Chapitre III: Souvenir

par 2ju

Chapitre III : Souvenir

 

     C'est vrai elle était partie, peut-être même aurait-elle pu dire qu'elle avait fui derrière cette vieille excuse bidon.

Ils allaient s'en rendre compte, elle le savait. Ils n'étaient pas idiots ses trois petits ninjas. Et puis jamais elle n'avait cédé face à l'un de ces discours absurdes, pourtant si proche de sa vie d'avant…

                                   

Sa vie d'avant… c'était étrange de penser ainsi, de penser le passé comme si c'était réellement deux vies distinctes. Peut-être était-ce le cas ?

Pourtant, elle le croyait si bien enfouie, qu'elle pensait avoir oublié où elle l'avait caché ‘‘cette vie d'avant’’

 

Elle avait quitté ce village, fuit ce pays, déserté cette vie qu'elle ne pouvait plus supporter. Elle avait tout renié, tout abandonné sans la moindre peine. Y avait-il eu seulement une chose à regretter, une chose qui aurait pu la retenir ?

Elle était partie sans rien, rien que de la rage et de la rancœur pour gonfler son cœur.

 

Elle c'était alors reconstruite une nouvelle vie, une nouvelle identité, croyant pouvoir effacer ainsi tout ce qui était liée à son nom et passé. Se créant de nouveau souvenir bien plus beau, bien plus heureux que les cries et les pleures…

Personne ne l'a connaissait, elle était arrivée sans passé, mais on l'avait accepté comme ça, sans identité, sans poser de question.

Alors avec les années, elle avait oublié cette ‘‘vie d'avant’’, une bien belle illusion pour elle. Bien sur que non, elle n'avait pas oublié, comment aurait-elle pu ? Comment aurait-elle pu oublier ne serait-ce qu'une minute de cette vie ? Ce rêve devenu cauchemar sans même qu'elle n'ait eu le temps de se réveiller. Hein, comment aurait-elle pu ? Elle n'avait aucun moyen d'effacer une partie de sa vie n'est-ce pas ? Elle pouvait juste croire le temps d'un instant que cette vie n'avait pas existé. Mais y avait toujours cette chose, ce lieu, cette personne, aussi insignifiante soit le détail, il l'avait toujours ramené à cette vie d'avant, réalité qu'elle aurait aimée croire effacer !

 

Aussi insignifiant soit le détail… une silhouette rien de plus rien de moins, un corps adossé avec nonchalance le long d'un arbre, une posture. Elle aurait pu penser à une ombre appuyée dans le noir à contre jour. Cette simple silhouette lui avait suffi pour plonger dans le passé.

Un détail insignifiant, voilà ce qu'était cette silhouette, car ça aurait pu être n'importe qui non ?

Cette simple image en avait fait apparaitre tant d'autre, souvenir heureux, colère et haine !

Ça aurait pu être n'importe qui, mais pas pour elle ! Pour elle, ça ne pouvait être que lui !

 

La vue de cette ombre l'avait brusquement tétanisé, bloqué face à cette image qu'elle ne pensait pas pouvoir voir apparaitre face à elle.

Son corps c'était figé, elle avait reculé d'un pas, un geste humain signifiant la peur. Un automatisme qu'elle pensait avoir perdu avec toutes ces années de combats. Mais tout son être lui criait de fuir cette vérité qui lui rappelait bien trop brutalement l'autre vie.

Bien sur, elle aurait pu lutter contre ça. Elle aurait pu se cacher derrière sa façade de pierre si bien taillée avec les années, ce masque si dur et sans fissure que si peu avaient réussit à briser, ignoré ces signaux qui ordonnaient de fuir ! C'était une kushini expérimenté elle pouvait le faire sans vraiment trop de difficultés…

Elle aurait pu, mais face à cela, elle semblait bien petite, rattraper par les années… Alors oui, elle aurait pu le faire malgré tout, mais se ne fut pas le cas et elle avait sauté sur l'occasion que ce vieux discours lui apportait pour fuir.

 

Son lourd regard retomba sur la stèle de marbre noire.

Ses pas l'avait guidé là, était-ce une coïncidence ? Pas vraiment, elle avait pourtant lutté depuis son arrivée. Ne voulant pas un seul instant que ce village ne la retienne plus que ce qu'il ne le fallait…

Mais à quoi bon lutter ?

La stèle aux héros, mais quels héros ! Des héros morts, morts au combat, mort pour une cause ou bien un futile besoin de puissance d'on ils n'étaient parfois que de ce simple pion.

Son regard lui-même semblait être aspiré par le marbre comme si la pierre l'appelait. L'appelait à la rejoindre et qu'avec elle tout serait plus simple, tout serait plus beau, y aurait plus de l'arme plus d'arme, y aurait plus de crie plus de vie, le sang ne souillerait plus les doigts et le son des armes qui s'entrechoquaient gravé dans son esprit n'hanterait plus c'est nuit. Ce marbre noir semblait lui promettre tout ça, lui promettre l'oublie !

Seulement et elle le savait, la seule chose que la pierre froide pouvait lui promettre, c'était la mort, mais elle, elle n'était pas encore prête, prête à l'oublie.

 

Des héros, à en voir ce sombre monument, elle semblait en connaitre bien trop. Elle-même ignorait si l'on pouvait se montrer fier de savoir que le nom des ses amis les plus chers et de sa famille y étaient finement gravé. Non, jamais elle n'avait éprouvé la quelconque fierté de savoir qu'ils avaient eu leur place ici, elle ne ressentait que son cœur se serrer douloureusement dans sa poitrine. Pour elle, il n'y avait aucune fierté à être mort, quelque en soit la cause. La mort blesse et signifie l'oublie, et même si elle voulait lutter face à cela, même si elle voulait se souvenir du rire, du sourire, du visage, du défaut qui la faisait toujours rire. Les souvenirs se faisaient de plus en plus flou et elle avait peur d'oublier, d'oublier jusqu'au plus insignifiant des détails…

 

Regardant de nouveau le marbre, elle fut soulagée de voir que la pierre noire n'avait pas encore pris possession de certains noms.

Remontant les années son regard se fit plus lent, plus noir, emprunt d'une tristesse qui semblait sans fin, ses poings se seraient tout comme sa mâchoire et ses jointures blanchissaient. Butant bien trop souvent sur ces noms gravés que le marbre semblait aspirer. La rancœur et la haine refaisaient surface et un seul nom lui avait suffi pour remonter tant dans d'années dans le passé.

Pourquoi lutait-elle ? Elle se le demandait parfois. Même son propre nom était plaqué sur cette stèle pour les êtres morts et héroïques.

 ‘’ A quoi cela peut bien servir d'être un héros si l'on est mort ! ‘’ Pensa-t-elle avec rage.

 

Son nom était écrit… ça ne l'avait pas vraiment marqué sur le coup encore bien trop imprégné du précédent mais maintenant elle trouvait ça étrange. Il la croyait morte. Après tout pourquoi pas, cela voulait dire qu'une chose, leur plan avait marché à la perfection, morte dans ce massacre, morte dans ce bain de sang.

Elle se souvenait si bien de ce soir-là !

 

Elle avait treize ans mais surtout, elle n'avait plus rien, plus de famille, plus personne vers qui se tourner hormis une, Lui. C'était la seule personne en qui elle avait réellement confiance. De toute façon, elle n'avait plus le choix. Tout était planifié depuis de nombreux mois. Ce soir elle allait mourir pour ce village, pour ce pays, tous ceux qui vivaient ici et qu'elle connaissait. Elle allait mourir, mais pas pour eux, non, elle avait déjà bien assez donné pour ce village ! Non, elle allait mourir pour l'oublie !

Elle avait enfilé sa tenue noire, vérifier tout son équipement, accroché son katana à la lame pure comme la neige que son clan fabriquait depuis des siècles, mais maintenant, il n'y avait plus de clan, y avait plus qu'elle et ce soir aussi blanc et aussi pure que soit cette lame elle serait souillé par le sang !

Il était une heure cinquante-cinq, perché sur le toit de ce qui fut sa maison, la demeure familiale, elle l'attendait, il ne devrait plus tarder maintenant, il avait dit deux heures.

Son regard se posa sur le ciel couleur ancre et ces innombrables étoiles, la lune éclairait faiblement et la température était douce. Ce n'était pas une belle nuit pour ôter la vie mais c'était ainsi, de toute façon sa vie semblait contredire la logique.

Elle apposa doucement et pour la dernière fois son masque d'Anbu, ce masque qui ne signifiait plus rien ! Mais elle tuerait ce soir sous ce visage.

Elle était comme lui et c'était pour ça qu'ils étaient si proches, car ils avaient treize ans et qu'ils portaient ce masque qui s'opposait à la logique de leur âge. On les disait génie, mais ils n'étaient plus rien et tout leur à échappait, tout génie qu'ils étaient, ils n'avaient pu lutter.

 - Tu es prête ?

Il était arrivé, lui aussi portait cette tenue parfaite du bon petit ninja, mais n'avait pas gardé son masque, il avait un katana semblable au siens à la lame d'un blanc pure, la garde semblait plus grande et l'arme plus lourde. C'était elle qui lui avait fait lorsqu'il avait cassé le sien lors d'un de leur entrainement.

 - Oui et toi ?

Elle se retourna et il vit se masque blanc, blanc comme les premières neiges, quelques marques violettes qui s'entremêlaient pour former de belles courbes, une belle image en soit, la dernière que beaucoup avaient vue avant de perdre la vie. Mais lui n'en voulait pas et lui retira tendrement pour voir son visage, fermé et dure, prêt au combat.

 - Ne le porte pas. Murmura-t-il doucement.

Elle l'interrogea du regard, depuis quand n'avait-elle pas le droit de porter son masque quand elle le voulait et pourquoi lui ne portait-il pas le sien ?

Il avait souri doucement face à son étonnement, un sourire triste qui accompagnait si bien son regard dans lequel elle s'interdisait de plonger, au risque de se laisser embraquer dans sa peine et sa douleur, elle devait rester concentrée.

 - Ne tuons pas les miens visages cachés.

- Mais…

 - S'il te plait.

Pour toute réponse, elle hotta son masque et le posa sur le toit. Ce soir, ils allaient fuir !

 - Tu récupéreras l'enfant, le petit Naruto !?

 - Oui ne t'inquiet pas pour lui je m'en occupe, retrouvons-nous à l'endroit habituel.

 - Bien, allons-y maintenant !

 

Ils partaient tous les deux vers le grand domaine, marchant doucement dans les rues sombres et vides de vie. Il n'y avait aucun bruit, et il n'y en aurait aucun.

Ils avançaient doucement, rebuté à l'idée de l'acte qu'ils allaient commettre. Bien sur elle était en colère contre Konohanoncontre le monde entier mais là elle se sentait défaillir elle aurait aimé pouvoir partir en courant dans le sens opposé de ses pas. Et elle le voyait, lui marcher à ces côtés, ses pas se faisaient de plus en plus lents, et s'il avait pu lui aussi aurait couru dans l'autre sens. Ses mains ne tremblaient, pas d'excitation comme ça pouvait leur arrivé mais de peur, elle en saisit une doucement face à l'entrer, face au porte de ce clan endormi et paisible. Ne se doutant pas une seconde que leur fin était là au pied de leur porte, si proche qu'ils n'auraient pu s'en douter.

Il s'arrêta de marcher en sentant la pression rassurante sur ça main. Il s'était retourné doucement le regard triste et elle avait plongé avec lui. Il ne se parlait pas, il n'y avait pas besoin de mot entre eux, y en avait jamais eu besoin. Il le savait, il savait que ce regard émeraude plongé dans le sien lui disait qu'elle était là et que s'il le voulait elle le ferait pour lui. Il la sera contre son torse, mais rapidement elle s'en éloigna.

 - Je peux le faire tu sais. Je peux le faire pour toi.

 - Tu mourras avec eux ! Et ça, je ne le veux pas. C'est ma mission, c'est mon clan. Tu vas déjà en faire beaucoup trop.

 - J'aurais ma place sur cette foutu stèle alors. Oui, elle avait dit, elle s'en souvenait bien ! Elle se souvenait aussi de ce regard, il allait lui dire de partir, elle lui avait fait peur et il allait vouloir se débrouiller seul.

 - Akiko, j'aimerais que…

Elle ne l'avait pas laissé finir sa phrase et avait plaqué ses lèvres sur les siennes les scellant en un baisé amer, un baisé qui pour lui était trop proche de l'adieu et il n'en voulait pas. Mais il ne pouvait pas l'empêcher elle était trop butée, il ne pouvait pas gagner cette bataille.

 - Il en est hors de question, tu ne feras pas ça seul. Laisse-moi t'aider. Et elle avait laissé passer ses doigts dans ces cheveux sombres comme le ciel ancre de la nuit voyant toute la peine passer dans son regard onyx.

Il n'allait pas lutter pas contre elle, pas ce soir. Ce soir, il avait besoin d'elle c'est vrai. Besoin d'elle entant que femme avant d'avoir besoin du ninja qu'elle était. Alors sans un mot car le silence et le meilleur des langages il activa ces deux sharingans.

Elle le savait maintenant ils étaient prêts, ils avaient laissé leur peine, leur doute et leur peur de côté. Ils étaient devenus sombres comme la nuit. Ils étaient prêts, ils allaient les tuer malgré tout.

 - Tu t'occupes des quatre premières maisons comme nous l'avons décidé et tu pars devant avec le petit. Sa voix elle aussi avait perdu sa tristesse, il était devenu froid et les mots claquaient comme des ordres. Il le fallait, elle devait obéir ou elle risquait de périr !

 

Bien sur elle les avait tués en silence comme le vent. Elle n'oublierait pas ces quatre familles, ces six enfants endormis rêvant de choses insensé et impossible, ce vieux couple blotti l'un contre l'autre, elle avait espéré qu'en les tuants ensembles d'un même coup, peut-être, seraient-ils encore liée même dans cet autre monde dont tout le monde prêtant connaître l'existence. Non, elle n'oublierait pas, ces deux autres couples et cette femme célibataire.

Bien sur tout le monde connait cette histoire, mais personne ne la connait comme elle, car personne n'avait vu. Personne ne savait qu'il n'y avait pas qu'une personne responsable de ce massacre, personne ne savait à quel point cela avait été difficile. Personne ne savait à quel point ce sang tache leurs mains bien plus que tous les autres. Personne ne savait, mais ils le jugeaient tous coupable de cet acte ne cherchant pas à comprendre pourquoi, ils l'avaient condamné !

 

La nuit était tombée maintenant elle, c'était laissé bien trop longtemps plongé dans ce souvenir douloureux. Le cœur lourd, elle avait essuyé les quelques perles qui étaient tombées de ses yeux émeraude. Il était maintenant temps pour elle de rentrer.

 

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Naruto avait quitté ses amis bien épuisé par cette journée qui clôturait une semaine d'entrainement intensif. Une journée qui aurait dû être tranquille…

Cependant c'était sans compter sur la rencontre avec l'équipe numéro sept de Konoha qui les avaient menés à un combat plutôt épuisant sur le plan mental surtout. Bien sur, bien moins difficile que les entrainements de leur Sensei, ils avaient été malgré tout constamment sur leur garde surveillant activement Naruto. Depuis leur arrivé il était devenu bien plus ‘‘hostile’’ et méfiant, partant rapidement au quart de tour et les deux coéquipiers du blond savaient à quel point il pouvait se laissé dépasser lors d'un combat contre un ninja de Konoha.

 

L'accumulation de la fatigue les avait entrainés dans un profond sommeil. Kimiko et Hiroshi s'étaient couchés dès qu'ils étaient arrivés sans même attendre le retour de leur Sensei. Ils s'étaient glissés sous la douche puis sous leurs draps sans même manger et étaient tombé dans les bars de Morphée.

Mais le blond, lui malgré la fatigue présente sur traits, aurait été incapable de fermer l'œil de la nuit. Alors après un plat de ramen instantané, il avait quitté l'hôtel.

 

Il se retrouvait maintenant assit sur ce petit banc, sous un lampadaire dont l'ampoule qui se faisait vieille clignotait de façon irrégulière. Il avait pris avec lui la lettre d'Itachi, non pas pour la relire, car chaque mot et chaque phrase étaient maintenait déjà encré en lui. S'il l'avait prise avec lui, c'était pour ressentirai prés de lui la présence rassurante et apaisante de son Sensei.

 

Ce combat contre l'équipe de Konoha avait été différent de tous ceux qu'il avait pu faire. Une succession de sentiments étranges, comme si chacun de ses gestes avaient été guidé par le passé, comme si ce combat était l'accomplissement de tous les efforts fournit.

D'abord, Kimiko et Hiroshi… Ils en avaient fait des combats ensembles, ils c'étaient retrouvé de nombreuses fois dans des situations difficiles, ils les avaient croisés les ninjas des Konoha… Ça n'avait pas toujours était simple entre eux trois, il avait eu du mal à accorder un minimum de confiance en eux au début tout du moins. Il c'était montré froid et exigent les voyant comme des poids. Enfin tous ça était le passé… Mais aujourd'hui alors que ce n'était qu'un simple combat sans enjeux sans réel danger. Il n'avait ressenti ce sentiment, ce sentiment qui lui disait qu'il pouvait avoir confiance en eux, il avait sentie leur regard dans son dos prés à intervenir au besoin, qu'ils étaient là si besoin. Qu'ils avaient confiance ne lui, comme lui en eux. Il avait compris qu'aujourd'hui, ils étaient devenus une équipe !

 

Puis il l'avait vue. Lui le petit aux cheveux couleur corbeau, au regard si profond et si noir. Il avait eu l'impression de le voir sans le voir. Il se ressemblait tant que même sans qu'Itachi le lui dise, il l'aurait su lui aussi.

Il y avait eu ce regard, cette froideur et cette haine qui amenait de tous son corps, de tout son être. Cette rage dans chacun de ses coups, dans chacune de ses techniques, cette force qu'il semblait puiser dans la haine.

 

Au début du combat, l'équipe de Taki s'était concentrée sur une attaque en groupe comme ils avaient l'habitude de faire, mais face aux aspirants de Konoha, ils avaient opté pour une autre solution.

Bien loin d'un combat avec un réel enjeu ils avaient voulu se faire plaisir tout en réglant leur compte. Brisant facilement leur esprit d'équipe ils avaient pu les prendre à part, Kimiko s'était dirigé vers la seule fille de leur groupe, Hiroshi avait décidé de mettre K.O. le dénommé Kenta prouvant à l'épouvantail qui leur servait de Sensei qu'il n'était pas un gamin. Quant à lui Naruto n'avait pas réellement choisi son adversaire car très vite le petit Uchiwa c'était centré sur lui, oubliant bien vite ses propres équipiers et les équipiers de son adversaire. Naruto avait alors clairement demandé par un simple signe de tête à ses amis de ne pas intervenir dans ce combat.

 

Il c'était donc concentré sur Sasuke Uchiwa d'on il avait tant entendu parler. Cependant, il ne le reconnaissait pas dans les paroles de son Sensei. Où était l'enfant heureux et souriant ? Il c'était battu contre un mur de pierre, un mur de froideur. L'Uchiwa l'attaquait toujours avec plus de rages, plus de haines, il le défiait alors qu'il n'avait aucune chance, il n'avait pas le niveau. Qu'avait-il cherché à prouver ? Naruto avait eu la désagréable impression d'être plus d'un simple ‘‘ennemi’’, d'être un obstacle, un obstacle que le jeune ninja de la feuille devait battre pour pouvoir passer au suivant !

Ce qui avait été le plus difficile à voir fut cette partie de lui…car cet Uchiwa qui avait perdu face à lui après avoir violemment heurté un arbre, qui était blessé c'était relevé avec plus de rages, plus de haines !

Comme lui dans le passé, il c'était redressé face à son ennemi avec ce même regard qui cherchait vengeance, avec cette haine qui était devenue sa force. Il était perdu dans cet aveuglement…

Que devait-il faire ? Itachi lui avait demandé de veille sur son frère et de l'aider et lui avait promis !

Il lui avait promis… Sans savoir qu'il se confronterait à lui-même enfaites…

Perdu dans ces pensées au sujet du jeune prodige de Konoha, il ne l'avait pas senti s'asseoir à ses côtés.

 - Que fais-tu ici à une heure aussi tardive Naruto ? Dit une voix pleine de douceur.

Elle était là, aussi loin qu'il s'en souvienne elle avait toujours été là. Pour tous ses élèves, mais pour lui c'était particulier.

Itachi l'avait confié à Akiko, elle l'avait accueil chez lui, l'avait aidé dans son insertion au village et avait continué le travail d'Itachi asseyant de l'aider, de l'aider à perdre cette haine. Cette même haine qui brillait tant dans le regard du petit Uchiwa.

 - Tu le connais bien n'est ce pas ?

Elle ne comprit pas tout de suite de qui il lui parlait, mais quand elle aperçut l'enveloppe serrée entre ses doigts, elle comprit immédiatement.

 - Disons que nous avons était liée dans le passé… Il te manque ?

Naruto n'était pas dupe, il savait bien que certaines choses lui échappaient à propos de ses deux Sensei.

 - Il m'a dit… Il m'a dit un jour que je devrais aider son petit frère comme il allait m'aider. Je n'avais pas compris. Je n'avais que six ans…

 

     Les vents chauds glissaient sur sa peau, les premiers rayons du soleil frappaient ses cheveux dorés. Il s'était assis sur la tête d'une statue de pierre géante, celle-ci représentait Hashirama Senju droit et fier dans sa tenue de combat taillé dans la pierre et face à lui se tenait un autre homme Madara Uchiwa. Deux immenses statues figer dans la pierre se faisant face pour l'éternité et seule une cascade d'eau les séparait.

 - La vallée de fin. Murmura le jeune garçon.

Bien sur il connaissait cette histoire par cœur. Il lui avait tant raconté l'histoire de ces deux légendes, deux clans et deux fondateurs de Konoha. Deux amis qui se sont battus jusqu'à ce que morts s'en suivent. Cela faisait partie des nombreuses histoires qu'il connaissait, il avait remarqué que la plus part de ces histoires dramatiques se répétaient bien trop souvent. Il savait beaucoup de choses sur de nombreux pays, la vie des ninjas n'était pas un secret pour lui bien qu'il ne pratiquait pas encore réellement cet art. Les guerres, les destructions, les sacrifices ces mots-là ne lui étaient pas inconnue il avait même l'impression de les avoir vécue parfois…

Cela faisait aujourd'hui un an jour pour jour qu'il avait fui Konoha avec Itachi, il venait juste d'avoir cinq ans et sa vie résumait à fuir, fuir toujours.

Le soir où ils avaient quitté Konoha, il ne regrettait rien, il voulait partir, devenir fort et faire payer tous ces villageois pour les coups qu'ils lui ont donnée, mais leur fuite n'avait pas été simple, on ne laissait pas un hôte s'échapper comme ça. Ils avaient dû ruser, Naruto était trop petit et avait rapidement fatigué, Itachi avait du le porté et ils avaient fui le pays sans pour autant pouvoir éviter certains combats avec les ninjas d'élites, mais Itachi le savait s'ils avaient pu fuir c'est grâce à Yukito qui avait brouillé toute les pistes.

Il avait couru pendant plusieurs jours avec Naruto sur le dos s'éloignant du village caché.

Naruto se souvenait vaguement de ces quelques jours, après ils n'avaient plus cessé de se déplacer de village en village ne restant jamais plus d'une semaine au même endroit.

Non, il ne se plaindrait certainement pas de cette vie car il l'aimait, il avait découvert des villages du pays du feu extraordinaire. Il aimait cette vie même s'il ne pouvait pas dire qu'il avait un chez lui. Mais avait-il seulement pu dire qu'un jour il avait été chez lui ? Il passa doucement ces doigts sur le bandage qui couverait son œil droit.

Il portait encore un bandage, de couleur noir et orange pour cacher son œil violet pale. Itachi lui avait dit qu'aujourd'hui serais différent. Mais lui ne sentait que la haine couler dans ses veines, la rage nourrir son regard ! Comme avant, comme il y a un an. Rien n'était différent, son œil était toujours bandé et jamais il ne retrouverait la vue.

 - Naruto, tu es déjà levé.

 - Hum…

 - Aller ne fait pas la tête, j'ai cadeau pour toi !

Il n'avait pas compris, un cadeau, pourquoi faire un cadeau ! Jamais on ne lui en avait offert un.

 - Tien, j'espère qu'il va te plaire. Lui avait souri gentiment le ninja.

Naruto l'avait pris avec précaution, par peur, peur que ce simple cadeau ne se retourne contre lui. Bien sur il avait confiance en Itachi mais ces nombreuses années d'enfance maltraitées et détestées avaient laisse un traumatisme en lui. Il avait donc fini par ouvrir le paquet et c'était émerveillé face à la lame blanche comme la neige et au manche noir sur lequel Itachi avait attaché un ruban orange. C'était un katana une arme splendide et gracieuse taillé dans un métal qui lui était inconnue mais qui lui semblait déjà si précieux. En posant sa main sur le manche il y avait remarqué un étrange relief, et avait constaté que larme était lourde et certainement encore trop grande pour lui. Retirant sa main il avait passé deux doigts sur le relief étrange et avait pu y lire ‘‘Uzumaki Naruto’’.

 - Merci, merci, merci beaucoup Itachi. Il c'était ensuite jeté dans les bras de cet homme qui l'avait sauvé tant de fois et qui lui apportait tant. Avec lui sa haine et sa douleur semblaient si loin, si loin de lui.

 - Je suis heureux qu'elle te plaise. Cette arme compte beaucoup pour moi, mais je suis heureux de te la donner. J'espère que tu en prendras soin, comme j'en ai pris soin.

Ce cadeau signifie beaucoup Naruto, tu es un enfant, tu ne t'en rends pas bien compte encore, mais plus tard, tu comprendras. Et cette arme, ce katana sur lequel ton nom est gravé marque le début de ton entrainement. Si tu arrives à me prouver que tu es prêt à le recevoir.

Itachi avait le regard porté au loin des milliers d'images semblaient défilé face à lui et son sourire se faisait triste et amer. Alors que Naruto s'armait de courage pour pouvoir faire ce que son Sensei allait lui demander.

 - Bien sur que dois-je faire ? Avait-il répondu avec enthousiasme.

 - Ça ne s'invente pas Naruto ! Avit-il sourit face à l'énergie du blond. Ça doit venir de là ! Avait-il dit en posant la main sur le cœur du petit blond. Je t'ai beaucoup parlé du monde ninja, des coutumes de chaque pays, de leur histoire, de leur légende, de ce qui fait leur force, de ce qui a causé leur perte, de ce qui les anime, de ce qui anime un ninja. Je t'ai beaucoup parlé de tout ça n'est-ce pas Naruto ? Tu n'as pas tout compris, je le sais, mais un jour, tu repenseras à ces mots et tu sauras.

Tu sais pourquoi nous sommes ici aujourd'hui, tu connais ces personnages, je ne te conterais pas encore une fois cette histoire.

Cependant il est important de noter et de retenir qu'ils avaient un objectif commun, ils avaient vu la guerre, ils avaient construit un village, ils étaient amis, comment ont-ils pu en venir à ça, comment ont-ils pu arriver ça, à se détester au point de se tuer ? Tu ne sais pas, moi non plus et pourtant bien souvent, je me pose cette question. Ils ont connu la guerre, ils ont vu le sang, les flammes, la perte, les larmes... Ils ont construit Konoha pour y voir la paix et ils se sont entretués ! Ne trouves-tu pas ça ridicule et étrange ?

On ne comprend pas toujours tout Naruto et il y a bien trop souvent des éléments qui nous échappent, trop de choses que nous ignorons et qui nous poussent à agir ainsi ! Le mal n'est pas toujours là où l'on croit le voir, le mal et différent pour chacun…

Les villageois te détestaient oui c'est vrai, bien sur ils sont responsable de chacun de tes bleus, de la perte de ton œil, bien sur nous ne pouvons les innocenter, ils sont coupables. Mais tu peux les pardonner, ils ont agi ainsi par peur, par ignorance, par vengeance. Retient bien c'est trois mots Naruto car ils sont néfastes, ne les laisse pas noircir ton cœur et obscurcir ton jugement.

Tu sais pourquoi j'ai fui Konoha et tu ne me détestes pas n'est pas, car tu as toutes les connaisse suffisant pour te crée ton jugement. Mais tu vois, Sasuke lui est seul aujourd'hui et personne ne lui dira, alors il doit me déteste me haïr, car il ignore car il veut vengeance. Tout comme le village, il me déteste comme il te détestait, il me juge coupable, ce n'est pas de leur de faute, ils ignorent…

Comprends-tu ce que j'essaye de t'expliquer Naruto ?

 

Non, bien sur que non Naruto n'avait pas tout compris ils le savaient tous les deux mais Itachi s'avait aussi qu'il avait entendu ses paroles, retenu ses mots et qu'avec les temps il les comprendrait et ne les oublierait pas !

 - JeJe crois que je comprends Itachi. Mais… Je veux bien me séparer de mon envie de vengeance et arrêt d'être ignorant, je veux bien essayer de comprendre. Mais je les déteste tant et tous ne sont pas ignorants… Les villageois d'accord mais ce ninja qui me surveillait lui savait n'est-ce pas ? Alors pourquoi devrais-je le pardonner ?

Itachi l'avait pris fermement dans ces bras, il avait réussi le testes même s'il n'abdiquait pas encore, même si la haine nourrissait toujours son cœur, il avait compris un peu un tout petit peu mais suffisamment pour ne pas ignoré ce point de vue. Il faillait le laissé murir, lui et surtout cette idée en lui. Il était là, il ne l'abandonnerait pas à la haine.

 - Je suis fier de toi Naruto, tu as passé l'épreuve. J'aimerais te demander une faveur ?

 - Bien sur Sensei ! Fit-il avec joie comprenant qu'à partir de ce jour Itachi était devenu son maître.

 - J'aimerais que tu n'oublies pas ce jour-là. Que tu n'oublies pas ces paroles et qu'un jour tu aideras mon petit frère, comme je le fais avec toi avec de simple mot ! Car lui personne ne l'aidera, personne ne le guidera. Avait-il dit avec peine.

 - Bien sur, je le ferais.

 

Oui ce jour-là il avait promis et il n'avait pas compris car son regard était encore plein de rage et que dans ses veines coulaient encore la haine.

 ‘’ La peur, la vengeance et l'ignorance. Ne laisse pas ces trois mots noircir ton cœur et obscurcir ton jugement. ‘’

 - Naruto ! Naruto !

 - Ho pardon, j'étais perdu dans mes pensées.

 - Ce n'est pas grave, allé viens, on rentre, il se fait tard et demain, tu as l'examen.

 

Ils marchaient côté à côté dans la nuit, sans un bruit perdu dans le passé.

 - Il sait que nous sommes ici ? Coupa le blond.

 - Je n'en ai aucune idée Naruto, mais cela ne m'étonnerait pas qu'il soit au courant et qu'il te surveille pour voir à quel point tu as grandi et progressé.

Arrivé à l'hôtel, Akiko se fit chauffer un thé et Naruto alla se coucher, mais juste avant de refermer la porte derrière lui, il murmura faiblement.

 - Il vous manque aussi…

Bien sur elle n'avait pas répondu d'ailleurs ce n'était peut-être pas une question, pas pour elle en tout cas. Assise dans le canapé, elle c'était enfoncé dans le cuire devenu moelle avec les années, laissant une unique larme rouler sur sa joue.

 ‘’ Itachi… ‘’