Un pari contre un chantage

par saku77

Chapitre 4 : Un pari contre un chantage.

 

C’est donc lui le Sasuke dont parlait Itachi, le mari d’Ami, songea Sakura en dévisageant avec une certaine nervosité le cadet des Uchiwa.

 

Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et une angoisse montait peu à peu en elle. Que lui avait-il pris de prétexter une excuse telle que « Je dois te payer une glace » ? A l’idée que son secret ne soit découvert, cela déclenchait en elle une puissante panique. Ses pensées se suivaient difficilement les unes les autres. La seule cohérence qui tournait en rond dans sa tête était qu’il ne fallait pas qu’il apprenne la vérité. Ses parents lui en voudraient terriblement et Kyu en souffrirait par la suite. Elle n’avait d’autre choix que de tenter toutes les techniques possibles pour retenir le jeune homme. L’éventualité répugnante d’embrasser cet individu ne lui aurait jamais effleuré l’esprit en temps normal, mais si cela lui permettait de retenir son attention plus longtemps, alors elle se montrerait prête à jouer le jeu. Son invitation sembla avoir pris celui-ci au dépourvu. Ses yeux onyx reflétaient l’incrédulité alors que ses lèvres hésitaient entre un sourire et une moue ironique. Au bout de quelques secondes, Sakura relâcha sa manche et attendit qu’il prononce une phrase.

 

« Que cherches-tu à faire ? demanda Sasuke sans ambages.

 

- Moi ?

 

- Non non, pas toi. Le père Noël, fit le brun avec ironie.

 

- Tu es vraiment certain de ne pas vouloir une glace, n’est-ce pas ? insista Sakura avec la force du désespoir.

 

- Non merci. Du sucré à cette heure-ci de la journée, ce n’est décidément pas mon truc. »

 

Le cerveau de la jeune fille calculait à la vitesse éclair ce qu’il allait pouvoir trouver comme solutions. Le résultat en fut inquiétant : Il n’en voyait aucune. Après la vaine tentative de la glace, restaient encore celles du t-shirt Nickelback et de l’invitation au Mac Donalds.

 

« Et tu ne voudrais pas un t-shirt ? J’ai entendu dire que le nouveau du groupe… »

 

Qu’aimait comme musique un ahuri tel que lui ? Le détaillant des pieds à la tête, une évidence lui sauta aux yeux. Le rock. Il devait apprécier le rock. Il fallait qu’il aime le rock. De toute façon, il n’avait pas le choix. On ne détestait pas Nickelback !

 

« Nickelback était génial. »

 

A sa plus grande surprise, elle vit briller une lueur d’intérêt dans le regard de l’Uchiwa. Un lent sourire étira finalement les lèvres de celui-ci, tandis qu’il lui posait une main sur l’épaule et lui chuchotait à l’oreille :

 

« Est-ce que tu m’as pris pour un idiot ? Essaierais-tu de m’acheter par hasard ?

 

- Est-ce que ça fonctionne ? tenta Sakura.

 

- Pas vraiment, répliqua-t-il. Ca me donne juste envie de te mettre mon poing dans la gueule. Tu veux quoi à la fin ? Ca commence à m’énerver ton petit cirque.

 

- Et une invitation au mac do ? lança-t-elle comme ultime tentative.

 

- Même pas en rêve. Je ne mettrai jamais les pieds dans un mac do avec un gay.

 

- Pardon ?! s’exclama-t-elle. »

 

Sasuke prit alors une pause sexy et passa une main dans ses cheveux. Son sourire était narquois.

 

« Je sais que tu as été aveuglé par ma beauté le premier jour de cours et que ma voix t’a fait atteindre le septième ciel, mais il y a des limites voyons ! Nous sommes dans un hôpital tu sais. Et qui dit hôpital, dit enfants ! Ce n’est pas bien tout ça, le nouveau.

 

- Mais je ne suis pas gay !

 

- Ecoute, tu es un mec. Je suis un mec. Si tu as flashé sur moi, le calcul est simple : Tu es gay. Je suis désolé de te l’apprendre comme ça. »

 

Sakura sentit la moutarde lui monter au nez. De quel droit se permettait-il de dire des choses pareilles, alors qu’il ne savait rien ? Serrant les dents, elle se força à conserver un calme apparent. Il ne fallait pas éveiller les soupçons de celui-ci et parvenir avant lui à la chambre d’hôpital de la cousine Ami. Cela lui permettrait de leur expliquer la situation et d’éviter la catastrophe. Elle plaqua un sourire sur son visage et déclara sur un ton posé :

 

« Je dois y aller moi aussi. Peux-tu attendre ici quelques minutes ?

 

 - Impossible. J’ai déjà dix minutes de retard par rapport à l’heure du rendez-vous que j’ai, coupa Sasuke en fronçant les sourcils. Et puis tes âneries m’ont donné mal au crâne, je ne vois pas pourquoi je te rendrai en plus un service.

 

- Très bien, soupira Sakura. Alors je n’ai pas le choix… »

 

Sans crier gare, elle se lança dans une course effrénée dont le but serait la sureté de son secret. Elle entendit vaguement Sasuke lui crier au loin un « Eh, reviens là ! » et une infirmière lui répondre qu’ils se trouvaient dans un hôpital et que le bruit était strictement interdit. Elle ravala un sourire et se hâta dans le dernier couloir menant à son objectif. Essoufflée comme un bœuf, échevelée comme au sortir du lit, Sakura pénétra dans la chambre tout en titubant et tremblant légèrement. Elle tendit une main vers sa tante et commença d’une voix découpée :

 

« La vérité… Il ne faut pas… A Sasuke… »

 

A peine eut-elle prononcé le prénom du jeune homme que celui-ci apparut comme par magie à l’entrée de la porte. Il s’avança d’une démarche tranquille et salua tout le monde, pas surpris le moins du monde de la trouver dans la même pièce. Quand son regard se posa sur elle, une lueur de sadisme y brilla dangereusement comme pour la mettre en garde. Que comptait-il faire, cet énergumène ?

 

« Sasuke ! s’écria Itachi en prenant le cadet des Uchiwa dans ses bras.

 

- Doucement Itachi… Tu vas m’étouffer si tu me serres aussi fort, soupira Sasuke en levant les yeux au ciel.

 

- Allez, pas de faux semblants avec moi ! Tu es content de nous voir, pas vrai ? »

 

Kôta ne lui laissa pas le temps de répondre et se précipita auprès de son oncle avant de tirer sur la jambe de son pantalon pour obtenir de l’attention. L’expression de Sasuke se transforma radicalement tandis qu’il s’abaissait au niveau du petit garçon et le prenait dans ses bras.

 

« Mon grand Kôta, lui murmura Sasuke en lui faisant un clin d’œil.

 

- Il y a tonton Sasu ! Plus tard, je serai comme toi, tonton ! »

 

Kyu et Tsunade demeuraient silencieux. Son frère contemplait toujours sans mot dire le paysage que lui offrait la fenêtre de la chambre et sa tante jouait avec son briquet, l’ouvrant et le refermant comme si elle cherchait une réponse à quelque question secrète qu’elle se posait. Avaient-ils constaté dans quel état elle se trouvait et que le sadique à l’origine de toute cette agitation n’était autre que ce maudit Uchiwa ? Probablement.

 

Itachi sourit à Sasuke et le prit par l’épaule avant de les présenter.

 

« Sasuke, je te présente Tsunade et s... »

 

Son sang ne fit qu’un tour quand elle comprit qu’il était trop tard. Elle gesticula dans tous les sens, battit des bras et fit des pieds et des mains pour que celui-ci comprenne qu’il ne fallait pas la désigner comme « la nièce » de Tsunade. Sa tante sembla saisir rapidement puisqu’elle le coupa :

 

« Et son neveu »

 

Un énorme soupir de soulagement franchit ses lèvres. Elle était sauvée !

 

« Alors comme ça, Sakura, tu connais Sasuke ? »

 

A la mention de son prénom de naissance, elle sentit son cœur se mettre à cogner puissamment dans sa poitrine. Tout s’arrêtait ici. Toutes ces années passées à se cacher et à mentir pour une raison qu’elle ignorait, tout était perdu à cause d’une erreur idiote. Il ne lui restait plus qu’à prier pour que sa tante n’ait une idée de génie et se manifeste une nouvelle fois pour la sortir de cette situation épineuse.

 

« Haruki Sakura Haruno. C’est son nom, mentit Tsunade avec un air serein. Ses parents sont des originaux pour information, Sasuke. Alors ne t’inquiète pas.

 

- Oh mais je ne m’inquiète pas, surtout vu l’état de leur fils…

 

- Au fait Sasuke, où en es-tu dans tes esquisses ces temps-ci ? »

 

L’Uchiwa lança un regard assassin à son frère aîné. Itachi possédait un don pour commettre des impairs et dévoiler des secrets ne devant pas l’être. Comment aurait-elle pu ne pas saisir le bâton qu’il lui tendait si gentiment pour battre Sasuke ? Il se présentait à elle une occasion en or. Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle tenait sa revanche. Sur un ton mielleux, elle se tourna vers lui et renchérit :

 

« C’est vrai Sasuke, où en es-tu dans tes esquisses ? »

 

Comme il était plaisant et jouissif de mettre la main sur une des faiblesses de cet énergumène qui avait osé l’insulter de « gay » ! Sa question lourde de sous-entendus parut intriguer Itachi, qui reprit :

 

« Tu es au courant de sa passion, Haruki ? »

 

Elle se contint pour ne pas exploser de rire et s’exhorta au calme. La réponse n’appartenait-elle pas au domaine de l’évident ? Il l’avait mentionné quelques minutes auparavant.

 

« Oui, répondit-elle avec tout le sérieux du monde.

 

- C’est étonnant ! s’exclama Itachi avec un sourire ravi. Sasuke ne se confie jamais à personne, sauf peut-être à Naruto, son meilleur ami. Il faut dire qu’avec tout ce que l’on a eu à vivre avec nos parents, cela ne donnait pas très envie de s’ouvrir aux autres… Enfin, chacun réagit à sa manière ! Mais j’en reviens à ce qui m’intéresse, tu dois beaucoup compter pour lui, non ? »

 

Sakura lança un regard provocateur en direction de l’Uchiwa avant d’acquiescer.

 

« Oui. Je compte énormément pour lui. »

 

Des frissons lui parcoururent l’échine et elle sentit un regard pesant. Ces ondes négatives en quantité phénoménale dirigées contre elle devaient provenir de Sasuke, qui profondément énervé et agacé, ne pouvait rien faire d’autre que lui jeter un regard noir. Elle lui adressa un petit signe de main, le mettant en garde. A présent qu’elle connaissait son petit secret, elle avait là une solution pour ses vêtements et un joli moyen de chantage sur lui.

 

« Je ne vois pas de quoi tu parles, finit par lâcher Sasuke à l’attention de son frère sur un ton quelque peu agressif.

 

- Sasuke, ne sois pas comme ça. Alors cette fois que dessines-tu ? Ou que peins-tu ? Est-ce vivant ou est-ce que c’est une nature morte ?

 

- Moi aussi je veux peindre ! Je veux dessiner comme tonton Sasu ! fit le petit garçon enthousiaste.

 

- Excuse-moi Kotâ, dit Sasuke en reposant le garçon au sol avant de tenter tant bien que mal de garder son calme. Je dois y aller.

 

- Déjà ? Mais on ne t’a même pas présenté les enfants… fit Ami déçue. »

 

Il s’approcha de sa belle-sœur et déposa un léger baiser sur sa joue avant de la rassurer :

 

« Je repasserai une autre fois. »

 

Il lui lança un dernier regard noir puis disparut dans le couloir.

 

« J’ai quelque chose à faire moi aussi ! Je reviens d’ici peu ! annonça brusquement Sakura.

 

- Encore ? s’exclama Tsunade. »

 

Avec un sourire rayonnant, elle répondit à sa tante :

 

« Je crois que j’ai trouvé la personne dont tu parlais, tata ! »

 

Et sur ces derniers mots elle se pressa à la suite de Sasuke Uchiwa, Sasuke qui allait lui offrir la chance de devenir la fille qu’elle n’avait jamais pu être.

 

 

Sasuke ferma son blouson de cuir et enfila son casque. Le nouveau l’irritait au plus haut point, mais paradoxalement, il l’intriguait tout autant. Son caractère lui apparaissait mystérieux et il lui semblait que celui-ci cachait quelque chose, même s’il n’aurait su mettre le doigt dessus à présent. Il s’apprêta à démarrer quand il distingua une silhouette se précipitant dans sa direction. Le première année. Il laissa échapper son mécontentement sous la forme d’un soupir agacé et joua de l’accélérateur dans le but de faire croire qu’il s’en allait. Ce n’était ni l’heure ni le lieu pour discuter avec celui qui avait découvert de la bouche de son frère aîné le secret qu’il gardait jalousement dans son cœur. Itachi et ses maladresses, il s’en serait volontiers passé !

 

« Sasuke ! »

 

Durant quelques secondes, une hallucination folle se joua devant ses yeux. Le nouveau était… Une fille. Il secoua la tête et chassa cette pensée idiote dans un coin de son esprit. Après tout celui-ci portait des vêtements d’homme, se comportait comme tel et se nommait Haruki. Qu’avait-il à redire là-dessus ? Cela ne le concernait pas.

 

Tu oublies sa voix féminine, lui souffla une petite voix.

 

Ces détails semaient le doute dans sa tête. Comment aurait-il pu ne pas prêter attention au fait qu’Itachi avait appelé le nouveau non pas Haruki mais Sakura, lorsqu’il était entré dans la chambre d’hôpital ? Plus il y réfléchissait et plus il en venait à la conclusion que ce type ne méritait pas d’être qualifié de masculin. Il n’aurait sans doute jamais de copine avec son regard de biche et sa peau douce. Cela lui apprendrait ! Il n’avait qu’à se mêler de ses affaires.

 

« Il faut qu’on parle ! insista le nouveau.

 

- Qu’est-ce que tu veux encore ? Tu crois que tu n’en as pas assez fait ? répondit-il sèchement.

 

- Je sais ton secret.

 

- Qu’est-ce que j’en ai à faire ? Ca m’est totalement égal.»

 

Le sourire qui se dessina sur le visage d’Haruki lui déplut profondément. Son regard était rivé à sa moto et une lueur de satisfaction brillait dans ses yeux émeraude. Apparemment il venait de tirer une conclusion qui le remplissait d’une grande joie.

 

« Tu as un garage pour cette moto, n’est-ce pas ? »

 

Il aurait dû le sentir venir. Sa moto… Comme c’était pratique, n’est-ce pas ? S’il croyait pouvoir y déposer ses affaires, alors il se trompait lourdement. Jamais lui, Sasuke Uchiwa, n’accepterait de se plier devant un demi-homme. Le tout était de rester ironique et de prétexter ne pas comprendre où il voulait en venir.

 

« Comme la plupart des propriétaires de moto, fit Sasuke avec ironie.

 

- Parfait. Tu me laisseras mettre des affaires là-dedans, décréta le première année tout en hochant la tête en signe de profonde satisfaction.

 

- Excuse-moi ? Je crois que j’ai mal entendu.

 

- Ton garage. Prête-le-moi pour mettre des affaires. Ta moto ne prend pas toute la place, alors il y a forcément un endroit où je peux déposer des affaires. En échange, je garderai ton secret.

 

- Tu n’as pas compris que tu n’avais pas de moyen de chantage sur moi ? Ca m’est égal que tu cries ça sur tous les toits à l’université, s’entêta Sasuke, une expression butée sur le visage.

 

- Et tes parents ? demanda-t-il automatiquement, tentant de trouver son point faible. »

 

De quel droit mêlerait-il ses parents à tout ça ? Il s’agissait de son secret, un secret pour lequel il se battait chaque jour. Il ne comptait plus le nombre de sacrifices faits, il ne se souvenait plus de tout ce qu’il avait enduré jusqu’à présent, mais il n’accepterait pas que Haruki vienne tout gâcher et détruire ce soupçon de bonheur qui lui était rarement accordé. Itachi lui avait cédé ce garage pour protéger ce qu’il avait de plus cher, pas pour entreposer les affaires d’il ne savait qui ! D’un geste sec il coupa le moteur de sa moto, mit la béquille et descendit. Il retira brutalement son casque et le posa sur son siège, avant de saisir le nouveau par le col. Il était furieux. Il se sentait prêt à tout casser, tout démolir. Il n’avait pas à toucher à son secret. Pourquoi ne pouvait-il pas le laisser tranquille ? N’avait-il pas de placards chez lui où ranger ses affaires ? S’il ne se retenait pas, il lui aurait probablement décroché un puissant coup de poing et lui aurait brisé la mâchoire pour lui donner la leçon de sa vie. Or la situation ne s’y prêtait pas. Il fallait se montrer prudent, même s’il bouillait intérieurement.

 

« Ecoute-moi bien le nouveau, car je ne le répéterai pas deux fois, je ne sais pas ce que tu crois être en train de faire mais tu as tout intérêt à garder ce que tu sais pour toi. Mes parents n’ont rien à voir là-dedans. Alors retiens-le bien dans ton cerveau de demi-homme : Mes affaires sont mes affaires. Mêle-toi de ce qui te regarde et tout le monde s’en portera très bien. D’ailleurs, méfie-toi que je ne découvre pas ton secret ! »

 

Le nouveau pâlit subitement, à son plus grand plaisir. Un sourire narquois se dessina sur son visage. Le coup venait de porter. S’il voulait jouer à ce petit jeu, alors ils allaient être deux. On ne le provoquait pas impunément, tout comme ce maudit professeur qu’il aurait à supporter une nouvelle année !

 

« Tu comprends enfin où je veux en venir, remarqua Sasuke sur un ton satisfait. »

 

Celui-ci garda le silence quelques minutes.

 

« Très bien, dit finalement Haruki. Je te propose un pari contre mon chantage.

 

- Un pari ? fit l’Uchiwa incrédule, s’attendant à tout sauf à ça.

 

- Un pari, répéta le nouveau. Je sais ton secret, mais il se pourrait que tu découvres le mien ce qui te donnerait un moyen de pression sur moi. Le pari sera donc suivant : Tu vas me prêter un espace dans ton garage en échange de mon silence. Si tu découvres mon secret, alors je trouverai un autre endroit pour y déposer mes affaires. Ca te tente ? »

 

Un pari ? Cela pourrait s’avérer intéressant et surtout, divertissant. De cette façon son secret ne serait pas dévoilé et les affaires de celui-là iraient ailleurs, ce qui le satisfaisait pleinement. A cette idée, il sentit sa colère retomber et recouvra son calme habituel.

 

« Ca me paraît jouable. Pari tenu. Je découvrirai ton secret et tu enlèveras rapidement tes saletés de mon garage !

 

- C’est ce qu’on verra, Uchiwa ! »

 

Sur ces derniers mots, il reprit son casque et le fixa sur sa tête. Haruki savait son secret mais en plus, il l’avait contraint à écourter la visite qu’il comptait donner à son frère. Malgré cela, l’éventualité d’un pari le mettait étrangement de bonne humeur et éclairerait probablement les semaines à venir. Sans jeter un dernier regard au demi-homme, il démarra sur les chapeaux de roues, le bruit de son moteur résonnant à travers tout l’hôpital.

 

Dimanche 10 octobre 2010.

 

Cher journal,

 

J’ai enfin trouvé un endroit où poser mes vêtements. Ce sera chez Sasuke Uchiwa. J’ai découvert son secret par hasard, grâce à son frère Itachi qui a la langue trop bien pendue. Je lui ai proposé un marché : Il garde mes affaires dans son garage tant qu’il ignore mon secret, s’il le découvre, je les enlèverai. Intéressant comme pari, non ?

 

Je sais aussi qu’il possède une moto. Le bruit qu’il a fait lorsqu’il a démarré en partant de l’hôpital a déclenché quelque chose d’étrange en moi… J’ai ressenti… Un sentiment de peur. Mais ce n’est pas important ! Je dois me tenir prête à affronter la reprise demain.

 

Sakura Haruno, toujours 20 ans.