Accord verbal

par Hinata-et-Compagnie

Pendant que mère et fils se retrouvaient, un petit garçon à la tête brune passait son temps avec un nouvel ami, non loin de là dans la forêt. Sa mère étant trop occupé à coiffer la princesse, il avait décidé de faire de son coté des trucs de garçon, c'est à dire jouer à « la bagarre ». Et son adversaire n'était pas tendre, il était même très rapide.

Sasuke aimait gagner, mais son ami aussi si bien que le jeu commençait au fut et à mesure à devenir sérieux. Cela avait commençait par des exercices, chauffer doucement leurs petits muscles pour ensuite échanger quelques coups lent afin de mieux les parer, puis l'allure augmenté pour se transformer en vrai crêpage de chignon.


Les deux enfants roulaient sur la terre sèche dans un soulèvement de poussière, l'un essayant de dominer l'autre. Sasuke passait au dessus, pour ensuite laisser la place à Neji. Et cela ainsi de suite jusqu'à l'arrivée d'une petite fille bien connu par ici.


Criant leurs noms, la demoiselle haute comme trois pommes courrait ou plutôt trottinait vers les deux apprentis combattant. Sa course était difficile, trop encombrée sous toutes ces couches de vêtements de la même couleur que ses yeux si étranges, blanc et violet. Ses chaussures, bien que belles n'étaient pas non plus faites pour la course. Un petit talon plat noir surélevé une chaussure de couleur beige qui s'enroulait autour de la cheville par des rubans de satin blanc, faisant un joli mélange entre la danseuse et la traditionnelle bottine.

Au grès du vent, les tissus s' emmêlant dans ses cheveux dansaient autour de son visage blanc aux joues rougies. Un grand sourire éclairait son visage et elle s'adressait à celui qu'elle connaissait le moins.

« Sasuke, votre mère m'envoie... »


« Et bien parle, » disait-il tout en gardant le col de son adversaire dans les mains.


« Votre frère est rentré. Il vous attend. »


Eh bien, il comprenait maintenant le sourire sur la demoiselle dont il avait du mal à retenir le nom. Oubliant complètement son « combat » avec Neji, âgée d'une année seulement de plus que lui, il avait était surpris quand celui-ci se levait, mettant fin au petit jeu. Le garçon toujours sérieux, époussetait son pantalon et son torse. Bien que encore sale, il prenait le chemin vers le campement tout en regardant durement la demoiselle sur son passage. D'un ton dédaigneux, il s'adressait à elle tout en crachant ses mots ;

« Tous ces ornements, tout ces bouts de tissus vous enlaidissent. Même déguisé en cygne, vous resterez toujours ce vilain petit canard. »


Profondément surprise et attristée par cette remarque déplaisante et gratuite, la brunette baissait simplement les yeux tout en retenant des larmes qui commençaient à perler. Elle le savait, Neji la haïssait, et ce peut-être jusqu'à la fin. Mais cela faisait toujours aussi mal. Un sentiment de culpabilité gagnait la petite fille.

Une fois le plus âgé un peu plus loin, le jeune Uchiwa se levait à son tour pour passer lui aussi devant elle. Il voyait bien sa détresse, et le plus naturellement possible il lui glissait quelques mots qu'il espérait réconfortant.


« Moi je te trouve très jolie comme ça, » disait-il le feu aux joues avant de se détourner.


Cela pouvait paraître peu pour quelqu'un, d'un point de vue extérieur. Et pourtant, cette simple phrase réchauffait le cœur blessé de l'enfant et rendait mal à l'aise le garçon. Ne se retournant pas, le brun courrait dans le direction de son frère, suivi quelques minutes après par la petite Hyuga.
Mikoto aurait été fière de lui à cet instant, il n'en doutait pas.


La joie était au rendez-vous. Sasuke n'avait pas tardé à sauter dans les bras de son grand frère et modèle une fois le tissu de l'entrée de la tante dégagé. Itachi l'avait accueilli les bras grands ouverts et caressait d'une main affectueuse les cheveux indomptable de son cadet. Quelques secondes s'en suivit et le plus grand reposant le plus petit sur le sol, feintant la surprise.

« Mon dieu, Sasuke ! » 


« Quoi ? Qu'est ce qui ce passe, Itachi ?! »Demandait le petit frère une légère inquiétude dans la voix.


« Regarde comme tu as grandi ! Tu as un secret, qu'est ce que c'est ?! Tu as mangé quoi ? »


Itachi gardait un grand sérieux dans sa farce et Sasuke marchait en plein dedans. La fierté prenait possession du petit et il bombait le torse afin de paraître plus grand. Il commençait à énumérer ses repas et ses différents ''entraînement'' avec Neji qu'il qualifié de mauvais joueur, au passage. Le garçon était sur un petit nuage et ne faisait pas attention à la mine sombre et terne de sa mère.


La journée passait très vite et Itachi et Mikoto redoutaient le moment où ils devraient annoncer le décès et la trahison de son père. Une grande discussion avait eu lieu dans la tente bien avant l'arrivée de Sasuke sous les toiles. La mère voulait garder le secret et lui faire croire à un long voyage, mais il en était autre pour le fils qui prêchait la vérité. Hiashi, qui n'aimait pas s'immiscer dans les affaires familiales prenait tout de même le partit du jeune homme, argumentant que le mensonge, même pour éviter une douleur, n'était jamais bon et que tôt ou tard, l'enfant lui en voudrait.

Cependant, le voir si heureux et insouciant fendait le cœur de la Uchiwa, qui voulait décider du moment où ils lui annoncerait.


Le soir arrivait vite, le soleil laissant la place au fur et à mesure à la lune, son âme sœur. Le ciel autrefois dans les teintes de bleu parsemé de blanc était maintenant peint de différentes nuances de orange, rose et bleu donnant aux plus attentifs un magnifique tableau. Chose que les Hyuga n'avaient pas manqués grâce à leur incroyable réceptivité au monde naturel et féerique qui les entouré.


De grands feux furent allumés en l'honneur des invités, partageant diverses victuailles et dansant autour des flammes. Les femmes de part leur grâce et leur souplesse envoûtaient les hommes tandis que les mâles fanfaronnaient dans un concours de muscles, de courage et étonnement de galanterie. Autant dire que la joie et la bonne humeur étaient au rendez-vous ce soir là. Ce qui rendait quelque peu mal à l'aise Mikoto. Après tant de souffrance pour sa famille et son village, elle ne cessait de penser à son défunt époux, à sa future discussion avec son fils cadet et au futur de tout ces enfants.

Elle n'oubliait pas la menace qui planait non loin, contrairement à certaines personnes qui s'abandonnaient au vice et à la luxure.

Hiashi et Sarutobi n'étaient pas loin, face à elle. Elle pouvait donc écouter d'une oreille attentive les échanges entre les deux hommes.


« Mon ami, il est temps je le pense de parler sérieusement … » Commençait le grisonnant. « Vous avez sûrement entendu l'attaque que nous avons subis il y a peu. »


D'un geste de la main, le chef de clan stoppait le vieillard.


« Oui, et j'en suis fort attristé. J' espère que vous n'avez eu que peu de pertes à déplorer » Disait-il tout en regardant le petit Sasuke au loin encore acoquiné avec son neveu.


« Ce petit sera dans quelques années un véritable guerrier à n'en pas douter »


« J'en suis certain » Répondait Hiruzen tout en suivant son regard.


« Nous n'avons pas perdu beaucoup d'hommes, grâce au ciel ... »


« Cependant, je viens vers vous car il ne s'agit pas là d'une simple histoire d'épées entre villages, entre humain. Nous avons étaient attaqué par un groupe de gobelins organisé. »


A l'entente du mot gobelin, Hiashi pris une inspiration pour se plonger dans une grande réflexion, plongeant son regard froid et pâle dans les couleurs chaudes du feu de joie.

Rares étaient les fois où ces affreux petits êtres plein de poussière attaquaient les villages. Surtout si celui-ci ne lançait pas d'hostilités envers eux. Les gobelins ne sont pas les plus futés, mais en grand nombre, ils étaient redoutables. De plus, la grotte la plus loin se trouvait à une journée de marche. Leur repaire était trop loin pour chercher des victuailles de ce coté de la foret.

Hyuga pensait à un chose ; des représailles.

Pour avoir le cœur net, il lui demandait :


« Avez-vous étaient hostiles envers ce peuple ? Je veux dire, personnes n'aiment ces humanoïdes perfides, mais avez-vous vous ou quelqu'un du village lancé une attaque direct envers eux ? »


Comme si la pire des insultes avait été dite, Hiruzen prenait un air outré et vexé.


« Non, mon cher ! Nous ne sommes qu'un petit village caché au fin fond d'une forêt, nous sommes pacifique. Les seules attaques que nous avons lancé visaient à protéger nos terres et nos familles. »
« Alors je ne vois qu'une seule chose. Quelqu'un vous veux du mal. C'est petits monstres n'attaque qu'en représailles, et je pense ne pas me tromper quand je vous dis que n'aviez même pas connaissance de leurs capacités offensives. Ils ne sont pas tendre. »


Sarutobi poussait un soupir tous en se tenant l'arête du nez. Dans quoi étaient-ils embarqués ? Qui ou quoi pouvait bien vouloir leur destruction ?


« Je peux vous proposer quelque chose. » Le Hyuga faisait une pause dramatique. « Je pense que nos deux peuples pourraient trouver cela bénéfique. Depuis peu, moi et mes confrères avons ressentis d'étranges et mauvaises énergies émaner des contés environnantes. Nous sommes ici pour enquête sur cela. Je pense que votre attaque subit en découle. »


« Êtes-vous en train de me proposer une alliance, mon ami ? » Le plus vieil homme coupait le plus jeune, les yeux de nous remplis à nouveau d'espoir.

Hiashi n'aimait pas être interrompu, il fronçait donc les sourcils sans pour autant relever le manque de politesse de son voisin. Après tout, ce n'était qu'un humain.


« C'est cela. Nous vous apporterons notre soutiens en cas d'attaque envers vous de la part d'êtres féeriques et démoniaques. Comprenez cependant que nous n’intervenons pas dans les guerres entre humains. Nous ne sommes ici que pour enquêter sur cet amas noir de chakra. »


« Chakra ? » Demandait Sarutobi confu.


« Ce que vous appelez magie. Nous l'appelons chakra. »


Pour toute réponse, le grisonnant hochait la tête.

« Et donc, j'imagine qu'il y a une contrepartie dans cette échange. Qu'est ce donc ? »


Le patriarche Hyuga laissait un rare et petit sourire sur son visage aux trais dur se dessiner.

« Nous aussi nous subissons quelques attaques. Bien que nous nous sommes toujours bien défendus, je sent que le vent tourne. Mes enfants sont mes trésors, ils ont besoins d'êtres cachés et protégés. Je vous demande donc d'interdire à votre peuple l’accès aux miens et qu'en cas de forces majeurs, vous puissiez nous apporter votre aide. »

Interdire à son village de visiter les Hyuga ? Sarutobi ne comprenait pas vraiment le but de Hiashi dans cette demande, et cela le rendez quelques peu perplexe et déçu de savoir qu'un aussi bon allié nous voulait pas que leurs peuples cohabites en toute harmonie comme il l'esperait.
Les gens autours d'eux ne s'amusaient-ils pas ? Ne dansaient-ils pas de bonheur et ne partageaient-ils pas leurs différentes coutumes en cette soirée si chaleureuse et bien entamé ?

Il laissait ses yeux parcourir la scène unique devant lui, où, pour la première fois et peut être la dernière, les humains et les elfes festoyaient ensembles. Le vieil homme gravait dans un coin de son esprit ces images rares avant de retourner son attention vers son voisin et nouvel allié.


« Bien, j'accepte votre généreuse offre Mr. Hyuga. » Disait-il tout en lui tendant la main. Main que Hiashi acceptait.


Voila, l'accord venait d'être passé et les deux clans pouvaient continuer de festoyaient leur unique nuit ensemble. Donnant un goût amer aux humains le lendemain matin quand leur chef et dirigeant leur annoncé l'interdiction de quitter les limites définis de la foret entourant leur village.
Seul Sarutobi et une certaine brune aux yeux charbons connaissait la raison de cet restriction dite pour leur sécurité.


Les années passèrent et cette fameuse nuit pratiquement oubliée comme un doux rêve vite remplacé par la monotonie de la vie au village.


Le soleil tapé fort en ce début d'été. Tout les villageois mettaient la main à la pâte pour cultiver les champs, faire des réserves pour l'hiver et engraisser le bétail. La vie reprenait son court et ainsi de suite. Le forgeron tapé son marteau sur sa nouveau œuvre, faisant fondre le cœur des passantes devant ses beaux muscles travaillant. Le médecin avait trouvé une nouvelle apprentie venue d'un autre village accompagné par un homme qui préférait vivre d'amour et d'eau fraîche plutôt que de travailler. Sarutobi comptait laisser la direction à une autre personne plus jeune et dynamique que lui afin de prendre sa retraite. Le boulanger était aidé par son fils qui montrait un talent particulier pour la pâtisserie. La sécurité avait été renforcer et les reines ont étaient repris par une main de confiance remplie de loyauté.


Oui vraiment, la journée s’annonçait pour le meilleur du monde.