Et maintenant ?

par goldenpair

Long Way To Go :

 

Chapitre 13 : Et maintenant ?

 

Une nouvelle rentrée s’annonce et tous les élèves du lycée Konoha sont devant le portail du lycée, attendant patiemment qu’on leur permette de rentrer dans l’enceinte du bâtiment. La cérémonie de bienvenue des nouveaux élèves se fit sans anicroches. Les deuxièmes années et les troisièmes années étaient déjà installés dans leurs salles de classes. Ils attendaient chacun que leur professeur principal viennent les « accueillir ». Dans l’une de ces classes patientait nos très chers « héros ». Cette année encore comme l’année précédente, ils se retrouvèrent tous ensemble, mais une déchirure était apparue dans ce groupe si soudé. Monsieur Hatake Kakashi fit alors son apparition, il n’était évidemment pas à l’heure. Comme excuse, il leur dit qu’il avait du aider une élève en béquille à monter les trois étages. Il commença alors son petit speech :

_ Comme vous le savez, cette année est la dernière avant l’entrée en faculté, bien sûr n’oublions pas les différent concours et tout ce qui va avec. Je serais donc votre professeur principal, ainsi que votre professeur d’anglais et de japonais. Sachez aussi qu’un nouveau comité des élèves sera élu pour vous permettre à vous, les troisièmes années, de vous concentrer sur vos examens et sur votre orientation,…

On frappa à la porte. Kakashi lança un « entrez ! ». Et le nouvel arrivant entra. Une bonne partie de la classe fut alors prit de stupeur par l’entrant ou plutôt l’entrante. Des cheveux roses, coupés en un carré plongeant très structuré. Des yeux verts émeraude, cachés en partie par quelques mèches. Un corps bien « sculpté » avec des formes plutôt généreuses. Vêtue de l’uniforme du lycée, elle s’avança difficilement vers l’estrade car elle marchait en s’aidant d’une béquille. Chacun reconnu Sakura, enfin presque. Ils purent voir que quelque chose avait changé, mais ils ne s’avaient pas encore quoi :

_ Excusez-moi de mon retard, sensei. J’ai dû régler quelques formalités avec l’administration déclara-t-elle.

_ Très bien. Haruno-san, n’est-ce pas ?

_ Oui, sensei.

_ Allez vous asseoir, nous venons tout juste de commencer.

Elle s’installa au premier rang à une table disponible. Puis le cours reprit sans encombre. Aujourd’hui n’étant qu’une simple présentation de l’année, ils furent relâchés vers onze heures. Sakura n’avait pas décroché un mot depuis son arrivée. Dans le reste de la classe, beaucoup se posaient des questions : « Qui est-elle ? Vous avez vu « leur » réaction ? Pourquoi a-t-elle une béquille ? ». Ces messes basses passaient au dessus de Sakura. Elle rangeait tranquillement ses affaires pour pouvoir partir à son rythme.

Ino, Tenten, Shikamaru, Temari, Hinata et Naruto regardaient la rose faire son sac. Un an qu’ils ne l’avaient pas vue, et elle semblait avoir tellement changé. Naruto s’avança vers elle pour la saluer, mais à peine était-il arrivé à sa hauteur qu’elle partait toujours sans un mot. Naruto ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer et se tourna vers le reste du groupe :

_ Euh… Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Demanda Naruto inquiet.

_ Rien, ne t’inquiète pas, dit Ino.

Hinata tourna son regard vers Karin et sa bande. Elle vit alors Karin qui observait Sakura avec un regard triste et … coupable. C’est à ce moment qu’Hinata comprit. Depuis le temps qu’elle cherchait la personne qui avait fait tomber Sakura. Elle allait amèrement regretter d’avoir oser faire du mal à sa meilleure amie. Cela faisait un an, qu’elle emmagasinait cette colère, cette haine ; plusieurs personnes en avait déjà fait les frais : son père, cette loque de Sasuke, parfois Neji et … Naruto. Elle réalisa que tout ça était SA faute, elle serra son sac très fort avant de partir précipitamment de la salle de classe sous les yeux ébahis de ses amis.

A l’autre bout de la classe, un jeune brun aux airs un peu sauvage essayait de connaître l’identité de la nouvelle auprès de Sasuke :

_ Alors, c’est qui cette fille que vous semblez tous connaître ? Insista le jeune homme.

_ Laisse tomber Kiba, il ne te répondra pas, intervint Ino pour éviter un prochain meurtre.

Kiba Inuzuka a été transféré au lycée Konoha l’année précédente. Cheveux châtains, yeux chocolats, teint légèrement basané, un petit côté bestial et sauvage. Il avait tout pour plaire. Il s’était facilement intégré à la classe ainsi qu’à notre groupe d’amis, surtout avec Naruto et Shikamaru.

Kiba se rapprocha d’Ino pendant que Sasuke filait à l’anglaise. Kiba observa de ses yeux chocolat la sublime silhouette de la blonde et les traits de son visage d’ange :

_ «  Parfaite, pensa-t-il, mais trop bien pour moi. »

Il se reprit, ne voulant pas qu’Ino devine sa faiblesse :

_ Alors ? Demanda-t-il.

_ Alors quoi ? Répondit Ino du tac au tac.

Il lui fit un signe de tête pour lui montrer la scène qui venait de se dérouler :

_ Ah ! C’est Sakura !

Elle lui raconta alors leur histoire.

Hinata couru vers les escaliers. Arrivée à destination, elle eût comme un haut le cœur. Elle grimpa le dernier étage pour après se retrouver le toit. Elle inspira un bon coup. Elle réitéra ce geste plusieurs fois. Elle ferma les yeux pour savourer la légère brise qui soufflait. Elle se sentait minable, misérable, stupide, … Des larmes coulaient sur ses joues, elle n’arrivait pas à les stopper. Elle n’aimait pas la personne qu’elle était devenue. Une main se posa doucement sur son épaule. Elle n’eût pas le temps de voir le visage à qui appartenait cette main, qu’elle se retrouvait collée contre le torse de cette personne. Cette dernière étreignait la brune. Hinata ne demanda même qui était cette personne, elle le savait, elle reconnaitrait son odeur partout. Elle se demanda alors ce qu’il pouvait bien penser d’elle. Il devait la trouver ignoble. Cette constatation fit augmenter ces sanglots et Naruto resserra un peu pus son étreinte pour protéger Hinata de tous ces problèmes. Naruto lui souffla des mots réconfortant, presque des mots d’amour.

Hinata ne s’en rendit pas compte. Beaucoup de questions lui traversaient la tête. Elle se dit alors qu’elle ne méritait pas l’amitié de Naruto, encore moins son amour s’il existait. Elle se dégagea de ses bras et s’éloigna de quelques pas, avant de s’écrouler sur ses genoux. Naruto surpris, l’observa pour essayer de comprendre :

_ Je suis ignoble, je ne mérite pas d’être l’amie de qui que ce soit, je suis un monstre, dit-elle toujours tremblante.

_ Alors on est deux, déclara le blond. Depuis que je suis né, on dit que je suis le responsable de la mort de mes parents, avoua-t-il.

Il posa sur Hinata un regard doux et triste :

_ Non ! Ce n’est pas de ta faute ! S’écria Hinata. Tu n’étais qu’un bébé, ce n’était pas de ta faute, répéta Hinata.

Il s’approcha de la Hyuuga et s’agenouilla en face d’elle. Il lui essuya ses larmes avec son pouce :

_ Ce n’est pas de ta faute, dit-il à son tour. Tu n’es pas responsable de ce qui est arrivé à Sakura-chan, de la personne qui la poussée. Je peux aussi comprendre que tu sois en colère moi aussi je l’étais quand on disait qu’ils étaient par ma faute. Jusqu’à ce que je rencontre Sasuke, Iruka-sensei, tout le monde et toi aussi. Chacun m’apporté quelque chose : l’amitié, un foyer, la stabilité, la liberté, l’amour… bon il faut avouer que tes colères étaient impressionnantes et plutôt effrayantes, dit-il sur le ton de la plaisanterie.

Un léger sourire apparu sur le visage d’Hinata. Naruto se dit alors qu’il n’avait pas plus belle chance que celle-là. Il approcha son visage de la belle brune. Il déposa ses lèvres sur celle de la Hyuuga.

Elle ne comprit pas tout de suite ce qu’il se passait mais elle se ressaisit rapidement, depuis le temps qu’elle en rêvait, elle n’allait pas tout gâcher tout de même. Elle participa au baiser. Elle lia ses deux bras autour du cou du blond, les rapprochant l’un de l’autre un peu plus. Mais le blond perdit l’équilibre et tomba sur Hinata. Il rompit le baiser et allait s’excuser quand il entendit le rire si doux d’Hinata. Il se rapprocha alors de son oreille et lui murmura trois mots, trois petits mots. Elle ferma les yeux pour mieux les savourer. Pour toute réponse, elle prit l’initiative de l’embrasser de nouveau.

Sasuke descendait lentement les escaliers. En bas de ces derniers, ses pas le traînèrent inconsciemment vers la sortie. Et là, il la vit, marchant doucement vers le portail ou une limousine était garée. Devant la limousine, beaucoup d’élèves bavaient à sa vue, dont ses groupies. Kin et Tayuya aperçurent la rose et elles commencèrent à pouffer. Le sang de Sasuke ne fit qu’un tour, il avait une très grande envie de meurtre. L’une des portières arrière s’ouvrit pour laisser voir un homme dans l’âge mur rejoindre Sakura. Il prit des mains le sac de Sakura sous les protestations de celle-ci mais elle finit par capituler. Le chauffeur ouvrit une seconde porte ainsi pour laisser entrer la fleur. La limousine disparut sous les yeux ahuris des groupies de Sasuke. Celle qu’elles appelaient « pouilleuse » était apparemment plus riche qu’elles trois réunies. Sasuke continua sa route vers le portail, c’est alors qu’il vit garée au loin une magnifique Porsche carrera noire. Adossée dessus, un jeune homme lui ressemblant trait pour trait mais en plus vieux. En passant devant lui Sasuke l’ignora royalement. « L’homme à la Porsche » sourit et rattrapa ensuite le jeune brun :

_ Sasuke attends ! Il faut qu’on parle ! Tu ne vas pas m’éviter toute ta vie ?! s’écria-t-il.

_ J’ai bien réussi pendant un an et je compte bien continuer pendant encore longtemps, ne t’inquiètes pas !

_ Sasuke arrêtes de jouer au gamin tu...

_ Itachi, coupa Sasuke, ce n’est pas moi qui change d’avis comme de chemise !

_ J’ai fait une erreur, je ne pensais pas que cela aurait au tant d’importance pour moi, s’expliqua-t-il.

_ Et bien assume tes erreurs et vis avec ! Maintenant fous moi la paix !

Il continua sa route sans un regard de plus pour son frère ainé. Il était en dernière année de lycée et il ne savait plus ce qu’il voulait faire. Son but lui avait été enlevé un an plus tôt par son frère. En plus d’être revenu avec une soi disante fiancée, il allait finalement reprendre l’entreprise familiale, à laquelle il avait auparavant renoncée. C’était toujours lui qui payait les pots cassés : « regarde ton frère à ton âge… » Et blablabla. On le comparait toujours à son frère, encore plus depuis qu’il est revenu. Et en voyant ce qu’était devenue Sakura, il était encore plus en colère et déprimée.

Il marcha lentement vers sa demeure, se demandant ce que pouvait bien faire le baka blond qui lui servait de meilleur ami.

Temari, rentrait elle aussi chez elle. Comme le reste du groupe elle était surprise de ce qu’était devenue Sakura. Elle sortit de l’ascenseur et rejoignit l’appartement de la famille No Sabaku. En rentrant, elle vit ses deux frères et son père assis autour de la table du salon :

-« Ça sent le conseil de famille, qu’est-ce qui se passe ? », pensa-t-elle.

_ Ah Temari te voilà, commença son père, il faut que je vous parle de quelque chose.

Elle s’assit sur l’une des chaises à côtés de ses frères et face à son père :

_ Bien, come vous le savez, je suis le député de …

_ Viens en aux faites et rapidement, coupa Temari assez sèchement.

_ En gros, il serait préférable de déménager, annonça-t-il.

_ Quoi !! s’écria Temari. Il en est hors de question ! TU déménage si tu veux mais nous restons ici ! Tu as voulu devenir député ! Tu assumes tes choix ! Mais nous, nous n’avons jamais voulu de tout ça ! dit-elle en montrant la richesse de l’appartement.

Elle quitta le salon pour rejoindre sa chambre dont elle claqua la porte.

Monsieur No Sabaku regarda la porte de la chambre de sa fille. Elle ressemblait tellement à sa mère, sa défunte femme. Explosive, dynamique, aimante et sensible. Il n’arrivait jamais à lui en vouloir, car il savait que c’était de sa faute. Ses deux fils repartirent à leurs occupations, le plus grand à ses jeux vidéo, le second surement à ses devoirs.

Lorsque Gaara passa devant la chambre de sa grande sœur, il entendit des sanglots étouffés venir de la pièce. Il s’arrêta pendant dix secondes, puis continua jusqu'à sa propre chambre. Ce n’était pas la première fois qu’il l’entendait pleurer. À chaque fois, il voulait l’aider comme elle l’avait fait et comme elle continu de le faire mais il n’y arrivait pas. Il ne savait pas comment faire.

 

« Et maintenant que vais-je faire,

De tout ce temps, que sera ma vie »  Gilbert Bécaud.

C’est la question que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie. Trouver la réponse est parfois difficile comme elle peut couler de source. Quelles réponses vont-ils trouver chacun à leurs problèmes ?

 

Fin du chapitre 13 : Et maintenant ?