Première partie

par lightdance

Sakura Haruno, 26 ans, était médecin depuis peu. Elle avait un épanouie, entourée de ses amies et de sa famille. Elle vivait dans un bel appartement, au dernier étage d’un quartier chic de Tokyo. Mais son bonheur fût de courte durée...

Un soir, alors qu’elle se rendait à l’hôpital pour prendre sa garde de nuit, elle tomba sur une bagarre entre deux hommes. L’un des deux tomba à terre, gravement blessé. Son instinct de soignante la poussa alors à ce précipité vers lui. Son sac à main était une véritable pharmacie ! Elle sortit un set de compresses et tenta de stopper l’hémorragie sur l’abdomen de son nouveau patient. Le problème, c’est qu’elle ne vit pas tout de suite l’autre homme, revenir pour achever celui qu’elle tentait de sauver. Et, sans même comprendre la raison de son geste, elle se retourna et protégea son patient de son corps, recevant le poignard à sa place, en plein cœur.


Sakura Haruno avait chaud, très chaud. Ses membres étaient engourdies, et ils lui faisaient mal. Etrangement, elle se sentait mal, et en même temps, c’était comme si elle n’avait plus conscience de son corps. En revanche, elle n’arrivait pas à ouvrir les yeux : tout était noir, vide. Comme un puit sans fond.


-Comment vas-t-elle ?


Sakura eu un frisson à l’entente de cette voix. Qui était-ce ? Où était-elle ? Et au faite... Que lui était-il arrivé ? C’était le trou noir. Elle n’avait aucun souvenirs de ce qui l’avait mise dans cet état de semi-conscience. Peut-être était-elle à l’hôpital ?


-Elle lutte, répondit une voix douce. La dose contenue dans la seringue ne lui suffit pas, maitre.


Maitre ? Non, elle n’avait pas l’air d’être à l’hôpital. Elle entendit quelqu’un soupirer, et sentit une présence près d’elle.


-Peux-tu sortir un moment, Hinata.

-Bien sûr, maitre.


Alors, cette voix si douce appartenait à une femme du nom de Hinata ? Quel beau prénom... Elle entendit alors un bruit de porte qui se ferme. Pourquoi l’homme lui avait-il demandé de sortir ? Enfin, il avait plutôt affirmer que demander. Malheureusement, elle n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps : une vive douleur s’éveilla à la naissance de sa carotide. Sakura souffrait, elle avait terriblement mal. Elle avait l’impression de brûler, de se consumer ! Elle voulait crier, mais ses cordes vocales ne lui obéissaient plus. Son corps entier le l’écoutait plus. La seule chose qu’il laissa échapper, furent ses larmes salées, dévalent ses joues.


Sakura finit par reprendre conscience quelques heures plus tard. Son corps lui faisait atrocement mal. Après un effort surhumain, elle réussit à ouvrir les yeux. Elle tourna quelque peut la tête afin d’observer l’espace dans lequel elle se trouvait : une chambre sombre, remplit seulement du strict nécessaire. Elle tourna la tête de l’autre côté et aperçu une petite salle, qui devait certainement être la salle de bain. Elle se leva tant bien que mal. Il fallait absolument qu’elle se passe un coup sur le visage. Elle tenta de se tenir sur ses deux jambes, mais elle vacillait un peu. Elle se tint alors au mur, et le longea pour arriver jusque dans la salle d’eau. Lorsqu’elle y parvint enfin, elle se pencha au dessus du lavabo, fit couler de l’eau fraiche et se la passa sur le visage. Elle prit ensuite une petite serviette blanche, qu’elle trouva pliée sur le meuble d’à côté. Une fois séché, elle se redressa, et ce qu’elle vit la pétrifia. Elle lâcha la serviette qui tomba sur le sol et se rapprocha du miroir. Rouge... Elle avait les yeux rouge ! Comment était-ce possible ?? Bon sang, qu’est ce qui lui arrivait ! Il fallait qu’elle trouve quelqu’un, il fallait qu’on lui explique. Elle sortit alors de la salle de bain, et se dirigea vers la porte de la chambre avant de l’ouvrir. Un immense couloir s’offrit à elle. Quelle direction ? Se demanda-t-elle. Droite, ou gauche ? Ce couloir ne la rassurait décidément pas... Des deux côtés on ne pouvait apercevoir le fond, tellement il était sombre. On se serait cru dans un film d’horreur.

Sakura inspira un bon coup et décida d’aller sur sa droite. Elle trouva un escalier et le descendit doucement : ses jambes ne la tenait toujours pas correctement. Soudain, quelque chose, ou plutôt quelqu’un, attira son regard. Un jeune homme blond, d’à peu près son âge, était posté devant elle un immense sourire collé sur les lèvres.


-Salut ! Moi, c’est Naruto ! S’exclama-t-il. Bah dis donc ! Sas’ke à fait du sacré bon boulot !


Sakura ne comprenait rien. Mais alors absolument rien ! Elle n’osait même pas ouvrir la bouche. En revanche, la seule chose dont elle était sûre, c’est qu’elle avait vraiment mal partout.


-Oh ! Lança le blond en voyant l’expression de la jeune femme, tu dois mourir de faim ! Tiens !


Il lui tendis un verre à pieds contenant un liquide rougeâtre.


-Que... Qu’est-ce que... c’est ? Réussit-elle à dire d’une petite voix.


-Du sang, pardi !


A ces mots, Sakura lâcha le verre qui se brisa en mille morceaux sur le sol. Elle était en plein cauchemar ! Sans se soucier de son corps et de ses jambes, elle s’enfuit en courant vers l’immense porte d’entrée qui se trouvait non loin d’elle. Elle entendit la voix du jeune homme blond l’appeler, mais elle ne releva pas et continua de courir, comme si ça vie en dépendait. C’était étrange... Elle ne contrôlait pas son corps : c’était lui qui la faisait courir. D’ailleurs, elle n’avait jamais couru aussi vite de toute sa vie ! Elle fût interrompue dans ses pensées lorsqu’elle trébucha sur une racine d’arbre. Bon sang, où est-ce qu’elle avait atterrie ? Elle était dans une immense forêt, et elle ne distinguait même pas un bout de béton en regardant par delà les troncs. Etait-elle dans un endroit reculé ? Sans ville, ni village autour ? Un frisson lui parcouru le dos soudainement, et ce n’est qu’à ce moment là qu’elle remarqua sa tenue : une simple nuisette blanche, lui arrivant mi-cuisses. Génial... Elle se redressa en prenant appuie sur sa main, et une vive douleur se réveilla sur celle-ci. Elle tourna son poignet et constata qu’elle s’était bien écorchée. Un filet de sang s’écoulait le long de son avant bras, tandis qu’elle observait sans bouger.

Tout à coup, quelqu’un lui attrapa le poignet et elle releva vivement la tête, effrayer. Elle tomba alors sur des pupilles rouges.


-Tu devrais faire attention.


Cette voix... C’était celle de l’homme qu’elle avait entendu dans son sommeil. Curieuse, Sakura détailla alors le garçon qui se tenait devant elle, accroupit : brun, les cheveux mi- long relevé en pique derrière la tête, les traits fin et, il fallait bien l’avouer, il était d’une beauté à couper le souffle. Sans attendre plus longtemps, le brun attira la rose contre lui et il souleva son poignée blessé.


-Tu es bien cruelle... Souffla-t-il d’une voix grave.


Elle ne comprit pas le sens de ses paroles, et commença à paniquer quelque peu lorsqu’il lécha sa plaie en la regardant toujours dans les yeux. Sakura tenta de retirer sa main, mais il était bien plus fort qu’elle, et il ne bougea même pas d’un millimètre.


-Calmes toi, ça cicatrise.


Et en effet, la plaie cicatrisa automatiquement. Cela la stupéfia. Elle retira ensuite sa main et se leva prudemment, tandis que l’homme fit de même.


-Que... Qu’est-ce que vous... me voulez ? Tenta-t-elle apeurée.


Le brun s’avança avec douceur vers elle, et il attrapa une mèche de ses cheveux roses.


-Je suis là pour t’aider.


L’aider ? Comment ça il était là pour l’aider ?? A s’enfuir ?


-Non, je ne suis pas là pour t’aider à t’enfuir.


Sakura sursauta.


-Comment... ?

-Je peux lire dans tes pensées, Sakura.


Cette fois-ci, la rose recula violemment et se cogna contre le tronc d’arbre. Cette homme lui faisait peur.


-Ne vous approchez pas de moi ! Dit-elle les larmes aux yeux.


L’homme soupira.


-Tu as besoin de moi.

-Je ne sais pas qui vous êtes, renchérit-elle en voyant qu’il avançait de nouveau vers elle, laissez moi tranquille ! Je peux me débrouiller seule !

-Non, tu ne peux pas.


Sakura le regarda alors, totalement perdue.


-Je sais que ton corps te fait souffrir, je sais que ton estomac se serre, que tes muscles sont tendus, et que ta gorge te brûle. Je sais que tu es effrayée, mais tu dois me faire confiance. Je ne te ferais aucun mal.


A ces mots, il sortit un scalpel de sa poche et l’approcha de son propre poignet. Sakura tressaillit.


-Tu dois te nourrir.


Quoi ?!


-Tu as très bien compris. Tu sais très bien que tu es différente. Tu as vu tes yeux dans le miroir, et tu sais très bien ce que leur couleur signifie.


Sakura ne faisait pas un cauchemar, son subconscient le savait, mais elle s’obstinait à refuser la vérité.


-Tu sais ce que je suis, n’est-ce pas ? Demanda l’homme d’une voix dure.


La fleur secoua vivement la tête de gauche à droite. Non ! Elle ne voulait pas y croire.


-Si, tu le sais. Je suis un vampire, tout comme tu en est devenu un.

-C’est n’importe quoi ! S’écria-t-elle. Les vampires n’existent pas ! Ce n’est qu’un mythe.

-Cesses de te voiler la face, Sakura, termina-t-il en s’entaillant volontairement le poignet.


Sakura se figea. Cette odeur... Du sang. Ca gorge était sèche, et la brûlure s’intensifia, tout comme son estomac qui se serra. Il était hors de question qu’elle satisfasses les désirs pervers de l’homme qui se présentait face à elle.

Ce dernier commença d’ailleurs à s’impatienter. Il tendit alors son poignet en direction de la rose :


-Bois.

-Non.


Il s’avança encore.


-Bois ! Ordonna-t-il cette-fois.


Dans un excès de violence, Sakura le repoussa brutalement et elle cria :


-Non, non et non !!! Je ne boirais jamais de sang ! Je ne suis pas un monstre, je suis humaine ! Je suis médecin, je ne suis pas un monstre, je ne suis pas un monstre !


Elle continua de répéter ces derniers mots en secouant la tête, tandis que son corps convulsait sous ses pleurs.


-Je ne suis pas un monstre, je ne suis pas un monstre...


Elle continua encore et encore. Le brun fit alors une erreur fatale : la toucher. Elle se replia alors sur elle-même, et, se fermant complètement au monde extérieur, elle sombra dans l’inconscience.




Le brun retourna au château, en portant dans ses bras la jeune femme, évanouie. Lorsqu’il passa les battants d’entré, son meilleur ami se précipita vers lui :


-Tu l’as retrouvé ?! Pourquoi est-elle évanouie ? Est-ce qu...

-Naruto ! Gronda le brun.


Le blond se tut immédiatement. Bordel... Son ami avait l’air réellement furieux.


-Sasuke, je...

-Tais-toi ! Cracha-t-il. A cause de tes conneries, elle a bloqué son esprit !


Naruto devint blanc comme un linge.


-Elle n’a pas voulu se nourrir, tout ça parce que tu n’as pas trouvé mieux à faire que de lui proposer du sang, alors qu’elle venait de se réveiller ! Elle refuse d’accepter ce qu’elle est, et si tu n’étais pas intervenu, on n’en serait surement pas là !


Sur ces dernières paroles, Sasuke monta à l’étage et se dirigea vers sa chambre afin de déposer la jeune femme sur son lit. Il était furieux après Naruto. Même si au fond, il savait pertinemment que son ami ne pensait pas à mal, il avait tout de même fait une boulette. Une grosse boulette. Sasuke allongea la jeune femme sur son lit, délicatement. Il savait qu’elle était fragile. Autant physiquement que mentalement. D’habitude, il ne fait pas attention à ce genre de femme, mais là... C’était différent. Après tout, elle lui avait sauvé la vie. Il n’avait pas compris pourquoi elle s’était interposé lorsque Kakuzu avait voulu lui planté le poignard dans son cœur. Au final, c’était elle qui s’était fait tué. Bien qu’un pauvre couteau ne l’aurait pas tué sur le coup. Seulement, la jeune femme ne pouvait pas le savoir. Mais elle s’était quand même sacrifié. Pour lui. Bon sang... En trois siècles d’existence, il n’avait jamais été pris en pitié, ni protégé. Personne ne se souciais de lui, de ses faiblesses. Après tout, il était le grand Sasuke Uchiwa, le dernier survivant de son Clan. Le dernier vampire de sang pur. Lorsqu’il avait vu la jeune femme s’effondrer devant lui, poignardée, alors qu’elle avait tenter de le soigner, cela l’avait mis dans une fureur destructrice. Il avait foncé sur Kakuzu, et lui avait arraché la tête d’un geste sec. Le corps s’étaient alors transformé en cendre, prouvant la fin tragique de ce vampire abominable.


Il était ensuite retourné auprès de la rose, et n’avait pas hésiter un seul instant : il s’était penché au-dessus d’elle, et avait planté une seringue qu’il gardait toujours sur lui, contenant son venin, en plein sur sa jugulaire. Il devait la transformer, pour qu’elle vive. Il l’avait ensuite ramener dans son manoir pour la laver, dans une grande baignoire baignée d’eau chaude, et pour ensuite l’habiller et la coucher. Elle devait reprendre des forces. Hinata lui avait fait comprendre que la rose luttait. Son instinct comprit qu’il allait la perdre s’il ne faisait rien. Alors, sans plus attendre, il l’avait mordu, transmettant un peu plus de venin. Il s’était ensuite redressé, et mordu le poignet. Il avait aspiré son propre sang et avait déposé ses lèvres sur celle de Sakura pour le lui faire avaler. C’était le seul moyen de la ramener, de la réveiller.

Il avait donc laisser faire le travail, et était sortit expliquer la situation à ces « amis ». Il ne savait pas très bien s’il pouvait les considérer comme tel. Il avait ensuite sentit l’odeur du sang de la rose. Sang qui l’attirait énormément... Son corps avait réagis au quart de tour, alors que d’habitude, il était aisé pour lui de contrôler sa soif. Il n’avait pas réellement fait attention à cette odeur lors de leur première rencontre : il était trop occupé à tenter de la sauver. Il n’avait pas attendu plus longtemps et s’était précipité pour la retrouver. La voir si effrayée l’avait ébranlé, bien qu’il ne laissait jamais transparaitre ses émotions. Du moins, en général. « Je ne suis pas un monstre ». Cette phrase l’avait blessé. Mais il savait que la fleur avait raison. Après tout, il n’était pas humain.


Sasuke cessa de penser à tout cela et s’allongea contre la jeune femme. Il colla son corps contre le sien, lui apportant le maximum de chaleur qu’il pouvait. Et oui, les légendes n’étaient pas toujours vraies...




-Sakura, réveilles toi...


Quelqu’un l’appelait. Elle n’arrivait pas à reconnaitre la voix de son interlocuteur, elle était trop éloignée.


-Je t’en prie, Sakura.


Elle se sentait tellement bien : elle avait l’impression d’être entouré d’un nuage de coton bien chaud. Cette douceur et ce bien être ne perdurèrent pas bien longtemps... Elle se retrouva soudainement dans cette ruelle, où deux hommes se battaient. Sans qu’elle ne puisse contrôler ses mouvements, elle se retrouva vers celui au sol, blessé. Sakura essaya d’identifier son visage, mais ce dernier était caché dans l’ombre. C’était comme si sa conscience ne voulait pas qu’elle se souvienne son patient. Elle se concentra un peu plus, mais toujours rien. Alors, le deuxième homme arriva derrière elle, et leva le poignard. Avant de se redresser pour protéger son patient de son corps, elle le regarda une dernière fois, et, elle le vit enfin, le visage de l’homme qu’elle avait tenté de sauver.

Sakura se réveilla en sursaut en ouvrant brusquement les yeux. Merde... Elle connaissait ce plafond. Ce qui signifiait qu’elle était de retour dans la même chambre que la première fois. Un bruit de respiration lui fit tourner la tête sur sa gauche. Elle écarquilla alors les yeux :


-Vous êtes l’homme que j’ai tenté de sauver ! S’écria-t-elle en se redressant brutalement.


Elle faillit s’étaler sur le sol, mais deux bras puissants vinrent la rattraper juste attend. Ce contact lui faisait vaguement quelque chose... Elle releva le menton pour mieux le voir et s’immobilisa : c’était non seulement l’homme qu’elle avait tenté de sauver, mais c’était également celui qui l’avait trouvé dans la forêt. Il est en vie ?

-C’est toi, Sakura, qui m’a sauvé.

-Comment... ?

-Tu t’es sacrifié pour moi... Merci.


Sakura n’en revenait pas. Il n’était pas mort ? Elle lui avait sauvé la vie ? Mais comment avait-elle survécu, elle ?


-Je t’ai mordu, chuchota-t-il pour répondre à sa question muette. Je ne pouvais pas te laisser mourir, toi, une humaine, alors que tu t’ étais sacrifié pour un homme de mon espèce.


Son espèce. Sakura se redressa alors brutalement, reculant au fond du lit en se souvenait ce qu’il était : un vampire.


-Ne me toucher pas, dit-elle paniquée.

-Je te l’ai déjà dit, je ne te ferais aucun mal. Si je t’ai transformé, c’était pour effacer ma dette.

-Votre dette... ?

-Ta vie contre la mienne, expliqua-t-il simplement.


Le cerveau de Sakura fonctionnait à vive allure. Il l’avait transformé en vampire parce qu’elle l’avait sauvé ? Il avait voulu lui rendre la vie ? Mais un vampire, c’est un être dépourvu d’âme ! Autrement die, c’est comme un mort... Non ? La rose se posait de plus en plus de question. Elle avait maintenant compris les agissements de cette homme, mais...


-Quel est votre nom... ? Chuchota-t-elle.

-Sasuke. Je m’appelle Sasuke Uchiwa. Je suis le dernier vampire de sang pur de ce monde.


Un sang pur ? Selon la légende, les vampires de sang pur sont les plus puissants, et les plus haut placé dans la hiérarchie.


-C’est le cas, dit soudainement le brun. Je suis bien le plus puissant et le plus haut placé dans la hiérarchie.

-Cessez de lire dans mes pensées, ce n’est pas poli ! Lança Sakura, irritée.


Elle n’eut pas le temps de lever les yeux vers lui qu’il se retrouva derrière elle, agenouillé sur le lit.


-Je promets de ne plus recommencer si toi, tu cesses de me vouvoyer, lui susurra-t-il au creux de l’oreille.

-D’accord... Acquiesça-t-elle.


Doucement, la rose se retourna pour plonger ses prunelles toujours rouge dans celle de l’Uchiwa. Il avait à présent de magnifiques yeux noirs. Son regard exprimait de la gratitude, du respect, mais aussi... de la tristesse ?

Conscient du regard qu’il portait à la jeune femme, Sasuke se reprit rapidement et retrouva son air impassible.


-Rien ne change le fait que tu dois te nourrir.


Sakura se crispa.

-Je refuse de devenir un mon...

-Je le sais ! Gronda-t-il soudainement en détournant le regard.


Sakura compris enfin : il était blessé. Elle pouvait clairement voir sur son visage les traits marqués par la peine. Sasuke était bien faible face à elle...

La rose l’avait traité de monstre. Mais finalement, les humains aussi, pouvaient être comparés à des monstres : beaucoup faisaient preuve d’une cruauté inimaginable. Elle réalisa soudain qu’elle n’avais jamais entendu parler aux informations de meurtres mystérieux, ou de disparitions inexpliqués. Peut être que...


-Comment vous nourrissez-vous, toi et ton espèce ? Se risqua-t-elle à demander.


Sasuke fut très surpris par sa question, ainsi, il se tourna de nouveau vers la jeune femme.


-Nous buvons le sang du sexe opposés de notre propre espèce. Autrement dit, je n’ai jamais bu le sang d’humain. Je me nourris uniquement sur une femelle de ma race.


Une femelle ? Sans en connaitre la raison, Sakura eu un pincement au cœur. Elle se reprit néanmoins bien vite en comprenant qu’elle avait eu tout faux : ils n’étaient pas des monstres. La légendes n’était qu’un tissu de mensonges, en grande partie. Elle regretta d’avoir traiter le brun de la sorte.


-Tu regrettes vraiment... ? Interrogea l’Uchiwa en relevant le menton de la rose pour observer ses yeux.

-Tu avais promis de ne plus lire mes pensées... Souffla-t-elle.

-Tu as pensé trop fort, répondit-il sur le même ton.


Sakura ferma les yeux. Ce simple contact, sa main sous son menton, lui faisait de drôle d’effets : elle entendait son pouls à lui, ainsi que la pulsion de son sang dans ses veines. Cette constatation lui fit ouvrir les yeux. Ca gorge la brûla de nouveau, et cette souffrance était insupportable.

Sasuke voyait bien qu’elle luttait : le visage de la rose était crispé de douleur. Sans réfléchir, il posa son autre main derrière la tête de la jeune femme et il lui approcha le visage de son cou.


-Mords moi, souffla-t-il.


Sakura résista :


-Je ne pe...

-Si, tu le peux. Laisses faire ton instinct, Sakura. Tu ne me fera pas mal, assura-t-il dans un fin sourire à l’entente de ses pensées.


Vaincue, Sakura laissa faire son instinct, et mordit à pleine dent dans la jugulaire de l’homme qui lui avait sauvé la vie.



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