Première épreuve

par Fan-manga

Chapitre Douze : Première épreuve

-          HÉ, BANDE DE MARMOTS, ASSOYEZ-VOUS, LES EXAMENS CHUUNINS COMMENCENT!

 

Le silence s’abattit sur la salle, les genins regardèrent la jeune femme, elle avait de longs cheveux roux, deux mèches étaient attachées sur les cotés de son visage, ils formaient une boucle comme si c’était deux ailes de papillon à la place de simple mèches. Ses yeux étaient d’un bleu profond, pourtant, tous ressentaient sa puissance malgré qu’elle tentait de la juguler. Il n’y avait rien, que le silence avant que tous obéirent d’un seul mouvement, un bruit sourd retentit, il ne restait plus aucun genin debout, tous assis, les yeux fixés sur cette dame qui criait pratiquement plus fort que le vent.

 

Ringo sourit de sa position, un sourire de requin, dévoilant sa dentition pointue. Ses yeux scannèrent la salle avec le regard d’une personne expérimentée et totalement en maitrise de la situation. Ses pupilles s’arrêtèrent sur les genins de Konoha, un en particulier. Mangetsu l’avait averti à propos de ce gamin, ne pas lui faire mal si elle ne voulait pas attirer les foudres de Yagura. Il était d’un calme exemplaire comme un enfant roux de Suna. Tous les deux resplendissaient de maitrise de soi, mais pourtant, derrière leur aura calme, il y avait la soif de sang ou l’anxiété. Elle balaya la salle du regard à nouveau, une fille aux cheveux vert-menthe de Taki observait un genin de Konoha avec choc, elle devait le connaitre.

-          Bienvenue à Kiri, dit-elle avec un sourire carnassier. J’espère que vous vous y plairez le temps de ces examens, mais trêve de bavardage, ça m’étonnerait que vous soyez ici pour simplement m’écouter parler.

 

Le silence devint tendue, la plupart se retenait de l’attaquer verbalement, Ringo plissa les yeux, son aura remplie de cruauté. Son visage était si effrayant qu’elle entendit les genins en face d’elle déglutir de peur. Une voix forte retentit brisant le calme.

-          Il serait peut-être le temps que vous cessez de vouloir nous impressionner et nous terrifier, nous ne voulons pas vraiment passer des heures dans la même ambiance.

 

Ringo tourna brusquement la tête vers le concerné, c’était ce Naruto Uzumaki, l’attitude nonchalante, presqu’hypocrite. Ses coéquipiers le regardaient avec choc, mais pourtant, il ne s’intéressait pas à eux. L’épéiste sourit, un vrai sourire.

-          Je me demandais seulement qui briserait la glace, rit-elle sadiquement. Je ne m’attendais pas à ce que ça soit une recrue, mais plutôt les expérimentés, mais… ça ne fait que m’amuser davantage. Essaie de survivre à cet examen et tu reviendras me reparler après.

-          Survivre ne devrait pas être difficile, répliquèrent Shikamaru et Naruto, simultanément. Mourir devrait l’être.

 

L’épéiste plissa les yeux, de l’amusement au fond de son regard. Elle avait dévoilé sa première carte dès le début, celle de la cruauté. Sa petite taille ne lui permettait pas d’avoir le respect facilement, mais grâce à cette merveilleuse carte, Ringo impressionnait ses ennemis tout en les surprenant. Elle mit la main sur le bureau, souriante, prête à annoncer l’examen si redouté.

-          Les examens chuunins sont séparés en trois étapes, chacune des étapes est une épreuve. Le nombre de genin se divise à chaque fois, vous êtes plus de 400 genins, exactement 133 équipes de présentes. D’ici la fin de l’épreuve, il ne resta que la moitié des participants, ça, je peux vous le garantir. La première épreuve consiste à une capture.

-          Capture, s’indigna un genin dans la foule.

-          Oui, soutint-Ringo. À une capture, tout simplement, mais ne croyez pas que ce sera facile, non, loin de là. Vous devriez capturer l’équipe genin qu’on vous aura assigné. Bien entendu, l’épreuve ne s’arrête pas simplement à ce détail, vous n’aurez que le pays d’origine ainsi qu’une vague description d’un des genins ou du jounin. Si vous apportez la mauvaise équipe, vous êtes disqualifiés comme celle que vous avez capturée.

-          Et pour quelle raison, s’exclama-Kiba, dans la foule.

-          Si vous êtes capturés, ça veut tout simplement dire que vous n’êtes pas apte à devenir chuunin, informa calmement l’épéiste. Vous avez un total de cinq jours pour ramasser les informations nécessaires à la capture et amenez l’équipe genin à nous, mais n’oubliez pas, vous êtes tous pris comme cible. Aucun combat ne sera permis, vous devriez trouver un autre moyen pour amener votre cible jusqu’à nous!

 

Sur ces mots, Ringo fit signe à des jounins. Naruto plissa des yeux, ce test était différent de ce qu’il s’attendait, mais pourtant, la base était là, la recherche d’information. Son équipe serait la plus facile à trouver, c’était certain. Après tout, l’équipe dix de Konoha se distinguait par son nombre et par l’état d’un de ses membres. Le blond sentit l’approche d’un jounin vers eux. Plusieurs équipes écoutaient maintenant leur cible. Il n’était pas capable de dire qui était celui qui les informerait, il ne l’avait jamais senti jusqu’à maintenant.

-          L’équipe que vous devriez capturer vient d’Iwa, dit le jounin. L’une des membres de cette équipe est une proche parente du Sandaime Tsuchikage. Voilà, c’est tout ce que vous devez savoir.

 

L’équipe dix cligna des yeux, Ino et Chôji se tournèrent vers les deux stratèges… Shikamaru ne prit pas de temps, les prenant par le bras pour aller parler ailleurs. Les équipes présentes regardèrent le quatuor quitter la salle. Pendant ce temps, une équipe de Taki recevait leur propre information.

-          L’équipe vient de Konoha, informa le jounin en charge d’eux. L’un des membres a les cheveux vert-menthe.

-          Hé, Fuu, je crois qu’on va avoir un petit «tête à tête» avec ton petit frère, fit un jeune homme en souriant.

 

En guise de réponse, il ne reçut qu’un regard meurtrier, il se recroquevilla contre lui-même, effrayé. La jeune fille quitta, ces deux yeux orangés empli de haine et de rancœur. Elle laissa ses coéquipiers en plan, sa peau légèrement plus bronzé dévoilait les heures qu’elle passait sous le soleil. Assis un peu plus haut, Tetsuya regardait la jeune fille quitter, il soupira de découragement, il allait devoir lui parler, lui expliquer son choix.

-          Qu’est-ce que t’as, Tetsuya, demanda-Sakura pendant que Sasuke écoutait le jounin.

-          Rien, simplement un passé qui vient me hanter, murmura-t-il en se levant à son tour. Je vous rejoindrai à l’hôtel, j’ai un petit problème à régler…

 

Sur ces mots, il quitta la salle à son tour laissant son équipe éberlué. Il marcha tranquillement, il devait d’abord réussir à trouver un moyen de parler à sa sœur sans que celle-ci réagisse violemment. Il n’avait pas peur d’elle, non, il savait ce qu’elle était capable, c’était du Nanabi qu’il avait peur, tout simplement. Sa sœur n’avait jamais vraiment été capable de le maitriser, c’était pourquoi il avait quitté Taki, il ne voulait pas être la prochaine cible de sa sœur et il avait peur de ce qu’elle pouvait faire… Une peur irrationnelle, une peur qu’il était incapable d’enlever.

 

Ses pas ralentirent lorsqu’il l’aperçut finalement, il s’arrêta à quelques mètres d’elle, ils étaient dans une zone isolée.

-          Tu viens me voir après m’avoir fuis, fit la jeune fille froidement.

-          Peut-être que je t’ai fuis, c’est vrai, nee-san. Je me suis enfuis comme un lâche, c’est vrai, mais je ne t’ai pas abandonné, ça, c’est faux, répondit-Tetsuya en sachant ce que pensait sa sœur.

-          Ce n’est pas l’impression que j’ai eu quand j’ai trouvé ton papier sur la table. Tu n’as même pas eu le courage de m’expliquer ta décision et de me dire au revoir!

 

Tetsuya regarda sa sœur avant de soupirer, il savait que ça allait être difficile de lui faire face.

-          Veux-tu que je te dise pourquoi j’ai parti sans rien te dire? Tout simplement parce que je n’étais pas capable de te regarder en pleine face, expliqua calmement Tetsuya. Tu venais de tuer, quoi? Presque tous mes amis simplement parce que tu as perdu le contrôle. Le village ne me regardait même plus, aucune personne ne voulait plus m’approcher parce que m’approcher signifiait leur mort! Je n’avais plus aucun avenir à Taki, plus rien. Tout a été détruit par ta colère inexplicable. Pourquoi t’es-tu énervée cette journée-là?

 

Le silence se fit entre le frère et la sœur, l’un attendant la réponse de l’autre et la dernière, remplie de culpabilité. Elle savait qu’elle avait réagi violemment cette journée-là, mais de là à y perdre son frère, elle n’aurait jamais pensé que les conséquences seraient si désastreuses sur la vie de son frangin. Tetsuya ne bougea pas attendant une réponse qui ne viendrait pas, une réponse qui ne viendrait jamais de la bouche de sa sœur, elle était trop fière pour avouer qu’elle était en tort. C’était son défaut, un défaut qui avait détruit la vie de Tetsuya à Taki. C’était la triste réalité.

-          Encore là, tu te tais. J’ai parti pour tenter de reprendre ma vie en main, ce n’était pas à Taki que j’y arriverais, pas après ce que tu as fait. En plus d’effrayer la population locale, tu m’as fait voir l’image d’un jinchûriki, si ce n’avait pas été de Naruto, je ne crois pas que je serai venu te parler, avoua le genin de Konoha.

-          Naruto?

-          Un compatriote genin et jinchûriki, répondit-Tetsuya en levant la tête. C’est grâce à lui que je peux te parler maintenant. Il m’a fait ouvert les yeux sur votre statut, sur votre vie. Je ne serai pas là si je ne l’avais pas rencontré. Ne perd pas espoir, Fuu-nee-san, une meilleure vie est toujours possible.

 

Sur ces mots, le jeune tourna les talons laissant sa sœur éberluée. Le genin aux cheveux vert-menthes se dirigea tranquillement vers son hôtel, avec un poids de moins sur la conscience. Savoir que sa sœur connaissait maintenant la raison de son départ allégeait un peu le fardeau que ses épaules portaient, celui d’être un frère indigne. Oui, Tetsuya se trouvait indigne d’être le frère d’une personne telle que Fuu, sa sœur ainée. Elle avait certes un jour abandonné, mais elle ne se laissait pas marcher sur les pieds malgré tout. Elle continuait à avancer malgré tout ce qu’il n’était pas capable de faire lui-même. Même si elle avait tué ses amis à l’époque pour une raison quelconque, elle avait réussi à passer par-dessus et à omettre les atrocités qu’elle commettait lorsqu’elle perdait le contrôle sur le Nanabi.

 

Il entra dans l’hôtel et se dirigea vers leur chambre commune, ses coéquipiers l’attendaient déjà.

-          Où étais-tu passé, demanda-Sasuke, un peu énervé d’avoir perdu du temps précieux.

-          Régler un problème de famille et mettre les choses au clair avec ma sœur aînée, haussa le concerné. C’est l’une des seules fois où je pouvais lui expliquer mes choix et on m’a déjà dit : «de ne pas remettre à demain ce que nous pouvons faire aujourd’hui.» C’est ce que j’ai fait. Vaut mieux tard que jamais.

 

Sasuke soupira, il ne pouvait pas vraiment remettre en question le choix de Tetsuya, c’était un conflit qui devait être réglé un jour ou l’autre. L’Uchiwa savait que son coéquipier avait préféré la voir avant de la perdre une seconde fois de vue. Malgré les différents entre eux deux, ils savaient d’instincts quand ils ne devaient pas se bagarrer pour un détail insignifiant.

-          Nous devons rechercher une équipe de Kiri, l’indice est : Futur épéiste, frère d’un épéiste et survivante de la purge des lignées, voilà les membres qui forment cette équipe.

-          Je sens que ça va être long, soupira-Sakura après avoir écouté l’unique membre de clan. Il faut les trouver avant qu’on nous trouve et les capturer sans combattre…

-          Ne te décourage pas, Sakura-chan, sourit-Tetsuya. L’important n’est pas de vaincre, mais de prendre de l’expérience. Que l’on devienne chuunin maintenant ou l’année prochaine, ça va changer quoi. Faisons juste de notre mieux et nous verrons après. Cet examen va pouvoir nous dire nos faiblesses et nos forces, alors profitons-en.

 

La rose hocha faiblement la tête et Sasuke sourit, pour la première fois, il était d’accord avec son coéquipier. Ce n’était pas une compétition, c’était seulement un apprentissage. Il s’en rendait compte maintenant, il n’était pas encore prêt à devenir chuunin, était-ce parce qu’il avait vu, senti les atrocités que Kiri avait vécu? Franchement, Sasuke l’ignorait, mais son petit séjour au pays de l’eau lui avait ouvert les yeux, la vie ne tournait pas autour de lui, il y avait d’autres personnes qui souffraient davantage.

 

Avec l’équipe huit

Ils n’avaient pas bougé, Hinata, Shino et Kiba attendait encore les informations sur leur cible. Pour le moment, ils ne savaient rien. Les deux autres équipes de leur année les avaient quittés pour commencer leur recherche. Le trio était calme, étrangement calme. Kiba se sentait observé, il n’était pas à l’aise. Habituellement, il était celui qui recherchait l’attention, maintenant, il essayait de la refiler à ses coéquipiers. La tension était à son comble, il avait l’impression d’être la cible de tous et il n’avait aucune idée pourquoi il ressentait ça, justement. Un jounin finit par venir vers eux, il soupira de soulagement en silence, faire du bruit pourrait attirer l’attention des autres.

-          Vous devez rechercher une équipe de Kumo, l’indice est : L’un des membres est le deuxième.

 

Hinata cligna des yeux dans la confusion, qu’est-ce qu’il voulait dire par là? C’était incompréhensible, le deuxième de quoi? Pour la première fois de sa vie, Hinata se retrouvait à nager en pleine confusion. Elle n’était pas Shikamaru ou encore Naruto, mais elle était intelligente, pourtant, là, c’était trop. Elle ne comprenait pas ce que voulait dire le jounin.

-          J’ai comme l’impression que l’avis de sensei sera judicieux, fit l’Aburame.

-          Pour une fois, je suis bien d’accord… Qu’est-ce qu’il voulait dire par le deuxième, interrogea-Kiba.

-          Je n’en ai aucune idée, soupira la Hyuuga. Et bien, il faudrait commencer les recherches, nous avons déjà la base, c’est ce qui compte. Allez, on y va, ne restons pas les bras croisés quelques secondes de plus.

 

Elle se leva avec assurance et partit d’un pas confiant vers la porte, ses coéquipiers la suivant. Hinata était bien la chef de cette équipe-là, sa voix autoritaire avait fini par vaincre l’impertinence de l’Inuzuka. Elle sortit du bâtiment et se dirigea vers leur hôtel, c’était l’endroit le plus sûr pour le moment. C’était le temps d’une petite réunion stratégique avec les autres équipes…

 

Avec l’équipe dix

Naruto sourit soudainement, les autres froncèrent les sourcils, ne comprenant pas réellement pourquoi il souriait.

-          Qui est prêt pour une petite réunion stratégique, fit-il.

-          Hein, questionnèrent les membres du célèbre trio Ino-Shika-Chô.

-          L’équipe sept et l’équipe huit se dirige vers notre chambre, répondit-Naruto après un petit moment de silence.

 

À peine eut-il fini de répondre que la porte s’ouvrit en grand. Leurs compatriotes genins entrant dans la salle sans demander la permission sachant déjà que l’équipe dix était au courant de leur venu. Ils s’installèrent silencieusement.

-          La première chose à savoir est vos indices, soupira-Shikamaru en prenant la tête de la petite réunion improvisée.

-          Kiri, on a seulement la description des membres, commença-Sasuke en tant que porte-parole de son équipe. Frère d’un épéiste, futur épéiste et survivante de la purge des lignées.

-          Dans les épéistes, un seul à un frère, soupira-Naruto. Mangetsu Hozûki. Les autres n’ont aucun lien de parenté selon ce qui se trouve dans le Bingo Book.

-          Par contre, nous ignorons tout sur lui, même son nom, soupira-Shikamaru. Nous savons juste que Mangetsu a un frère plus jeune, qui est-il? C’est la bonne question.

-          Ça nous avance déjà, haussa-Tetsuya.

-          Et votre équipe Hinata?

-          Kumo, l’un des membres est le deuxième.

 

Naruto plissa des yeux sous son bandeau, les pays n’avaient pas tendance à divulguer ce genre d’information.

-          Je ne pense pas que vous pouvez nous aider, fit-Shino.

-          Nibi, murmura le blond surprenant tout le monde. Nekomata…

-          Naruto, tu sais quelque chose, s’étonna-Ino.

-          Deuxième, on parle sûrement d’un jinchûriki. Tu sais ce que je veux dire, il n’est pas rare qu’ils sont appelés premier, deuxième, troisième…

-          Jinchûriki, coupa-Kiba avec des points d’interrogations dansant au-dessus de sa tête.

-          Puissance du sacrifice humain, répondit systématiquement le porteur du Kyuubi.

 

Le silence se fit, les genins de l’équipe sept et huit tentaient de comprendre ce que Naruto voulait dire, seul Tetsuya savait avec précision de quoi il parlait. Le blond soupira légèrement

-          Les jinchûriki sont porteurs d’une bête à queue : Ichibi, Nibi, Sanbi, Yonbi, Gobi, Rokubi, Nanabi, Hachibi et le Kyuubi. Ce sont des entités de chakra purs vivants et très dévastatrices, c’est pourquoi, qu’habituellement, l’existence des jinchûrikis est tait. Ils contiennent ces êtres en leur sein, ils sont craints à cause de la puissance qu’ils recèlent, pour la plupart, ils ont eu la vie de paria. Je suis surpris que Kumo parle si librement de leurs jinchûrikis.

-          Kyuubi? Mais il est mort, s’exclama soudainement Sasuke sous le choc.

-          Entité de chakra pur, répéta-Naruto. Le chakra se remodèle, si la bête est tuée, elle reviendra quelques années plus tard. C’est comme notre propre chakra à nous, quand on est épuisé, il faut se reposer pour refaire nos réserves. C’est la même chose pour eux sauf qu’ils n’ont pas vraiment de corps physique en tant que tel. Leur chakra se condense pour former une forme précise selon leur caractéristique prédominante.

 

Les genins déglutirent, ils n’avaient pas pensé à ça.

-          Alors, ils sont leur réincarnation, fit-Sakura.

-          Non, répliqua-Tetsuya surprenant les autres. Ils sont des êtres humains comme vous et moi, c’est comme le parchemin et le kunai qu’il contient, c’est différent. Ils vivent, respirent et ont des émotions. C’est justement ce genre de raisonnement qui détruit leur vie. Pour la plupart, leur sacrifice a permis à des milliers de personnes la vie.

-          Hein?

-          Exemple, Sakura, haussa-Naruto. Si le Kyuubi n’avait pas été arrêté cette nuit-là, est-ce que Konoha serait encore debout? Non, des milliers de personnes seraient mortes, encore plus qu’il y en a eu.

-          Mais le Kyuubi est mort, hoqueta-Hinata.

 

La porte s’ouvrit laissant entrer les senseis.

-          Il serait peut-être le temps de raconter la vérité, Naruto, soupira-Shisui. Je n’aurai jamais cru que Kiri aurait donné un indice de ce genre.

-          Et bien, il faut le croire, marmonna le blond. En fait, Hinata, le Kyuubi a été scellé créant ainsi un jinchûriki. Il est impossible de tuer une bête à queue et encore moins le Kyuubi. Dans ce cas, il ne restait qu’une solution.

-          L’enfermer dans un sceau, continua-Ino. C’est de là que vienne les jinchûrikis. Avec l’impossibilité de tuer les Bijus, véritable nom des bêtes à queue soit dit en passant, il fallait trouver un autre moyen pour éviter qu’ils ravagent la terre.

-          Le Fûinjutsu, soupira le Nara. L’art du scellement ou plus communément appelé l’art des sceaux. À partir du Yonbi, il est impossible de sceller une bête dans un contenant non-vivant, c’est là que les jinchûrikis ont été créés. Ce sont des nouveau-nés, sacrifiés pour le bien du plus grand nombre. Malheureusement, on ne les voit plus comme de simple humain, mais comme la bête qu’ils contiennent. Le raisonnement de Sakura le démontre. Le peuple les prend pour leur réincarnation ce qui est totalement faux.

-          En fait, expliqua-Chôji, surprenant les membres de la salle. Le mot jinchûriki vient des premiers traitements reçus contre eux, la plupart des shinobis font la différence, mais certains non. Ils sont battus, humiliés et même parfois dégradés. Avec l’absence de soutient émotionnel, ils sont de plus en plus influençables par leur colocataire. Certains deviennent fous, après tout, avoir continuellement une voix qui te parle dans ton esprit ne doit pas être de tout repos.

 

Le silence revint dans la salle, permettant ainsi aux genins de gérer l’information reçue. Ce n’était pas tous les jours qu’ils apprenaient ce genre de chose. Naruto leva la tête avant de reprendre.

-          Il existe neuf jinchûrikis, neuf sacrifices humains. Séparés par les pays et utilisés comme des armes vivantes. Ils sont à la fois le début et la fin de la guerre. Les pays se battent pour prendre ces êtres à fort potentiels parce qu’ils peuvent utiliser le chakra de leur colocataire. Un jinchûriki parfait est pratiquement invincible contre des shinobis normaux, leur taux de guérison est augmenté, leur réserve de chakra sont pratiquement inépuisable pour ceux qui ont appris à les contrôler, leur ninjutsu est pratiquement parfait sans oublier que leurs capacités physique sont décuplés. Ils survivront à la plupart des blessures qu’un shinobi normal ne survivrait pas. Bien sûr, ils ne sont pas invincibles, mais pratiquement quand on le voit de cette façon.

-         

-          Pourtant, continua-Naruto après un bref silence. Ils luttent, jour et nuit pour garder le contrôle sur cette bête, pour rester sain d’esprit et ne pas tomber dans la folie. Ils luttent contre le pouvoir qui est scellé au fond d’eux parce que s’ils se laissent envoûter, ils auront une mort horrible. L’âme détruite par la créature qu’ils contiennent.

 

Sasuke cligna des yeux, hébétés. Il n’arrivait pas à avaler la boule dans sa gorge, une impression ne cessait de lui titiller l’estomac. Il ouvrit la bouche avant de la refermer. Prenant son courage entre les mains, il murmura l’impression qu’il avait.

-          J’imagine qu’on a évité de nous divulguer ses informations pour te permettre de vivre une vie dite normale.

 

Le choc balaya ceux qui n’étaient pas au courant ou qui n’avaient pas encore compris. Un sourire rempli de douleur traversa les traits du blond.

-          Pourtant, ça n’a pas bien fonctionné, le Sandaime aurait dû taire le détail à propos de mon état à toute la population s’il voulait que je vive une vie normale. Tu as raison sur un point, je suis bien un jinchûriki, celui du Kyuubi pour être franc. Ce statut est mon enfer personnel, les regards chargés de haine, le mépris flagrant de tout un village toujours sur ton dos. J’ai appris mon état lorsque j’ai perdu la vue, ils ne m’ont jamais vu pour un être humain, ils m’ont vu pour le démon-renard lui-même.

 

Kiba était comme un poisson hors de l’eau, il ouvrait et fermait la bouche à répétition tentant de comprendre réellement ce qui se passait dans cette salle. Il n’était pas le seul dans cet état, Sakura, Hinata et Shino l’était tout autant.

-          Je ne peux pas dire que je souffre plus que quiconque parce que c’est faux. Parmi nous, il y en a qui vivent une vie exécrable et qui n’ont plus l’espoir de démontrer qui ils sont. D’autres sont entrainés dès le plus jeune âge pour tuer et certains comme moi sont tout simplement reniés par leur village d’origine.

-          Est-ce si difficile d’être un jinchûriki, questionna finalement Sakura. Je veux dire, ce n’est pas comme si c’était différent d’être humain.

-          Suis-je humain? Certains disent oui, d’autres, non, commença l’Uzumaki. Suis-je shinobi? Certains disent oui, d’autres non. Suis-je une arme? La majorité dit oui. Suis-je un jinchûriki? La totalité dit oui. Alors, au final, que suis-je réellement? J’ai répondu à cette question quand j’ai su mon état, je suis juste Naruto Uzumaki, mais la plupart des jinchûrikis n’ont pas autant de volonté ou simplement n’ont pas envie de se trouver une place dans ce monde. Je ne dis pas que mon choix est le meilleur, mais je crois fermement que j’ai fait le bon choix à cette époque. Je suis ni humain, ni shinobi, ni arme, ni jinchûriki, je suis simplement Naruto Uzumaki.

 

Le silence s’abattit sur la pièce, Kiba releva légèrement la tête, un sourire ornant ses traits.

-          Si tu es un démon, alors je suis le roi du monde shinobi, s’écria-t-il allégeant l’atmosphère. C’est vrai, si tu étais vraiment le Kyuubi, ça ferait longtemps que Konoha ne serait plus que ruine. Être le conteneur, c’est possible puisque comme tu l’as dit, c’est comme un parchemin et le kunai qu’il contient.

-          Kiba a raison, soutenu-Hinata. Un démon aurait cherché à nous abaisser, à nous détruire mentalement, mais toi, tu nous relèves, tu nous tends la main attendant qu’on accepte ton aide. Si ça c’est un démon, alors Kami est un grain de poussière.

 

Dans les cieux, une jeune femme sans âge avait maintenant un petit tic à l’œil, un tic d’énervement. Tous les autres dieux et déesses se reculèrent tranquillement de peur de déclencher la colère de la matrone. Un silence angoissant s’installa dans le monde immatériel, un silence coupé par un simple soupir.

-          Je te laisse aller, jeune fille, mais la prochaine fois que tu m’utilises comme exemple, je m’arrange pour que tu comprennes qu’une déesse peut parfaitement devenir une démone, murmura calmement la déesse.

 

Naruto sourit légèrement, il avait eu peur des réactions des autres équipes. Tetsuya était au courant, donc pas de problème avec lui. Shino était lui-même hôte d’insectes, il comprenait parfaitement la différence entre le geôlier et le prisonnier. Et pour Kiba et Hinata, leur avis avait été dit haut et fort alors aucun problème. Il manquait simplement Sasuke et Sakura.

-          Et bien, puisque mon cousin t’accepte comme tu es, je serai stupide de te prendre pour ce que tu n’es pas. C’est vrai que tu es parfois agaçant, mais de là à être un démon, ça m’étonnerait, soupira finalement le plus jeune Uchiwa.

-          Si un démon est la personne qui m’a fait ouvert les yeux sur la vraie vie d’un shinobi, alors l’ange est l’apocalypse. Il est facile de faire la différence entre le verre et le vin qu’il contient, hocha-Sakura. Alors, un hôte et le démon qu’il contient, c’est plus facile.

-          Merci, j’avais un peu peur de votre réaction, sourit-Naruto… Pour retourner dans le vif du sujet. Équipe huit, vous devez rechercher l’équipe de la deuxième, l’hôte de Nibi. Vous venez de confirmer mes doutes à propos de sa provenance, elle vient donc de Kumo et elle est une fille. Je ne peux rien vous dire de plus sur elle.

-          Comment on fait pour la repérer, soupira-Hinata.

-          Nibi est appelée Nekomata, puisque certaines caractéristiques de nos Bijus se répercutent directement sur notre tempérament, je dirai de trouver une jeune fille qui n’aime pas trop l’eau et qui a parfois tendance à agir plus comme un félin qu’un humain, expliqua-Naruto.

-          Et toi, c’est quoi tes caractéristiques, interrogea l’Haruno.

 

Shisui eut un petit rire avant de s’incruster dans la conversation.

-          Grand maitre de la farce, sa furtivité, son goût naturel pour la couleur orange malgré qu’il ne la voie pas, son hyperactivité contrôlée grâce à ses entrainements réguliers. Il y a aussi sa ruse et sa petite tendance à l’espièglerie, énuméra l’Uchiwa à l’horreur du concerné. Finalement, sa curiosité naturelle qui le pousse à écouter des conversations qui ne le concernent pas!

 

Pour une fois, Naruto eut l’air penaud malgré l’absence de ses yeux, l’aura autour de lui suffisait à approuver les propos de son Co-sensei.

-          Et vous, ramena-Sakura. Quel est votre indice?

-          Shinobi d’Iwa, maugréa le blond en perdant sa bonne humeur. L’une des membres est une proche parente du Sandaime Tsuchikage.

-          J’ai déjà ma théorie de toute façon, sourit-Shikamaru.

 

Naruto tourna la tête vers le Nara, un sourire de renard étirant ses traits.

-          Nous savons déjà qu’elle est une fille, donc une kunoichi, expliqua calmement le genin. Selon les informations d’Iwa que nous possédons, cette jeune fille en question devrait environ avoir 15 ans, peut-être un peu plus âgé. Hors, selon les équipes d’Iwa que nous avons entraperçu, Ino et moi, une seule équipe correspond à environ cet âge, le reste est nettement plus vieux. De plus, celui qui t’a capturé, ce Buichi, est le sensei de cette équipe, hors quand tu nous as détaillé ta rencontre avant de nous faire sortir de ta chambre d’hôpital, tu nous as spécifiés que ce Buichi semblait être un des shinobis de mains du Tsuchikage. Nous savons tous que les Kage ont tendance à offrir à leurs enfants ou petits-enfants des professeurs de confiance. Je suis donc pratiquement sûr que c’est cette équipe.

 

Le blond blêmit de plus en plus au fur et à mesure que son coéquipier expliquait son raisonnement. Une main ferme se mit sur son épaule, celle d’Asuma, son sensei. Il n’était pas encore complètement remis de sa capture récente, si en plus il devait capturer l’équipe du jounin qui l’avait amené de force à Iwa, l’Uzumaki ne savait pas s’il allait être capable de leur faire face réellement.

-          Naruto, nous savons ton petit problème avec les nins d’Iwa, c’est pour ça que ton principal travail sera de repérer l’équipe, nous allons nous charger de la capture, sourit-Ino. De plus, comme tu l’as si bien dit, un capteur repère, nous, le trio Ino-Shika-Chô, capturons ce que tu repères.

-          J’ai la chance et la malchance d’être un capteur, soupira le concerné. Bon, nous avons fait le tour des informations que nous possédons. À partir de maintenant, c’est par équipe. Nous avons cinq jours pour récupérer les informations adéquats et les capturer. Nous pouvons faire des réunions à tous les jours pour informer de l’avancement et de l’information recueillie, mais chaque équipe se concentre sur sa cible.

 

Les genins hochèrent la tête avant de quitter la salle laissant l’équipe dix prête à se reposer.

-          Nous commençons demain, décréta-Shikamaru. Pour le moment, nous faisons le tour de l’île séparément et tentons de recueillir le plus d’information possible pendant ce temps, demain, nous agissons en équipe!

 

Le silence accueillit sa déclaration, mais pourtant, le Nara ne s’en formalisa pas. Au contraire, il savait que son équipe était d’accord. Un par un, ses coéquipiers quittèrent de différentes façons. Naruto par la fenêtre. Chôji par la porte, Ino avec Shisui et lui-même, seul, par le toit.

 

Le blond savait directement où aller, une seule personne pouvait lui fournir les informations qu’il voulait avec précision, une seule en qui il avait parfaitement confiance malgré leur nationalité différente.

 

Avec une équipe de Kiri

Un adolescent aux cheveux clairs, comme ceux de son frère ainé, Mangetsu, écoutait avec distraction le jounin qui leur donnait l’information sur l’équipe qu’il devait capture. Ses yeux violets se plissèrent lorsqu’il reçut la dernière information. Un sourire naquit sur ses lèvres, un sourire qui permettait de voir sa dentition de requin.

-          Et bien, trouver l’équipe sera plus facile que prévu, dit-il. N’est-ce pas Chôjuro, Akura?

-          C’est sûr, l’un des membres est aveugle! C’est l’équipe de Konoha avec quatre membres, rit une jeune fille en réponse à son coéquipier.

 

Elle avait de longs cheveux roux flamboyant, pratiquement de la couleur du feu. Elle était une descendante du clan Terumi. Ses yeux verts pétillaient d’un sadisme inégalable. À coté d’elle, son coéquipier et le timide du groupe, Chôjuro, ressemblait à un ange malgré sa dentition de requin. Il avait des cheveux gris-verts et des yeux noirs, il portait aussi une paire de lunette ainsi que des genres d’écouteurs sur ses oreilles. Son bandeau de shinobi était cousu sur une partie de son équipement. Tous les trois portaient des vêtements traditionnels à Kiri selon leur tempérament.

 

Suigetsu portait un chandail violet sans manche suivi d’un pantalon gris de shinobi standard. Ses sandales étaient faites de façon à ce qu’ils tiennent ses chevilles, c’était sans oublier les deux ceintures qu’il portait continuellement, l’une tenant son pantalon et la dernière, tenant des bouteilles d’eau à porter de main. Chôjuro, lui, portait un pantalon gris pâle avec des tâches noires comme dessin. Ses sandales ressemblaient à une paire de botte qui lui arrêtait un peu avant les genoux. Son chandail était rayé à la verticale de couleur bleu-gris. Au niveau de sa poitrine, il y avait une plaque noire qui maintenait l’insigne de Kiri bien en vue. Akura était habillé d’une jupe noir taillée exprès pour le combat, ses bottes de la même couleur lui arrêtaient un peu avant les genoux. Comme chandail, elle en portait un sans manche avec capuche de couleur gris. La jeune fille de Kiri portait aussi des protèges-coudes ainsi que des gants de couleur noirs.

-          Et bien, pas de recherche, sourit finalement Suigetsu.

-          Mais besoin de réflexion, répliqua-Chôjuro malgré sa timidité naturelle. Le blond est fort, très fort même…

-          Selon mon frère, soupira son coéquipier. Ce blond qui fait parti de l’équipe serait Uzumaki Naruto, un jinchûriki comme Yagura. Il est aussi près de celui-ci, très même. C’est certain que nous ne pouvons pas foncer tête baissé.

-          Pincez-moi, je rêve, s’écria soudainement Akura sous le choc. Suigetsu dit enfin une chose intelligente!

 

Des rires retentirent dans la salle, les équipes de Kiri se réjouissaient de ce détail. Le nommé leva les yeux et se mit debout, sa main frappa le bureau attirant l’attention sur lui.

-          Le prochain qui rit de mes dépends va savoir pourquoi les Mizukage grincent des dents quand ils me voient, menaça-t-il.

 

Le silence revint, Ringo eut un petit sourire de sa place sachant exactement pourquoi la Mizukage ne tolérait plus l’Hozûki. Ce dernier se rassit, les équipes des autres villages légèrement stupéfait de la tournure des événements.

 

Assis un peu plus haut, une équipe de Suna observait tranquillement les concurrents, une blonde, un roux et un brun. Temari, Gaara et Kankuro, la fratrie du Sable. Les enfants du Kazekage. L’ainée, Temari, avait des yeux verts. Elle portait une de robe blanche tenue par une ceinture de couleur rouge. Elle possédait un grand éventail attaché à son dos. Le plus jeune et le plus instable, Gaara, portait une chemise de résille sous son chandail de couleur noir ainsi qu’un pantalon de la même couleur. Autour d’une épaule jusqu’à sa taille, une longue écharpe blanche pendait du coté droit alors que de l’autre coté, il y avait une longue courroie de cuire maintenant une gourde gigantesque de sable où son bandeau était attaché. Le dernier et le cadet, Kankuro portait un habit noir avec une capuche doté d’oreille de chat, sur sa poitrine, il y avait un cercle mi-jaune, mi-rouge. Son visage était peint d’étrange ligne le rendant légèrement bizarre. Attaché sur son dos, il y avait une sorte de momie qui cachait en réalité sa marionnette principale.

-          Une équipe d’Ame, murmura-Temari. Il y en a trois dans la salle et une seule qui possède des parapluies…

-          Alors ne perdons pas notre temps, coupa-Kankuro. Gaara peut parfaitement les immobiliser le temps que l’on passe l’épreuve.

-          Attendons d’abord, s’opposa l’ainée. Attendons que les équipes quittent, s’ils quittent, nous n’aurons qu’à les suivre. De cette façon, nous n’avons pas à attirer l’attention davantage sur nous déjà que nous sommes probablement les seuls enfants de Kage dans cette salle. Il serait judicieux de faire tête basse.

 

Le duo se retourna vers le plus jeune qui attendait visiblement quelque chose. Sa voix froide trancha pour eux.

-          Nous suivrons le plan à Temari, elle a raison.

 

Les deux autres frissonnèrent légèrement. Malgré les propos de ce blond, ils leur étaient difficiles de considérer Gaara comme leur petit-frère. Parmi les deux ainés, seule Temari avait le courage nécessaire pour se sacrifier si jamais leur petit frère se retrouvait en danger. C’était l’instinct d’une sœur ainée qui lui permettait de faire cet exploit-là même si elle savait que Gaara détestait l’aide qu’elle pouvait lui fournir.

 

Avec Naruto

Il avança tranquillement vers le lieu où il savait être son… ami. Il avait besoin d’une paire d’yeux et d’information. Le blond savait parfaitement que Yagura était capable de lui fournir.

-          Tu n’es pas sensé passer ton examen.

-          C’est ce que je fais, nous avons cinq jours pour la première épreuve, mais j’ai besoin de tes yeux quelques minutes, sourit le jeune jinchûriki.

 

Yagura plissa les sourcils de sa position assise, il était installé confortablement sur une branche lui permettant d’avoir un minimum de paix. Il soupira admettant légèrement qu’il aiderait le blond.

-          Je t’explique l’épreuve, nous avons cinq jours pour capturer une équipe dont nous n’avons qu’un seul indice. Malheureusement, mon équipe doit capturer une équipe d’Iwa dont l’une des membres serait une proche parente du Tsuchikage. Je me disais que tu savais peut-être qui c’est?

-          Proche parente de ce vieux sénile, murmura le gris, concentré. Et bien, il me semble avoir déjà entendu parler que sa petite-fille, Kurotshushi, était une genin, mais c’était il y a deux ans.

-          L’équipe que nous recherchons serait les élèves de ce Buichi.

 

Le nom était pratiquement craché, Naruto n’arrivait pas à se détacher de la peur qui lui tenaillait l’estomac dès que l’on parlait d’Iwa et de ce jounin en particulier.

-          L’aura qui te tourne autour est l’une de ses élèves, informa finalement Yagura. Je ne sais pas si c’est réellement l’équipe que vous cherchez puisque je n’ai jamais vu cette jeune fille en particulier.

-          C’est déjà mieux que ne rien savoir… En passant, savais-tu qu’un indice était : L’une des membres est la deuxième.

 

Le gris écarquilla des yeux sous le choc, il sauta de sa branche atterrissant devant le blond.

-          T’es sûr?

-          Oui, c’est l’équipe huit de mon village qui l’a eu… Elle vient de Kumo.

-          Ça, je le sais, c’est Nii Yugiho, expliqua-t-il. Une cousine du Raikage actuel. Hôte de Nibi, elle a les cheveux blonds et des yeux noirs. Je peux te garantir qu’elle peut être maline, mais je croyais qu’elle était devenue chuunin et même jounin…

-          Tu semble la connaitre, fit le blond sceptique.

-          Kiri et Kumo ont toujours eu de bonne relation malgré la guerre civile, haussa le porteur du Sanbi. Les autres pays ne sont pas au courant de ce détail, mais c’est un fait. Grâce à cette alliance, les jinchûrikis avaient la chance de s’entrainer ensemble malgré leur utilité différente. Nous faisons partis du pacte d’alliance même lorsque j’étais sous les ordres du Sandaime. C’était donc régulier qu’Utakata, Bee, Yugiho et moi-même se retrouvions pour s’entrainer à maitriser nos Bijus. Par contre, si l’un de nous maitrisait son Biju plus rapidement, il n’avait plus l’autorisation de se présenter. Ça commencé par moi, suivit par Bee et finalement Yugiho. Utakata est le seul qui n’a pas encore maitrisé le Rokubi, mais disons que c’est parce que son sceau est trop fort pour le moment.

 

Naruto cligna des yeux sous son bandeau, l’information peinait à se faire enregistrer dans son cerveau. Il relâcha la tension dans ses épaules avant de «regarder» le gris.

-          Bon, je vais y aller, murmura le blond. J’ai besoin de récolter le plus d’information possible avant la fin de l’épreuve.

 

Le jounin de Kiri regarda l’enfant partir et soupira. Son être entier demandait de suivre le blond pour le protéger à un tel point qu’il n’arrivait plus vraiment à raisonner. Ça n’aidait pas que les émotions faisaient rage en lui, il n’arrivait tout simplement pas à les ignorer davantage. C’était pratiquement impossible. La sensation de perdre quelque chose à chaque fois que le blond le quittait devenait angoissante pour l’adolescent qu’il était. En plus de ça, les jinchûrikis qui n’arrêtaient pas d’aller-venir lui donnaient le tournis. Malgré lui, ses sens ne lui permettaient pas d’ignorer un être comme lui. Il avait repéré facilement le porteur de l’Ichibi, pourtant, il ne lui avait pas parlé. Pour Yugiho, il ignorait totalement sa présence à Kiri jusqu’à maintenant. Pour les deux jinchûrikis d’Iwa, ils arriveraient sûrement avec le Tsuchikage à la dernière épreuve. Pour la jinchûriki de Taki, il l’avait seulement aperçu, mais ne l’avait pas approché et le huitième, il était absent tout simplement. Selon les dernières nouvelles qu’il avait eues, Bee serait jounin, il devait donc être à Kumo. Et le dernier, Yagura passait son temps avec le blond.

-          Tu t’ennuies, fit une voix malicieuse à coté de lui.

-          Que veux-tu Suigetsu, soupira le concerné.

-          Si je te dis que l’enfant blond qui t’intéresse est ma cible, ça te fait quoi, haussa le nommé.

-          Il doit apprendre de lui-même. Tu veux que ça me fasse quoi, haussa-Yagura. Je vais crier, hurler parce qu’il participe à un examen chuunin?

 

Malgré que la phrase sonnait affirmative, Yagura l’avait dite avec une interrogation. L’Hozûki eut un mince sourire.

-          Je voulais juste savoir si tu allais m’assassiner avant de commencer ma chasse.

-          Ne le tue pas et tu ne mourras pas, affirma le gris.

-          Ça n’a jamais été dans mes intentions, répondit rapidement Suigetsu. Peut-être dans celle d’Akura, mais ça m’étonnerait qu’elle voudrait perdre sa place maintenant alors qu’on vient de réussir à entrer dans un examen chuunin alors que nous avons 15 ans.

-          Fait ton examen, de toute façon, ce gamin a de la ressource. Ne croit pas l’avoir aussi facilement que les épéistes, observa-Yagura. Il est rusé et cette ruse sera peut-être la perte de ton équipe.

-          Je prends le conseil…

 

Sur ces mots, il le laissa seul. Le jounin soupira de découragement, ses sens captèrent l’approche d’un de ses semblables. Il se leva de sa position et se décida à s’en aller. Il n’aimait pas trop le fait de rencontrer des enfants qui croyaient toujours vivre la pire des vies possibles sur terre. Ses sens l’avertirent de l’approche d’un autre jinchûriki, une plus précisément venant vers l’endroit où il allait. Son soupir retentit dans le silence du village de la brume. Il sentit la présence, elle venait de franchir la ruelle qui les séparait. Et la seconde, il dût l’éviter parce que la jeune fille lui fonçait dedans, concentrée dans ses pensés.

-          Ah, ex… Vous êtes un jinchûriki, s`exclama-t-elle.

-          Surprise, demanda-t-il avec un haussement de sourcil.

 

Yagura secoua la tête avant de recommencer à marcher, derrière, l’autre enfant s’était arrêté sous le choc. Il n’avait aucune idée pourquoi et il ne voulait pas le savoir. Le gris laissa ses pas le conduire jusqu’à la rive d’une autre section qu’il utilisait pour rejoindre son chez-lui.

-          La saison des tempêtes arrive, murmura-t-il au vent. Et elle risque d’être l’une des plus violentes que Kiri a connue jusqu'à ce jour.

 

Il partit pour mettre pied sur l’eau lorsque la jeune fille qu’il avait croisée l’arrêta. Elle avait des cheveux vert-menthe qui lui arrêtaient aux épaules, dans son regard orangé, il y avait de la détermination et de l’espoir. Un espoir que Yagura ne comprenait pas. Pourquoi cette fille ne voulait-elle pas le laisser tranquille? Non, en fait, pourquoi tout le monde ne voulait pas le laisser tranquille? Il demandait seulement la paix, rien de plus, rien de moins. Déjà que l’Uzumaki n’était pas capable de bloquer ses pensés, ne pouvait-il pas passer une seconde avec le silence absolu à la fois dans son esprit et à l’extérieur. Il ne demandait pas grand-chose de son avis.

-          Que veux-tu, finit-il par demander.

-         

-          Que voulez-vous, rectifia-Yagura de plus en plus irrité.

-          Pourquoi n’avons-nous jamais su qu’il y avait des personnes comme nous, interrogea-Fuu.

-          Tu crois vraiment que je sais la raison, s’étonna le gris.

 

L’autre garçon derrière fronça des sourcils, c’était le genin de Suna. Gaara, il avait quitté son équipe après avoir eu une soudaine envie de meurtre vis-à-vis ses frères et sœurs. Il avait senti l’enfant blond et avait décidé de voir ce que faisait cet enfant qu’il tolérait. Au lieu, il avait trouvé ce drôle de personnage, une personne nommée jinchûriki ce qu’il était. Il s’était arrêté sous le choc, il ne voyait que la personne de dos, mais quelque chose, un sentiment, s’était répandue en lui simplement en le voyant. Il ignorait totalement pourquoi.

-          Et toi, que veux-tu, lui demanda le gris en se tournant.

 

Sa respiration se bloqua dans sa gorge, il ne répondit pas préférant regarder le porteur du Sanbi.

-          La même raison qu’elle, finit-il par dire de sa voix froide.

-          La seule chose que vous devez savoir, c’est que les jinchûrikis sont la personnification d’une arme mortelle, haussa-t-il. Pour que cette arme soit la plus performante possible, il ne faut pas qu’elle sache qu’elle n’est pas la seule à être différente, sinon, les dirigeants vont perdre le contrôle.

-          Pourtant, je n’ai jamais été une arme, s’exclama la jeune fille. On m’a négligée et haïe…

-          Parce qu’ils avaient peur de toi, coupa-Yagura en les regardant à tour de rôle. Tu es quoi, la septième? Imagine un peu s’ils te permettaient de te rendre jusqu’à ton plus haut potentielle, si tu les trahis, ils auront un jinchûriki pratiquement imbattable à battre et à forcer à leur obéir, pas une très bonne solution. Normalement, c’est à partir du cinquième qu’ils comment à les renier et à tenter à détruire leur potentiel.

 

Le silence se fit entre les trois, le gris leva le regard vers le ciel en soupirant de découragement. Une fine pluie commença à tomber. Une pluie qui se transforma en déluge, Yagura sentit ses vêtements se tremper, il grinça des dents. Il détestait la pluie, la détestait de tout son être malgré son affiné naturel avec l’élément aqueux.

-          Je vous conseille de rentrer, les pluies de Kiri ont tendance à être torrentiel.

 

Sur ces mots, il mit pied sur l’eau et partit en direction de sa demeure.

 

Avec Ino

La jeune fille s’arrêta soudainement, elle était à la recherche de cette équipe d’Iwa. Naruto agissait bizarrement quand on parlait de ce village, elle ne voulait pas qu’il se fasse détruire mentalement parlant. C’était la première fois qu’elle tentait de prendre son rôle, la Yamanaka avait développé un sentiment de protection vis-à-vis son coéquipier, elle ne pouvait pas permettre qu’il se fasse blesser plus qu’il était déjà malgré l’absence de blessure physique. Ino concentrait donc ses recherches dans une zone précise où elle avait déjà vu un grand rassemblement d’Iwa. Malgré la pluie, elle avait le courage nécessaire d’espionner. Aucune personne n’avait le droit de la blesser tant qu’elle participait aux examens chuunins, c’est donc pour cette raison qu’elle n’eut nullement peur d’un gars originaire de Taki.

-          Tiens donc, une kunoichi de Konoha, seule, fit-il avec un sourire de pervers.

 

La Yamanaka ne se rappelait pas de l’avoir vu, mais elle savait qu’il était plus âgé qu’elle. Il avait des cheveux bruns et un regard pers, rien de plus, rien de moins. Ses vêtements représentaient la mode de Taki, la jeune fille haussa brièvement les épaules avant de se concentrer sur ses recherches à nouveau.

-          Tu es donc plus téméraire qu’il n’y parait, murmura-t-il en se rapprochant.

-          Un pas de plus et je t’écrase ce à quoi tu tiens le plus sur ton corps, menaça-Ino d’une voix froide et glaciale.

 

Leurs missions régulières avec l’unité à Ibiki avaient beaucoup servi à Ino, elle y avait rencontré une jeune femme nommée Anko, une jeune femme très sadique qui l’avait pris sous son aile. En moins d’une semaine, la Yamanaka avait développé énormément de ton de voix menaçant et des manies disons très sadique. Même son père ne lui arrivait pas à la cheville. Ça n’aidait pas qu’Ino était apprentie dans le département d’interrogatoire et de torture depuis qu’elle était entrée à l’académie, mais ce n’était qu’un mince détail.

-          Et menaçante en plus, j’aime ça, continua-t-il.

-          Si tu ne veux pas finir comme mes victimes à Konoha, tu es mieux de déguerpir, sourit-Ino en se tournant, le regard cruel pour l’une des premières fois de sa vie. Je peux te garantir que certains m’ont supplié de mettre fin à leur torture et de les tuer…

 

L’adolescent blêmit légèrement en voyant réellement une parcelle de vérité dans les prunelles de la kunoichi, il se recula signifiant son intention de partir et déguerpis aussi vite qu’un lapin. C’était drôle à voir pour la jeune fille. Elle se tourna soudainement et ne put bloquer, un coup atteint un point de pression et elle sombra dans l’inconscience. Pendant qu’elle «discutait» avec le jeune homme originaire de Taki, une jeune fille d’Iwa s’était rapproché après avoir vu les intrus. Elle avait des cheveux noirs coupés court et des yeux aussi foncé que l’était l’abyme de l’océan.

-          Et bien, une prisonnière va aider à amener ce gamin, sourit-elle. Mon grand-père sera certainement reconnaissant…

 

La première épreuve et le premier obstacle, que va faire le petit Naruto face à l’absence de sa coéquipière.