Tout avait si bien commencé ...

par ranbilan

Bonjour tout le monde !

Vous ne l'attendiez probablement plus, et pourtant, la preuve que tout peut arriver se trouve devant vous sur votre écran : le chapitre 28 de cette fiction est enfin posté. Je suis sincèrement navrée de vous avoir fait attendre plus de deux mois, je trouvais ça tellement long en tant que lectrice, que je me sens mal aujourd'hui en tant qu'auteur. Mais pour le justifier, si vous avez la force de lire mes longs blabla, je dirai que la fin que j'avais prévu depuis presque un an ne me satisfaisait plus du tout. Entre temps, j'ai changé d'état d'esprit, et je trouvais ma fin pas forcément nulle, mais pas satisfaisante. Ce que j'essaye de dire c'est que si j'avais continué sur ma première idée, j'aurai écrit plus rapidement, mais j'aurai à mes yeux choisi une solution de facilité.

Alors pas de chance pour vous, pour terminer ma première fiction longue, j'ai décidé de prendre mon temps, et voilà le résultat. J'espère très sincèrement que ce chapitre va vous plaire, parce que je m'y suis beaucoup investie, et j'y ai mis tout mon coeur =). Le suivant (et dernier) ne devrait pas trop tarder normalement.

Sachant que je n'ai pas internet et que je poste ce chapitre d'un cybercafé, je n'ai pas pu regarder qui m'avait laissé des reviews pour le chapitre précédent, mais sachez que je vous adore tous, lecteurs comme revieweurs. A présent, je vous laisse lire, parce que ce blabla est vraiment devenu trop long.

 

Petit rappel du chapitre précédent (ça fait tellement longtemps !) :

Temari a enfin rencontré Ri Kouyuu, l'homme à qui elle a été promise, et semble l'apprécier plus qu'il ne le faudrait selon elle. Elle se sent un peu malade, et Shikamaru lui manque. De son côté, Sakura a accepté la demande en mariage de Gaara. Les préparatifs de leur mariage intéressent tout le monde, ils sont assez pris par eux. Le mariage est prévu pour dans moins d'un mois. Pendant ce temps, une ombre noire avance à toute allure dans le désert.

 

CHAPITRE 28 : TOUT AVAIT SI BIEN COMMENCÉ ...

 

Le désert. Le soleil. Sa chaleur ... Besoin d'eau. Fatigué ... Mais non, il ne pouvait pas s'arrêter. Pas encore, pas si prêt de son but ... Emplie d'une nouvelle énergie, la silhouette encapuchonnée se releva. Puisant dans ses dernières forces, elle s'élança d'un bond souple, gracieux, puissant. Elle murmura : « Attends moi ! S'il te plait, attends moi ... ».

 

OoOoOoO

 

Les dunes de sables semblaient ne jamais terminer, et pourtant, l'ombre avançait. Sa progression régulière indiquait clairement sa destination finale ; pour autant sa discrétion ne laissait pas penser qu'elle était attendue. Après quelques dernières heures de course, elle arriva enfin. Suna la majestueuse se tenait devant elle pour la deuxième fois en un mois. Mais cette fois ci, pas question de repartir sans avoir obtenu ce qu'elle voulait.

 

S'engageant dans la ville en direction de la tour du Kazekage, l'ombre noire qui se fondait dans la nuit ne semblait pas réaliser qu'à cette heure ci, une grande majorité du village du sable dînait tranquilement ... Ou peut être qu'au contraire, elle en était parfaitement consciente, et qu'elle voulait justement en profiter ... Elle se posa discrètement près de la fenêtre qui donnait sur le salon de la famille No Sabaku, et scruta avec avidité l'intérieur. Son regard curieux se fit soudain amer : le Kazekage et sa rose, tendrement enlassés sur le canapé, partageaient un doux baiser. Le vent tumultueux fit tomber sa capuche et remua les cheveux d'un noir corbeau intense de l'individu. Sakura tourna la tête vers la fenêtre ; un clignement d'oeil plus tard, il était parti.

 

La rose était toute troublée : ne venait-elle pas d'appercevoir un éclat rougeâtre derrière la fenêtre ? Et qui dit regard rouge dit ... Non, elle ne voulait même pas y penser. Pourquoi donc viendrait-il troubler son bonheur ? N'avait-elle pas le droit à un peu de sérénité pour une fois ? Elle était enfin heureuse, sure de ce qu'elle voulait, et voilà qu'il réapparaissait. Il n'en avait tout simplement pas le droit ! Oh, et puis zut. Elle s'emballait sûrement ! Quelles étaient les chances qu'il soit effectivement venu ? Quasiment nulles, n'est-ce pas ?

 

Se ressaisissant soudain, elle secoua la tête, et annonça qu'elle allait se coucher : le lendemain s'annonçait long. Elle embrassa une dernière fois son amour et alla se coucher. Une fois dans son lit, elle sourit doucement : elle était sure de ce qu'elle voulait ; elle aimait Gaara plus que tout en ce moment, et elle espérait que rien ne lui ferait changer d'avis.

 

Le lendemain, elle quitta la maison vers dix heures. Sa journée fut occupée par diverses consultations médicales. Une lui fit particulièrement plaisir : Kimi lui avait fait une « visite » surprise. Depuis qu'elle allait mieux et qu'elle avait quitté l'hôpital, Sakura la voyait bien peu, et il fallait l'avouer : la petite brune lui manquait. Elle l'ausculta rapidement, et en discutant avec elle. Alors que sa mère sortait s'acheter un café, la rose se rappela d'une discussion qu'elle avait eu avec son homme la veille :

 

« Dis moi, Kimi, tu aimes les jolies robes ?

-Oui !

-Et ça te dirait d'être ma demoiselle d'honneur ? Demanda-t-elle avec un air complice.

-Demoi-quoi ?

-Demoiselle d'honneur. C'est à dire que si tu acceptes, tu seras la petite fille qui portera la traîne de ma robe, le jour de mon mariage !

-Oh oui ! Un immense sourire et des yeux rêveurs ornaient à présent le visage rond de Kimi. Mais ... elle parut soudain embêtée. Ma maman est d'accord ?

-Je lui ai demandé, et ... elle veut bien, elle est même d'accord pour nous accompagner choisir ta robe, dès cet après midi, ma puce. »

 

A cet instant, Mme Matsu rentra dans la pièce, un gobelet fumant en main.

 

« Je suppose qu'elle est d'accord ? Demanda-t-elle en riant.

-Oui !

-Alors dites moi, à quelle heure finissez vous ?

-Il me reste une consultation, et je peux y aller, du moment que je suis de retour à dix-huit heure pour ma garde cette nuit.

-Parfait, allons y alors !

-Youpi, s'écria Kimi toute excitée. »

 

L'après midi fut donc consacrée à faire les magazins. Sakura voulait, pour elle, une robe simple qu'elle choisirait plus tard, en compagnie de Temari. Kimi quant à elle, se montra exigente dans ses choix. Elle essaya une dizaine de robes, mais aucune ne lui convenait, et quand c'était le cas, c'était Sakura ou sa mère qui ne voulaient pas. La petite préférait en effet les robes roses à paillettes, ou bien encore avec des plumes collées partout. Une première robe, motif léopard en velours, et qui s'arrêtait aux genoux, plut énormément à Kimi, mais le regard de Sakura la fit reposer la robe immédiatement. La seconde, rose pâle avec des froufrous envahissants son col, plaisait bien à la medic-nin ; mais Kimi déclara qu'elle « piquait dans le dos et sur le ventre ». La troisième robe, Kimi en tomba immédiatement amoureuse. Elle était en coton, et avait une sorte de poncho intégré qui avait séduit la brunette en une seconde. Elle n'avait qu'un problème : elle était verte.

 

Au bout d'environ deux heures d'essayages de robes diverses et variées qui ne plaisaient jamais aux trois à la fois, la mère de Kimi proposa d'aller dans un autre magazin. Elles se rendirent donc dans une boutique assez petite, qui ne semblait pas spécialisée dans les robes pour les évènements, mais qui regorgeait de petites merveilles. C'est ainsi que Kimi sortit du magazin rayonnante une demi heure seulement après être entrée. Sa robe en soie et coton mélangés était beige, et contrastait très joliement avec sa peau bronzée par le soleil de Suna. Des volants de coton blanc cassé, puis de voile marron léger, formaient la jupe. Le haut quant à lui, avait un col carré qui seyait parfaitement à Kimi et l'avantageait beaucoup malgré son très jeune âge. Un ruban doré était passé sous sa taille, et formait un grand noeud dans son dos. Enfin, le tout était parsemé de fils dorés très fins, qui donnaient ainsi une couleur irisée à l'ensemble. Kimi comme Sakura et sa mère étaient aux anges.

 

Après avoir goûté chez les Matsu, Sakura repartit à l'hôpital : puisqu'elle avait pris son après midi, elle était de garde pour la soirée. C'est donc aux environs de minuit qu'elle quitta l'hôpital d'un pas rapide, car acheter la robe de Kimi n'avait pas été de tout repos. Mais sa journée était loin d'être finie. En effet, alors qu'elle approchait de son domicile, une main se posa sur son épaule.

 

« Bonsoir ma belle, susura à son oreille une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. »

 

Ainsi, il était bien à Suna ... D'un côté, Sakura était soulagée que Sasuke soit présent, parce que ça signifiait qu'elle n'était pas folle, et que ses sentiments pour lui étaient définitivement éteints. Mais en même temps, elle ne pouvait s'empêcher de penser que Sasuke à Suna rimait avec ennuis : Gaara ne lui avait-il pas interdit l'accès à ce village dans tout cadre non officiel ? Et puis s'il était là, ce n'était surement pas pour parler de la pluie et du beau temps ... Et pourtant, elle fut surprise de l'entendre proposer :

 

« Je sais que je ne suis pas sensé être ici, mais ... J'ai eu une obligation nous dirons. Enfin ... ça te dirait d'aller boire un verre, en souvenir du bon vieux temps ? »

 

Sakura n'eut d'autre choix que d'acquiecer, surprise, et se demandant au fond d'elle même ce que Sasuke lui voulait. Ils s'assirent donc à un bar, et discutèrent pendant une bonne demi-heure. Le brun surprit énormément la jeune femme en engageant la conversation de son plein gré. Sakura avala une gorgée de Saké, et sourit. Peut être qu'il avait changé après tout. Peut être qu'il serait possible de rester amie avec lui. Car si la rose était sure de ne plus l'aimer, elle n'en avait pas moins oublié l'objet de leur dispute à l'origine, et l'avait pardonné inconsicemment.

 

Vers une heure du matin, Sakura se sentit soudain terriblement fatiguée. Tout semblait tourner autour d'elle, et puis ... cela faisait quelques minutes qu'elle se sentait irrémédiablement attirée par le brun. Elle porta sa main à son front, sans remarquer l'air à la fois inquiet et satisfait de son compagnon. Sasuke régla l'adition, et décida de s'occuper de son amie apparament un peu pompette. « Je te ramène à mon hôtel », lui déclara-t-il avec aplomb. La rose ne trouva pas la force de le contredire, aussi se laissa-t-elle faire. Elle sentit vaguement la main de Sasuke descendre un peu trop bas, mais lui aussi avait bu, et puis il l'aidait. Elle passa donc l'éponge dessus.

 

Ils arrivèrent à l'hôtel. Sasuke pris sa fleur dans ses bras et la porta jusqu'à son lit. Il l'y posa délicatement, avant de s'allonger à ses côtés, sa main caressant ses cheveux soyeux. Puis, mu d'une brusque inspiration, il déposa un baiser dans son cou. Ce fut si rapide que Sakura crut rêver. Mais il recommença, et la rose, qui n'était pas en état de s'énerver ou de se défendre, n'eut d'autre choix que de protester d'une voix faible et pas convaincue. Comme pour la faire taire, Sasuke s'empara de ses lèvres dans un nouveau baiser, plus intense, empli d'un désir contenu qui ne demandait qu'à sortir. Il mordilla légèrement sa lèvre inférieure avant de s'écarter et de la regarder avec ... avec amour et envie.

 

Sakura avait l'impression d'étouffer. Comme si son corps était plein ... un trop plein ... de sentiments. Ses joues rosissaient, et son rythme cardiaque atteignait des plafonds. Dans un dernier effort, elle s'éloigna de Sasuke, se répétant à voix basse tout en secouant la tête de droite à gauche : « Va-t-en, ce n'est pas bien ... pas bien ... Non, pas bien du tout ... » Mais le brun ne s'arrêtait pas. Il continuait de couvrir son cou de millers de petits baisers qui la faisaient défaillir, qui amenuisaient la minuscule petite barrière de volonté qui restait en elle. Le souffle rauque de son ancien amant si près de sa bouche l'acheva. L'embrasser de son plein gré une seule fois, rien qu'une, ça ne pouvait pas faire trop de mal, pas vrai ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Alors, Sakura se pencha, et rencontra doucement, presque craintivement, les lèvres chaudes.

 

Un trouble grandissant envahit tout son corps ; elle n'était plus maîresse de ses actes. Son instinct animal avait pris le dessus. Quand elle l'embrassait, c'était comme si elle pouvait respirer à nouveau. Elle se sentait revivre. Alors, pourquoi s'arrêter ? En plus, c'était tellement agréable ... C'est ainsi que Sakura céda, et s'offrit, le temps d'une nuit, au beau brun qui avait fait battre son coeur pendant si longtemps.

 

OoOoOoO

 

Elle rentra chez elle sur les coups de cinq heures du matin. Elle se sentait mal, et profondément coupable : Gaara, l'homme le plus mignon, le plus adorable, et en plus le Kazekage de Suna la demandait en mariage, et elle, elle s'envoyait en l'air avec Sasuke ... Elle avait trahit sa confiance. Si elle lui avouait son écart, jamais il ne lui pardonnerait, elle le savait. Mais Sakura ne pouvait pas garder ça pour elle, sa conscience ne s'en remettrait pas. Elle se glissa dans le lit de son fiancé, et lui murmura à l'oreille trois petits mots en lequels elle ne savait plus si elle devait croire. Quand il lui demanda pourquoi elle rentrait si tard, elle elluda la question en évoquant rapidement une garde de nuit prolongée. Un grognement plus tard, Gaara avait oublié le problème, et se rendormait comme un bienheureux.

 

La jolie rose, elle, eut plus de mal. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle avait fait ça. Elle en était pourtant certaine : elle n'aimait plus Sasuke, et ses sentiments pour Gaara étaient sincères. C'est pourquoi elle décida de lui en parler.

 

« Gaara, réveille toi ! Chuchota-t-elle à son oreille.

-Mmmh ...

-S'il te plait, je dois te parler c'est important.

-Moui queskya ? Demanda-t-il d'une voix pas réveillée.

-Je ... Sasuke, il ...

-Quoi ? Sa voix était à présent parfaitement claire. Il est venu ? Qu'est ce qui s'est passé ? Réponds moi Sakura, exigea-t-il d'un ton dur. »

 

C'est ainsi que, d'une voix mortifiée, Sakura avoua tout. Sa garde de nuit, Sasuke qui l'accoste, le verre qu'ils ont bu en souvenir du bon vieux temps, et pour finir la nuit qu'ils avaient passée ensemble ... Et, pendant que le regard de Gaara se durcissait, Sakura eut un doute. À un moment, elle s'était penchée pour ramasser ses clés qui étaient tombés elle ne savait comment. Elle s'était relevée, et avait bu une gorgée de Saké, faisant fi des quelques particules blanches qui flottaient à la surface. C'était à peu près à ce moment là que Sasuke lui avait paru un peu trop attirant ... Et si ... et s'il avait mit quelque chose dans son verre pendant qu'elle regardait ailleurs ? Elle devait vérifier.

 

« Je ... Je crois que j'ai compris ce qui s'est passé. Je dois juste vérifier un truc. À l'hôpital. Je ... Je reviens. Je t'aime Gaara ... »

 

C'est donc un Gaara interdit qu'elle laissa dans son lit, alors qu'elle courait comme une dératée vers son lieu de travail. Une fois arrivée, elle se fit une prise de sang, qu'elle analysa. Le résultat la fit soupirer de soulagement. Ainsi, elle n'était pas une si mauvaise personne. Elle était capable d'aimer sans trahir. Un sourire nouveau aux lèvres, elle retourna chez elle. Il était encore très tôt, aussi elle ne croisa personne. Elle retrouva Gaara dans la même position qu'il y a une demi-heure, c'est à dire sur son coude gauche, fixant la porte avec des yeux équarquillés. Elle se mordit les lèvres, et espéra de tout coeur qu'il la pardonnerait.

 

« Mon chéri ... Je suis ...

-Tais toi.

-Mais laisse moi t'expliquer, s'il te plait. Je t'aime, je le sais. Et ce n'est pas Sasuke qui va y changer quelque chose. Je l'ai oublié.

-La preuve, murmura-t-il d'un ton amer et plein de reproches. Alors comment expliques-tu ce que tu viens de me raconter ? A seulement un mois de notre mariage ? À chaque phrase la colère se faisait plus présente dans sa voix.

-Je ... Justement, c'est ça que je suis allée vérifier à l'hôpital. Regarde : Sasuke m'a droguée. J'ai un taux anormalement élevé de catécholamines dans le sang. Ça correspond soit à un excès de stress, soit à une injection de produits aphrodisiaques, qui sont contenus dans de nombreuses poudres blanches. Et je peux t'assurer que je n'ai rien fait de stressant hier. Je suis allée faire du shopping pour ... pour passer le temps, se reprit-elle pour ne pas évoquer leur mariage (Gaara était assez énervé comme ça pour en rajouter).

-... »

 

Le Kazekage ne savait plus quoi penser. Oui, Sakura avait couché avec Sasuke, oui elle l'avait trompé. Mais elle semblait s'en vouloir tellement ! Et puis, sa prise de sang jouait en sa faveur ... Gaara décida donc de croire sa fleur. Il lui faisait confiance. Il voulait la croire ! Mais s'il revoyait cette enflure d'Uchiwa, il pouvait être sûr de ne pas s'en sortir indemne. Cependant, malgré le fait qu'il ait décidé de lui pardonner, Gaara estima que la faute de Sakura était trop grave pour être sans conséquences. Aussi il déclara d'une voix impénétrable :

 

« Je te crois, Sakura. Mais j'ai besoin d'un peu de temps pour m'en remettre et te refaire confiance. Je ... Je pense qu'on devrait retarder le mariage. Non, ne dit rien. De toute façon, tu n'as plus ton mot à dire ce matin. Je comptais me rendre à Ame pour un voyage diplomatique d'ici à quelques temps. Je vais tout simplement l'avancer. Et on se mariera comme prévu à mon retour. Maintenant, laisse moi me reposer. On reparlera de tout ça ce soir. »

 

Le petit discours de Gaara fit mal à Sakura, mais elle se dit qu'elle le méritait. Au moins, il ne lui en voulait pas trop ... Elle sortit donc de la chambre à pas de loup, et repartit directement travailler. Elle s'investit tellement dans son travail ce jour là, malgré sa très courte nuit, qu'elle n'eut pas le loisir de penser à sa faute. Le soir, Gaara lui expliqua ce qu'il avait prévu d'une voix froide.

 

« Je vais partir à Ame dans quatre jours. J'y resterai un mois. Et on se mariera deux semaines après mon retour, au lieu de se marier dans vingt jours. Ça te va ? Demanda-t-il d'un ton qui n'attendait aucune réponse à part 'oui'.

-Je ... Merci mon amour, finit par murmurer Sakura à voix basse. »

 

Puis, sans ajouter un mot, elle alla se coucher. Le lendemain, elle se mit en tête de trouver Sasuke, et de lui faire payer si possible. Elle n'eut pas à chercher longtemps : sa proie inconsciente du danger qu'elle courait vint la trouver d'elle même. C'est ainsi qu'en pleine après-midi, Sasuke intercepta Sakura dans la rue.

 

« Bonjour ma douce.

-Toi ... murmura-t-elle. Nous devons parler. Pas ici, continua-t-elle pour l'empêcher de dire un mot. Suis moi. »

 

Une fois arrivée dans son bureau, la jeune femme aux cheveux roses explosa :

 

« Non mais ça va pas ? Tu es malade ? Pourquoi tu m'as fait ça ?

-Fait quoi ? Répondit Sasuke avec un air narquois. Tu m'avais l'air tout à fait consentente hier soir.

-Tu sais très bien de quoi je parle. Tu m'as droguée. Tu es tombée vraiment très bas, Sasuke Uchiwa. Je suis avec Gaara maintenant, et tu le sais. Il t'avait ordonné de ne plus remettre les pieds ici, et je suis sure que Tsunade-sama ne sait pas que tu es là. Me droguer, moi ! Reprit-elle. Je t'en veux terriblement. Qui crois-tu que je suis ? Tu me dégoutes ... Et ARRÊTE de sourire comme ça s'il te plait, conclut-elle en se massant les tempes.

-Je peux parler ? De un, je ne m'en veux pas. Et de deux, ne dit pas que tu n'as pas aimé, renchérit-il en agrandissant son sourire. »

 

Sans doute ne comprit-il pas pourquoi Sakura fondit en larmes, en tout cas, il est sûr que le célèbre homme au Sharingan ne vit pas venir la baffe de Sakura. Il palpa sa joue d'un air inquiet, comme pour vérifier qu'il ne manquait aucun bout, et se reconcentra sur Sakura. Elle pleurait vraiment, et se sentait très énervée, il pouvait le dire rien qu'en regardant la petite veine sur son front. Elle marmonait des trucs comme « Gaara ... mariage ... plus confiance ... j'te déteste ... salaud ... ». Décidant qu'il en avait assez fait et entendu, Sasuke se dirigea vers la porte. Il allait sortir quand Sakura l'interrompit.

 

« Sasuke, je veux que tu me promettes quelque chose.

-Ce que tu veux ma belle !

-Promets moi de me laisser tranquile. Me droguer était faire preuve d'une bassesse d'esprit que je ne te soupçonnait pas. Je vais en parler à Tsunade-sama, je suis sure qu'elle saura agir au mieux, pour moi, mais aussi pour toi. Parce que crois moi, si Gaara te trouves, je ne donne pas cher de ta peau. Il s'en est fallu de peu pour qu'il ne te tue pas la dernière fois, je n'interviendrai pas si vous deviez vous battre à nouveau. Maintenant, s'il te plait sort. Adieu, Sasuke. »

 

En voyant Sakura pleurer de rage, Sasuke s'était dit qu'il avait peut être poussé le bouchon un peu trop loin, mais c'était parce qu'il l'aimait, et qu'elle l'avait envoyé bouler comme une merde la dernière fois ! Mais en entendant son discours, son visage s'était peu à peu décomposé, et avait perdu toute trace d'ironie. Sasuke murmura un petit « Ok », en réponse à la supplication de Sakura, et ouvrit la porte en soupirant. Il tomba sur Temari, et son sixième sens lui intima d'enclencher son Sharingan. Une seconde plus tard, il marmonnait dans sa barbe inexistante et s'en allait après avoir salué la blonde d'un signe de tête.

 

Temari s'était enfin décidée à aller consulter un médecin pour ses nausées ; pour autant elle ne faisait pas particulièrement confiance au personnel hospitalier, et avait un peu peur de la réponse. Elle avait donc choisi Sakura, son amie : elle était sure qu'elle saurait se taire si nécéssaire. Elle était presque arrivée. Elle s'apprêtait à entrer quand elle s'arrêta brusquement : des éclats de voix entrecoupés de sanglots -ou peut être étaient-ce des gloussements- s'échappaient de la porte. La blonde n'eut que le temps de reculer d'un pas. Un jeune homme brun qui ressemblait à s'y méprendre à Uchiwa sortit. Le visage sombre, il oberva Temari d'un air interdit pendant une seconde, puis, un éclair rougeoyant plus tard, un petit sourire mysérieux apparu sur ses lèvres. Il murmura « Sacré Shika ... », et s'en alla sans plus tarder. La rose des sables entra dans le bureau en trombes ; mais avant qu'elle n'ait eu le temps de prononcer un mot, la fleur l'avait déjà devancée : « S'il te plait, ne pose pas de question pour l'instant, je t'expliquerai tout plus tard. ». Son visage fermé suppliait la blonde, aussi se tut-elle.

 

Sakura s'approcha de son amie, un air inquiet sur le visage. Les nausées de Temari avaient repris il y a quelques jour, pour stopper aussitôt. Elle était donc venue la voir, et lui avait expliqué le problème :

« Tu comprends, ça s'était arrêté pendant quelques semaines, et là, ça a reprit, juste depuis deux jours ...

-Quand as-tu eu des nausées pour la première fois ? Je pense que tu as chopé un virus banal, mais bon, c'est bizarre qu'il revienne à la charge comme ça ...

-Environ deux-trois semaines après être rentrée de Konoha ... Mais dis moi ... tu ... tu ne penses pas que ... que je suis enceinte ? »

 

Ca y était. Temari avait enfin posé la question qui la faisait se retourner dans son lit la nuit, celle qui l'avait convaincue de manger mieux et d'être nettement plus prudente pendant ses rares missions en ce moment.

 

« Enceinte ? Répéta Sakura avec de grands yeux.

-Eh bien ... Quand j'ai retrouvé Shikamaru, il y a environ deux mois ... enfin, tu vois ce que je veux dire ...

-Oh ... Et ... tu n'as pas envie d'être enceinte ?

-Je ... Je ne sais pas, avoua la blonde, confuse. Ça serait génial, s'il n'y avait pas cette histoire de mariage, et aussi, si je n'étais pas fâchée avec Shikamaru ... Je ne pense pas vouloir, ni être prête pour ça ... Je suis vraiment jeune en plus ...Et ça tomberait très mal ... Enfin je ...

-J'ai compris, murmura la rose, un air emprun d'une bonté et d'une compassion presque maternelle pour son amie. Laisse moi regarder ça. Mais il y a une marge d'erreur à cette technique, ce n'est pas la plus fiable, même si c'est la plus rapide ... Je voulais juste te prévenir.

-Vas-y. »

 

Le visage concentré, Sakura passa ses mains sur le ventre de Temari. Cette dernière était de plus en plus anxieuse, elle se torturait l'esprit, se demandant ce qu'elle ferait s'il s'avérait qu'elle attendait un bébé. Enfin, le verdict tomba :

 

« Temari, tu n'es pas enceinte. »

 

Mon blabla !

Fin de chapitre horrible, je sais ... Et j'en suis fière ! (remerciez Minouchemi à qui vous devez cette fin sadique qui n'aurait même pas dû être là ! :p). Pour les biologistes, je sais que les catécholamines sont des neurotransmetteurs, et que ce que j'ai écrit est faux, mais j'avais besoin d'un nom compliqué pour ne pas donner trop d'explications ... Pardon si ça vous a écorché l'oeil !!

Bon, à part ça, je tiens à dire que j'aime beaucoup ce chapitre, et j'aime croire que le mal que je me suis donnée avec et le temps que j'ai passé dessus ont servit à quelque chose. Donc si vous avez aimé, vous êtes totalement autorisés à cliquer sur ce petit lien en bas à gauche de votre écran ;). A part ça, vu que c'est la fin de la fic, je voudrai vraiment qu'elle soit parfaite. Donc si vous avez le moindre petit commentaire, une petite remarque, je suis ouverte à tout, par MP, commentaire ou mail, comme vous préférez. Et puis, dernier point sur les commentaires, je tiens à (re)préciser que si nous, 'auteurs' de fanfiction, écrivons pour nous, nous postons pour être lus et pour avoir vos avis. Parce que le nombre de commentaire par rapport au nombre de lectures est juste minuscule (parfois pour 600 lectures j'ai 6 commentaires ...), et que si ce n'était pas pour vous il y a longtemps que j'aurai abandonné cette fiction, je vous demande de me donner votre avis même en deux mots s'il vous plait.

J'espère que vous avez remarqué la taille du chapitre qui est assez énorme (quatorze pages word !), et que malgré le temps entre ce post et le précédent, vous avez tout de même apprécié ce chapitre. Sur ce, je vous fais tout plein de bisoux, et

Mes chers lecteurs, à vos claviers !