Famille brisée

par Hinata-et-Compagnie

Seul. Itachi était seul en cette journée ensoleillé. L'orage de la nuit avait laissé place à la chaleur bienveillante et lumineuse du soleil. Il était mort de fatigue, tout aussi physiquement que mentalement. Son corps lui criait d'aller se coucher, et bien que son cœur et sa raison le pousser à faire le contraire, l'appel de la nature avait était plus fort. Face à la cheminée éteinte, en plein milieu du salon sur le fauteuil favoris de sa mère, le ténébreux s'écroulait comme une masse pour sombrer dans un monde noir sans lumière ni son. Seul la pénombre et la douleur de ses muscles endoloris l'accompagné dans ce lieu sombre.
Le noir, Itachi ne voyait plus que du noir.


Il était tard dans la nuit quand le jeune adolescent se réveillait. Bien que encore à moitié dans les vapes, il n'avait pas besoin de se concentrer, de réfléchir, pour se rappeler les événements de la veille. Il lui fallait prévenir le doyen, peut être savait-il quelque chose. Peut-être étaient-ils chez lui, en compagnie de Tsunade depuis tout ce temps. Non. Il était pragmatique, réaliste. Son frère et sa mère seraient revenus depuis longtemps si c'était le cas.

Oubliant un instant ses courbatures, le Uchiwa se levait et quittait le domicile toujours aussi vide qu'à son arrivé prenant soin de laisser la porte ouverte, dans le doute et l'espoir.


Tout en regardant le ciel étoilé immaculé, il se laissait à vagabonder dans les rues du village. Bien que calmes, le son des habitants fêtant en petit comités le retour de leurs proches dans leurs maisonnées donnait un bruit de fond quelque peu agréable. La chaleur était revenu dans leur petit patelin et cela mettait du baume au cœur. Au cœur de toutes ces familles. Mais pas de Itachi. La joie et le bonheur qu'ils essayaient de contenir lui explosé à la figure, le narguant, lui montrant et rappelant que lui n'avait pas cette chance. Que aujourd'hui et sûrement demain encore, il serait seul et ignorant. Ne pas savoir était horrible. Et cela lui faisait accélérer le pas.


Devant la porte de la famille Sarutobi, le brun toquait distinctement à trois reprise tout en prenant une bonne respiration discrète et silencieuse. Sa voix ne devait pas trahir ses émotions.

C'était la belle Tsunade, comme il s'y attendait, qui lui ouvrait la porte. Celle-ci n'était pas ce que l'on pouvait dire d'habiller de façon présentable. Couverte d'une longue tunique blanche jusqu'aux chevilles, les cheveux détachés et protégé d'un châle sur les épaules, la blonde était en tenue de nuit.

Pas vraiment conventionnel, et pas non plus dérangée par cette apparence, elle le faisait rentrer avec un sourire chaleureux pointé de tristesse. Le jeune homme ne l'avait pas manqué mais ne disait rien. Elle faisait preuve de compassion à l’égard de son père décédé la nuit derrière, pensant qu'il en souffrait sûrement énormément. Elle se trompait, et il n'était pas là pour ça.


Ne voulant pas perdre de temps à attendre le papi sûrement déjà endormi, il fallait qu'il face part de ses inquiétudes à la seconde dirigeante.



Prenant les choses en main, Tsunade, la paume dans le dos du garçon le poussait vers la table de la cuisine. Elle lui tirait une chaise tout en le forçant à s’asseoir.

Pas vraiment à l'aise, l'adolescent se laissait faire, tout en affichant son septisme.



Itachi n'aimait absolument pas les surnoms qu'elle lui attribué, mais son inquiétude prenait le dessus sur la fierté. Ainsi il contait la disparition de son frère, de sa mère et accessoirement de Hoshi leur gentille domestique. Il n'oubliait aucuns détails, l'heure, l'absence de traces de débats ainsi que les volets fermés. C'est en le disant à haute voix que le brun se disait à quel point la solution était évidente. Sur le coup de la panique, il avait vu rouge et pensait au drame ou à la trahison. Comme si un énorme poids lui avait était enlevé, il soupirait tout en se prenant la tête entre les mains, les coudes sur la table face à lui. Ses épaules s'étaient encore plus affaissaient et son dos plus courbait.

Tsunade posait une main rassurante sur son bras, et lui annonçait quelque chose qu'il le laisser sans voix.



L'espoir était visible au fond de ses ancres noir.



Sans attendre réponse elle partait dans un recoin de la cuisine pour soulever une dalle décollée sous un lourd meuble fait de bois lasuré. Une cachette secrète. Cette femme cachait quelque chose ici et donnait sa position au garçon. Il ne savait que très peu de choses sur la blonde mais en cette instant elle piquait à vif sa curiosité. Avec attention, il la regardait sortir ce qui était une carte ainsi qu'un pendentif similaire à celui qu'elle porte quotidiennement, soigneusement emballaient dans une pochette en cuir.

Déposant son matériel sur la table, Tsunade prenait place face au jeune brun laissant sur son visage courir un fin et discret sourire. Elle était heureuse et cela se voyait quelque peut car avec passion elle parlait de ce qui aller suivre.



La carte de la région dépliait, elle prenait le pendentif de sa main droite. Jamais de la gauche, précisait-elle. Et le faisait tourner autour du morceau de papier, légèrement au dessus. Afin de se concentrer et mieux ressentir l'atmosphère et les ondes négatives ainsi que positives, la blonde charnue fermait les yeux. Cela pouvait durer un moment comme cela pouvait être rapide. Tout dépendait des capacités du demandeur et de la volonté ou non de la personne, ou l'objet, à être retrouver. Et par chance cela n'avait durer que très peu de temps, Tsunade y mettant beaucoup d'énergie. A trop vouloir se concentrer et forcer la « rencontre » la maitresse de maison faisait apparaître sur son front un losange dont Itachi ne connaissait pas l'existence.

Avec appréhension, l'adolescent regardait le pendentif faire le tour de la carte sans pour autant s’arrêter, jusqu'au moment où une étrange impression le prenait et que le bijou sur chaîne se poser sur un point précis au milieu de la forêt. Sans prendre le temps de dire merci à Tsunade qui pouvait enfin se relâcher, il se précipitait de lire l'emplacement. Dix neuf en latitude et vingt huit en longitude.


Qu'est ce que cela voulait dire ? Son visage devait être expressif car la matriarche venait l’éclairer de sa voix qui était devenue plus roque.



Itachi prenait le temps de réflexion. Ce qu'il venait de voir là était quelque chose de nouveau et cela lui paraissait aussi surnaturel que dérangeant. Combien de choses encore ingorait-il ? En très peu de temps, le brun s'était sentit aussi stupide que inutile, et il détestait ce nouveau ressentiment. Depuis combien de temps cette femme cachait-elle ce secret ? Et qu'elle était le fin mot de l'histoire avec son défunt traître de père ? Il n'était pas dupe, son paternel devait gagner quelque chose d'autre en échange de son infiltration et de tout ces secrets vendu. Il devait obtenir autre que de l'argent, il n'était pas le plus avars.

Son visage devenait sombre et encore une fois, Tsunade le touchait de sa main chaude et rassurante.



Il était rare de voir le garçon sourire, cela n'était pas de sa nature, sérieux et attentif, l’aîné des Uchiwa avait grandi trop vite. Et cela faisait quelque peu de la peine à cette femme qui ne pouvait avoir d'enfants. Donc quand l'adolescent étirait ses lèvres signe d'un grand soulagement et de début de bonheur, cela faisait chaud au cœur de la blonde. Aussi, le brun n'ayant pas l'habitude, son sourire était un petit peu étrange. Il manquait un peu d’entraînement …


Un peu plus serin, Itachi quittait la maisonnette et laissait Tsunade seul face à sa fatigue. D'un pas traînant, elle rangeait en silence son matériel priant que son mari ne se réveil pas. Cela faisait un bout de temps qu'elle ne pratiquer pratiquement plus. Depuis son mariage avec son époux, en fait. Et cela lui faisait mal au cœur de cacher ses capacités. Mais une femme devait rester une femme. Faible et docile, car c'est ce que les hommes voulaient. La blonde ne s'était pas mariée par amour. Non, ce sentiment était très rare dans les unions. Parfois il venait au fil des ans, parfois ce n'était qu'un simple attachement. Et c'était malheureusement son cas. Il était dur de vivre cachait sans amour. Mais la maîtresse de maison attendait son heure. Un jour Sarutobi ne pourrais plus tenir les reines du village et elle esperait bien prendre le relais à sa mort. Elle l'avait vu, et rarement les cartes ne se trompaient.


Alors qu'elle allait rejoindre le lit conjugal, la blonde eu un grand moment de peur. Elle ne l'avait pas prévenue sur l'ignorance de son mari ! Diable … Qu'elle était sotte ! Bien qu'ayant confiance en la discrétion du garçon, elle ne pouvait s’empêcher de se coucher une boule au ventre. Elle ne voulait pas être brûler comme d’innombrables sorcières. Elle lui en toucherait un mot, juste au cas où.


Le lendemain matin, le réveil avait était dur pour tout le monde, mais cela n’empêcher pas les habitants de s'activer à leurs taches hebdomadaires. Les pêcheurs allaient pécher, les marchants marchandaient, les agricultures labouraient et pendant ce temps certaines personnes s’affairaient à charger une carriole. Cette même charrette était tiré par un puissant et robuste cheval à la crinière frisée. A l'arrière, se tenait fruits, légumes, blés, farines, œufs, poules … Tout un assortiment comparable à un immense panier garnit. La joie était visible et palpable autour de ce garde manger. C'était avec honneur que certaines villageois remplissaient la voiture destiné à leurs amis, les nouveaux voisins. Bien que les venues ne leur aient pas encore amené de bonnes « aventures », ils étaient confiant en l'avenir. Du moins certains. Sarutobi regardait le travail effectué avec l'esprit ailleurs. Son front était plisser et sa main caressait sans cesse son bouc fétiche. Il a était néanmoins coupé dans ses réflexions quand un homme venait le prévenir que le chargement était près ainsi que les accompagnants.

Sarutobi regardait une dernière fois, avant d'annoncer le départ.


Et ils commençaient leur court voyage vers la forêt sous des yeux admiratifs et envieux. Certains enfants courraient derrière la charrette en faisait de petits signes de main et leur souhaitaient bonne route. La chaleur et la jeunesse régnait encore. Oui, la flamme de la jeunesse.


Aux portes du village, les attendait Itachi. Aussi, quand le vieille homme croisait son regard, il lui faisait signe de monter sur sa propre charrette. Il ne voulait pas trop s'imposer mais Sarutobi insistait. Le voyage était court et cela ne le dérangeait pas de marcher aux côtés de la dizaine d'hommes derrière, mais l'invitation l'avait une fois encore fait esquisser un début de sourire.



Itachi ne pouvait rien répondre à cela, il n'en pensait pas moins. Avec tout les événements qui se sont suivis, le garçon n'a pas vraiment eu le temps de penser à son défunt père. Comment allait-il annoncer cela à sa mère ? Et son petit frère ? L'aimeraient-ils encore après la vérité révélait ? Allait-il seulement leur dire, que l'assassin n'était autre que lui ?



Le brun disait cela avec une désinvolture et un tel détachement que le vieillard en avait froid dans le dos. Il était claire que pour lui, quelque chose c'était brisé au fond de ce garçon. Un regard triste coulait sur ses épaules. Le Uchiwa n'aimerait pas que l'on éprouve de la pitié à son égard et pourtant … Comment ne pas le faire ? C'était un fardeau lourd à porter et il allait le surveiller un temps afin de s'assurer que l'adolescent ne tourne pas mal. Il ne suivrait pas les traces de son père, non. Il aimait trop sa famille. Et peut-être était-il là le problème. Itachi était quelqu'un de protecteur et attentionné derrière ses airs distants.


Un gros caillou passant sous les roues du chariot avait ramener les deux hommes vers leur mission, les elfes. Et ils étaient heureux de constater qu'ils était à quelques secondes de leur rencontre. Le chemin avait était court en distance mais fatiguant et lent car la route empruntait était pentue et sinueuse. Une fois arrêtaient, les hommes reprenaient leur souffles et certains se chargeait de calmer et désaltérer les chevaux.

Impatient, Itachi sautait de la carriole avec agilité et retombait avec souplesse. Se regard scrutait les arbres aux alentours. Il ne voyait pour l'instant personne. Questionnant silencieusement le senior, il n’eut pas à attendre longtemps la réponse.



Et en effet, quelques secondes plus tard, trois hommes sortaient de nul part. Comme surgissant de derrière les arbres. Cela avait effrayé certaines personnes tandis que Sarutobi mettait tout le monde à l'aise. Les Hyuga face à lui ne portaient pas d'armes et étaient habillaient de longs tissus gris tenu par une ceinture à leur taille tout en tissu elle aussi. Leur cheveux étaient long et sombre comme l'obsidienne, leurs yeux aussi blanc que la perle et leur peau était étrangement pâle pour des personnes nomades. Tout chez eux respirait la sobriété et le calme.


D'un signe de main, Sarutobi invitait ses hommes de routes à le suivre afin de saluer les elfes. Peu à l'aise, ils ne savaient comment interagir. Parlaient-ils leur langue ? Comme pour répondre aux questions silencieuses, un elfe s’avançait de trois pas de plus que ses frères et s'inclinait respectueusement en guise de salutation.



Tout en s'inclinant, l'elfe avait montrait inconsciemment ses longues oreilles quand ses cheveux glissaient sur son épaule. Cela avait fini par enlever, comme par magie, tout les doutes et les méfiances des villageois. A croire qu'ils n'attendaient que ça, pensait le brun Uchiwa.


Suite à cela, Sarutobi se mis à sourire face à leur bienséance et demandait aux hommes de prendre avec eux les offrandes.


Une fois arrivaient au campement, ils purent observer ce qu'était un « village » de nomades. De grandes tentes en peau étaient un peu partout installaient dans de beaux alignements organisés. Des feux de camps devant chaque tente, ainsi qu'un immense en son centre entouré de différents tabouret fait de bois. Des poules, des oies et des chevaux étaient parquaient à peu à l’extérieur ainsi que trois, quatre vaches. Plusieurs personnes se promenaient, certaines lavaient le linge dans la rivière qu'ils bordaient, d'autres pêchaient. Une belle communauté où tout le monde avait sa place. Le respect et l'ordre semblait être de rigueur, malgré que certains pourraient les penser « sauvages ».

Au centre de toute les tentes, une plus grande s'imposait et il était facilement pensable que celle-ci soit dédié au chef du village.


Quand leur arrivé avait était officiellement annoncer, toutes les personnes résidentes se rapprochaient afin de les accueillir convenablement. De nombreux remerciement leur avaient était offert. Certains échangeait avec d'autres, se comparant, rigolant et se familiarisant.

Tout cette joie avait était ensuite calmait par l'arrivé du patriarche qui se frayait un chemin sans mal au travers de la foule, allant à la rencontre de Sarutobi qu'il savait être le chef.



Les mots ainsi que le visage du chef de clan étaient quelque peu froid mais il fallait beaucoup plus à Hiruzen pour s’arrêter là.



Cela avait fait prendre un temps de réflexion au moins âgé avant de finalement sourire franchement. Un sourire, pour certaines personnes, qui paraissait toujours aussi froid. Mais un sourire tout de même.



Avant de partir, le chef de clan annoncé au campement que ce soir, un feu de joie ainsi qu'un copieux repas accueillerais les invités, lançant dans le campement un nouveau brouhaha de bonne humeur et d’excitation. Malgré le tapage, le chef Hyuga ne disait rien, préfèrant faire bonne figure et faire plaisir à son peuple habituellement calme.


Cependant, avant d'entrer dans la tente, suivie de Hiashi, Sarutobi entendait son nom. En se retournant il trouvait non loin un Itachi légèrement à cran. Oui, à croire qu'il devenait sénile. Comprenant sans un mot, le vieille homme se rapprochait du chef afin de lui demander une faveur.



Le Hyuga prenait le temps d'observer l'adolescent non loin de lui. Les cheveux bruns, les yeux noir, la peau pâle. Il n'y avait pas de doutes, le jeune homme était de toute évidence de sang avec leurs réfugiaient.



Cachant sa nervosité et son impatience, Itachi rentrait à la suite de son chef de village suivie par le chef de clan. A l’intérieur, plusieurs lampe à huiles étaient accrochaient au plafond, au centre une petite cheminée de métal réchauffé l'ensemble de la maisonnette. Plusieurs pièces étaient séparaient par du tissus descendant du plafond et fixé aux panneaux, tout cela rendant aux lieux une atmosphère chaleureuse et cocooning. Un canapé ainsi que qu'une table basse était disposaient dans un coté. Les hommes se dirigeaient par ici afin de s'y installer.

D'une voix puissante et grave, Hiashi conviait sa fille à venir le rejoindre afin de servir le thé.

Le bruit de petits pas se faisait entendre et une petite fille de 6 ans faisait son apparition dans une petite robe blanche et violette, des rubans en forme de nœuds dans les cheveux et de petites chaussures toutes propres.



Tout en écoutant, la demoiselle fortement apprêté laissait son regard parcourir l'adolescent devant elle. Devant les traits fins que présentait le jeune garçon, la petite sentait le rouge aux joues lui monter. Elle le trouver très élégant et raffiné pour un homme et en le détaillant un petit peu plus elle se disait qu'il ressemblait beaucoup à dame Mikoto et Sasuke. Peut-être étaient-ils de la même famille ?

Se rappelant de l'ordre de son père, au raclement de gorge entendu, elle se pressait de hocher la tête et foncer dans sa chambre, tout en observant à la dérober l'adolescent. Ce qu'elle pouvait être curieuse se plaignait son père silencieusement.


Itachi, quand à lui n'avait pas manqué l’intérêt que la petite lui portait et s’efforçait de retenir son rire qui monté en observant la petite espionne en herbe au loin. Ils l'avaient vu filer pour sûrement appeler la mère de Itachi pour ensuite courir avec ses petites jambes vers la cuisine où au bout d'un moment ils pouvaient entendre le son la théière chauffer.


Le jeune garçon savait que à coté de lui, les deux hommes parlaient mais il était si bien, là dans ses pensés, qu'il n'avait absolument aucunes attentions d'écouter ce qu'il se disait. Il était trop occuper à observer l'enfant et attendre avec impatience ce qu'il lui restait de sa famille.

Sa mère n'avait pas tardé à venir, courant presque pour prendre son fils aîné dans ses bras chaleureux. Les larmes aux yeux, elle s'excusait autant de fois qu'elle le pouvait. Son souffle coupé, elle chuchotait comme une confession. Une fois un peu calmée, elle se reculait un peu pour mieux observer son enfant. Ses yeux sombres ne la quittaient pas, son visage toujours accompagné de cernes était encore plus marqué par le manque de sommeil et une profonde tristesse voilé d'un grand soulagement planait dans son regard.


- Excuse moi, Itachi. J'avais tellement peur pour la sécurité de Sasuke ... Nous avons quittés la maison avec Hoshi à la recherche d'un refuge, une cachette et les Hyugas nous ont offert l'hospitalité.


La colère et la frustration de Itachi montait en flèche. Comment sa propre mère avait-elle pu lui faire ça ? Comment avait-elle pu partir sans rien lui dire, sans rien laisser comme indices ! Ses ressentiments devaient se voir car sa génitrice prenait une mine encore plus triste.


- Pourquoi avez-vous fait cela ?


Sa voix était froide et peu forte. Si bien que Mikoto croyait avoir mal entendu. Dans le doute elle lui demandait de se répéter.



Itachi explosait, oubliant le fait qu'il n'était qu'un invité ici et que sa famille avait maintenant une dette. Les visages se retournaient vers lui. Et le jeune adolescent ne prenait compte de son emportement que quand il croisait le regard fuyant et apeuré de la petite fille auparavant si enjoué de faire sa connaissance, ainsi que le regard désaprobateur du chef des Hyugas.

Le brun comprenait qu'il venait de commettre un impair.


Sa mère quand à elle, le regardait avec des yeux ronds. Elle venait de comprendre que son fils avait pris cela pour un abandon. Il avait du se sentir seul et trahi. Mais son époux n'avait pas fait le nécessaire ? Il ne lui avait donc rien dit ? En parlant de son mari, où était-il ? Sûrement au village.



Le silence répondait à la brune. Son fils était encore plus jeune que Sasuke à ce moment-ci, il est donc logique que le souvenir ait disparu au fil du temps.

D'une voix douce, Mikoto prononcait la question tant redouté. Ne sachant pas à cet instant que son monde allait s'écrouler tel un chateau de carte en plein vent. Une bourasque, une tornade prendrait le peu qu'il lui restait.



Le ton triste cachait dans une plaisanterie faisait encore plus mal au coeur de Itachi. Comment allait-il lui expliquer cela ? Bonjour mère, j'ai tuer votre mari ! Comment allez vous, à par cela ?
Non … Il avait redouté cette question, mais pensait avoir encore un peu de temps pour choisir ses mots. La mine sombre, il baissait les yeux sur ses mains qu'il se mettait à serrer très fort par la rage. Il n'osait pas lui dire, en tout cas pas dans les yeux.



Mikoto, en etat de choc, ne comprenait pas tout de suite. Son regard cherchait celui de son fils, en vain. Puis prenant pleinement concience des paroles de l'ainé, elle se reculait légèrement de lui.



Dans un sentiment desespéré, la brune se mettait à chercher vaguement dans la tante de son hote, oubliant toute bonne éducation. Un petit rire nerveux s'échappait de sa gorge quand elle écartait le tissu faisant office de porte pour regarder à l'exterieur.

Le manége durant cinq bonnes et longues minutes, son fils n'en pouvant plus, interpella sa mère d'une voix dur, ne laissant pas de place à une quelconque contradiction quelqu'elle soit.



Itachi prenait une grande inspiration, et la voix tremblante il annoncait ;



La mère de famille était completement ravagé par le chagrin et la rage. Dans une grande folie, elle s'avançait vers son fils les yeux rouges sang, prête à le frapper de toutes ses forces. Sa main se levait autant que ses pas avançaient. L'action était rapide, mais une personne l'avait était encore plus.

Aussi rapide que le vent, Hiashi se tenait entre les deux personnes tenant le poignet levé de la brune devant lui. Son regard dur transpercait Mikoto et accablé par la nouvelle et la situation, elle perdait pied, se laissant tomber à genou devant le patriarche tout en pleurant son desespoir. Ses yeux redevenant noir face aux yeux blanc de l'homme.


Itachi venait prendre sa mère dans ses bras, remerçiant leur hote, tout en la berçant et lui caressant ses si beaux et longs cheveux.


- Je suis désolé mère … tellement désolé … Chuchotait-il.