Le digne élève de son maître

par clems17

Village de Konoha au Pays du Feu. Havre de paix, de prospérité, fierté de ses habitants. Bénéficiant d’un climat clément tout au long de l’année. Mais, depuis quelques jours l’activité qui caractérisait le fier Konoha semblait s’être éteinte. Il n’y avait plus aucun passant. Les magasins étaient fermés. Les volets et rideaux clos.  

La guerre avait commencée. Les troupes étaient parties au front et les premières nouvelles faisaient état de lourdes pertes. Les bilans officiels quotidiens ne faisaient que renforcer le sentiment de terreur des habitants, les poussant à s’enfermer chez eux sachant très bien que si Konoha venait à perdre cette guerre, le village serait détruit et les habitants massacrés. Telle était la règle dans le monde des ninjas.

Pourtant, tous les combattants n’étaient pas partis vers le champ de bataille. Certains étaient restés pour protéger autant que possible le village en cas d’attaque ennemie. Guères plus qu’une dizaine, ces ninjas faisaient les 100 pas dans le village désert. Pour sûr ils n’avaient pas le meilleur rôle. Mais tous savaient à quel point leur rôle était important et ils n’auraient abandonné leur poste sous aucun prétexte.

Parmi les individus présent, trois pouvaient être qualifiés de  ‘’supérieurs’’ aux autres. Trois individus complètement différents physiquement. Il y avait deux hommes et une femme.

Agés d’environ 40 ans, les trois se tenaient présentement dans un bar miraculeusement ouvert. La femme, de taille moyenne, mais dont l’imposante poitrine faisait la joie de son coéquipier, descendait bouteille de saké sur bouteille de saké devenant de plus en plus rouge elle s’appelait Tsunade Senju et était la petite fille du Shodaime Hokage, Hashirama Senju d’illustre mémoire.

L’un des deux hommes, en pleine contemplation des attributs de sa voisine était de grande taille et portait ses cheveux blancs jusqu’au bas de son dos, il s’appelait Jiraya et menait à bien ses recherches grâce à sa principale source d’inspiration.

Le dernier enfin semblait se désintéresser complètement des deux autres. Ne buvant ni ne mangeant,  il regardait de ses yeux si semblables à des pupilles de serpent la rue déserte. Il s’appelait Orochimaru et était l’archétype du scientifique obnubilé par ses recherches macabres au désespoir de ceux qui l’entouraient.

Ces individus si atypiques avaient faits à de nombreuses reprises l’admiration de leur village. Les Sannins, les Trois génies, les Feuilles de Konoha…..Que de surnoms glorieux.   Et ils les méritaient. L’une était spécialisée dans le ninjutsu médical, le second dans des techniques imprévisibles mélangeant ninjutsu, senjutsu et invocations de crapauds, le dernier dans les techniques interdites toutes plus dangereuses les unes que les autres et dans les serpents. Un tel niveau les avait classés dans les meilleurs ninjas du village. Mais ces dernières années, de nouveaux potentiels  avaient émergés. Kakashi Hattake, Minato Namikaze, Shisui Uchiha,…..la jeunesse était décidément prometteuse.

D’ailleurs en parlant de jeunes…..

-          Dites donc, Tsunade, Oro-kun, vous n’auriez pas vu Naruto ?  J’avais cru comprendre qu’il devait nous rejoindre.

-          Pfff ce gamin……renifla dédaigneusement Orochimaru.

-          Tais-toi et reprend un verre Jiraya, renchérit Tsunade, tu me fais mal à la tête.

-          Je vous trouve bien durs. Oro-kun, tu as vu comme moi son potentiel incroyable…

-          Pas si incroyable que ça puisque ce trouffion irrévérencieux et impertinent refuse de le développer avec mon aide si généreusement proposée et…..

-          Oui c’est bon c’est bon on a compris, l’interrompit Jiraya pour l’empêcher de continuer à se lancer des fleurs. Ce n’est pas parce qu’il a refusé de devenir le cobaye de tes expériences débiles qu’il faut.

-          Tu n’y connais rien abruti, rétorqua violemment le serpent. Si tu t’intéressais à des choses intelligentes ça pourrait te servir sur le champ de bataille. Alors que ton espionnage des bains publiques….


Jiraya se leva brusquement et se lança dans une tirade des plus enflammées.

-          Comment oses-tu dire ça Orochimaru-teme ! Si tu sortais de ton antre de temps à autre tu t’intéresserais à des choses humaines.

-          T….t….t….taisez-vous tous les 4, mugit soudain Tsunade à moitié affalée sur le comptoir, laissez moi boooar…..zzzzz

-          Et voila c’est reparti, soupira Jiraya.

Soudain une lueur malsaine s’alluma dans son regard. Il sortit de sa veste crayon, carnet et appareil photo.

-          Magnifique, gloussa t-il, grâce à elle je vais pouvoir continuer mes recherches pour mon nouveau roman. Attention de ne pas la réveiller, mouah ha ha ha !!!! Je suis le plus intelligent et le plus malin.


Il ajusta son appareil photo et commença un croquis sous l’œil dégouté de son coéquipier.  
 



Pendant ce temps…..à l’autre bout du village, l’individu source de la discussion des trois Sannins de Konoha était assis sur un banc.

Les pensées s’agitaient sous son crâne et lui causaient une migraine terrible. Tout cela était toujours vraiment dur à accepter. Même le passage d’un Jiraya volant et hurlant de douleur ne lui fit par tourner la tête.

Voila qu’il se retrouvait à l’époque de la Trosième guerre Ninja à côtoyer ses futurs senseï ainsi que sa famille. La peur de l’inconnu était omniprésente car il ne savait toujours pas quand et comment il rentrerait à son époque. Le jeune blond réalisait qu’il n’était pas vraiment à sa place dans le Konoha d’avant sa naissance.  

  Mais une question revenait. Pourquoi l’avait-on marginalisé une fois de plus ?  Il soupira. Malheureusement, il connaissait la réponse. Son statut de jinchuriki le condamnait à rester isolé dans le village. Quelle ironie d’être non pas mis à l’écart par les habitants mais par les hautes autorités du Village. Il comprenait le geste de Sandaime qui n’avait pas voulu accéder à la demande de Danzo en faisant de lui une arme. Toutefois, cette solution était vraiment à double tranchant. Pourquoi ne pouvait-il pas combattre comme un simple ninja ?  Pour la cinquième fois en une minute, au moins, il maudit le Démon Renard et l’exil qu’il lui imposait.

-          Allons donc, répondit une voix démoniaque et moqueuse dans son esprit, tu renoncerais à la source de ta puissance ?  Quelle bêtise……

-          La source de ma puissance tu dis ? De ma haine, de ma tristesse, de mes soucis serait plus juste. A cause de toi j’ai blessé les gens que j’aimais comme Sakura-chan.

-          Dégâts collatéraux, gamin. La puissance entraîne des sacrifices.

-          Mais pas comme ça ! Renard stupide que tu es ! Pourquoi ne te contentes-tu pas de me donner ton chakra ? En plus de ça je dois me supporter ta misanthropie et ton ressentiment dont je n’ai absolument pas besoin. Garde ta haine pour toi. J’ai déjà suffisamment de soucis comme ça.

-          Mon chakra est rempli de haine.  Chaque fois que tu l’utilises c’était dans un état de grande émotion. C’est ma nature profonde et ça ne changera jamais. Pour contrôler ma force il faudrait que tu parviennes à prendre toute la haine de 3000 ans de vie sur tes seules épaules. Ce qui est impossible pour le minuscule humain que tu es.

-          Il faudra que tu apprennes à ne pas me sous-estimer Kyubi, répondit le blond avec un grand sourire. Je te l’ai déjà dis l’autre fois. Je t’en libérerai et tu pourras arrêter de grommeler dans mon esprit et me pourrir la vie. Même  si ça doit prendre des années. J’y arriverai. Je chercherai la bonté en toi où qu’elle se cache. Je n’abandonnerai jamais.

-          Tu es toujours aussi naïf. Après tu t’étonnes que Sasuke Uchiha ne veuille pas t’écouter. Pour cela il faudrait que tu comprennes son sentiment de vengeance. Alors que toi tu t’accroches à des idées utopiques qui n’existent pas dans le monde des ninjas.


Naruto fit un sourire triste mais la volonté était toujours présente dans son regard.

-          Sur ce point tu n’as pas tort, Renard, il est vrai que je n’ai jamais vécu le sentiment de vengeance qui va l’habiter dans plusieurs années. Mais au fur et à mesure  des années j’ai l’impression de le comprendre de mieux en mieux.

 

A des kilomètres de Konoha….
 
-          Doton ! Retsudo Tenshou ( Déchirure du sol )  !

Un puissant séisme fit s’écrouler l’énorme rocher qui protégeait les ninjas de Konoha. Mais nom de nom qu’est ce qu’ils faisaient dans cette galère ? Et pourquoi fallait-il que ces ninjas galeux d’Iwa attaquent à Taki.


Taki……

Village des Cascades célèbre pour sa beauté. Entouré par une forêt impénétrable. Il faisait la joie du dirigeant actuel qui se satisfaisait pleinement de son petit domaine.

Du moins c’était avant…..

Les ninjas d’Iwa en route vers Konoha étaient passés en force à travers la forêt à grands coups d’avalanches et de séismes. Et quand les ninjas adverses avaient mis leur techniques Katon dans la bataille les choses n’avaient fait qu’enmpirer et empirer encore. Le village était entouré de ruines et la forêt ne semblait être qu’un gigantesque brasier paraissant inextinguible. Dégâts collatéraux aurait dis Kyubi…..

Les techniques se succédaient les unes aux autres sans pouvoir, semblait-il, venir à bout du camp adverse.  Jets de kunaïs, de shurikens….choc d’un rocher s’écrasant sur le sol et causant des dommages considérables, crépitements d’un jet de flammes. Et pire que tout….les cris atroces provenant des nombreux blessés situés dans le no man’s land  séparant les deux camps. Hurlement de détresse, de douleur et de peur. Supplications destinées à leurs coéquipiers, les implorant de venir les aider. Telle était l’horreur de la guerre. Il fallait endurcir son cœur et ne pas céder aux sentiments humains. Un ninja n’a pas d’émotions. Il n’est qu’une arme au service de son village.
 

Konoha

Naruto venait de prendre sa décision. Une décision lourde de conséquences. Il allait partir combattre. A partir de ce moment présent, le futur allait totalement être bouleversé.

Il attacha son bandeau puis se dirigea vers la sortie du village. Au moment de passer la grande porte, il fut interpellé par deux chunins.

-          Et toi ! L’hokage nous a interdit de sortir du village.

-          L’Hokage a peut être agi en véritable stratège, répondit le blond, mais il ne me connaît pas totalement. S’il s’imagine une seule seconde que je vais laisser les gens de mon village se faire tuer il se trompe.

-          On se fiche de tes raisons. Les ordres sont les ordres point.

Naruto fronça les sourcils.

-          Ne m’obligez pas à faire ce que je regretterais.

-          Viens essayer !

 "Naruto se détourna, il n'avait pas fait tout ce chemin pour s'arrêter là.

-            Kage Bunshin no jutsu !

1000 Naruto  apparurent.

-          Vous ne me retiendrez pas comme ça !
 

Une bataille allait commencer.

Soudain une voix provenant de l’autre côté de la porte les interpella, stoppant toute hostilité.

-          Laissez le partir. Il ne renoncera pas à faire ce qu’il veut. Inutile d’essayer de le retenir.

-          Jiraya-sama ?

-          Ce nindo de ne jamais abandonner. C’est  aussi le mien. Tu es bien mon élève Naruto, vas-y ! Je m’occuperai du vieux Sarutobi.

-          Merci….Ero-sensei.

Le blond passa devant eux avant de sortir du village sous le regard fier du Sannin. Puis il se concentra pour faire apparaître les cernes du mode Sennin afin de sentir les chakras et s’orienter vers le champ de bataille.


-          Il est plus que temps que j’entre en scène.