L'ingéniosité d'Ino

par Fan-manga

Chapitre Treize : L’ingéniosité d’Ino

Avec Ino

Elle ouvrit faiblement les yeux, tenta de bouger ses bras, rien. La jeune fille se rappelait d’avoir été assommée après qu’elle eut renvoyé cet adolescent corné. La Yamanaka ferma les yeux, se concentrant sur son corps. Elle n’avait aucune blessure visible, seulement une migraine créée par son sommeil forcé. Ses bras étaient ligotés dans son dos, elle était attachée à une chaise, dans une salle assez froide par les frissons qui lui passaient sur les bras.

-          Elle est finalement réveillée, murmura une voix.

-          Tant mieux, nous n’avons pas à perdre plus de temps, mon grand-père ne peut pas supporter d’être si près, mais pourtant si loin de ces deux capteurs à haut potentiel.

-          Faites bien attention, dit une voix beaucoup plus adulte. Elle est certes seulement une kunoichi, j’imagine facilement qu’elle ne doit pas être faible. Selon ce que m’a dit un coéquipier de cette mission, elle serait bien la plus forte du trio si nous enlevons notre cible.

 

Ino leva légèrement les paupières, trois figues dont l’une adulte. Un sensei et ses élèves. Elle ne pouvait pas bouger ses mains, mais elle avait appris depuis longtemps à ne pas faire de signe pour sa technique de famille, même son père n’était pas à son niveau. Suffisait juste de trouver le bon moment et de connaitre son adversaire. De cette façon, elle pourrait avertir facilement ses coéquipiers en usant de sa technique et cela permettrait aussi un échange équitable même si c’était Naruto la cible principale.

«Découvrir leur personnalité, permettre à Shikamaru de prendre plus qu’un prisonnier pour réussir notre test, éviter que Naruto soit au courant, compter sur Chôji pour la force brute et neutraliser le sensei sans combattre… Et bien, j’ai tout un plan, suffit juste de pouvoir le mettre en action.» pensa-Ino avec surprise. «Bon, pas aussi détaillé que ceux de Naruto, mais suffisant pour ce que je veux faire. Je crois que Shikamaru et notre blondinet international ont légèrement déteint sur moi. Je ne pensai pas être aussi influençable sans m’en rende compte. Tant pis, on réglera ce petit problème plus tard, maintenant, se concentrer sur la mission!»

 

On lui leva la tête à l’aide de ses cheveux, ses yeux pers entrèrent dans ceux d’une jeune fille originaire d’Iwa. Par les informations qu’elle avait pu récolter durant leur conversation, son grand-père voudrait son coéquipier. Elle devrait donc être reliée au Tsuchikage et pour entrer dans les examens, elle devait absolument porter le grade de genin même si elle ne l’était pas en réalité. En d’autres mots, Ino était aux mains de l’équipe qu’elle devait capturer dans les cinq jours à venir. Une tâche qui s’annonçait ardue pour la jeune fille.

-          Buichi-sensei, êtes-vous certains qu’elle est la coéquipière de ce capteur?

-          Sûr et certain, fit la figure maintenant identifiée. Kurotshushi, fait attention de ne pas la tuer, vous seriez immédiatement disqualifiés et nous ne pourrions plus faire ce pourquoi nous sommes à Kiri. N’oublie pas, la mission d’abord.

-          Oui, sensei, je n’oublie pas. Vous devriez peut-être cessé de parler de la mission devant une prisonnière. Imaginez simplement si elle a plus d’un tour dans son sac.

 

«Tu ne sais pas à quel point tu as raison, Kurotshushi. Bientôt, tu auras l’honneur d’être à ma place… Dommage que tu ne peux pas comprendre ce que je pense. Je ne suis pas née de la dernière pluie, continue à me donner des informations, je ne suis pas apprentie dans le domaine de la torture et de l’interrogation pour rien, l’information est capital dans ma vie.» pensa-Ino avec un brin de sadisme.

 

Anko avait légèrement déteint sur elle, la Yamanaka ne pouvait plus penser librement si elle savait qu’elle avait la future possibilité de tor… ahem… d’interroger sa prochaine victime. Dans ce cas, l’équipe de Kurotshushi même si pour le moment, sa position était peu enviable… Très peu enviable même. Attachée dans une salle en compagnie de shinobis d’Iwa, ennemi juré de Konoha depuis la troisième grande guerre shinobi. Vraiment, Ino savait qu’elle était légèrement dans le pétrin, mais ça serait à son avantage.

 

Avec Shikamaru

Il plissa des sourcils, Ino était nulle part où être vue comme si elle avait simplement disparu. Le Nara se doutait bien que quelque chose était arrivée à sa coéquipière, mais il devait faire semblant que tout était sous contrôle. Il ne fallait surtout pas inquiéter Naruto. Déjà que le blond avait la possibilité de savoir où elle se trouvait facilement, il ne fallait surtout pas qu’il découvre qu’elle était allée rechercher des informations seule. Naruto ne tolérait pas qu’elle est risquée sa vie si facilement pour simplement réussir un test. Le noir savait irrémédiablement que son coéquipier aveugle trouverait le problème facilement, c’est pour ça qu’il n’arrêtait pas de lui répéter qu’Ino allait très bien, qu’elle était allée faire un petit tour à l’extérieur pour se rafraichir les idées. Malheureusement, Naruto le croyait à moitié.

-          Naruto, ça fait la centième fois que je te le dis, soupira-Shikamaru. Ino va très bien, elle est simplement allée faire un tour!

-          Ce n’est pas ce que ton aura ne cesse de me dire, c’est pour ça que je demande. Tu es inquiet et tu tentes de me cacher un détail, soupira l’Uzumaki. Pourquoi faire?

-          Laisse-moi au moins un jour, abandonna-Shikamaru. Je te l’expliquerai après… Pour le moment, cherche des informations de ton coté.

-          Un jour, après, tu m’expliques ce qui se passe et je veux savoir où est Ino, fit-Naruto sérieux.

 

Le Nara hocha la tête, il avait une journée pour amener Ino à l’hôtel, un temps affreusement court de son avis. Maintenant, il fallait qu’il trouve Ino, qu’il l’informe en plus de ne pas faire en sorte que les soupçons de Naruto augmente. Il laissa le blond seul et partit vers… cet adolescent de Kiri. Lui seul pouvait lui permettre de découvrir où était sa coéquipière, c’était le mieux qu’il puisse faire. Avant de se rende à l’endroit où se trouvait l’adolescent, il s’arrêta devant Chôji.

-          On a une journée pour trouver Ino, fit-il sérieusement. Je ne veux pas que Naruto soit impliqué dans l’affaire, j’ai un petit doute où elle est, je ne veux pas que tu dises un mot à notre coéquipier. Sois prêt, nous n’avons que 24h pour retrouver notre coéquipière.

-          Si peu de temps, il faut faire vite, s’exclama-Chôji. Je serai prêt.

-          Merci, reste ici pendant que je trouve des informations, garde un œil sur Naruto.

-          Je le ferai, répondit l’Akimichi.

 

Shikamaru sourit faiblement, c’était le mieux qu’il pouvait faire jusqu’à maintenant. Il devait se dépêcher, il était certes un paresseux, mais il savait quand il devait combattre ou se dépêcher. Son clan était reconnu pour être les plus grands stratèges, il devait maintenant entrer dans le temps. Naruto ne devait pas comprendre qu’Ino était en danger, non, pas tout de suite. Le blond irait se mettre en danger pour la sauver, ce n’était pas ce que Shikamaru voulait. L’Uzumaki était intelligent, mais ses amis étaient beaucoup plus important que sa propre vie, c’est pour ça que Shikamaru voulait agir seul en compagnie de ses coéquipiers.

 

Le noir se dirigea le plus rapidement vers l’endroit où il était sûr de trouver l’ami de Naruto. Un mince sourire naquit sur son visage en le voyant exactement où il le pensait. Le gris ne semblait pas vraiment heureux d’être dérangé, mais Shikamaru n’avait pas le choix, réellement.

-          Pourquoi ne puis-je pas avoir une minute de calme, soupira le gris.

-          Excusez-moi de vous déranger, Yagura-san, fit-Shikamaru. Mais puis-je vous demander une faveur? Ça rapport avec mon équipe et Naruto.

-          Et quelle est cette faveur, se releva le jinchûriki.

-          Voyez-vous, ma coéquipière est, disons, portée disparue, cependant, je ne veux pas que mon coéquipier, Naruto, intervienne dans ce léger problème. Vous savez comment Iwa tente de vous avoir et de l’avoir et j’ai la mauvaise impression qu’elle a été capturée par une équipe de ce pays.

-          Et si tu as tort, haussa-Yagura.

-          Malheureusement, vous êtes à moitié convaincu que j’ai tort, n’ai-je pas raison?

 

Yagura plissa les sourcils, il voulait juste savoir si le noir avait un argument solide, il était vrai que Shikamaru avait raison, il sentait la jeune fille en compagnie de shinobi d’Iwa. Il pouvait même dire qu’elle était dans le pétrin.

-          Et pourquoi ne demandes-tu pas l’aide de Naruto, demanda-t-il finalement. Il est un capteur lui aussi.

-          Peut-être, mais je connais assez mon coéquipier pour savoir qu’il va aller même jusqu’à offrir sa vie en échange de notre coéquipière. En évitant de le mettre au courant, je peux ainsi éviter une échange et tenter de récupérer Ino avant qu’il puisse se rende compte qu’elle a été capturée pour l’atteindre. Savoir que ses amis sont en danger simplement à cause de sa présence pourrait être un coup dur pour lui…

-          Mais il a le droit de savoir, fit remarquer Yagura.

-          Peut-être, mais préférez-vous retrouver une jeune fille sans risque d’être tuée et sans qu’elle menace votre liberté directement. Je sais une chose ou deux sur ce qui s’est passé à Iwa avec mon coéquipier et vous. Vous n’êtes pas sortis indemne, c’est impossible. De plus, Iwa n’aurait pas pris le risque de ne pas avoir d’atout dans sa manche, ce pays a donc décidé de se concentrer sur la capture de mon coéquipier plus faible que vous en sachant qu’une certaine façon, il mettait la main sur vous.

 

Yagura fronça les sourcils en tentant de ne pas réagir. Un genin d’à peine quelques mois comprenant ce qui s’était passé, pas exactement, mais avait une bonne piste.

-          Qu’est-ce qui te dit que tu as raison, fit-il malgré son conflit interne.

-          Votre réaction, sourit le Nara. Je ne suis pas un imbécile, loin de là. La façon dont vous avez tenté de juguler l’étonnement sur votre visage. Qu’est-il vraiment arrivé là-bas?

-          Tu n’as pas besoin de le savoir…

-          Pourriez-vous m’aider à retrouver ma coéquipière, je n’ai qu’une journée avant que Naruto intervienne.

-          Pourquoi ne demandez-vous pas à vos propres senseis?

 

Shikamaru baissa les yeux, il ne voulait pas inquiéter ses senseis. Déjà que Shisui et Asuma devaient s’occuper réellement de Naruto pour ne pas qu’il fasse une crise d’hyperventilation, le blond était plus apte à ce genre de crise depuis la capture qu’il avait subi par Iwa.

-          Inquiétez Asuma-sensei et Shisui-sensei ne donnerait qu’une raison à Naruto de s’impliquer, balaya-t-il. Je suis venu vers vous pour éviter qu’il sache réellement. Je sais que vous n’êtes pas du genre à lui dire ce que vous faites dans votre journée, préférant le temps seul.

 

Le silence accueillit ses paroles, le gris soupira de découragement. Il semblait que le Nara avait détruit la moindre possibilité de fuir dans cette situation. Premièrement, Yagura ne pouvait pas se permettre de rester Naruto échangé lui-même contre sa coéquipière. Deuxièmement, il ne pouvait pas permettre à Naruto de faire face à des shinobis d’Iwa maintenant, le blond ne pourrait pas supporter le fait d’avoir son tortureur devant lui. Troisièmement, le noir avait ses premières ressources de bloquer pour protéger son coéquipier et finalement, Yagura avait quand même une conscience. Silencieuse la plupart du temps, mais il avait une conscience.

-          Que veux-tu que je fasse alors, abandonna-t-il.

-          La repérer et avoir un, disons, support pour nous aider. Aussi, j’aimerai savoir si vous pouvez communiquer à longue distance pour que l’on puisse à la fois avoir des informations d’elle et programmer notre démarche.

-          Je peux lui donner quelques signes à l’aide de l’eau, mais il m’est impossible de communiquer à distance comme tu veux, informa le gris. En fait, sans radio, c’est tout simplement impossible à moins que tu descendes d’un clan où leurs techniques familiales sont basées sur l’esprit.

-          Comme Ino, nous avons 24 h, alors vaut mieux commencer maintenant…

 

Avec Ino

L’interrogation s’était passée rapidement, la jeune Yamanaka n’avait pas dit un seul mot sur son coéquipier et la jeune fille qui l’interrogeait s’énervait. Il était si facile de déstabiliser une kunoichi surtout si celle-ci cherchait à rende fière quelqu’un. On oubliait parfois que l’esprit était plus facilement accessible que l’information, dommage que Kurotshushi l’avait complètement oublié. La genin de Konoha souriait dans son esprit, physiquement, elle était impassible. Rester le plus calme possible, ne démontrer aucune douleur, laissé l’ennemi s’enrager par lui-même. Les enseignements d’Ibiki et de son père revenaient dans son esprit. Elle suivait ses instructions à la lettre et Ino voyait déjà les résultats. La genin d’Iwa perdait patience.

-          RAH! Tu m’énerves, je vais revenir plus tard et j’espère qu’à ce moment, tu auras délié ta langue, s’écria-t-elle enragée.

 

Elle avait complètement oublié le premier détail pour être un interrogateur, ne jamais démontrer d’émotion à leur victime. Ino allait jouer là-dessus. Elle avait une lèvre de fendue et quelques hématomes, mais rien de bien grave. Il semblait qu’ils ne voulaient pas vraiment la blessé, seulement avoir l’information qu’il voulait. Une chance que Kurotshushi était très débutante dans cet art, sinon Ino était sûre qu’elle aurait parlé malgré elle. La jeune fille n’avait pas encore l’expérience nécessaire pour résister à un professionnel de l’interrogation.

 

Cela faisait plus qu’une heure que la jeune fille l’interrogeait sans amélioration réelle. La Yamanaka commençait à trouver le temps long, la douleur n’était rien, elle était supportable. C’était peine à croire, une adolescente d’une quinzaine d’année n’arrivait pas à briser une enfant de 12 ans, c’était réellement pathétique… Il semblait que l’interrogation était un art peu aimé et encore moins maitrisé, c’était l’une des raisons qui avait conduit Ino a demandé à son père de l’entrainer dans ce domaine en particulier, elle avait toujours aimé voir les autres souffrir même si elle ne l’avait jamais démontré, c’était un peu sa nature à elle.

 

La blonde passa un temps long, seule, dans la salle. C’était une chambre sans meuble, un endroit abandonné, sûrement une ancienne salle d’un des clans décimés de Kiri. Elle commençait à somnoler lorsqu’elle s’aperçut que de l’eau se mouvait dans la salle, à un endroit où elle serait la seule à voir… Elle prenait la forme de lettre écrivant une phrase simple : Tu vas bien? Quelqu’un de son équipe l’avait donc trouvé et demandé à un spécialiste du Suiton pour communiquer.

Répond par un mouvement de tête, je vais comprendre…

 

Ino hocha la tête légèrement, elle fronça les sourcils se demandant qui était la personne qui lui parlait et comment pouvait-elle savoir si elle pouvait lui faire confiance.

Un certain cerf protège un certain renard en compagnie d’un certain papillon évitant ainsi que le certain renard cherche un certain sanglier pour son propre bien.

 

La Yamanaka sourit pour la première fois dans sa cellule, quelqu’un aidait ses coéquipiers à protéger Naruto en plus de s’inquiéter pour elle.

 

Avec Yagura

-          Elle va bien, mais elle ne fait pas trop confiance au moyen de communication, soupira le gris au Nara.

-          Alors dis-lui ça : Un certain cerf protège un certain renard en compagnie d’un certain papillon évitant ainsi que le certain renard chercher un certain sanglier pour son propre bien. Elle va comprendre.

-          Et bien, si elle ne comprend pas, c’est parce qu’elle est idiote, haussa-Yagura. Tu parles de toi, de Naruto, de ton coéquipier et d’elle.

-          Comment le savez-vous?

-          Le nom «Ino» est dérivé du mot «Inoshishi» qui signifie sanglier alors que le nom «Shika» veut dire cerf et le nom de «Chô» qui veut dire papillon.

 

Shikamaru soupira, Yagura était intelligent, très même.

-          Maintenant?

-          Elle a plus confiance, fit le gris après avoir envoyé le message.

 

Shikamaru sourit, il se doutait bien que sa coéquipière comprendrait le message rapidement. Après tout, Ino n’avait pas été la haute-kunoichi pour rien et de plus, si Yagura, une personne hors de Konoha, pouvait comprendre le message, la Yamanaka avait toutes les chances de comprendre à moins bien sûr qu’elle soit stupide, mais ce n’était pas le cas.

-          J’imagine que tu vas aller par mon intermédiaire pour créer ton plan, demanda calmement Yagura.

 

En réponse, il ne reçut qu’un sourire narquois. Le gris soupira sachant déjà qu’il venait de perdre sa journée et sa nuit, pourquoi le blond créait toujours ses problèmes autour de lui et non autour de quelqu’un d’autre pour une fois. Bon, il était un peu à blâmer parce qu’il ne pouvait pas s’empêcher de surprotéger le jeune jinchûriki. Peut-être parce qu’il était encore pure d’une certaine façon… Peu de jinchûriki pouvaient rester pure, le blond n’avait pas encore tué, c’était un miracle pour un sacrifice humain.

-          Vous avez quelque chose sur l’esprit, Yagura-san, demanda-Shikamaru.

-          Peux-tu s’il-te-plait arrêter de me vouvoyer, je n’ai que 16 ans, pas 35. Ce n’est pas comme si nous avons une grande différence d’âge, soupira le nommé. Et tu peux juste m’appeler Yagura, pas de suffixe, s’il-te-plait.

-          Comme tu veux, fit le Nara. Qu’est-ce que t’as sur l’esprit?

-          Je ne pensais pas que ce qui se passe dans ma tête était très important à ce moment précis.

-          Un peu curieux…

-          Simplement le fait que je me disais que Naruto était un jinchûriki chanceux, finit par répondre le gris.

 

Shikamaru fronça les sourcils, il ne comprenait pas vraiment ce que sous-entendait Yagura, c’était trop incompréhensible pour vraiment comprendre.

-          J’ai rencontré deux jinchûrikis il n’y a pas longtemps, expliqua son interlocuteur. Une jeune fille de Taki, je peux dire qu’elle a déjà du sang sur les mains et un garçon de Suna qui lui aussi a du sang sur les mains ou plutôt son sable. Naruto est chanceux, il n’a pas eu à tuer encore… La plupart d’entre nous ont du sang sur les mains avant de comprendre ce qu’ils sont. Je sais déjà qu’ils en ont tous sauf lui…

-          Et comment sais-tu ça?

-          L’Ichibi est dans ce gamin de Suna, il sent le sang à plein nez. Nibi est scellée dans une des mes connaissances. Moi, j’ai déjà tué. Le quatrième est un shinobi d’une cinquantaine d’années d’Iwa, c’est certain qu’il a du sang sur les mains. Le cinquième est un shinobi d’une trentaine d’année, il a aussi du sang sur les mains. Utakata a déjà tué, cette fille de Taki aussi, le huitième est un ami malgré sa tendance énervante et je sais qu’il a déjà tué. Seulement Naruto n’a pas encore tué, c’est pour ça qu’il est un jinchûriki chanceux. Habituellement, un pays fait exprès pour créer une arme vivante et faire éliminer les ennemis les plus puissants pour se débarrasser de nous, ça n’a pas été son cas.

-          Oh…

 

Yagura baissa légèrement les yeux, le garçon Nara était déjà en train de comprendre ce qu’il voulait réellement dire.

-          C’est parce qu’il n’a pas été considéré comme une arme, n’est-ce pas? Je ne peux pas comprendre comment tu as fais pour passer au travers de ça et j’imagine facilement que Naruto n’aurait peut-être pas eu la même capacité que tu as, Yagura.

-          Je dois dire que j’ai eu beaucoup d’aide. Ma sœur et mon frère, à une époque, j’ignorais même leur existence, un moyen plus facile pour me contrôler.

 

Yagura ne savait pas pourquoi il se confiait à un genin de Konoha, le coéquipier de Naruto en particulier. Personne à Kiri ne pouvait le comprendre même sa Mizukage. Il ne se comprenait pas lui-même.

 

Shikamaru s’assit, le gris avait quelque chose à dire, quelque chose d’important. Son père lui avait dit qu’il avait la capacité de comprendre les gens et de les faire parler sans s’en rende compte. Yagura semblait vouloir décharger un peu son cœur, le mieux qu’il pouvait faire était de l’écouter.

-          Avant de commencer, peux-tu avertir ma coéquipière que nous la sortirons de là, dit-il.

 

Yagura hocha brièvement la tête, il s’installa légèrement mieux qu’il était. Le jinchûriki du Sanbi savait que sa défense venait de se briser, son passé le hantait depuis longtemps et il avait une oreille attentive qui ne ferait pas de jugement. Parler à un autre jinchûriki n’était pas la même chose, ils avaient vécu une vie similaire, les autres porteurs de démon préféraient se concentrer sur leur propre malheur en disant bien clairement qu’il avait eu de la chance. Le gris n’en pouvait plus simplement, sa vie n’était pas la plus pire, mais il avait besoin d’une oreille prête à l’écouter sans faire de jugement. Quelqu’un qui n’avait pas vécu de réelle difficulté dès la naissance.

-          Tu es sûr que tu veux écouter, demanda-t-il finalement.

-          Tu en as besoin, je le vois dans tes yeux, tu n’arrives plus à l’omettre. Je ne suis pas Naruto, nous sommes sensés être ennemi, mais j’ai besoin de toi pour aider ma coéquipière tout comme tu as besoin de moi pour te sentir plus libre dans tes pensés. Ton passé te hante. Un jinchûriki ne dirait que tu as de la chance sauf peut-être Naruto, mais ce n’est pas ce genre d’oreille que tu as besoin…

 

Yagura eut un mince sourire, le Nara avait détruit ses défenses avec sa simple question. Il était intelligent, mais il avait une aura ennuyeuse qui avait tendance à attirer une curiosité et une certaine confiance.

 

Avec Ino

Elle attendait après un prochain message qui prit du temps à apparaître, il disait simplement que son équipe allait la tirer du pétrin dans lequel elle était. Ce n’était pas assez, son équipe devait faire vite, mais pourtant, elle se doutait un peu qu’elle n’aurait pas d’autres messages, pas tant que le plan n’était pas mis en marche.

 

La Yamanaka vit apparaître la jeune fille qui l’interrogeait, elle n’eut qu’un simple soupir, ça allait être long, encore une fois.

-          Vas-tu répondre maintenant?

 

Aucune réponse ne vint d’Ino. Vraiment, la kunoichi de Konoha commençait à penser que Kurotshushi ne savait pas du tout ce qu’était l’art de l’interrogatoire. Après tout, on ne s’entend pas à ce qu’un ennemi dévoile des informations essentiels sur un de ses coéquipiers. Parfois, la Yamanaka se demandait réellement si la vraie vie de ninja était simplement ça, faire face à des shinobis stupides ou qui se croient supérieurs. L’un ou l’autre, les deux options étaient réellement énervants surtout pour une kunoichi telle qu’Ino…

-          Et tu crois réellement que je vais répondre si facilement, voyons Kurotshushi-chan, je ne suis même pas de ton pays, les informations que tu me demandes sont tous simplement trop importantes pour être mis dans les mains d’une genin aussi faible que toi, rit-Ino.

 

Le hurlement de rage fit sourire Ino jusqu’à ce que le sensei de la genin ennemie apparaisse.

-          Kurotshushi, sort, s’il-te-plait. Cette enfant est trop axée dans les arts interrogatoires pour que tu puisses sortir la moindre information d’elle, je vais m’en occuper.

-          Mais...

-          Il n’y a pas de mais, sort, j’ai dis!

-          Hai, Buichi-sensei.

 

La jeune fille quitta la salle laissant l’adulte avec la genin.

-          Tu vas faire ta dure, j’imagine.

-          Ma dure, répondit-Ino. Non, j’empêche juste une personne qui m’est chère de tomber entre vos mains cupides même si je dois y laisser la vie.

-          Sais-tu ce que la plupart des shinobis font aux kunoichis capturées, demanda tranquillement Buichi.

-          Ils les violent, haussa la blonde.

-          Et tu n’as pas peur de ça?

-          Pourquoi? Chaque kunoichi est conditionnée pour faire face à cette possibilité.

 

Buichi regarda la jeune fille, il n’y avait pas une once de mensonge, elle était sérieuse. Ce n’était pas une genin ordinaire, elle savait les risques et pourtant, elle n’avait pas peur de se sacrifier elle-même pour protéger ses coéquipiers et amis. Une valeur très importante pour le pays du feu et de Konoha, Buichi se rappelait que cette valeur était appelée «La volonté du feu». La principale raison de la force de Konoha, son peuple n’avait pas peur de se sacrifier pour le bien de leur prochain, une valeur ignorée dans les autres pays.

-          Dans un certain sens, tu as de la chance… Les coéquipiers de Kurotshushi n’auraient eu aucune honte à te violer, c’est justement pour ça qu’elle s’est portée volontaire pour t’interroger.

-          Malgré son talent minable dans l’art de l’interrogatoire, comprit la jeune fille.

-          Oui, talent que tu as… Pourquoi ne nous donnes-tu pas l’information que l’on veut? Après, tu seras libre…

-          La loyauté, vous n’avez jamais entendu parler, demanda-Ino en haussant les épaules. L’information que vous me demandez est importante pour mon pays à moi et non le vôtre. Je ne les trahirai pas.

 

La volonté pure, voilà la volonté du feu. Le Sandaime Hokage avait bien transmis la leçon aux plus jeunes. Cette jeune fille ne s’en rendait même pas compte, mais elle était une véritable Kunoichi de Konoha, pas une de ces fille-fans que Konoha était réputé pour avoir, malheureusement.

-          Et bien, tu devrais bientôt devoir abandonner cette loyauté si tu continues dans cette voie…

-          Peut-être, fit-Ino. Peut-être…

 

Sur ces mots, Buichi sortit de la salle, cette fille était certainement différente de ses propres élèves, enfin, élèves forcés. Elle ne laissait pas l’ego atteindre elle et elle ne trahissait pas un camarade même si elle devait souffrir.

 

Ino sourit en voyant un nouveau message dans l’eau : Le cerf a un plan, suffit juste que le sanglier puisse prendre otage… Elle hocha la tête en réponse, elle pouvait prendre otage quand elle serait en présence de ses kidnappeurs. C’était si facile pour elle, si facile de prendre possession de quelqu’un sans signe, pourtant, la Yamanaka était la seule à réussir.

 

Avec Shikamaru

Écouter Yagura avait été difficile, le Nara ne s’entendait certainement pas à ce genre de vie. Pourtant, le gris semblait plus ouvert à les aider, plus sain et plus calme. Il y avait une sérénité autour du shinobi de Kiri étonnante, Shikamaru savait qu’il avait offert une paix d’esprit au gris. Un moyen de soulager sa tension et de se détendre réellement depuis qu’il savait la vérité relié à sa vie. Bien sûr, il y avait toujours la question du pourquoi le gris l’avait fait, mais cela était une question sans importance dans le contexte.

-          C’est quoi ton plan?

-          Attirer l’attention sur notre otage pendant que tu libère le corps d’Ino, après tout, tu sais où elle est.

-          Prends donc plusieurs otages, contra-Yagura. De cette façon, vous pouvez capturer l’équipe que ton équipe est à la recherche sans inclure Naruto.

-          Cela va dépendre de la capacité à Ino de prendre otage sans que personne ne s’en rende compte, il faudrait aussi beaucoup de temps pour mettre en place le plan, hors, nous avons qu’une journée pour sortir Ino de là. Je veux donc qu’Ino soit libre et après, mon équipe et moi pourrons se concentrer davantage sur notre examen.

-          Tu joues à un jeu dangereux.

 

Shikamaru sourit en regardant son interlocuteur, il se pencha à l’oreille du gris…

-          Et toi? Me dire ton passé peut amener des conséquences plus dangereuses que tu le penses.

-          Tu ne le feras pas, murmura-Yagura en réponse, baissant les yeux.

-          Si Naruto est en danger, je n’aurai aucune honte à utiliser ces détails contre toi, l’avertit le Nara.

-          Tu n’auras pas à les utiliser, fit remarquer Yagura en le repoussant légèrement, refusant sa proximité.

 

Le Nara se recula légèrement donnant au jinchûriki une distance sécuritaire. Il provisoirement conclut que Yagura avait une tendance à attirer les personnes qui faisaient son entourage. D’abord sa Kage, Mei. Ensuite son ami, Mangetsu suivit de son coéquipier, Naruto et finalement lui. Shikamaru savait qu’il était curieux. Premièrement parce que le gris était un jinchûriki parfait, le premier reconnu. Deuxièmement parce qu’il était sur la liste des futurs Kages et finalement parce qu’il était surprotégé par sa Kage ce qui était un miracle. Rare était les fois où un Kage prenait le temps de  protéger un être au point même de le cloîtrer dans son village pour son propre bien, même le Hokage ne faisait pas ça vis-à-vis Naruto et il le considérait comme son petit-fils d’adoption.

-          Bon maintenant, il faut attendre après Ino…

-          Tu devrais avoir un lieu de rendez-vous, haussa-Yagura. Je ne sais pas pour toi, mais c’est une mauvaise idée de dire aux autres équipes que vous êtes en train de capturer votre équipe surtout depuis que c’est la première journée.

-          Je sais… C’est pour ça qu’on utilisera ton chez toi comme lieu de cachette.

-          Je te le déconseille réellement, ma Kage a pris ma maison comme la sienne. Ce n’est pas rare qu’elle se retrouve là-bas surtout à cette heure-ci.

-          Et bien, ça ne devrait pas vraiment la déranger…

-          C’est que les shinobis de Kiri ne sont pas sensés vous aider, vous pouvez être disqualifié, expliqua le gris. Pendant les cinq jours, vous êtes sensés vous débrouiller par vous-même…

-          Mais ils ne l’ont jamais spécifiés dans les règles, donc nous sommes sauf, rit-Shikamaru. Ils ne peuvent pas disqualifier une équipe qui, techniquement, a suivi les règles nommées par notre surveillant.

 

Yagura se coucha sur le dos en secouant la tête dans le découragement, il avait juste essayé d’empêcher le Nara d’aller chez lui, il ne voulait pas perdre le peu de tranquillité qu’il avait. Il ouvrit les yeux regardant la brume continuelle de son village. Il sentait quelques shinobis de son village de sa position. Ringo, la surveillante riait dans son coin, elle oubliait seulement un détail, il était un capteur. Il se redressa, utilisa l’eau pour faire en sorte d’avoir un senbon dans les mains avant de le lancer dans sa direction.

-          Hey, s’écria la jeune femme.

-          La prochaine fois que tu ris de ma situation, je peux te garantir que tu vas perdre l’utilisation d’un bras, Ringo…

-          Méchant!

-          Tu devrais savoir que Yagura déteste ce genre de chose, Ringo, fit-Mangetsu de son arbre.

-          Je veux juste m’amuser, je n’ai pas le droit?

-          Je veux juste la paix, je n’ai pas le droit de l’avoir, répliqua-Yagura.

 

Mangetsu et Shikamaru retint un rire, Ringo fronça les sourcils. Elle comprenait un peu ce que ressentait le porteur du Sanbi, mais de là à juste vouloir la paix. Bon, il n’avait jamais vraiment eu de moment de paix dans sa vie à cause du Sandaime Mizukage, mais Ringo savait que le gris prenait le calme pour tenter de juguler la douleur de la perte. Après tout, le jinchûriki avait perdu à la fois sa sœur et son frère alors qu’il venait tout juste de découvrir leur existence. Mangetsu et elle se regardèrent avant de disparaître via le shunshin laissant les deux jeunes adolescents ensembles.

-          Alors, nous prenons ta maison… Dit à Ino de nous retrouver sur le toit de notre hôtel sans se faire voir, à partir de là, nous allons se diriger vers chez toi. Elle pourra se diriger par elle-même vers nous.

-          Plusieurs otages ou non, demanda-Yagura.

-          Un seul…

 

Avec Ino

La jeune fille soupira, elle n’avait pas reçu de message pour dire quand débuter le plan… La Yamanaka commençait à perdre patience. Un message apparut enfin : Un seul otage, rendez-vous sur le toit de l’hôtel, le reste se fera plus tard… Ino sourit, enfin, elle avait ce qu’elle attendait depuis quelques minutes. La porte s’ouvrit avec un crissement, c’était la jeune fille à nouveau.

-          Tu sais, j’essaie juste de te protéger, fit-Kurotshushi. Je sais que je suis nulle dans l’art de l’interrogatoire, ce n’est pas mon domaine, loin de là.

-          Si tu voulais tellement protéger, tu ne m’aurais pas amené ici, fit remarquer Ino. Mais bon, tu suis ce qui t’a été demandé.

-          Mes coéquipiers sont très idiots, avoua la jeune fille. Pour eux, seul leur plaisir compte, ils vont tout faire pour avoir du plaisir, pour s’amuser.

-          Tu pourrais être une bonne amie si tu n’étais pas née dans un pays comme Iwa…

-          Qu’est-ce que tu as contre Iwa, s’exclama la jeune fille.

-          Rien, moi, rien, mais je ne prends pas que vous avez blessé mon coéquipier genin!

-          Ce n’était pas moi, tu ne peux pas blâmer un pays entier pour avoir obéis à leur Kage!

-          Non, mais qui dit que je peux vous faire confiance? Tes mots peuvent être dits dans le but que je te fasse confiance… Je connais très bien ce genre d’interrogatoire, je suis très forte dans ce domaine après tout.

-          Écoute, je sais que tu ne peux pas me faire confiance, je ne te demande pas ta confiance, je te demande d’être lucide… Je ne suis pas très fan de mes coéquipiers et encore moins de ce qu’ils font aux Kunoichis capturées.

-          Alors pourquoi captures-tu des Kunoichis précisément?

 

Kurotshushi se tut, il y avait beaucoup de haine pour soi-même.

-          Parce que c’est pour mon pays! On a besoin de tout pour relever notre pays! Tu es de Konoha, tu n’as pas perdu de guerre! Tu n’as pas un pays à remonter.

-          Et toi, as-tu un coéquipier qui a été privé de la vue avant même qu’il puisse comprendre ce qui lui était arrivé? As-tu une personne qui est tellement détesté qui ne peut pratiquement pas faire de mission de Rang D parce que les villageois le refusent? As-tu perdu une légende vivante pour sauver notre village du démon renard à neuf queues? As-tu à remonter ton pays d’une attaque d’un Biju immédiatement après la guerre?

 

La jeune nin d’Iwa ouvrit la bouche grande ouverte, elle avait oublié que Konoha n’était pas le pays le plus chanceux, en fait, cette position revenait à Kumo. En fait, la plus malchanceuse était Konoha bien que certains nins avaient tendance à avoir une chance incroyable. Elle était suivie de près par Kiri qui avait rarement eu de chance depuis sa création. Bon, il y avait aussi le fait que les shinobis de Kiri avaient rarement de chance, pas comme Konoha.

-          Bon, je me suis peut-être trompée, mais j’essaie juste de protéger ton innocence…

-          Protéger mon innocence? Et bien, pour celle qui tente de m’arracher des informations depuis quelques heures, n’est-ce pas un peu étrange? Je t’en suis reconnaissante, mais je n’abandonnerai pas mon ami et coéquipier…

-          Alors que puis-je faire de plus pour avoir l’information que je veux sans te blesser, sans faire en sorte que mes coéquipiers te touchent.

-          Le rencontrer.

-         

-         

-          QUOI?

 

Ino sourit en voyant le visage étonné de la Kunoichi d’Iwa.

-          Si je te laisse le rencontrer, me laisses-tu partir?

-          Je ne peux pas te laisser partir de cette façon et de plus, comment puis-je prouver que je peux faire confiance en ta parole?

-          Écoute, je suis membre du clan Yamanaka, je peux facilement sortir d’ici, mais j’essaie de faire en sorte que tu le rencontres sans être vraiment prisonnière. Bon, tu vas être prisonnière puisque ton équipe est malheureusement notre cible, mais c’est un détail.

-          Et qu’est-ce que j’y gagne dans ça?

-          Savoir qui est ta cible et avoir la possibilité d’acquérir des informations de lui, mais je ne suis pas sûre qu’il va te rapprocher immédiatement puisqu’il a été légèrement traumatisé par ton pays.

-          Légèrement?

-          Ouais…

-          Bon, je crois que c’est mieux que rien, je ne vais rien découvrir de toi, alors, je crois qu’il est préférable de suivre ton plan…

 

Ino eut un petit sourire avant de lui expliquer ce que son équipe avait prévu. Kurotshushi fronça les sourcils avant de soupirer…

-          Je vois… Je dois donc juste faire comme d’habitude, sortir frustrer et partir vers ce lieu, les laisser m’amener ailleurs tout en me laissant «capturer». De cette façon, tu promets que je vais rencontrer ce capteur si important avec en prime, le capteur de Kiri.

-          En fait, tu vas devoir attendre quelques temps le temps que je convainque mon coéquipier de venir te voir à cause de son traumatisme, mais sinon, en gros, c’est ça.

-          Et qui me dit que je peux réellement te faire confiance.

-          Et qui me dit que tu veux réellement protéger mon innocence, je tente le tout pour le tout. Dans le premier cas, tu n’obtiendras rien de moi et dans le deuxième, tu as au moins la chance d’acquérir les informations que tu veux. Tu n’as pas grand choix en la matière, n’est-ce pas?

 

Kurotshushi soupira, dans un sens, la jeune fille de Konoha avait raison. Pour le moment, elle n’avait aucun résultat, ses coéquipiers s’impatientaient et elle n’avait qu’une chance de sortir de la salle sans perdre le contrôle de son corps. La Yamanaka avait tout calculé, même si elle lui disait le plan de ses coéquipiers, elle pouvait prendre n’importe qui sans problème dans son jutsu. Il était interdit de bloquer le chakra d’un participant pendant un examen chuunin et Kiri les surveillait étroitement. C’était un miracle qu’elle avait pu prendre la Kunoichi jusqu’ici sans être repérer.

-          Bon, je marche, je n’ai pas vraiment de choix en la matière.

 

Avec Shikamaru

-          Elle a modifié un peu le plan, l’informa le jinchûriki.

 

Shikamaru fronça les sourcils, ce n’était pas le genre d’Ino,  mais il y avait un domaine où on ne pouvait pas la battre, le mentale. La Yamanaka devait avoir convaincu une personne qu’elle n’avait pas le choix d’y aller avec son plan à elle pour avoir un minimum d’information.

-          La petite-fille du Tsuchikage a choisi de suivre ses consignes, expliqua-Yagura sans vraiment de pause entre les phrases. Votre coéquipière est douée dans le contrôle mental… Kurotshushi ne s’est jamais rendu compte qu’elle ne fût qu’une marionnette entre les mains de la jeune fille.

-          C’est Ino, sourit-il. Je vais à l’Est à partir de l’hôtel et j’arrête à la première maison que je croise en arrivant sur la première île. Si j’ai dévié, c’est une bâtisse très grande, pratiquement fait pour un clan.

-          Exacte, tu devrais y aller, la jeune fille va atteindre l’hôtel bientôt.

 

Avec Ino

Ce n’était qu’une question de temps, la jeune fille avait quitté exactement comme prévu et la Yamanaka n’avait pas peur qu’elle partait vers le lieu de rendez-vous. Maintenant, elle devait attendre après celui qui était sensé venir la délivrer. Il ne fut pas long à venir, Ino sourit en le reconnaissant.

-          Il semble que mon équipe évolue autour de vous, Yagura-san, murmura-t-elle en se laissant détacher.

-          Il semble, répondit-il dans le même ton de voix. Connais-tu le shunshin?

-          Pas du tout, nos senseis n’ont pas pensé que c’était essentiel en ce moment, ils se sont concentrés sur d’autres parties de notre formation.

-          Tiens-toi bien, soupira-t-il.

 

La Yamanaka sourit avant d’obéir, elle cligna des yeux et se retrouva dans une zone peu connue.

-          Rapide, murmura-t-elle. Plus rapide que Shisui-sensei.

-          Tant qu’il y a de l’eau, je serai toujours le plus rapide, haussa-Yagura. Ton coéquipier et la jeune fille t’attendent.

 

Ino cligna des yeux avant de le suivre dans le bâtiment, c’était une maison bien, grande, mais ce n’était qu’un détail. Kurotshushi était attachée à une chaise en compagnie de Shikamaru.

-          Chôji s’occupe de regarder Naruto, répondit-il à sa question muette.

-          Et où est-on, demanda la Kunoichi de Konoha.

-          Chez moi, répondit-Yagura. En passant, Mei, évite de vider le garde-manger!

-          Mais, Yagu-kun, s’exclama une jeune femme rousse. Je viens de finir ma paperasse, laisse-moi manger.

-          J’ai fait l’épicerie hier, expliqua calmement le jinchûriki.

 

La bouche de la concernée s’ouvrit dans la forme d’un «O» avant qu’elle sortit de la cuisine avec une pomme.

-          Tu vis avec ta Kage, s’exclama-Kurotshushi, surprise.

-          En fait, non, elle a élu domicile chez moi et elle ne veut pas quitter.

-          Tant que tu n’auras pas dit «Oui». Je resterai ici, répondit-Mei hypocritement.

 

Shikamaru retint un mince sourire alors que le shinobi de Kiri se frappait le front dans le découragement. Yagura ouvrit les yeux, regardant l’eau dans sa cour arrière, Mei blêmit considérablement et se retourna en déglutissant.

-          Eh, je crois que je vais vous abandonner, j’ai légèrement dépassé la limite d’une certaine personne, fit la Mizukage avant de disparaître quelques secondes après.

 

Elle venait tout juste de disparaître quand un raz-de-marée ravagea sa position.

-          Merde, grinça-Yagura. Comment a-t-elle su? Je m’en aurais débarrassé pour un moment, rajouta-t-il tout bas.

 

En guise de réponse, il reçut des regards hébétés, le jinchûriki soupira avant de renvoyer l’eau où elle devait être. Il sortit en disant d’une voix autoritaire.

-          Ne brisez rien, je n’ai pas envie de payer pour vos dégâts.

 

Ino et Shikamaru sourirent légèrement, le gris savait quand il fallait qu’il les laisse seul. Il avait non-seulement chassé sa Mizukage, mais il leur avait donné le droit, en quelques sortes, de rester dans sa maison le temps qu’ils puissent régler leur petit différent.

-          J’espère que tu vas respecter ta part du marché, fit-Kurotshushi en regardant la jeune fille.

-          Bien sûr, mais tu devras attendre. Je dois d’abord refaire mon apparition vis-à-vis mes coéquipiers et senseis sans oublier d’expliquer la situation à notre blondinet international.

-          Combien de temps?

-          Quelques heures que tu passeras avec Shikamaru, sourit la blonde.

-          Tu es mieux d’y aller et j’espère réellement que tu sais ce que tu fais, Ino, intervint le Nara.

-          Bien sûr… Je ne suis pas une idiote quand même. Bon, j’y vais. Je vais commencer par Chôji et Naruto avant d’aller voir nos senseis.

 

Le noir hocha la tête sachant que c’était la meilleure initiative pour le moment. En ce moment, tout se basait sur une seule et unique personne et c’était un pari risqué. Shikamaru espérait réellement qu’Ino savait où elle s’en allait, elle n’était pas idiote, loin de là, mais elle n’était pas non plus l’as de la stratégie dans l’équipe. Cette place revenait à l’Uzumaki avec sa capacité unique d’être imprévisible. Même quand il se formait avec un horaire fixe, le blond réussissait à être imprévisible ce qui était un miracle en soi.

 

Ino sortit rapidement de la maison, elle savait plus ou moins où elle devait aller, mais la Yamanaka n’était pas dépourvue pour autant. C’est donc pour cette raison qu’elle rejoignit celui qui l’avait amené ici en premier lieu.

-          Si tu veux retourner à l’hôtel, tu n’as qu’à aller à l’Ouest, tu arrives directement à ton hôtel, informa-Yagura sans se relever de sa position couchée.

-          Merci.

-          Pas de quoi.

 

C’est avec un mince sourire que la Yamanaka se mit en route à haute vitesse, elle devait rapidement mettre en œuvre le reste de son plan et d’informer Naruto si son idée tenait debout. Shikamaru était trop technique pour réellement comprendre son plan, Ino devait montrer son plan à un être imprévisible et loufoque. Un être comme son coéquipier blond bien que le dernier adjectif ne le décrivait pas réellement, mais ce n’était qu’un mince détail, inutile pour la plupart du temps.

«C’est la première fois que je viens avec un plan, vraiment, il faudrait que je demande des cours à Shikamaru avant de les mettre en action… Je ne suis même pas sûre que ça vas marcher, c’est fou, mais je crois que c’est quand même faisable. C’est pour ça que j’ai besoin de Naruto, il rend l’impossible possible.» pensa distraitement la Kunoichi de Konoha.

 

Elle s’arrêta devant l’hôtel et sauta sur le toit. Comme sa prédiction, ses deux derniers coéquipiers y étaient.

-          Où étais-tu, demanda-Naruto sans ambages.

-          Une longue histoire, sourit-elle. Chôji, peux-tu avertir Shisui-sensei et Asuma-sensei que je suis de retour en parfaite santé?

-          Bien sûr, Ino, mais tu dois me promette de tout me raconter après.

-          Promis, s’extasia la jeune fille.

 

Naruto haussa un sourcil sous son bandeau, si ce n’était pas de sa capacité de perception, il n’aurait pas su qu’Ino venait vers eux. La jeune fille était légèrement plus effrayante en ce moment qu’autre chose. Qui sait pourquoi… Malheureusement, le blond ne voulait pas être le premier à le savoir, après tout, avec Ino, c’était dangereux.

-          J’ai un plan qui devrait t’intéresser, informa-t-elle après que leur dernier coéquipier eut quitté le toit.

-          J’écoute…