Bataille de ramens

par tookuni

 

Le tombeur

 

Chapitre 5

 

 

Réveil aux aurores par une Sakura particulièrement énervée. Elle m’a vu hier soir avec Kiba. Elle, ce n’est pas aujourd’hui que je l’aurais… Bon, mission matinale, puis Kiba m’attends à la grange.

 

Je lui annonce fièrement que j’ai vérifié que je n’étais pas impuissant, il éclate de rire.

Deux heures de l’après-midi, on est mardi, et nos estomacs crient famine. Ca c’est une idée ! A cette heure là, et ce jour là, il n’y a jamais qu’une seule personne à Ichiraku : Chouji.

 

Cible numéro trois identifiée, selon plan : difficulté : nulle, chances de survie : maximales, intérêt : nul si j’exclu le bol de ramens.

 

Nous y voici. Comme prévu, Chouji est en train de finir son quinzième bol de nouilles. Nous nous approchons, je m’installe à côté de lui. Kiba, à ma gauche, pouffe déjà de rire. On se salue, on commande, il commande à nouveau.

 

Me voilà à quelques centimètres de Chouji, en train de me goinfrer de ramens au porc et d’essayer en même temps de mettre des bouts de mes ramens dans son bol. Une semaine au service de Kiba, ça vaut bien un sacrifice comme celui là… Mes ramens…

Kiba est toujours en train de glousser et ça m’énerve. Coup de coude dans l’estomac no jutsu ! Voilà, ça va mieux, paix à l’âme de Kiba qui est en train de glorieusement s’étouffer avec ses ramens Gniark ! Je deviens sadique moi…

 

Ah, on arrive à la fin du bol. Je sais que tous les deux on est des amateurs de la « dernière bouchée sacrée ». Je prends soin d’attraper la dernière nouille en même temps que lui. On s’aperçoit en même temps qu’on partage la même nouille, si je peux m’exprimer ainsi… Kiba voit d’un air intéressé le regard combatif que nous nous jetons et s’improvise commentateur de la rencontre. A qui la dernière bouchée de nouille ?

 

Comme des affamés, nous ouvrons grand la bouche pour attraper le plus gros morceau de nouille possible. La seconde d’après, un combat que Kiba ne peut ni suivre ni commenter se met en place [rappel : ceci est une parodie] : il est simplement écroulé de rire sur la table. Inutile d’entrer dans des détails peu plaisants, je laisse tout de suite Chouji gagner.

Explosion de rires générale… Berk pour les deux, heureusement que c’est pour des ramens…

 

Kiba donne un coup de poing sur la table tant il n’en peut plus, ne voit pas où il frappe et met la main dans son bol de ramens. Le bol s’envole, les deux goinfres que nous sommes se jettent à la poursuite du bol pour le sauver de sa situation périlleuse. Kiba regarde le bol arriver vers lui, trop occupé à rire, il n’esquive même pas et va se prendre le bol sur la tête… Les ramens sont cuits…

 

CRAC !

 

Dans notre élan héroïque pour sauver le bol de ramens, nous nous sommes jetés après lui, si bien que Kiba a fini écrasé entre la chaise brisée et Chouji. Vengeance ! Ahaha ! Là, je deviens sadique !

 

Cible trois, Ok. Pfiou… Quelle galère… D’ailleurs à ce propos…

 

 

Un peu plus tard, je me retrouve au bord d’un champ, Kiba planqué derrière un arbre, comme ça lui arrive souvent en ce moment.

 

Cible numéro Quatre en vue ; difficulté : moyenne, chances de survie : cinq sur dix, intérêt : inutile de préciser…

Identification : Nara Shikamaru… (Aura trop la flemme de me taper)

 

… et qui est en train de regarder les nuages bien tranquillement. Bein mon vieux, la tranquillité, elle ne va pas durer… Je passe à l’action, c’est un coup standard et risqué, mais avec lui je n’ai pas le choix, il est trop intelligent.

 

« Salut Shikamaru. Ouah ! Ca fait du bien un peu de calme…

– Et c’est toi qui dis ça ? Ca veut dire quoi ça ?

– Ouais, je me suis fais engueuler par Sakura-chan toute la matinée alors…

– Je connais, bienvenue au club. Tu veux regarder les nuages ?

– Ouais, et accessoirement faire la sieste en silence.

– Voilà une bonne idée ! » dit-il en baillant.

 

Une demi heure plus tard, toujours aux aguets, j’entends un petit ronflement familier. Il s’est enfin endormi. Je ne suis pas trop méchant, j’attends encore une demi-heure… Le moment fatidique arrive, Kiba est perché en haut d’un arbre et me regarde faire d’un air enjoué. Il lève le pouce, se mordant déjà la langue de bonheur…

 

 

A suivre