Médecin, une profession qui engendre parfois des sentiments extrêmes ...

par ranbilan

Coucou !


Avant de vous laisser lire, je tiens à remercier tous mes lecteurs, anciens comme nouveaux, et surtout lounaruto, Liliblue, Princess_Ines (x 4), Mimoo (désolée si tu n'as pas le temps de lire ce chapitre avant la rentrée, j'ai fais aussi vite que j'ai pu ...), et Uryuu pour leurs coms.


Bonne lecture !


CHAPITRE 14 : MECECIN, UNE PROFESSION

QUI ENGENDRE DES

SENTIMENTS PARFOIS EXTREMES.



Voilà quelques minutes que Gaara marchait en direction de son domicile, accompagné de Sakura. Ils venaient de laisser Kimi, à l'hôpital, et rentraient à présent chez eux.

Cette rencontre avait vraiment boulversé le coeur de l'actuel Kazekage. Il était épaté de voir que Sakura puisse établir de telles relations avec ses patients, et surtout, que la souffrance d'être différent fasse grandir aussi vite des petits bout de chou comme Kimi. Son propre cas -c'est à dire la prise de consience trop rapide de la cruauté de son entourage, et du monde en général, mais surtout, en conséquence ce cette prise de conscience, le fait qu'il soit devenu mature aussi vite- était, à quelques variantes près, plus répandu qu'il ne le pensait.

Cette sagesse enfantine et précoce extrèmement développée (car c'était bien de ça dont il s'agissait, et non pas de la candeur d'une enfant curieuse), était, bizarrement, bien plus courante que quiconque ne l'imagine.


Mais ce qu'il ignorait, c'est que sa stupéfaction était partagée.


Une fois arrivés, et après leurs douches prisent, Sakura se mit aux fournaux. La rose prépara un plat basique japonais, simple, rapide, et estival car parfumé au Yuzu* : le Yayako**.


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Petite note de l'auteure :

*Yuzu : fruit de la famille des mandarines que l'on trouve facilement en été.

**Yayako : plat ultra simple, fait de tofu quasi glacé, parfumé (ici au Yuzu), et agrémenté de sauce soja.

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Ce repas accompagné de Saké était des plus agréable pour nos deux protagonistes. Aussi la conversation qui débuta le fut en conséquence. C'est donc dans la joie et la bonne humeur que le dîner débuta.

Sakura ne tarissait pas d'éloge quant à la générosité de Gaara, et ce dernier commençait à se dire qu'il devrait donner son sang plus souvent ! La fleur de cerisier avait cette manie parfois un peu énervante de parler avec les mains. Cependant, cette façon d'illustrer ses paroles par des gestes était adorable, et la rendait encore plus mignonne. Comme tout chez elle, en fait.

Une exclamation accompagnée d'un geste un peu plus spacieux que les autres le stoppa net dans sa contemplation, et eu vite fait de le ramener à la réalité.


« ... Oups, pardon pour mon bras ... s'excusa Sakura. Donc, je disais ... J'ai été vraiment épatée quand je t'ai vu parlé à Kimi comme ça. On dirait que tu cotoies des enfants tout le temps ! Et puis c'est touchant, que tu aies donné ton sang, les gens ont souvent l'esprit très fermé. Tiens regarde, rien que tout à l'heure, pendant que je cherchait le donneur, un homme m'a dit que les médecins incitaient les gens à donner leur sang pour les contaminer ! C'est n'importe quoi, souffla-t-elle en secouant la tête de droite à gauche. »


Adorable ... Vraiment trop choute ... pensa Gaara.


« Tu sais, déclara soudain Sakura d'un air beaucoup plus sérieux, c'est ça que j'aime dans ce métier. Sauver des gens. C'est vrai ! Tu imagines ? Un peu de chakra bien dosé, et hop, c'est une personne de plus qui vit ! Sakura avait repris son air joyeux et enfantin. Et puis ici, je ... C'est un peu mesquin de dire ça, mais il n'y a pas Tsunade-sama pour me dire quoi faire, je me sans vraiment importante. Et j'ai la possibilité, comme avec Kimi, de sauver des vies. Et ça me rend vraiment très heureuse quand je vois que j'ai réussi. »


On dirait une enfant, quand elle s'émerveille comme ça, sur tout, elle est vraiment à croquer, songeait Gaara, pas très présent dans cette discussion, ou plutôt monologue d'une certaine rose ...


La « discussion » continua pendant quelques heures avant que le Kazekage et la rose ne montent se coucher.


Le lendemain.


Il était huit heure, et Sakura se prélassait dans son lit, profitant de ce jour de repos. Le soleil, qui se levait toujours tôt dans le désert, éclairait sa chambre malgré les rideaux opaques rouges, teintant la chambre d'une lumière rosée. Elle était bien ... Très bien ... Jusquà ce qu'elle entende quelque chose (ou quelqu'un) frapper trois coups à sa fenêtre.

Coups qu'elle décida d'ignorer, et qui, en conséquence, se firent plus nombreux, plus rapides, et plus forts.


Un poil énervée, elle se leva dans le but d'aller voir qui osait la déranger aussi tôt. Sakura tira les rideaux d'un coup sec. D'abord aveuglée par une lumière éclatante, elle finit par reconnaîte un employé de l'hôpital à sa tenue blanche, et à son tatouage en forme de spirale sur l'épaule.


« Mmh ... Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle après quelques secondes de silence.


Il était là. Sur le lit. Pale. Exessivement pale. Il fallait faire vite.


Tout d'abord, un massage cardiaque. Sakura exerca trois pressions sur ses poumons, puis lui insuffla de l'air. Rien. Elle recommença. Toujours rien. Et le coeur qui battait d'une manière encore plus irrégulière.

En attendant les médecins qu'elle avait appelés, Sakura posa son oreille sur le coeur du malade. « Boum ... Boum boum ... ... Boum ... Boum ... ... Boum Boum ... ». Tout ça était trop irrégulier. La rose tourna la tête et apperçut une escouade de trois medecins.


« Bien, placez vous autour, j'en veux deux qui lui transmettent du chakra normal, et un autre qui lui envoie des impultions de chakra électrique.


Au bout de six impultions, Sakura arrêta ses médecins. Ça ne servait plus à rien. L'électrogramme ne formait plus qu'une ligne plate, et produisait un horrible « Biiiiiiiiiiiiiiiiii[...]iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip » qui semblait interminable.


La fleur de cerisier ordonna qu'on s'occupe du mort, et se laissa tomber contre un mur. Hier encore, elle disait adorer certaines facettes du métier de medic-nin. Aujourd'hui, elle avait envie de hurler qu'elle en détestait d'autres autant qu'elle aimait les précédentes.

Certe, sauver des vies était bien, et tout ce que vous voudrez. Mais ce sentiment d'impuissance qui la prenait chaque fois qu'elle échouait, elle le maudissait. Elle se sentait inutile, faible. Comme si elle redevenait ce boulet qu'elle avait mis tellement de temps à faire disparaître. Et le pire ... le pire, c'était de devoir l'annoncer aux proches. Cette lueur d'espoir encore présente dans leurs yeux, cette conviction, même minime, qu'il reste une chance, vous venez la détruire. Et ça, Sakura ne le supportait pas.


***


Une heure venait de sonner, à en juger par les treize coups que la cloche de la petite église de Suna venait de faire retentir.


Chez lui, un jeune homme tournait en rond. On devinait aisément à son expression ainsi qu'à sa démarche circulaire qu'il était préoccupé.

Shikamaru, car c'était lui, n'en pouvait plus d'attendre. Même s'il s'était confié, même si Choji lui avait dit d'attendre, il allait devenir fou. Et même s'il était presque sûr qu'il allait regretter son geste, il décida d'aller voir l'objet de ses tourments.


En faisant preuve d'une énergie rare pour un fénéant de sa catégorie, Shikamaru partit en courant chez Temari. Il voulait une réponse, il l'aurait. Et il arrêterait ainsi de se ronger les sangs pour ça.


Une fois arrivé, il toca à la porte. Dans les trois coups qu'il tapa, il mit tout son ressentiment, toute son angoisse et sa colère. Et il attend.


***


Temari venait d'entendre frapper trois coups puissants à la porte. Kankuro était en mission, Gaara et Sakura au travail. Elle se résigna donc à aller ouvrir, intriguée par l'identité du visiteur : elle et ses frères n'avaient pas énormément d'amis à Suna.


Quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur Shikamaru, l'homme qu'elle s'était déciée à éviter. Il était là, et, d'après son expression, il n'était pas près de partir.


« Shi ... Shikamaru ... souffla la kunoichi des sables en baissant la tête, rouge jusqu'aux oreilles.


Shikamaru parti subitement, en laissant une Temari estomaquée. Cependant, au bout d'une dizaine de pas, le brun marmonna : « S'il te plait ... ».



Un peu après avoir annoncé la nouvelle de la mort du patient à ses proches, Sakura avait quitté l'hôpital, anéantie. Elle ne savait pas quelle heure il était, depuis combien de temps elle était là ... juste où elle était : dans le petit jardin qu'elle « partageait » avec Sasuke.

La fleur de cerisier déprimait. Trop triste d'avoir laissé mourir un patient, encore un, se dit elle, elle ne remarqua pas que quelqu'un avait pris place à ses côté, jusqu'à ce que ce quelqu'un la prenne dans ses bras, au moment où elle commençait à pleurer d'énervement.


« Chuuut ... Ne pleure pas, Sakura ...


Au bout d'un petit quart d'heure passé ainsi, Sakura finit par se calmer.

Elle le remercia, et ce dernier lui repromis qu'ils se reverraient le lendemain, à cet endroit précis, pour manger une bonne glace après leur travail.

Ils convinrent d'un rendez-vous et chacun parti de son côté, l'une réconfortée, l'autre satisfait.



Mon blabla (inutile ?) :


Voilà, encore un chapitre de fini, ça commence à faire beaucoup ! J'espère que ça ne vous lasse pas, parce que c'est loin d'être fini !

Dans le prochain chapitre, je vous promets une évolution radicale des couples ! Mais pour la date de parution, je ne promets rien.

Un ptit com me fait plaisir, surtout que j'en ai pas eu beaucoup au chapitre précédent, alors même pour critiquez, laissez un com, s'il vous plait !

Voilà, j'ai fini mon blabla ! Sur ce je vous embrasse !


Ranbilan.