Bridge Over Trouble Water

par goldenpair

Long Way To Go :

 

Chapitre 19 : Bridge Over Trouble Water.

 

Sakura s’arrêta et se retourna vers Sasuke étonnée par son geste. Il plaça une main derrière la nuque de Sakura pour l’attirer à lui et l’embrasser.

 

Flash Back : Un an plus tôt et quelques mois :

 

_ Sakura, murmura-t-il, …

L’interpellée tourna la tête vers Sasuke et avant qu’elle ne puisse dire « Quoi ? », les lèvres du brun rencontrèrent les siennes. En premier lieu quoi de plus normal que d’être surprise. Après tout le garçon dont vous êtes amoureuse qui vous embrasse sans aucune raison apparentes le jour de la Saint-Valentin, à de quoi surprendre. Donc autant en profiter un maximum fut sa première pensée. Mais un gros doute s’insinua en elle. Sasuke ne pouvait pas être amoureux d’une fille aussi banale qu’elle. Et si c’était le cas, elle n’était pas celle qui lui fallait. Loin de là. Elle se sépara à contre cœur du brun, pour se lever et quitter en vitesse les toilettes pour garçons. Il lui fallait un endroit calme pour réfléchir mais surtout pour se remettre de ses émotions. Le meilleur endroit qu’elle est trouvée fut l’infirmerie.

 

Fin du Flash Back.

 

Le baiser devint enflammé, passionné comme si c’était la dernière chose qu’ils devaient faire.

Sakura se souvenait à présent. En sortant de l’infirmerie, elle était encore incertaine de ce qu’elle allait faire. Mais plus elle se rapprochait de la salle de classe, plus ses sentiments lui disaient  de foncer dans la salle de classe et de rouler une pelle monumentale à Sasuke, ce qui la fit sourire.

Mais elle ne put jamais atteindre la salle de classe.

 

Plusieurs éléments lui firent comprendre la sincérité et la détresse de ce baiser. Le mail « anonyme » entre autre et surtout que ce soit lui qui fasse de nouveau le premier pas. Elle s’accrocha à sa chemise d’uniforme et se hissa du mieux qu’elle put sur la pointe des pieds. A bout de souffle, ils se séparèrent. Ils se regardèrent droit dans les yeux. Ils se comprenaient parfaitement, pas besoin de parler. Un léger sourire apparu sur le visage de Sasuke qui contamina aussitôt Sakura, heureuse de revoir de la joie sur  le visage du brun, de son brun à elle. Elle allait sortir des toilettes quand elle sentit deux bras la soulever et vit Sasuke qui la portait comme une mariée.

Sakura rougit et enfouit sa tête dans le cou de Sasuke qui riait doucement. Elle passa ses bras autour du cou de Sasuke en faisant attention avec sa béquille. Ils sortirent et rejoignirent leur classe.

Arrivés au niveau de la classe, il déposa délicatement Sakura et entrèrent le plus discrètement possible. Chacun s’assit à sa place avec un sourire qui annonçait un avenir plus qu’heureux.

 

Sasuke s’assit derrière naruto et en profita pour lui mettre une tape derrière la tête pour lui faire comprendre son mécontentement quant à son action. Le blond se retourna avec un sourire crispé prêt à recevoir une mort des plus rapides de la part de son meilleur ami. Mais en apercevant le visage décontracté, calme et serein de Sasuke, Naruto ne put s’empêcher de sourire et de crier en se levant et en faisant la danse de la victoire :

_ YES !!!! C’est qui le plus fort !?

_ La ferme, idiot ! S’écria Sasuke perdant légèrement son sang froid légendaire.

_ Monsieur Uzumaki ! Veuillez vous rassoir et laissez tranquille Monsieur Uchiha ! S’exclama Kakashi, enfin arrivé pour commencer le cours. Nous allons pour aujourd’hui…

Sasuke se rapprocha discrètement de l’oreille du blond :

_ J’espère pour toi que tu as déjà écrit ton testament, lui murmura le brun avec une voix digne d’un psychopathe.

Naruto déglutit rapidement sous le regard rieur de sa petite amie qui avait beaucoup de mal à se retenir d’exploser de rire. Sasuke se concentra sur le cours, laissant naruto s’enfoncer dans sa chaise pour se faire le plus discret possible.

Sakura de son côté, tentait tant bien que mal de suivre le cours, mais elle sentait une paire d’yeux fixée son dos. Elle tourna la tête vers Sasuke et vit qu’il n’y avait pas une paire d’yeux mais quatre paires fixées sur elle. Elle rougit imperceptiblement et se retourna rapidement. Elle entendit alors Ino s’écrier :

_ Trooop mignoooon !

Kakashi soupira :

_ Mademoiselle  Yamanaka, je vous prierais de garder vos commentaires personnels pour vous.

Kakashi reprit son cours là où il en était resté. Kiba se pencha alors vers l’oreille de sa petite amie et lui demanda :

_ J’ai rien compris qu’est-ce qui vient de se passer ? Murmura-t-il pour ne pas se faire surprendre par le prof.

Un sourire lumineux apparu sur le visage de la blonde. Sourire qui enchanta son petit ami qui adorait la voir sourire. Mais elle ne répondit pas pour autant. Elle, qui d’habitude est une vraie pipelette. Le brun insista voulant comprendre ce qui venait de se passer avec Naruto et sa danse de la victoire et maintenant Sakura qui se retourne et qui rougit comme une gamine prise sur le fait. Il avait beau réfléchir, il ne voyait vraiment pas. Du coin de l’œil, ino vit Kiba se démener pour essayer de comprendre la situation. Elle lui murmura alors :

_ Tu comprendras plus tard, lui souffla-t-elle.

Et pendant que Kakashi écrivait au tableau, elle lui vola un chaste baiser.

 

Du côté de Tenten, ça n’allait vraiment pas fort. Cela faisait plusieurs jours qu’elle avait quitté le domicile parental et qu’elle s’était réfugiée chez les Hyuuga. Petit problème, elle ne pouvait rester indéfiniment chez eux même si elle était la bienvenue. Encore plus démoralisant pour la jeune fille, ses parents ne s’inquiétaient pas plus que cela de sa disparition. Elle avait le cœur lourd d’avoir laisser ses petits frères aux mains de parents aussi irresponsables. Avec l’aide de Neji, et l’oncle de ce dernier, elle avait consulté un avocat, pour pouvoir s’émanciper et obtenir si possible la garde de ses petits frères. Malheureusement, tant qu’elle ne serait pas majeure c’est à dire à vingt ans, elle n’aurait aucun droit sur eux ; et qu’il était préférable qu’elle termine ses études avant tout, pour leur garantir un avenir heureux et prospère. L’avocat lui avait aussi dit que sa procédure d’émancipation pourrait faire ouvrir une enquête sur la responsabilité de ses parents, ce qui pourrait amener un suivi des petits frères auprès des services sociaux. Malgré tout cela, Tenten n’était pas rassurée, elle y tenait à ses deux petits garnements, elle les aimait et elle ne voulait pas les abandonner.

Se trouvant au fond de la salle, Tenten en profita pour s’affaler sur sa table de cours complètement épuisée. Neji s’en inquiéta et vit qu’elle retenait avec peine ses larmes. Il lui embrassa la tête et interpella le professeur :

_ Monsieur ?! Tenten ne se sent pas très bien, puis-je l’emmener à l’infirmerie ? Demanda le brun aux yeux de nacre.

Kakashi acquiesça, Neji se leva et aida Tenten à en faire de même, ils quittèrent la salle de classe. A l’extérieur de la salle, Neji prit sa petite amie dans les bras et l’emmena dans un endroit calme où elle pourrait pleurer tranquillement. Adossé contre un mur dans un coin calme et non fréquenté du lycée, Neji prit Tenten contre lui pour la consoler. Tenten s’agrippait au brun comme une bouée de sauvetage. Elle était complètement perdue. Elle ne savait pas quoi faire et ça elle ne le supportait pas. Elle entendait Neji lui murmurer des mots de réconfort. Petit à petit, ses pleurs se tarissaient, son souffle reprit son rythme régulier, mais elle restait accrochée à Neji :

_ Ca va mieux ? Demanda-t-il en lui caressant le dos, ce qui lui arracha un frisson.

_ Hm, lui répondit-elle en se calant un peu plus contre son torse.

Neji sourit et continua de caresser le dos de sa petite-amie :

_ Vaudrait mieux que tu arrêtes ça ? Dit-elle en relevant ses prunelles chocolat afin de rencontrer celles nacrées de son ténébreux.

_ Arrêter quoi ? Dit-il avec un sourire malicieux.

_ Ceci, répondit-elle en lui caressant très légèrement son bras.

_ Et qu’est-ce que je risque ? Demanda-t-il mutin.

_ Ca.

Elle l’embrassa passionnément et il répondit volontiers à son « châtiment ». Ils s’arrêtèrent à bout de souffle, se regardèrent dans les yeux, en silence. Elle l’embrassa rapidement avant de se détacher du brun et de l’entraîner vers la salle de classe, de bien meilleure humeur. Elle ne savait pas ce que l’avenir lui réservait, mais elle savait qu’elle pouvait compter sur Neji et sur tous ses amis. Juste avant de rentrer en classe, Neji retint Tenten :

_ Tu sais, tu peux rester autant de temps que tu veux au domaine, tu ne dérange personne et encore moins moi ou Hinata.

Elle se tourna vers lui et lui offrit un sourire radieux :

_ Merci.

Il lui rendit son sourire et ils entrèrent dans la salle de classe.

 

** Deux mois plus tard **

 

Tenten faisait face à ses parents. Elle leur tendit la lettre qui les convoquait au tribunal afin de statuer sur l’émancipation de cette dernière :

_ C’est comme ça que tu nous remercie !? Nous t’avons élevé, gardé sous notre toit, et c’est comme ça que tu nous remercie ! En nous intentant un procès ! Déclara froidement sa mère.

_ Je demande simplement mon émancipation, vous n’êtes jugés pour rien, répondit-elle. Si vous le souhaité je vous rembourserais tout l’argent que vous avez investit en moi, proposa-t-elle.

_ Et comment que tu…

_ Kimiko, ça suffit ! S’écria Monsieur Hitora. Très bien nous respecterons ton choix, mais si tu as le moindre problème ne viens pas nous demander de l'aide.

_ Ne vous inquiétez pas pour ça, sourit-elle narquoisement, votre argent ne m'intéresse pas, et puis j'ai des amis sur qui je peux compter et qui sont devenus ma famille. Et une dernière chose, ne m'empêchez pas de voir mes petits-frères, ils sont la seule raison qui fait que je ne suis pas partie plus tôt.

Tenten quitta la demeure parentale sous les yeux de ses petits-frères qui voudraient bien savoir quand leur grande sœur allait revenir. Avant de  rejoindre Neji dans la voiture mis à leur disposition, elle adressa un sourire radieux pour ses deux petits frères.

Dans la voiture Tenten soupira, elle venait de franchir un cap important dans sa vie. Neji posa sa main sur la sienne, voulant la rassurer et lui indiquer qu'il serait toujours là pour elle. Elle posa tête sur son épaule et ferma les yeux.

 

Dans une autre partie de la ville avait lieu un déménagement. En effet, toute la petite troupe aidait Sakura à emménager dans son nouvel appartement qu'elle partagerait avec Tenten. D'un commun accord, les Hyuuga et les Uchiha allaient aider financièrement les deux jeunes filles. Au début réfractèrent les deux jeunes filles acceptèrent devant les arguments des deux familles. Elles n'avaient bien acceptés qu'à certaines conditions; il était hors de question qu'ils paient la nourriture, Sakura étant habituée et Tenten travaillait depuis peu dans le restaurant de ses deux amis, au grand dam du responsable de salle, pourrait subvenir sans problème aux dépenses alimentaires des deux demoiselles; il n'était pas question non plus pour elles que les deux familles paient éternellement le loyer. Les conditions misent en place, elles cherchèrent un appartement pour les accueillir toutes les deux dans un prix des plus correctes et bien entendu à proximité du campus universitaire. Après un bon mois de recherche, elles trouvèrent leur bonheur dans un petit trois pièces lumineux à quinze minutes du campus et bien entendu avec un loyer modéré.

Elles avaient décidés d'emménager aujourd'hui quand Tenten obtiendrait son émancipation.

 

En fin de journée, Sakura et Tenten s'effondrèrent sur leur nouveau canapé complètement épuisée :

_ On est enfin chez nous ! S'exclama Tenten. Ça fait du bien.

_ Tu n'étais pas bien chez Neji ? Demanda malicieusement la rose.

Elle rougit, et balança un coussin à sa colocataire :

_ Je n’ai jamais dit ça ! C'est différent ! On commence juste une nouvelle vie !

Sakura attrapa Tenten dans ses bras :

_ Je sais ma petite Tenten, je te taquinais c'est tout.

_ T'es pas mieux avec Sasuke ! D'ailleurs pourquoi t'es pas restée avec Ino ?

_ Comment dire ? J'étais de trop avec Kiba qui traînait tout le temps dans le coin, révéla-t-elle.

Tenten explosa de rire, suivit rapidement par Sakura. Après cette belle crise de fou rire, Sakura se leva :

_ Ce n’est pas tout ! Qu'est-ce que tu veux manger colocataire ?

 

« La source de la peur est dans l'avenir, et ce qui est libéré de l'avenir n'a rien à craindre » Milan Kundera.

 

Un avenir radieux s'ouvre pour nos héros. Alors laissons-les le vivre pleinement et retournons au notre.

 

Fin du chapitre 19 : Bridge Over Trouble Water.