Un plan & un Renard

par Tequilla-x

Un plan & un Renard

 

La blonde, suite à sa décision subite, et cela grâce à Naruto, que tout le monde félicitait depuis deux jours pour avoir persuadé leur chef de bouger, s’était enfermé avec son assistante, quelques stratèges et une liaison téléphonique avec Itachi Uchiha dans son bureau. La seule personne autorisée à y entrer était Kurénai qui apportait les repas pour les gens, Tsunade étant une folle du travail car elle n’aimait pas qu’une affaire ne s’éternise. Même s’il s’agissait de sauver le pays d’une dangereuse organisation. Asuma boudait alors de voir la secrétaire multiplier les allers-retours entre la cuisine ou les archives et le bureau de Tsunade.

 

Quant au reste de l’ANBU, les équipes et les hommes du quartier de logistique (la société n’étant pas composée uniquement d’assassins) se préparaient et s’afféraient un peu partout. Il n’y avait que dans la chambre que partageaient Kakashi et Iruka que tout semblait calme, et pour cause. Les deux tourtereaux s’offraient un peu de repos – pour ne pas dire bon temps – ne se souciant pas trop pour le moment des préparatifs. A croire qu’être un assassin hors pair vous rendait particulièrement flemmard.

L’aile réservée aux jeunes étaient aussi nettement moins agité que le reste de la structure. Chacun gardait son appréhension pour lui, et tous se préparaient calmement. Même Temari et Tenten avait leurs moments de flottement où elles décidaient de ranger leurs affaires, préparer leurs armes et relire certains de leurs dossier et rapports. Naruto, nullement concerné par tout ceci, avait commencé depuis la décision à se cultiver. Il avait dévoré toute la bibliothèque du salon, et Sasuke avait fait venir un nombre important de livres de la demeure des Uchiha. Il était ravi que le blond lise autant, puisqu’il faisait la même chose la plupart du temps. De plus, le petit blond semblait apprendre à une vitesse phénoménale, retenant presque totalement tout ce qu’il voyait dans les livres, qu’il s’agisse d’une encyclopédie ou d’un roman. Il racontait joyeusement au brun ce qu’il apprenait malgré son problème pour communiquer qui persistait un peu, cela étant surtout dut au fait de se sentir bizarre, de nouveau dans le monde réel, plutôt que d’avoir perdu l’habitude de s’exprimer.

Aujourd’hui, il s’était plongé dans un livre qu’il avait déjà feuilleté auparavant. De la poésie, nota Sasuke. Le blond passait autant de temps à détailler du regard les illustrations qu’à lire et parfois relire les poèmes du recueil. Il tomba sur un poème en particulier, et ne put s’empêcher de lire quelques lignes de vive voix.

-          « Eh là ! Que cherchez-vous en ces lieux ?

Le repos que cherchent ceux qui se sentent vieux »

Le renard s’approcha de l’homme, méfiant

Et l’homme, ancien assassin le rassurant

« Je ne suis point un chasseur et

 Que les rôles s’inversent ne serait pour me déranger.

-          Tu murmures de jolis vers, lui fit remarquer le brun, comment s’appelle ce poème ?

-          Le renard et l’assassin, répondit le blond d’un souffle.

-          Oh… fit Sasuke, souriant devant la comparaison qui pouvait se faire entre les personnages et eux-mêmes.

Mais soudain, il regarda le blond qui n’avait pas bougé. Son regard était éteint, et ses mains étaient crispées sur le petite livre qu’il tenait. Il serrait si fort la couverture que ses doigts longs et fins blanchirent. Puis, un spasme vient agiter son corps, remontant jusque dans ses épaules. Sa tête bougea sur la droite, imperceptiblement. Le brun, qui comprit alors ce qu’il se passait, lâcha son propre livre pour prendre le blond dans ses bras. Il posa la tête du blond sur son épaule.

-          Encore ces visions hein ?

-          Sa…suke… murmura le blond, reprenant alors ses esprits.

Il posa alors son livre entre eux deux, et glissa ses mains derrière le dos du brun, agrippant son pull pour se rassurer. Cela n’était pas la première fois que des bribes de son histoire lui revenaient subitement. La plupart du temps, il ne comprenait même pas les images qu’il voyait. Particulièrement celles où il se retrouvait en laboratoire, car il avait dut être drogué la plupart du temps pour ne pas bouger. Il voyait seulement des docteurs, et parfois le plafond, se retrouvant allongé sur une table de métal glacial, presque nu. Il y avait aussi les fois où il se revoyait dans ce liquide visqueux, et l’image un peu floue du frère de Sasuke le fixant à travers une vitre, l’air soucieux. Mais les images qui le terrifiaient ainsi étaient ses souvenirs auprès d’Orochimaru. Les séances de torture qu’il lui infligeait pour son bon plaisir. Il revoyait son corps couvert de plaies, ressentait alors la douleur, même après que les plaies se soient refermées, ce qu’apparemment personne n’avait remarqué. Guérir son corps ne guérissait pas sa douleur physique pour autant. Souvent, il avait perdu conscience. Et le serpent ne s’était d’ailleurs pas contenter de le faire souffrir à l’aide d’objets tranchants. Il avait utilisé son corps, entrant dans le blond d’une manière brutal. Lui ne voyait que la table, ou les couvertures du lit, jamais la tête de celui qui lui faisait mal, et dont il avait l’impression qu’il le salissait de l’intérieur, comme du poison.

 

Même sans conscience, Naruto avait déjà compris à l’époque que ce que lui faisait Orochimaru dans ces moments-là était dégoutant alors que cela pouvait ailleurs signifier tellement, et c’est pourquoi il se refusait à confier un seul de ces souvenirs atroces au brun. Pourtant, il voyait bien que Sasuke se retenait pour ne pas lui poser de questions, respectant son silence, alors qu’il souffrait de ne pas savoir ce qui l’affectait autant.

 

Plus tard dans la soirée, le petit groupe avait décidé, d’après l’idée du duo le plus infernal qui puisse exister, de se retrouver dans le salon pour regarder un film. Mélangé entre horreur pour le plaisir de Temari et humour pour celui de la brune macaronée, tout le monde se tût, impatient de voir ce que ces deux folles leurs avait dégoté pour les distraire. Ils s’étaient installé sur et autour d’un grand canapé en cuir, face à un écran plat géant – merci les locos de l’ANBU –.

Le film commença, et dès les premières secondes, la première giclée de sang sembla tâcher la caméra qui filmait, une jeune femme hurlant à la mort dans une ruelle malfamée. Nullement effrayé par la scène, Shino et Kiba qui se sentaient d’humeur joueuse ce soir, s’étaient installé sur un fauteuil à gauche du canapé. Ils s’étaient joints au groupe, mais avaient en réalité envie de faire tout autre chose.  Kiba, en travers du fauteuil, sur les genoux de son amant, avait entrepris tout en restant discret d’effleurer de temps en temps l’entre-jambe de Shino qui se retenait pour ne pas gémir, mordant férocement sa lèvre inférieur. Puis il riposta en attaquant les lèvres de son amant joueur, ce dernier ne pouvant résister à un baiser de son brun préféré.

 

A côté, Sakura et Ino, pourtant ennemis, étaient blotties dans les bras de l’autre, terrorisées par le film. Gaara et Hinata étaient placés à côté d’elles et s’enlaçaient, riant doucement lorsque l’un des personnages sortait une blague mal placée ou même carrément bidon. Les jumelles et leurs copains étaient eux au sol, devant les autres, ainsi que Temari, et Tenten qui hurlaient de rire à côté de Shikamaru qui se bouchait les oreilles de toutes ses forces, peu importe si le moment était sensé être comique ou pas. Naruto lui, était dans le fauteuil cette fois-ci à droite du canapé, blottit entre les jambes du brun qui enlaçait le blond à la taille pour le retenir, posant sa tête sur l’épaule d’un Naruto qui s’agitait joyeusement devant le film. Sa culture fraîchement acquise n’enlevait pas le comportement d’enfant presque hyperactif du blond, pour le plus grand bonheur de Sasuke qui le trouvait adorable ainsi. La soirée passa ainsi. Après les deux heures et demies de films, la dernière scène arriva, effrayante, et promettant surement une suite. La musique soudain violente surpris le petit blond qui recula d’un coup avant de s’excuser auprès du brun, qui bizarrement, ne répondit rien du tout. Mais le blond eut tout de même une réponse à son acte incontrôlé, en sentant contre son fessier une bosse qui n’était pas là auparavant. Il avait agit par mégarde, et ne comprit pas trop la réaction de Sasuke. Mais comme celui-ci ne dit rien et salua d’un geste de la main les autres pour se diriger vers sa chambre, il fit de même, accordant un câlin à Hinata, avant de suivre le brun.

 

Sasuke s’était une fois encore retenue pour ne pas virer rouge tomate, et pensait le plus possible à des choses désagréables. Il fallait qu’il débande, et vite. Il avait prit un sacré coup de chaud après ce contact impromptu. Soulagé, il se coucha dans son lit un peu plus étroit que chez lui, parfaitement calme et impassible. Il accueillit même Naruto avec un sourire nullement gêné lorsque celui-ci finit de se changer pour se glisser sous la couette à ses côtés. Le brun et le blond ne s’étaient même pas concerté, ayant abandonné l’idée de futon naturellement. Ils dormaient ensemble depuis la nuit où le blond était venu s’excuser maladroitement.

Mais après un petit moment à discuter sur leurs impressions respectives à propos du film, Sasuke sentit que ca n’allait toujours pas. Bizarrement, ce soir, il trouvait cela moins naturel d’avoir le blond dans ses bras, si proche. Cela faisait un peu… couple. Le glaçon, cette fois-ci, ne put s’empêcher de rougir violement. Cela n’échappa évidement pas au blond qui l’interrogea du regard, avec une adorable bouille inquiète.

-          Haha, aucun souci, ma tête à quelques bugs, fit le brun en caressant la tête du blond de sa main gauche.

-          Mais… tu fais…tu sembles…pe-perturbé depuis… tout à l’heure.

Sasuke remarqua alors que, pour que le blond ait autant de difficulté à parler alors qu’ils venaient de converser normalement, lui aussi devait être un peu troublé. Le brun ne savait honnêtement pas quoi faire. Des questions qu’il voulait chasser avaient décidé de hanter son esprit.

-          Je repensais à tout à l’heure, lâcha finalement le brun.

-          Je t’a…t’ai fait m-mal ?

-          Mais non, ne t’en fait pas pour ca. C’est juste que, j’ai eu une réaction… que…euh…

Le brun se stoppait, il avait le regard fuyant et aurait donné n’importe quoi pour savoir faire l’autruche à ce moment précis.

-          Tu bandais… ca arrive aux hommes le ma-matin ou quand ils sont exci…té, dit le blond, récitant presque.

Sasuke faillit s’étouffer, mort de honte, et hocha la tête pour « féliciter » le blond qui même dans un moment pareil voulait lui prouver qu’il apprenait tout pleins de choses… diverses et variées de ce qu’il pouvait en juger.

-          Voilà, tu m’as excité, tout à l’heure, Naruto.

-          Ca veut dire quoi ? fit le blond, tout innocent.

-          Je ne sais pas, tu me permets de tester quelque chose ? demanda le brun d’une traite pour ne pas regretter sa phrase en plein milieu.

-          Hum ! fit le blond en acquiesçant.

Tremblant un peu, le brun approcha sa tête de celle du blond, fermant les yeux et effleurant ses lèvres pendant quelques secondes. « Juste pour voir » se disait Sasuke. La réaction fut immédiate. Il rougit violement, et son bas-ventre devint chaud. Il savait pertinemment ce que cela signifiait, mais n’avait pourtant jamais été aussi réactif dans les rares aventures qu’il avait eut. Il regarda le blond qui était lui aussi pivoine, les yeux grands ouverts. Le cœur du brun battait la chamade, sans qu’il puisse détacher son regard du blond, les idées se bousculant dans son cerveau d’habitude bien ordonné au niveau des pensées.

-          S-sasuke ? demanda le blond d’une voix incertaine.

-          Oui ? souffla le brun.

-          Reco-commence, murmura le blond, d’une voix étranglée.

-          Pardon ?

-          Recommence, parvint à dire Naruto plus distinctement.

Sans se poser de question, le brun s’exécuta. Il pressa ses lèvres contre celles du blond, remarquant que les lèvres de Naruto avait un goût légèrement sucré et irrésistible. Le brun ne put s’arrêter, continuant, et embrassa avec plus d’assurance le blond, le serrant contre lui. Il sortit alors sa langue, demandant timidement au blond le passage. Celui-ci, les yeux fermés, gémissant doucement, ouvrit légèrement la bouche. Sasuke put alors embrasser pleinement le blond, explorant sa bouche, jouant avec la langue du blond qui étouffait des soupirs de bien-être. Rien ne fonctionnait plus dans la tête du brun. Des sentiments puissants avaient pris le contrôle de son corps, et il passa ses mains sous le tee-shirt qui servait de pyjama au blond, parcourant la peau douce du garçon, frôlant la surface, agrippant parfois ses hanches. Embrassant maintenant à pleine bouche Naruto, il se releva progressivement, se positionnant au-dessus du blond. Ce dernier partir alors aussi à la découverte du corps du brun, glissant fébrilement ses mains dans le dos du brun. Ils s’embrassaient toujours passionnément, comme si garder ce contact était un besoin vital qui avait remplacé l’air, qui pourtant leur manquait quelque fois. Au bout d’un moment, le brun délaissa les lèvres du blond qui gémit de frustration, avant de soupirer de plaisir tandis que le brun s’attaquait à son cou, faisant tourner sa tête sur le côté. Naruto sentait Sasuke l’embrasser, parfois le lécher, et mordre son oreille, déclenchant une vague se frissons partant de son échine vers le reste de son corps jusqu’à une certaine partie de son anatomie. Ils bandaient tous les deux maintenant. Et Sasuke, toujours dans le cou de Naruto, s’en rendit compte lorsque leurs entrejambes se touchèrent, arrachant un petit cri au blond. Lui-même en avait retenu un. N’y tenant plus, le brun enleva le tee-shirt du blond, attaquant son torse tandis que l’une de ses mains s’employait à enlever le caleçon gênant le membre gonflé de Naruto, son autre main perdue dans les cheveux blonds. Descendant au fur et à mesure qu’il embrassait chaque parcelle du corps qui frémissait sous lui, le brun ralentissait son rythme, torturant un peu le blond qui gémissait maintenant sans se contenir.

-          Ahhhmmm ! Sa…

Sasuke arriva alors bien bas, embrassant doucement les cuisses du blond, remontant parfois jusqu’au nombril, tournant autour du pot. Le blond n’en pouvait plus, gigotant un peu, se cambrant lorsque son amant se rapprochait de la zone mise à mal par le brun qui refusait de s’en occuper pour le moment.

-          Sasukeeee…s-s’il te…plait, souffla le blond de façon hachée.

Le brun décida alors de satisfaire son ange blond qui lui quémandait si ardemment ses faveurs, n’en pouvant plus d’être ainsi frustré. Il lapa alors le membre gonflé d’excitation du blond, arrachant un cri à ce dernier.

-          Aaah, ouiiii

-          Tu veux que je continue ? souffla le brun.

-          Ouiiiaaahhhhmmmcontinuuue, s’il te….plait

Excité par la voix sensuelle du blond qui poussait des cris presque animal, serrant dans ses petits poings le drap pour retenir son corps qui se soulevait, se cambrant gracieusement. Il releva la tête pour contempler Naruto dont les joues rosies et les lèvres pincées montraient à quel point il appréciait le traitement du brun. Ses cheveux s’étaient collés sur son front à cause de la sueur, brillant avec le faible éclat de la lune au-dehors.

Sasuke lécha alors le membre du blond dans toute sa longueur, s’arrêtant sur l’extrémité, la suçotant délicatement. Le blond s’était relevé brusquement, retombant aussitôt parmi les draps à cause de son corps trop faible, trop tremblant, et complètement soumis au brun. Celui-ci pris finalement en bouche le sexe de Naruto, y appliquant un long mouvement de vas et vient qui faisait gémir le blond de plus en plus fort. De ses mains, le brun caressait en même temps les cuisses de son amant, tout en y prenant appuie. Puis il accéléra le rythme progressivement. Le blond ne put pas se retenir plus longtemps, et se contractant soudainement, il gémit à Sasuke quelque chose que celui ne compris pas tout en le devinant quand même. Il arrêta ses mouvements, revenant sur Naruto pour l’embrasser, contenant son cri alors qu’il se déversait sur leurs deux ventres.

 

Le brun se coucha alors, haletant furieusement, à côté de son amant. Oui, amant. Cette nuit, il était clair que Sasuke n’avait plus de toute, il était attiré physiquement par le blond, et pas qu’un peu. Mais était-ce pour autant de l’amour. Cela lui faisait bizarre d’y penser tandis qu’il serrait le blond toujours nu contre lui. Il s’endormit ainsi, un ange dans ses bras, et sans s’avouer que ce contact était bel et bien le début de leur amour.

 

Le lendemain, Sasuke s’était réveillé, plus que gêné quand il se remémora ce qu’il s’était passé la nuit dernière. Abandonnant le petit blond qui dormait encore, il se leva pour aller prendre sa douche. Tout en prenant ses affaires, il s’arrêta pour contempler un Naruto aux traits détendus, apaisé. Il était magnifique, étendue sur le dos, un bras dépassant du lit. Sa bouche était légèrement entrouverte et laisser deviner un souffle léger. Le brun dut se retenir pour ne pas se jeter sur ces lèvres offertes à lui de si bon matin. Mais ca, plus la position du blond, c’est-à-dire jambe écartées, provoquaient furieusement le peu de raison qu’il lui restait.

Secouant sa tête et pressant ses affaires contre lui, le brun fit demi-tour et s’enferma dans la salle de bain. Ce matin, il prendrait une douche froide. Un peu plus tard, le blond fit de même, ayant d’abords sans le remarquer tenter furieusement le brun de le violer sur-le-champ. Il s’était levé innocemment, écartant les bras pour s’étirer, sans se rendre compte qu’on devinait un liquide qui coulait de son ventre jusqu’entre ses cuisses, semence qu’il avait versé la veille. Naruto pris un peu plus de temps que Sasuke, n’étant habitué que depuis peu à être autonome pour faire sa toilette.

 

Lorsque le blond sortit, le brun lui appris d’une voix distraite que tout le monde était partit déjeuner tôt pour ensuite sortir afin de finir de se préparer. Naruto fit signe qu’il avait compris, et lorsque le brun lui demanda s’il voulait sortir, il refusa. D’une parce que aller dehors, en pleine foule, le terrorisait. Mais en plus, ils s’étaient levés assez tard. Et pour finir, le blond avait bien compris que Sasuke ne tenait pas à se retrouver entouré de monde, lui non plus. Il décida alors de retourner à son activité la plus prenante, la lecture. Le brun lisait aussi. Ils avaient fait ca depuis un certain temps déjà, s’étant habitué au silence, la présence de l’autre suffisant amplement à se combler mutuellement.

Mais aujourd’hui, le silence était un peu plus pesant, presque plus silencieux, si cela était possible. Sasuke qui aimait les livres depuis tout jeune ne supportait soudain plus le bruit des pages tournées. S’énervant tout seul mentalement, il mit du temps à sentir le regard du blond sur lui. Levant la tête tout en reprenant une expression aussi neutre que possible, il interrogea le blond du regard. Celui-ci rougit alors légèrement. Sasuke haussa un sourcil. Peut-être que le blond lui en voulait finalement pour hier, ou alors qu’il voulait en discuter, se doutant surement que le brun n’aurais pas de réponse à lui donner concernant ce qu’ils avaient fait.

Le blond s’approcha alors à quatre pattes du brun pour arriver à sa hauteur. Il dirigea sa bouche près de l’oreille droite du brun, pris d’une soudaine peur paranoïaque que quelqu’un ne puisse les entendre alors que les chambres étaient parfaitement insonorisées.

-          Tes lèvres, est-ce-que je peux re-goûter à tes lèvres, souffla le blond.

L’esprit de Sasuke se mit à nouveau en veille, tandis que son corps laissait un frisson l’envahir, le faisant trembler légèrement. Naruto en avait encore envie. Lui aussi. Sa voix lui avait donné l’impression d’être déjà en plein ébat tellement son effet avait été radical sur son organisme, et plus particulièrement sur son membre qui commença à se dresser. Lentement, il tourna son visage, posant son livre plus loin. Il leva une main un peu vacillante, et la posa sur la joue du blond avant de caresser sa peau. Puis il la glissa jusque dans sa nuque, le faisant rougir un peu plus. Glissant ses doigts dans ses cheveux, il massa le cuir chevelu du blond qui en ferma les yeux et approcha son visage, paupières closes également. Le blond sentait le souffle chaud de Sasuke se rapprocher, pour finalement joindre ses lèvres aux siennes. Ils partagèrent un baiser doux, qui se transforma en un baiser beaucoup plus approfondie. Une nouvelle folie, une attirance sexuelle s’empara des deux êtres qui commençaient à être plus sérieux dans leur intention. Leurs langues jouaient, leurs corps étaient déjà brûlant de désir, et leur entrejambe montrait clairement leur envie d’accélérer le rythme. Le blond rompit le contact, et sourit lorsque son brun poussa un petit cri de déception.

-          Est-ce-que…je peux ? demanda-t-il en regardant la bosse qui s’étaient formé entre les cuisses de Sasuke.

Le brun le regarda fixement, lui donnant silencieusement son accord, avant de s’allonger, entraînant le blond au-dessus de lui. Il laissa son ange le déshabiller alors qu’il en faisait autant. Le blond, fasciné par le corps du brun et sa peau pâle explora de ses mains le torse qui lui était offert. Puis il vint progressivement à la zone qui l’intéressait le plus. Il caressa d’un doigt le bout du sexe du brun, lui arrachant un long gémissement.

-          Aaahhhhmmmm

Le blond, content de pouvoir lui aussi faire réagir le brun réitéra l’expérience, effleurant le membre, touchant l’extrémité, caressant ses cuisses et ses bourses avant de retourner au membre gorgé de désir de son amant.

-          OoohNarutoooouiiii

Le brun se perdait à son tour dans un déluge de sensations bien plus intenses que tout ce qu’il aurait pu imaginer. Le blond le testait, jouait avec lui, son corps et son sexe à la fois. Ses mains si douces et agiles le faisaient réagir de plus en plus intensément, et le volume de sa voix montait progressivement. Dieu que le blond se débrouillait bien ! En parlant de lui, le garçon décida qu’il était temps de passer à la vitesse supérieur et, tout en embrassant à son tour le moindre centimètre de peau du brun, il prit en main son membre, y appliquant des mouvements de vas et vient irréguliers, tantôt longs et qui faisait immanquablement gémir le brun d’une voix aigue et fiévreuse que le blond appréciait énormément, avant d’accélérer, perturbant la respiration d’un Sasuke plongé dans un monde de délice qu’il semblait apprécier pleinement les yeux fermés, se fiant seulement à son sens du toucher qui avait décuplé exponentiellement.

 

Soudain, le brun grogna et interrompis le blond qui poussa un petit cri de surprise avant qu’il ne s’attaque à son corps, à sa bouche, puis à son corps à nouveau. Sasuke ne contrôlait plus ce qu’il faisait, se laissant guider par les impulsions du moment. Il plaça un genou entre les jambes du blond qui écarta lascivement les jambes dans un soupir de pleine satisfaction. Puis le brun lui tendit sa main droite que le blond s’appliqua à lécher consciencieusement. Tous les deux n’avaient pas besoin de se concerter une seule fois, sachant comment ils devaient agir, en parfaite synchronisation.  Puis Sasuke, vérifiant l’hyper-sensibilité du corps de son amant plaça ses deux jambes entre celles du blond, et se coucha un peu plus sur lui, faisant se toucher leurs membres.

-          Aaaahaaaaah

Naruto n’en pouvait déjà plus tant les sensations étaient extrême, mais appuya d’une main sur les reins du brun afin que celui-ci continue. Sasuke ne se fit pas prier et se déhancha un peu sur le blond, lui arrachant entre quelques soupires de vrais cris de jouissance. Puis le brun plaça ses genoux sous les cuisses du blond, soulevant un peu son bassin, avant de s’approcher de l’orifice du blond. Il y inséra tout en douceur un premier doigts, le faisant remuer à l’intérieur du blond qui commença à se cambrer, creusant son dos, gémissant de plaisir et encourageant le brun en l’embrassant à pleine bouche avec tant de vigueur que Sasuke ne tarda pas à glisser un deuxième doigt en Naruto. Cette présence en lui, cela ravissait le blond. La sensation était inimaginable. Il avait un peu mal, mais cela disparaissait tout de suite sous les baisers et les caresses brûlantes de son amant. Le brun sut alors que son ange était prêt. Aussi, tout en soulevant les jambes du blond qui s’enlacèrent d’elles-mêmes autour du corps du brun, celui-ci positionna son membre à l’entrée de l’orifice étroit et diablement chaud du blond. Lentement, il entra en lui, surveillant les réactions du blond sans pour autant s’arrêter de lui offrir une myriade de baiser, voulant sincèrement le dévorer tout entier. Le blond gémit de douleur, et Sasuke s’arrêta un peu, rassemblant toute sa volonté pour ne pas bouger alors qu’il en crevait simplement d’envie.

-          Co…continue, murmura le blond lorsqu’il se sentit prêt.

Sasuke entra alors entièrement dans le corps de son amant, s’arrêtant encore un peu. Naruto leva alors son visage, regardant le brun, les yeux emplis de désir, et lui fit signe de la tête de continuer. Le brun entreprit alors de se déhancher lentement, arrachant des plaintes et des miaulements à son ange. Le blond avait placé ses mains dans le dos de son amant, plantant parfois ses ongles dans sa peau. Puis il bougea lui aussi, faisant comprendre au  brun d’accélérer la cadence. Sasuke s’exécuta une fois encore, allant toujours un peu plus profondément en son amour, poussant des cris rauques tant il était bon, étroit, et brûlant de l’intérieur.

Les deux amants n’avaient d’autres choix que de s’embrasser langoureusement pour ne pas pousser des cris à affoler tout le quartier. Le brun était de plus en plus rapide, et la tension montait. Naruto se sentait faiblir, son corps frissonnant de plus en plus. Le brun remarqua cela et occupa une de ses mains avec son membre, en harmonie avec les mouvements de ses hanches collées à celle du blond, allant et venant de façon saccadée, puissante, presque brutale tant ils étaient tous les deux désireux l’un envers l’autre. Et alors, presque en même temps, le brun se déversa en Naruto, celui-ci chauffant une fois de plus leurs ventres. Essoufflé, Sasuke se retira du corps de son ange avant de le serrer contre lui, ne voulant pas perdre cette chaleur impressionnante que le corps du blond dégageait, sans se rendre compte qu’il générait la même. Leurs corps étaient en sueurs, et leur respiration encore saccadée. Aussi, il leur fallut de longues minutes de caresses et de baisers papillons pour retrouver un état à peu près normal.

-          Naruto, je t’aime, souffla le brun sans prévenir.

-          Moi aussi, je t’aime, je ne veux jamais te quitter, dit le blond, sans aucune hésitation.

Les deux amants durent ensuite passer par la salle de bain, ce qu’ils firent en même temps, se lavant sous l’eau tiède, presque froide afin de calmer la température de leur corps toujours beaucoup plus haute que la normale. Le brun profita de l’occasion pour nettoyer le corps fébrile du blond qui se secouait lorsque Sasuke atteignait ses hanches, où il était chatouilleux. Mais les caresses du brun n’en furent pas moins tendres et attentionnées, un peu perverses aussi. Le blond embrassait les joues, le front et le cou du brun tout en lui offrant volontiers son corps.

Une fois sortis, Sasuke changea le lit, et remarqua qu’il ne leur restait finalement plus beaucoup de temps avant que tous les autres ne reviennent. Il alla chercher les affaires qu’un des majordomes de sa famille était venus lui apporter, entre autres, armes et vêtements de rechange. Mais le brun déposa tout sur son lit sans s’en occupé, obnubilé par la présence du blond à ses côtés. Naruto avait besoin de sa présence, et s’accrochait à son bras, quémandant parfois un baiser que le brun lui offrait volontiers. Ils durent s’arrêter quand les jumelles arrivèrent les premières. Ayako et Kokoa étaient fin prête et poussèrent le brun à s’occuper de ses préparatifs. Naruto encouragea le brun, s’asseyant sur une chaise près de l’armoire de Sasuke, le regardant faire avec un sourire chaleureux.

 

Un peu avant le dîner, Shizune était sortie – enfin ! – du bureau de Tsunade pour leur soumettre leur décision. Tout l’ANBU s’infiltrerait dès demain, eux un peu plus tard, à Konoha. Tous les adolescents frémirent d’appréhension face à cette nouvelle. La plupart des hommes allaient investir les structures militaires construites un peu partout dans la ville, tandis que leur section s’occuperait avec quelques adultes ANBU du bâtiment administratif de l’ancien gouverneur de Konoha qui était la demeure de ceux qui dirigeaient l’Akatsuki.

Le dîner se passa dans une légère tension. Le grand moment approchaient. A cette table, tous s’étaient battus, étaient devenus des assassins au cœur froid face à l’ennemis en vu de faire tomber l’Akatsuki qui terrorisait le pays et semait le chaos dans la région centre. Les visages furent sérieux pendant une bonne partie du repas avant que l’ambiance ne commence à se détendre un peu. Temari reprit un air enjoué et raconta des blagues à qui voulait bien l’écouter. Shikamaru, lui, voulait juste dormir, mais la blonde décida de lui hurler dans les oreilles à la place. Kiba lui, observait Sasuke. Son attitude avait changé. Il était devenue comme lorsqu’il l’avait connu enfant. Un peu plus loquace, déjà. Et son visage était beaucoup moins dur malgré son habituelle expression neutre. Puis soudain, quelque chose lui sauta aux yeux. De temps en temps, sans que ni Hinata ni Gaara ni même Choji et Kokoa ne le remarque, le brun lançait parfois de rapide coup d’œil au blond assis à côté de lui. Son regard n’était plus du tout un regard protecteur, mais possessif.

-          Shino… c’est pas vrai ! souffla Kiba, se retenant soit de s’évanouir, soit d’exploser de rire.

-          Quoi ? Qu’est-ce-que tu me murmures mon amour ?

-          Approche-toi. Regarde-moi ca.

Kiba avait jeté sa tête en avant, indiquant à Shino le brun qui avait passé une main dans le dos de Naruto. Shino sourit largement avant de se retourner vers Kiba avec un regard malicieux.

-          Ces deux-là ont une attitude…

-          D’amants, oui ! fit Kiba, trop heureux, mais chuchotant quand même.

-          Je me demande quand est-ce-qu’ils ont commencé à être aussi proches… fit le brun.

-          Oh, surement depuis le début, sans le savoir, lança son amour.

Tout deux rirent en observant les regards que s’échangeaient parfois Sasuke et Naruto, et ils y reconnurent tout de suite la petite étincelle d’excitation qu’ils avaient aussi l’un pour l’autre. Ils se dévoraient du regard autant qu’ils le pouvaient, et leurs corps cherchaient le contact.

 

En fin de repas, Sasuke laissa pourtant le blond entre les mains des filles qui observèrent leur travail vestimentaire sur le blond. Celui-ci paraissait encore plus fragile qu’en robe. Il portait aujourd’hui un pantalon en jean, et un polo beige glacé dont les manches étaient retroussées pour laisser apparaître deux bras maigrelets. Ses cheveux étaient en bataille, ce qui lui donnait un look « saut du lit » - puisqu’en même temps, c’était presque la vérité –.  Il paraissait avoir été conçus pour ne pas passer ni pour un macho, ni pour un garçon très viril, mais plutôt comme une princesse en danger, comme l’avait décrit Hinata au début. Devant ce garçon si élégant, Tenten et Temari étaient aux anges, contente d’avoir un garçon à chouchouter comme une petite fille à porté de main.

 

De son côté, le brun passa près de deux heures au téléphone avec son père. Il avait appelé, ayant encore en tête la réaction du blond à son deuxième réveil, dans le lit de l’ANBU, et les révélations d’Hinata. Son père était particulièrement sec, même s’il avoua qu’il avait peut-être mal traité le blond. Mais il raconta aussi la vérité sur son enlèvement, et le fait qu’il n’y était pour rien dans la mort des parents de Naruto. L’Akatsuki avait appris par il ne savait quel moyen que le Kyuubi était en lui, en même temps que lui-même l’avait su. Il avait en fait sauvé le blond de justesse.

-          Et puis-je savoir pourquoi tu le traite de monstre ? Tu penses qu’il a demandé à avoir un bijuu en lui ? Et est-ce-que cela fait vraiment de lui un monstre ?

-          Sasuke… Ca n’a aucun rapport avec ce que ce garçon a en lui.

-          Comment ca ? demanda le brun, énervé d’attendre autant pour que son père ne se livre à lui.

-          Peut après qu’on l’ait emmené dans les laboratoires, il a perdu le contrôle, il s’est à moitié transformé… et à tué deux de mes hommes aussi froidement qu’un criminel. La pièce était un vrai bain de sang.

Froidement… tout comme pour Orochimaru. Le brun échangea quelques politesses avec son père et raccrocha, un peu sonné. Sasuke était presque choqué par la nouvelle. D’où pouvait venir un tel accès de violence chez le blond ? Il ne lui dirait rien de ce qu’il avait appris aujourd’hui. Il voulait pour l’instant savoir une seule chose : la vie ne représentait-elle rien aux yeux de son ange blond ?