retrouver ton corps.»

Elle me parla pendant dix bonnes minutes avant que je ne puisse en placer une. Et dès que je le pus, je lui demandais des nouvelles de mes parents. Elle m’expliqua que mon père avait du emmener ma mère en voyage car elle était en pleine dépression. A cette horrible nouvelle, la digue qui me tenait encore debout lâcha d’un coup et je craquais devant mon ancien maitre. Entre deux larmes, je lui racontais toute mon aventure et lui expliquais aussi la raison pour laquelle, je n’avais pu la prévenir plus tôt.

Alors j’avais été déclaré morte deux mois plus tôt et c’était pour cela que tout le monde ne me cherchais plus. Tsunade se leva et me tendit un mouchoir puis elle me dit, qu’elle sortait pour aller me chercher un verre d’eau. Elle se mit sur le pas de la porte et appela Shizune dans un cri, lui demandant d’apporter un verre d’eau puis referma la porte pour me rejoindre.

J’étais assise sur une chaise avec ma cape autour de moi et on ne voyait que mes cheveux car j’avais la tête baissée. Dès lors, je sus que Shizune ne pourrait que me reconnaitre et moi qui ne voulais pas me faire remarquer. La porte s’ouvrit en grand et elle fit comprendre à sa façon à  l’hokage, qu’elle devrait arrêter de hurler comme cela.

Puis elle remarqua enfin ma présence, elle se trouvait dans mon dos alors que j’avais la tête dans mes mains à pleurer tout mon soul. J’entendis des bruits de pas précipités puis celui plus mate d’un verre que l’on pause d’un coup sec sur le bureau. Je sentis deux mains écarter les miennes pour lui laisser tout le loisir de me contempler.

Je vis en face de moi, le visage de Shizune ébahi puis quand elle fut revenue de sa stupeur, elle poussa un cri à me décoller les tympans et me prit dans ses bras en pleurant à son tour. Quand elle fut un tant soit peu calmée, Tsunade lui demanda de faire venir une équipe d’anbu. Celle-ci aurait pour mission de ramener au plus vite mes parents au village. Puis deux autres ninjas qui devaient aller chercher toute la team sept au grand complet.

Et elle ajouta tant pis pour l’heure tardive mais mon retour était trop important pour attendre plus longtemps. Je lui annonçais d’une petite voix que j’étais revenue la veille et elle faillit s’étouffer sous le choc en l’apprenant. Elle garda tout de même son calme quand je lui expliquais, que j’avais d’abord pensé à mes parents et que j’étais fatiguée de mon voyage.

Une équipe de quatre anbus entra dans le bureau peu de temps après, en entendant la porte je remis rapidement ma capuche. Je ne voulais en aucun cas affoler qui que ce soit, surtout que je crus reconnaitre au moins deux voix amies, parmi les personnes présentes. En attendant que mes anciens coéquipiers arrivent, je faisais les cents pas et ce fut là que Tsunade remarqua que je boitais.

Elle décida de m’examiner rapidement. Elle était à genou devant moi avec ma jambe découverte, jusqu’en haut de ma cuisse, dans les mains. La porte s’ouvrit dans un grand fracas et c’est ainsi que Naruto nous trouva. Une inconnue encapuchonnée avec la jambe à l’air entrain de se faire soigner.

« Bien que cette jambe soit tout bonnement sublime, j’espère que tu as une bonne raison pour nous avoir tirés du lit, Sasuke et moi à cette fois-ci, la vielle !dit tout naturellement Naruto avec son tact habituel.

-C’est bien parce que je suis de bonne humeur, que je ne te frapperai pas maintenant mais n’en profite pas quand même, lui dit-elle en posant délicatement ma jambe. Et garde tes remarques sexistes pout toi, s’il te plait.

-J’espère que cela à quand même un rapport avec ses superbes jambes, ajouta Sasuke qui arriva derrière le blond. »

Je vis une veine palpiter sur le front de l’hokage, de plus depuis quand Sasuke faisait dans l’humour. Comme quoi tout arrive et en plus il trouvait mes jambes à son goût et cela me fis légèrement sourire. S’il savait à qui elles appartenaient ces jambes, il changerait rapidement d’avis.

Elle les fit patienter le temps que Kakashi et Saï ne soient présents, à leur tour, puis  lorsqu’ils furent entrés à leur tour, je me levais. Je leur faisais face avec mon visage toujours caché dans l’ombre de ma capuche et attendais sagement que notre hokage leur annonce la nouvelle. En tournant brusquement la tête vers elle, je ne prêtai pas attention mais l’une de mes nattes glissa doucement sur ma poitrine, en dehors de ma cape.

Ce fut à ce moment-là que l’un d’eux me fixait avec curiosité. J’entendis brusquement le bruit d’une chaise qui fut renversée à terre et en moins de deux, je me sentis soulever de terre par deux bras puissants. Abasourdie, je fus plaquée, sans avoir le temps de comprendre, contre un torse musclé.

Je reconnus immédiatement l’odeur suave de Sasuke lorsqu’il plaqua ma tête contre son épaule à l’aide de sa main. J’imaginais assez aisément la tête que devait faire les trois autres. Ils devaient se demander ce qu’il pouvait bien arriver au brun ténébreux pour se conduire de la sorte.

Pourquoi Sasuke avait pris une inconnue entre ses bras ? Il n’était pas du tout dans ces habitudes de se montrer aussi affectueux avec qui que ce soit.

« Dis-moi que c’est bien toi, me dit-il dans l’oreille avec une douceur que je ne lui avais jamais entendu dans la voix, jusqu’à maintenant. »

Je n’eus pas le temps de répondre que je fus rapidement entourée par mes trois amis et mon sensei. Les autres posaient des questions au brun qui ne répondait pas et Tsunade avait quand à elle, arrêtée son discours pour les préparer à ma résurrection.

Sasuke ne répondait pas à nos équipiers, qui le pressaient toujours de questions. La seule réponse qui leur donna, se fit en un seul geste. Je sentis sa main sur ma tête et en une caresse, il baissa ma capuche tout en continuant à chuchoter directement au creux de mon oreille.

« Alors, c’était bien toi, dont j’avais cru ressentir la présence cet après midi sur le terrain d’entrainement ? J’ai cru que j’hallucinais encore une fois, me dit-il doucement après avoir sentit l’acquiescement que je fis pour répondre à sa question. »

Je crus le sentir sourire contre moi, il avait l’air plus qu’heureux que je ne l’aurai pensé, de me revoir finalement. Ma bulle éclata quand je fus tirée de ses bras de force et repris brutalement mes esprits, quand un brouhaha sans nom attira mon attention.

Naruto était entré en action et il était, pour ainsi dire, devenu incontrôlable. Il me prit à son tour dans ses bras et commença à me parler. Ne s’arrêterait-il jamais ? Il parlait toujours aussi fort ou j’en avais perdu l’habitude ? Malgré tout je profitais de cet instant de tendresse.

Rapidement tout ce bruit me donna une migraine car même Kakashi et Saï, qui étaient en général calmes en toutes situations parlaient entre eux et Tsunade dut intervenir rapidement en voyant mon air torturé. J’étais perdue entre la joie de les revoir et l’envie d’être au calme mais je suis sûre que cela ne durerait pas longtemps. Je ne me trompais pas car deux minutes plus tard Naruto recommençait à gesticuler, dans tous les sens après m’avoir déposé sur une chaise, bien sur.

Mon hokage le rappela, une nouvelle fois, à l’ordre puis pour mon plus grand soulagement, leur raconta à ma place toute l’histoire de mon périple ainsi que toute les épreuves que j’avais du traverser. Par contre je n’avais pas osé parler de l’abandon de Kyoko car avec le temps, je m’étais dit qu’elle n’avait pas du prêter attention à ce qu’il s’était passé lors de son départ. Et ce même, si je trouvais étrange qu’elle ait mis tant de temps à ramener les renforts.

Peut-être que je m’étais fait des idées parce que je ne l’aimais pas beaucoup et peut-être qu’elle avait été plus rapide que je ne l’avais pensé au départ. Après tout j’avais tout de même perdu connaissance, un bon bout de temps.

A un moment du récit, je sentis la main de Naruto sur la mienne et quand je le regardais, je vus ses yeux brillants d’émotion qu’il tentait de maitriser malgré la joie peinte sur son visage. Une fois que Tsunade eut fini, elle coupa court à toute discussion en leur expliquant que je devais être hospitalisée.

Elle voulait que je reste à l’hôpital jusqu’au lendemain après midi, pour une série d’examens et pour voir ce qu’elle pouvait faire pour ma jambe. Je me relevais à peine pour me diriger avec elle vers l’hôpital, que je fus soulevée encore par deux bras vigoureux. Ce baka de blond avait remarqué que je trainais la jambe et avais décidé de m’emmener lui-même à l’endroit où je devais me rendre.

Ce qui me fis rire, une chose que je n’avais pas faite depuis plusieurs mois .Ce fut étrange de me laisser à tant d’allégresse alors qu’avant mon aventure, j’étais très joyeuse .Ce n’était pas que je ne l’étais plus mais loin des gens qui faisait toute ma vie, je me sentais vide de toute gaieté .Mais maintenant que j’étais revenue je la ressentais de nouveau cette joie de vivre. Elle recommençait doucement à refaire surface et surtout depuis que je savais qu’ils avaient pleuré ma soit disant mort.

Même Sasuke m’avais surprise, lui qui restait stoïque en tout circonstance, avait pour une fois laissé parler ses émotions. Je ne me faisais pas non plus d’illusions et savais que je ne comptais pas plus à ses yeux, que n’importe lequel de ses autres amis. Il était tout de même bon de savoir, que l’on comptait un tant soit peu dans la vie de l’homme de ses rêves.

Je fus déposée avec une grande douceur sur mon lit pour la nuit et mon ami blond me quitta avec un baiser sur le front pour me saluer. Sasuke lui vint me prendre une fois de plus dans ses bras et me dit qu’il repasserait dès que possible puis il sortit de la pièce avec le reste de l’équipe et je fus enfin prise en charge par l’équipe médicale.

Au bout de plusieurs heures d’examens en tous genres, on me laissa enfin en paix et je pus réfléchir à ma condition de ninja. Et si je m’étais trompée et que ma jambe était plus atteinte que je ne le pensais de prime abord?

Est-ce que je pourrais encore être un ninja ? Me permettraient-ils de continuer dans la voie que j’avais choisie ? J’adorais mon métier et ne voulais en changer pour rien au monde puis je m’endormis lentement exténuée par toutes ces émotions.

Je fus réveillée par une présence dans ma chambre,  je me redressais sur mon lit et vis mon ami taciturne, appuyait contre le mur du fond et qui veillait sur moi pendant mon sommeil.

« Bonjour, Sasuke-kun dis-je d’une voix endormie. Tu es là depuis longtemps ?

-A peine une heure, me répondit-il. »

Je ne lui répondis pas tout de suite, je ne savais pas quoi lui dire. Et je ne voulais pas aborder sa vie sentimentale pour ne pas paraitre intéressée, mais finalement ce fut lui qui lança la conversation. Il avait apparemment fait de gros progrès pour se socialiser pendant mon absence.

« Pourquoi, ne nous as-tu pas envoyé de tes nouvelles avant, me dit-il avec un certain reproche dans la voix ? As-tu pensée à nous qui t’avons cru morte ? Et tes parents, tu aurais pu leur faire un signe.

Je me redressais un peu plus dans mon lit et lui jeta un regard empli d’une fureur mal contenue.

« Non mais qui te prends-tu à la fin ? Je ne pouvais pas vous prévenir,  je m’étais dirigée comme je le pouvais et me suis retrouvée en territoire ennemi. Je ne pouvais décemment pas mettre les gens qui m’avaient accueillie et logé, en péril pour vous prévenir. Puis quand j’ai repris assez de force, le plus rapide était tout de même de vous le dire moi-même, tu ne crois pas ? »

Il acquiesça à mes réponses et ne put m’en poser d’autre car Tsunade arriva pour m’expliquer la suite des événements. Elle m’annonça que j’avais bien travaillé sur mon propre corps, ce qui n’était pas chose facile même pour les plus grands médecins. Elle m’avertit par contre, qu’il faudrait surement m’opérer pour ma jambe mais qu’après je devrais retrouver toute la mobilité, que j’avais avant.

J’en fus folle de joie et lui demandais quand elle comptait le faire. Elle désirait que je me fasse opérer dans les prochains jours car elle voulait que je profite de la fête qu’elle avait organisée pour la nouvelle année. Celle-ci étant prévue pour le soir même. Et puis elle tenait à ce que j’ai la présence de mes parents à mes côté à ce moment là. Ils mettraient encore bien deux jours à revenir au village de la feuille. Je fus autorisée à sortir de l’hôpital pour me rendre chez moi et j’avais reçu l’ordre de me préparer pour la fête où j’étais devenue pour le coup, l’invité d’honneur.

Je sortis en compagnie de Sasuke qui me raccompagna jusque chez moi puis il me fit entrer dans ma maison, en me poussant pratiquement à l’intérieur. Il entra à ma suite sans que je ne l’invite, ce qui m’étonna beaucoup puis il me dit qu’il avait reçu l’ordre de veiller sur moi.

Mais oui bien sur, à quoi m’attendais-je de sa part ? Nous passions donc toute notre journée ensemble et en fin d’après midi, il m’obligea à m’habiller pour cette fichue soirée.

« Aller ne discutes pas et habilles-toi, me dit-il du ton impatient.

-Non je n’ai pas envie d’y aller.

-Si, tu iras et puis c’est un ordre de l’hokage, ajouta-t-il avec un sourire narquois.

-Et puis merde, j’y vais même si cela ne sert à rien car en plus je n’ai même pas de cavalier.

-Si tu en as un, mademoiselle grognon, me dit-il en plaçant son visage en face du mien.

-Et je pourrais savoir qui aura l’immense privilège, d’accompagner l’handicapée que je suis à cette merveilleuse soirée, lui rétorquais-je avec une certaine ironie.

-Moi, pourquoi ?

-Non, tu dois déjà y aller avec Kyoko. Je vous ai entendu tout à l’heure, elle est ta cavalière.

-Ce n’est pas bien d’écouter les conversations des gens, me dit-il faussement outré .Et puis je lui ai fait comprendre que rien n’était sur, alors la prochaine fois attends la fin de la conversation. Aller, dépêches-toi maintenant ! »

Il me dit ça en me guidant doucement jusqu’à ma chambre où il eu la délicatesse de me laisser seule mais je l’entendis tout de même de derrière la porte.

« Mets une robe qui met tes jolies jambes en valeur, n’oublies pas que tu accompagnes le dernier des Uchiha. J’ai un rang à tenir et en plus je veux faire enrager Naruto. »

Non mais et puis quoi encore. Qu’est-ce qui lui prenait à la fin depuis quand ce monsieur faisait des traits d’humour comme ceux-ci ? Je vais lui en mettre des belles jambes, moi. Puis d’un coup je réalisais qu’il aimait mes jambes et qu’il les trouvait belles.

Stop, arrêtes-toi tout de suite ma cocotte, ne commence pas à te faire des films.

Je fouillais dans mon tiroir à sous vêtements pour en changer, lorsqu’il cogna à ma porte en me demandant si j’étais prête. Question à la quelle je répondis, non. Alors il me dit que si je ne m’activais pas, il allait rentrer pour trouver lui-même ma tenue. Je fus prise de panique et en voulant me cacher avec une serviette au cas où il entrerait, je me pris les pieds dans la paire de chaussure, que j’avais décidé de mettre. Je me retrouvais donc par terre sur les fesses en petite tenue.

Au cri que je poussais, il entra dans la pièce paniqué et j’ai cru que j’allais mourir de honte. Je devins rouge coquelicot puis essayais de me relever sans y arriver tellement j’étais nerveuse. Et lui qui restait là, debout sans bouger à me regarder avec le même teint que le mien. Il finit par revenir à lui et m’aida à me relever en essayant de ne pas trop me regarder dans le blanc des yeux, qui devait se situer pour lui au niveau de ma poitrine. Il me tendit la fameuse serviette et sortit en s’excusant.

J’enfilais ma robe à toute vitesse de peur que celui-ci, n’ait la bonne idée de renouveler l’expérience. Finalement j’avais choisi une petite robe verte comme mes yeux recouverte entièrement par de la dentelle noire. C’était un cadeau de la part d’Ino pour mon dernier anniversaire. Elle m’arrivait à mi-cuisse et je me sentais à l’aise dedans, je complétais ma tenue avec un manteau noir et les chaussures assorties.

Je mis un peu de maquillage en soulignant mes yeux d’un léger trait d’eye-liner, un peu de fond de teint puis je finis par un gloss rosé. Je me regardais dans la glace, j’avais quand même meilleure mine comme ça. Par contre je laissais mes cheveux lâchés puis une fois prête, je mis mon manteau sur mes épaules et sortis rejoindre mon ami brun, qui s’était fait assez discret depuis notre petite mésaventure.

Il m’attendait en bas et quand je me présentais devant lui, je me mis à rougir de plus belle et j’aurais pu jurer que lui aussi. Il se leva et me sourit ensuite m’emmena chez lui pour se changer à son tour. Arrivés dans sa demeure, il m’installa dans son salon et me dit quelque chose en partant que je ne compris pas tout de suite.

« Ne viens pas me mater dans ma chambre pendant que je me change, pour prendre ta revanche sur de tout à l’heure. »

Lorsque sa phrase percuta mon esprit, je refis joliment concurrence à un coquelicot puis je me levais d’un bond pour le suivre et faire le contraire de ce qu’il m’avait dit. Je l’entendais rire sournoisement, arrêtez et rendez-moi l’ancien Sasuke à la fin. Pas que celui-ci ne me plaisais pas mais je n’avais pas l’habitude de le voir aussi ouvert et de devenir un petit comique en puissance. Mais là, je crois quand même que je poussais la métamorphose à son paroxysme.

J’avais toujours aimé exagérer un peu les choses, surtout quand mon moral était au plus bas. Cela me permettais de voir la vie en rose, et ce même si c’était parfois très dur. Il revint quinze minutes plus tard portant l’habit traditionnel de konoha  tout en noir avec l’emblème de son clan dans le dos. Il était magnifique même avec son air sombre, qu’il gardait en permanence sur lui. Malgré tous les changements qu’il avait effectués sur lui-même, il n’avait pu se détacher de son air fier et impassible. Cependant cela lui allait tellement mieux.

Par contre je venais de m’apercevoir, qu’il avait quand même quelque chose de changé physiquement. C’était infime mais moi qui le connaissais assez je venais de m’en rendre compte. Ses yeux étaient moins froids, ils possédaient une étincelle de vie et de joie qui n’y était pas avant. J’aimais ce nouveau regard beaucoup, mais beaucoup plus que l’ancien.

Nous partîmes pour la fête, il me tendit son bras pour que je puisse m’y accrocher. Au secours, depuis quand avais-je le droit à un geste tel que celui-là, si j’avais su j’aurais fait la morte plus tôt. Je me mis une claque mentale, il fallait vraiment être égoïste pour penser de telles choses et je baissais la tête honteuse de cette vilaine pensée. Les gens qui m’aimaient avaient du souffrir horriblement en apprenant la nouvelle et moi je ne voyais que les avantages. Il fallait être des plus cruels pour penser une chose pareille.

Je laissais couler une larme de honte, je sentis alors une main la recueillir et je levais la tête vers le propriétaire de celle-ci. Sasuke me regardait, je ne m’étais pas rendue compte que j’avais arrêté d’avancer sous le poids de ma culpabilité. Avant qu’il ne me pose trop de question, je lui mentis en lui disant que cela n’était que de la nostalgie puis nous repartîmes rapidement vers le centre du village.

Nous rentrions dans une salle bondée de monde et il m’installa à l’écart dans un coin sombre car il m’expliqua que Tsunade voulait profiter de cette fête pour annoncer mon retour car faire une apparition comme cela aurait pu provoquer un choc violent pour certaines personnes. Il partit me chercher à boire et me laissa sur une chaise sur laquelle je m’asseyais avec un grand plaisir.

Ces derniers temps j’avais mis beaucoup trop à contribution ma jambe blessée et j’en souffrais énormément et comme une crétine j’avais oublié de prendre des cachets pour la soirée. J’examinais les gens autour de moi, je vis au loin Ino avec Kiba, elle avait enfin trouvé son bonheur auprès d’un garçon. Celle-ci irradiait, je l’avais déjà remarqué la veille lorsque je l’avais croisé dans la rue.

Naruto était lui aussi arrivé et il avait une fille à son bras, je ne voyais pas qui c’était, d’où j’étais placée. Je me tortillais dans tous les sens en manquant de tomber de ma chaise quand je reconnus Hinata. Elle avait enfin réussi, me dis-je quand je vis mon ami lui faire une bise sur la joue, elle avait enfin eu l’homme qu’elle aimait depuis l’académie. Bien que je sois heureuse pour eux, je ressentis de la nostalgie et je la jalousais un peu car elle avait vu son plus cher désir se concrétiser. Alors que moi j’étais encore très loin de pouvoir l’atteindre ce rêve. L’objet de mes pensées me tendit un verre, que je lui pris en le remerciant.

Au bout d’une demi-heure à regarder tous les gens s’installer, je pus découvrir d’autres couples nouvellement formés comme Néji et Tenten. Puis j’en vis un autre qui s’était déjà formé peu de temps avant mon accident. Shikmaru était toujours avec Témari, vous voyez même avec leur caractère complètement opposés l’un de l’autre, le couple perdurait quand même.

Par contre je vis Kyoko passée non loin de moi et elle avait finalement trouvé un remplaçant pour la soirée. Elle lança un regard noir en direction de Sasuke, que je fus seule à voir car personne ne pouvait me distinguer, dans mon coin sombre dans lequel je me camouflais. Il aurait fallu se tenir à moins d’un mètres de moi et elle était trop éloignée, je souris discrètement, ce soir Sasuke était avec moi et tant pis pour elle.

Tout le monde s’installa à une table et mon ami brun se pencha pour me dire à l’oreille d’attendre un peu. Tsunade viendrait me chercher elle-même et qu’en attendant que je le rejoigne, il allait prendre place à sa table avec Naruto. Je le vis alors s’éloigner de moi et le suivit des yeux,  jusqu’à ce qu’il soit auprès mon ami blond et sa timide petite amie. Je m’aperçus qu’il restait une place libre à ses côtés, surement la mienne, me dis-je gaiement.

Tsunade pris enfin la parole et après de longues minutes d’un discours sans fin, elle vint au point me concernant. Elle se déplaça pour me rejoindre et dès qu’elle fut à deux mètres  de moi.

« Pour faire bref, j’ai une nouvelle qui devrait faire plaisir à beaucoup de monde. Nous l’avons tous cru perdue mais il n’en était rien, dit-elle dans un silence tendu. Cette personne est revenue, il y a presque deux jours, elle était chère à beaucoup de personne à Konoha. Alors nous vous avons caché son retour pour le faire en douceur, je vous préviens vous aller avoir un choc… »

Je vis tout de suite que Shikamaru avait compris car il avait la bouche grande ouverte et quand il fut revenu de sa surprise, il glissa un mot à l’oreille de Témari qui étouffa un cri dans la main de son petit ami. De là où je me trouvais, je voyais ses yeux brillants. Elle secouait la tête n’y croyant toujours pas.

« Tu peux avancer s’il te plait, me dit-elle et le temps que j’arrive à la lumière elle continua à parler. Je tiens à vous prévenir, elle a été sérieusement blessé et en garde quelques séquelles mais cela ne devraient vite devenir, qu’un mauvais souvenir pour elle. »

Elle me tendit la main et avant d’arriver en pleine lumière, je mis ma main dans la sienne puis j’apparus en pleine lumière. J’entendis plusieurs cris de détresse lorsque l’on me reconnut, le plus déchirant fut celui d’Ino. Elle se leva d’un bond et resta debout à me regarder arriver vers elle. Kiba lui tenait la main pour la soutenir puis lorsque je fus face à elle. Je ne pus faire autrement que de lui écarter les bras devant son visage ravagé par la tristesse et la joie s’y mélangeant.

Elle se jeta dedans avec un grand et déchirant sanglot, je lui passais la main dans les cheveux puis souris à Kiba, qui lui aussi avait les yeux étrangement brillant.

J’entendis d’autres cri mais ceux-ci furent plus joyeux et je vis en tournant un peu la tête, qu’ils venaient de Gai et Lee, décidément ces deux là étaient irrécupérable. Naruto consolait Hinata qui n’en revenait toujours pas, Shikamaru s’occupait de sa petite amie qui avait enfin accepté l’évidence. Quant à Néji, il retenait une Tenten, qui n’avait qu’une envie, me rejoindre au plus vite. Ino me lâcha enfin et je pus m’assoir auprès de mes amis.

Quand tout le monde fut plus ou moins calmé, ils vinrent à tour de rôle me saluer.

Tenten avait enfin réussi à se libérer de l’étreinte de son copain et vint me voir. Heureusement que nous étions à une table de douze, du coup ils n’avaient pas à passer entre les tables pour venir jusqu’à moi. Elle me prit dans ses bras et me dit que je lui avais manqué, pourtant nous n’étions pas les amis les plus proches mais on s’appréciait beaucoup. J’eus même droit à un micro sourire de la part de Néji. Comme quoi tout arrive à qui sait attendre.

Hinata était de nouveau joyeuse dans les bras de son amoureux. Au bout d’une heure, les gens arrêtèrent de venir à moi et, je pus enfin manger en paix. Je croisais rapidement le regard meurtrier de Kyoko, on dirait bien qu’il y avait au moins une personne à qui cela ne faisait pas plaisir, en fin de compte. Je tournais la tête et décidais de la snober royalement.

Je profitais du reste de la soirée avec mes amis retrouvés, Ino ne me lâcha que très rarement la main. Heureusement qu’il avait eu l’idée de me mettre entre elle et Sasuke.

Puis une heure avant la nouvelle année, je voulus sortir pour prendre l’air. J’étouffais et j’avais trop chaud dans cette salle bondée de monde, donc je finis par quitter la salle. J’avais oublié mon manteau à l’intérieur sur ma chaise tant pis,  je ne resterais pas trop longtemps juste le temps de me rafraichir.

Je m’assis deux minutes sur un banc qui donnait sur un petit coin boisé. Ma jambe me faisait souffrir de plus en plus, alors je décidais de me lever un peu et de marcher. Cela me dégourdirait surement les jambes, j’étais mal assise et ce ne devait pas arranger cette fichue patte. J’étais à peine arrivé à l’orée du bois, que j’entendis un bruit derrière moi. Je me retournais vivement et fis plusieurs pas en arrière en me trouvant en face d’une Kyoko, qui avait l’air passablement en colère.

« Il a fallu que tu reviennes à Konoha. Tu ne pouvais pas juste crever, me dit-elle?

-Mais de quoi tu parles ? Pourquoi me dis-tu ça ? Je sais que tu ne m’aimes pas beaucoup mais ce ne sont quand même pas des choses à dire à une personne que tu connais, lui répondis-je outrée.

-Toi, tu ne pouvais pas rester dans ta grotte où je t’avais laissé pourrir.

-Alors je n’avais pas halluciné, tu m’as volontairement abandonné avec cet homme. Est-ce que tu sais ce qu’il m’a fait et ce qu’il a même tenté de me faire par la suite ? Des choses horribles que je ne te souhaite pas, même à toi qui n’es qu’une belle garce.

-Eh bien tu vois la garce en question vas finir le travail elle-même, me dit-elle en sortant un kunai. »

Je vis dans ses yeux qu’elle avait l’intention de me tuer.

« Tu ne vas quand même pas me tuer, pas ici devant tout le monde. Et surtout pourquoi, tu veux à ce point m’éliminer ?

-Personne ne nous verra et regardes bien autour de nous. Nous nous sommes trop enfoncées dans les bois et ils sont trop occupés à faire leur petite fête. Ecoutes, ils ont même mis de la musique. Et quand j’en aurai enfin fini avec toi, j’aurais enfin Sasuke pour moi toute seule. J’avais finalement réussi à me rapprocher de lui, j’avais presque atteint mon but et il a fallu que tu reviennes d’entre les morts. »

Je la regardais choquée par ses paroles, elle faisait tout cela pour un garçon et qui en plus ne m’aimait pas de surcroit.

« Mais c’est du n’importe quoi, lui répondis-je. Tu te rends compte que tu veux me tuer pour une chose qui n’existe pas. Je ne suis pas une rivale pour toi, je ne suis rien d’autre aux yeux de Sasuke qu’une amie. Alors range-moi ce kunai qui ne sers à rien, essayais-je de la raisonner car avec ma jambe, je n’étais pas en mesure de la battre.

-Pas question, tu en sais trop et puis tu n’as pas vu dans quel état il était après ta mort. On pouvait s’apercevoir à quel point il t’aimait et bien plus qu’il ne voulait l’admettre lui même. Il passait des heures sur le monument aux morts, à regarder ton prénom. Mais j’ai réussi à l’approcher et j’ai du faire semblant d’avoir de la peine pour toi. Berk, rien que d’y penser me donne envie de vomir. Bon assez parlementé maintenant tu vas mourir.

-Ne crois pas que je vais te laisser faire sans réagir et arrêtes de dire n’importe quoi. Je te répète que Sasuke ne m’aime pas. Il ne m’a jamais aimé et ne m’aimera jamais, je ne suis que son amie rien de plus, rien de moins, lui criais-je en me mettant en position de défense. »

Elle se jeta sur moi et je la réceptionnais du coup de poing, qui l’assomma presque puis quand elle fut à mes pieds, elle simula l’inconscience. Lorsque je m’y attendais le moins, elle mit un violent coup dans ma jambe malade.

Ah la garce ! Me tordant de douleur, je reculais par reflexe et évitais de justesse un coup de kunai en pleine poitrine. Au bout de cinq minutes, elle réussit à me refaire mal à mon membre déjà douloureux et cette ci, je m’écroulais dans un cri de douleur. La souffrance était telle que j’en avais les larmes aux yeux. La punaise, elle frappait là où cela me faisait mal et j’étais mal partie car elle connaissait mes points forts mais aussi mes faiblesses.

Elle m’attrapa pas les cheveux et posa un pied sur ma jambe blessée pour assurer de sa prise et qu’ainsi je ne puisse plus bouger. Elle leva son bras pour m’achever mais elle stoppa son geste un moment et me fit une dernière confidence, avant de se débarrasser de moi une bonne fois pour toute.

« Je vais t’avouer un petit secret maintenant, vue que tu ne pourras le répéter à personne. C’est moi le traitre qui donnait les informations à nos ennemis et avant que tu ne me demandes pourquoi, je vais te le dire. J’ai trahi mon pays et mon village pour qu’en contrepartie, on me débarrasse de toi mais cette bande de crétins ignares a été incapable de le faire correctement. Tout ça pour rien mais bon, je vais finalement le faire moi-même, me dit-elle avec un sourire mauvais. Et après je mettrais Sasuke dans mon lit et je deviendrais enfin la future madame Uchiha. »

Elle reprit là où elle s’était arrêtée et voulut m’enfoncer le kunai dans la poitrine. Je mis ma main devant la lame pour la stopper mais un shuriken vint dévier la trajectoire de celle-ci  et elle ne m’entailla que l’épaule, rien de très méchant. Puis je la vis s’écrouler sur le côté avec une lame de katana qui lui traversait le corps de part en part. Elle était morte sur le coup pour mon plus grand soulagement. Je remarquais dans la pénombre, derrière le cadavre, une paire d’yeux rouge, que je reconnus de suite.

« Tu avais oublié ton manteau alors je te l’ai ramené.»

Me dit-il en me le déposant sur les épaules, après avoir pris soin de ranger son arme puis il me souleva dans ses bras. Je poussais une légère plainte de douleur quand il passa sa main sous mes genoux, il me fit une bise sur le front en s’excusant de m’avoir fait mal. Je m’aperçus alors que Naruto et Tsunade, nous avaient rejoint eux aussi. Depuis quand étaient-ils présent, me demandais-je.

Je fus ramenée au chaud dans une petite pièce où notre hokage se chargea de soigner mes blessures et tout particulièrement ma jambe. Quelle garce, cette Kyoko si je n’avais pas été aussi peu en forme et diminuée, je l’aurais achevé moi-même. La douleur disparut au fur et à mesure des soins prodigués par Tsunade mais un tiraillement persistait toujours au niveau de mon ancienne blessure mais il me faudra faire avec pour le reste de la soirée.

Une fois que tout fut remis en ordre, j’eus le droit à une explication de la part de tout le monde.

« Je t’ai suivi lorsque j’ai remarqué que tu avais oublié ta veste, de plus j’étais chargé de rester à tes côtés. Et lorsque, je suis sorti et que je ne t’ai pas vu, j’ai demandé à l’autre baka qui m’avait suivi en douce s’il ne t’avait pas vu, m’expliqua Sasuke.

-Nous avons entendu des voix provenant de la forêt, heureusement que j’ai l’ouïe fine, nous avons compris qu’il se passait quelque chose et j’ai été cherché Tsunade pour lui dire que quelque chose se tramait dans les bois, continua Naruto.

-J’ai suivi Naruto pendant que Sasuke était parti voir de quoi il retournait. Il te surveillait de loin mais quand elle a pris le dessus, nous allions intervenir avant qu’elle ne te fasse plus de mal mais elle t’a fait sa confidence, me dit alors Tsunade. Nous l’avons laissé finir puis j’ai ordonné à Sasuke de la stopper immédiatement après ces aveux.

-Nous avions déjà un doute sur sa trahison mais après ta disparition, elle a stoppé de divulguer des informations à l’ennemi donc j’avais reçu comme mission de la laisser se rapprocher de moi, pour que je la surveille de plus près au cas où elle recommencerait.

-Et tu es revenue pour notre plus grande joie et pour son plus grand malheur. Pourquoi ne nous avais-tu pas dit qu’elle t’avait laissé aux mains de nos ennemis, me demanda Naruto ?

-Je n’étais pas sure et cela s’était passé tellement vite que j’ai eu un doute sur le bien fondé de la dernière vision, que j’avais eu d’elle, me justifiais-je. »

Un silence pesant emplit soudainement la salle, on entendait juste la musique étouffée en bruit de fond.

Alors comme ça, il ne l’avait autorisé à l’approcher que pour mieux la surveiller. J’en fus rassurée car elle n’était tout simplement pas faite pour lui et là ce n’est pas ma jalousie qui parlait, mais mon bon sens. Bon j’avoue, j’étais un tantinet jalouse mais personne ne pouvait le savoir à part moi, alors autant se l’avouer.

Tsunade repris la parole :

« Bon et bien comme tout est réglé et que tu n’as rien de très grave, tu peux retourner à la soirée si tu veux, me dit-elle. Quand à moi, j’ai encore pas mal de bouteilles à boire…Je voulais dire de gens à voir. Bonne fin de soirée à vous trois, ajouta-t-elle en s’éclipsant pressée d’aller s’amuser.

-Ne bois pas trop la vieille, lui dit Naruto pour se moquer d’elle. Moi aussi je vais vous laisser, je vais rejoindre Hinata qui doit s’inquiéter…

-Tu pensais me le dire quand pour vous deux, lui demandais-je avec un faux air fâché ?

-Aujourd’hui même mais entre Sasuke qui te cloitrait avec interdiction de t’approcher et les préparatifs de la fête, je n’ai pas eu le temps, me dit-il avec un sourire d’excuse.

-Je plaisante, je suis ravie pour vous. Vas vite la rejoindre avant qu’elle ne trouve un autre cavalier, le taquinais-je. »

Il partit précipitamment en râlant qu’ils n’avaient pas intérêt à trop s’approcher de sa dulcinée. Je me retrouvais donc encore une fois seule avec le beau brun qui me fixait bizarrement.

« Maintenant que je vais mieux, je vais rentrer chez moi. Tu peux donc aller t’amuser avec les autres, lui dis-je en me levant pour repartir chez moi.

-Non, je vais rester avec toi et te raccompagner chez toi si tu veux vraiment rentrer, m’annonça-t-il. Il était prévu que je sois avec toi jusqu’au retour de tes parents, alors c’est comme ça et pas autrement. »

Autrement dit je n’avais pas le choix, j’attendis qu’il me rejoigne puis nous partîmes rejoindre les autres à l’intérieur pour les saluer en prétextant une grosse fatigue. Bien qu’il n’était pas loin de minuit, je voulais me retrouver seule pour pouvoir craquer en toute tranquillité.

Mais mon cavalier pour la soirée en décida autrement et il me conduisit jusque chez lui où il me conduisit dans son jardin. Il m’annonça que de là où nous nous trouvions, nous pourrions voir les feux de la nouvelle année. Lorsque je fus assise sur l’herbe fraiche, je sentis mes muscles se détendre et mes nerfs se sont relâchés d’un coup. Des larmes perlèrent aux coins de mes yeux et je finis par les laisser couler librement sur mon visage. Je laissais enfin tout le stress accumulé ces derniers temps s’évacuer dans de déchirants sanglots.

Je sentis Sasuke s’assoir à mes côtés et me passer un bras sur les épaules puis il m’attira doucement à lui en déposant ma tête contre sa poitrine. Je sursautais, je n’avais pas encore l’habitude de le voir si proche et si attentionné envers moi. Il était mon ami alors je me laissais aller contre lui en attrapant ses vêtements entre mes mains. Il me caressa tendrement les cheveux jusqu’à ce que je sois totalement calmée.

J’appréciais ces attentions mais j’avais l’étrange impression que cela n’allait pas durer et qu’il n’allait pas tarder à me repousser comme avant. J’espérais bien au fond de moi que non. J’aimais beaucoup Sasuke pour son côté ténébreux et mystérieux ainsi que pour plusieurs autres raison mais le fait qu’il se montre plus ouvert et plus tendre avec moi ne me dérangeais pas du tout. Si il devait rester comme ça, je ne m’en plaindrais pas mais qu’il était si doux de rêver.

« Je suis désolé pour toi, me dis le brun ténébreux à mes côtés. Je ne me doutais de rien.

-Depuis quand étais-tu là au juste, lui demandais-je ?

-Quand tu lui as soutenu que je ne t’aimais pas et que je ne t’aimerai jamais. Tu dis n’importe quoi parfois, ajouta-t-il l’air de rien.

-De toutes façons …Quoi ? Comment ça, n’importe quoi ?

-A ton avis, je croyais que tu possédais une grande intelligence, me lança-t-il avec un regard taquin lorsque je relevais la tête pour le fixer ébahie.

-Non, ce n’est pas vrai. Tu n’as pas de sentiments pour moi, c’est tout bonnement impossible.

-Et depuis quand peux-tu le savoir à ma place, me dit-il en approchant son visage du mien. »

Stop ! Ca y est j’en étais sûre, ce n’était qu’un rêve et je n’allais pas tarder à me réveiller ou bien je m’étais cognée la tête sans m’en rendre compte. Mais la douceur de ses lèvres contre les miennes me ramena vite à la réalité, j’ouvris alors la bouche de stupéfaction et il en profita pour approfondir son baiser. Je sentis mon corps entier s’embraser instantanément, je le sentis me serrer plus intensément contre lui et je passais mes bras autour de son cou.

Après de trop courtes minutes nous nous séparions tous les deux haletants et rougissants, mais heureux.

Yeux dans les yeux, nous nous regardions sans rien dire. Qu’aurais-je bien pu ajouter de plus ?

L’homme que j’aimais le plus au monde tenait à moi. J’étais presque au paradis même si il ne m’avait pas clairement avoué qu’il m’aimait. C’était quand même un grand bond en avant pour lui, un pas de plus vers l’humanité. Qu’il avait failli perdre lors de sa désertion, obnubilé par sa vengeance. Nous avions réussi à force d’amour à faire remonter un tant soit peu, de bons sentiments à la surface, alors qu’il pensait avoir tout oublié. Et rien que ça, me réchauffait le cœur.

Il appuya son front contre le mien et tout en ne lâchant pas mon regard, il finit par me dire une chose qui me foudroya totalement et je restais là, à le regarder sans savoir quoi répondre.

« Je t’aime, Sakura. »

J’avais buggé, il fallait que je lui dise quelque chose et vite. Aller, secoues-toi ma fille, dit quelque chose. Quand je vis son visage s’attrister subitement, je revins à la vie rapidement. Je levais la main vers sa joue que je lui caressai tendrement.

« Moi aussi je t’aime, lui répondis-je avec un sourire désolé. Désolée, j’ai eu comme une absence et depuis quand es-tu si direct et surtout amoureux?

-Depuis que j’ai cru que la femme que j’aime, depuis des années en silence, était morte. Après ta disparition, j’ai réalisé que repousser les gens que j’aimais, n’avait strictement servi à rien. Je t’ai rejeté autant que j’ai pu pour m’éviter de souffrir si tu venais à disparaitre. Et puis tu es morte, je me suis rendu compte que tous mes efforts n’avaient servi à rien et que j’avais perdu mon seul et unique amour. C’est à ce moment là que je me suis aperçu, que je tenais à toi plus que je ne voulais me l’admettre. Plus que comme une amie… »

Je l’écoutais avec attention, la bouche grande ouverte. Alors comme cela, il m’aimait depuis longtemps et se l’était caché de peur de perdre encore un être cher.

« Alors, je me suis ouvert aux autres et arrêté de laisser la peur régenter ma vie. Or aujourd’hui que j’ai la possibilité d’une seconde chance avec toi, je ne veux pas passer à coté. Je te le dis haut et fort, je t’aime et je voudrais te demander si ce n’est pas trop tôt pour toi, d’accepter d’être ma fiancée. Je sais, c’est un peu précipité mais je ne veux plus te perdre et pour cela, je suis prêt à tout. Mais prend le temps pour réfléchir et puis on ne s’unirait que dans un an ou deux, si tu veux. »

J’avais raté quelque chose ou quoi ? Je penchais ma tête sur le côté et l’examinais sous toutes les coutures. C’était encore Naruto qui avait prit l’apparence de Sasuke. Mon beau brun ne m’aurait jamais parlé autant et encore moins pour dire de telle chose. Je lui pinçais la joue pour être sûre que je me trouvais bien en face de lui, même si je savais au fond de moi que c’était effectivement lui, je le sentais. Je reconnaissais tout chez lui mais je n’osais croire à ma chance.

« Aie, mais qu’est-ce que tu fais, me dit-il surpris.

-Rien, répondis-je en rougissant. Je voulais juste être sûre que tu n’étais pas Naruto, qui m’aurait fait une de ses blagues débiles. »

Je le vis sourire dans la pénombre et sentis de nouveau ses lèvres tendres contre les miennes. Après plusieurs minutes d’un baiser passionné, il s’arrêta et me dit en regardant droit dans les yeux.

« Alors, tu penses toujours que je suis l’autre baka.

-Non, ajoutais-je. Mais comprends-moi, cela fais tellement longtemps que je t’aime que j’ai du mal à réaliser que tu me retournes mes sentiments… »

Je ne pus finir ma phrase qu’il se jeta de nouveau sur moi. Je finis allongée dans l’herbe en dessous de son corps chaud et puissant. Je me sentais tellement heureuse qu’une dernière larme s’échappa de mes yeux. Il quitta alors mes lèvres et l’embrassa.

« Ne parlons plus du passé pour l’instant, j’ai agit comme un  crétin et le plus important maintenant, c’est toi ou plutôt nous. Si tu es d’accord ?

-Ma réponse est, oui. Je veux bien être ta femme dès que ce sera possible, je t’attends depuis si longtemps que même dans une semaine ce serait encore trop long.

- Si il n’y a que ça pour te faire plaisir, je demanderais une dérogation spéciale à l’hokage. »

Je ris en me disant qu’il n’y arriverait jamais mais il me coupa en m’embrassant encore. Apparemment, il était comme moi depuis que j’avais gouté à ses lèvres, je n’arrivais plus à m’en passer. Sans parler de l’effet que cela avait sur moi, j’avais chaud et ma peau était de plus en plus sensible à ses caresses. Mon ventre se tordait dans une délicieuse sensation, je me rendis compte subitement que j’avais follement envie de lui.

Mais est-ce que ce n’était pas trop tôt pour passer à cette étape. Je l’aimais depuis si longtemps, que je n’en pouvais plus d’attendre.

« Je voudrais te posséder corps et âmes. J’ai envie de te faire l’amour, je sais que c’est un peu précipité mais je ne veux plus perdre de temps avec toi. Je voudrais t’aimer tous les jours à partir d’aujourd’hui. Le veux-tu ? Je ne te force à rien et je suivrais ton bon vouloir, me dit-il. »

Il lisait dans mes pensées ou quoi ? Pour toute réponse, je l’attrapais par le cou, le plaquais contre moi puis collais mes hanches aux siennes pour lui faire comprendre, que j’étais tout à fait disposée à m’unir à lui.

En me trainant à travers le jardin jusque chez lui, nous vîmes les feux d’artifices qui commencèrent. Et c’est en apercevant les lumières à travers les fenêtres de sa chambre que je connus ma première fois avec l’homme de ma vie et ce fut une expérience indescriptible.

Par la suite je revis mes parents qui arrivèrent précipitamment dans ma chambre d’hôpital, où j’attendais pour me faire opérer, deux jours plus tard. Voir ma mère, les trait tirés et amaigrie, me fis mal au cœur. Malgré toute la joie qui transparaissait à travers son visage, je pus voir les ravages qu’avait causé ma soit disant perte sur sa personne.

Je sautais de mon lit et la pris dans mes bras en faisant attention de ne pas lui faire de mal. Elle avait tellement maigri et j’étais tellement heureuse de la revoir. Mon père arriva derrière elle et nous pris toutes les deux dans contre lui, nous avions tous les larmes aux yeux. Même Sasuke qui se tenait au fond de la pièce avait les yeux très légèrement brillants.

Je dus encore une fois leur raconter toute mon histoire puis je finis par leur annoncer la bonne nouvelle. Ils furent content pour moi, même si ma mère qui regrettait de ne pouvoir profiter de mon retour plus longtemps mais je lui dis que nous avions du temps devant nous, avant les noces. Mais Sasuke nous apprit qu’il avait réussi à déterminer une date avec l’hokage et j’avais moins d’une semaine pour me préparer pour ce grand événement.

Je commençais à paniquer mais Naruto entra dans la pièce et j’appris alors que tous mes amis s’occupaient des préparatifs et que je n’avais que ma robe et ma petite personne à préparer. J’en fus grandement soulagée.

Mes parents partirent au bout de deux heures car ils étaient fatigués de leur voyage express jusqu’à Konoha et après une autre séance de câlins, ils purent enfin rentrer chez nous. Je fus de nouveau seule avec mon homme qui me regardait avec des yeux plein d’amour, chose que je n’avais pas encore l’habitude de voir chez lui, mais je crois qu’on s’accoutume vite à ce genres de choses.

Il me tendit un petit écrin et je sus tout de suite ce qu’il renfermait. Il me glissa la bague au doigt pendant que des larmes faisaient la même chose le long de mes joues. Puis nous unirent nos bouches dans un baiser plein d’amour.

Finalement nous fûmes bien mariés, la semaine suivante. Le jour de la cérémonie, je ne boitais plus du tout Tsunade avait bien travaillé mais je ressentais quand même un léger tiraillement quand j’étais très fatiguée mais il parait que cela passerait, avec du temps et de l’entrainement.

Aujourd’hui, nous sommes mariés depuis trois ans et nous sommes bien tous les deux, ensemble. Je suis allongée dans notre lit et j’attends patiemment qu’il se réveille. Mais je ne suis pas rassurée à ce jour car j’ai une grande nouvelle à lui annoncer mais voilà nous n’avons encore jamais abordé le sujet. Alors j’appréhendais de lui annoncer mais je pense que cela le rendra heureux quand même. Cependant tout ceci est une autre histoire.