Commencement

par Hinata-et-Compagnie

En cette matinée fraîche et brumeuse, un enfant émergé tendrement de son lourd sommeil. Il s'étirait entre ses couvertures de peaux, caressant au passage la douce et chaude fourrure le protégeant du froid glacial de ce début d'hiver. Puis, pris d'une énergie matinal que beaucoup de bambins connaisses aux aurores, le blondinet sautait du lit pour enfiler ses chaussons en peau protégeant ainsi ses petits pieds du parquet grinçant frais. Un gilet sur les épaules et il descendait les escaliers de bois pour se rendre le plus rapidement possible dans la cuisine où une délicieuse odeur d’œufs cuits se faisait sentir. Sans prendre la peine de dire bonjour à la personne offrant ce doux parfum, le petit allait s’asseoir sur un tabouret bancal prêt de la vieille table , les deux mains sur chaque coté de son assiette, les pieds se balançant avec impatience dans le vent. Un grand sourire se dessinait sur son visage, il avait hâte de manger pour ensuite vite partir.
Aujourd'hui, il avait dans l'idée d'aller pêcher le plus gros poisson de la rivière, juste pour son père ! Pour qu'il le félicite d'être le meilleur pécheur de tout les temps. Oui, Minato serait fière de lui et il ne pourrait pas le gronder cette fois-ci de rentrer tout sale.

Sa mère, vêtue d'une longue robe à manche longue verte et couverte d'un tablier, avait attendu le son très peu discret des pas de son fils s'était retourné pour lui donner un bisou sur la joue en guise de bonjour. Chose que l'enfant n'avait pas l'air d’apprécier, car il se débattait pour sortir de cet élan d'affection.



A ces mots, le blond se sentait très fière et se tenait très droit sur sa chaise toujours dans l'impatience de manger. La maman souriait au spectacle et lui prenait l'assiette afin de la remplir.

- Tiens mon grand, mange pendant que c'est encore chaud.


Cela, il ne fallait pas lui dire deux fois. Le grand garçon mangeait à une vitesse étonnante, et n'avait pas manqué de s'étouffer tant il se goinfrait. Face à se spectacle, la rousse soupirait de lassitude. Son enfant était un vrai petit cochon. Qu'avait-il prévu pour avoir si hâte de partir ? Curieuse elle lui demandait.


Sa mère rigolait à plein poumons, son fils était jeune et ne savait pas garder les secrets. Alors elle décidait de creuser un peu plus, s'accoudant à la table, les points soutenant son visage. Ainsi posée, elle se rapprochait encore plus de son fils, afin d’être dans la confidence.


- Vraiment ? Et c'est quel genre de secret ?

- Je peux pas te le dire, mais c'est un poisson pour papa.


Voila son fils en avait déjà trop dit. Mais elle trouvait cela très mignon et décider de garder un petit peu de mystère quand à la nouvelle mission de son enfant. Prenant une mine très enjouée, elle faisait un gros câlin au blondinet qui râlé encore une fois de sa mère trop démonstratif. Non mais franchement, ne venait-elle pas de dire elle même qu'il avait grandi ?
Son petit déjeuné fini, il sauté de sa chaise, s'extirpant des bras de sa mère pour aller s'habiller dans sa chambre et enlever son pyjama à l'étrange couleur orange.
Couvert d'un gros manteau beige et de grosses bottes fourrées couvertes de fourrures, il s’apprêtait à quitter la maisonnette quand un raclement de gorge se faisait entendre derrière lui. Quittant de sa main la poignet de la porte qu'il allait tourner, il faisait face à sa mère les mains sur les hanches, une écharpe en laine et un gros bonnet avec elle.
Sans demander son reste, elle couvrait encore plus son garçon, ne voulant pas qu'il attrape froid. Franchement, pourquoi le ciel lui avait donné un garçon si tête en l'air ? Il allait attraper une grosse fièvre si cela continué.

Une fois fait, d'un geste qui se voulait agacé, elle ouvrait la porte laissant le froid de novembre entrer dans sa maison. D'un signe de tête elle désignait l’extérieur, et son fils s'empressait de partir à l'aventure, passant par le cabanon derrière la maison pour y sortir sa canne à pêche favorite : un petit bâton souple avec une ficelle à son bout. Dans une boite recouverte de poussière, il y prenait un hameçon qu'il accrocherait plus tard. Pour ce qui était des verres, il en prendrait un peu dans la foret.


Fort content de son planning, il sortait du village, passant devant le garde qui tenait l'entrée principale sous surveillance. Il lui faisait un petit signe de la main que l'adulte lui répondait. Chose faite, il empruntait un petit chemin dépourvu d'herbes et plein de boue, chemin qu'il connaissait par cœur tant de fois il le prenait. Passant entre les arbres, longeant quelques buissons, le blondinet donnait quelques coups de canne dans les hautes herbes qui longées le sentier.


Une fois sa destination à vue d’œil, le blond accéléré le pas par impatience. C'est à ce moment, que, au loin, il apercevait une petite tête brune reconnaissable entre milles. Voyou à toutes heures, il se décidait de lui faire un petit peu peur. Et donc, c'est en prenant de grandes précautions, qu'il essayait d'arriver aux cotés du garçon assis sur un gros rocher. Celui-ci ne l'avait pas vu, ni même entendu, et le blondinet aux yeux bleu lui sauté dessus, le faisant tomber avec lui du rocher, l'emportant dans un tapis de feuilles mortes et mouillés. Le brun, ne s'y attendant pas du tout avait poussait un petit cris faisant encore plus rire le garnement.



Mécontent, le dénommé Sasuke se levait du sol pour se dépoussiérer le postérieur et les jambes. Il n'aimait pas être sale et maintenait à cause de son ami, son pantalon de cuir était foutu et sa mère allait le gronder. Naruto quand à lui, était tous à fait content de sa farce et se promis de recommencer.


Une fois tout les deux debout, le brun regardait la rivière où une joli canne à pèche y était tombé. Mince, en plus d'avoir fait peur aux poissons, sa canne était à l'eau. Dans un regard noir, il se retournait vers son meilleur ami et pointé du doigt la petite étendue d'eau.



D'un air accablé, le petit blond s'approchait du rebord pour mieux observer la situation. Il allait devoir se mouiller, il n'avait pas le choix. Déjà frigorifié, il commençait avec la mine triste à enlever son manteau ainsi que ses chaussures. Le regardant faire, Sasuke poussait un soupir tout en arrêtant son ami, une main sur l'épaule, qui était déjà à moitié déshabillé.



Piqué à vif par la pique envoyée par son ami, le blond avait vu rouge et voulait de nouveau sauter à la gorge du traite. S'était sans compté sur les réflexes du brun qui évitait cette fois toutes les tentatives de meurtres de son ami. Une fois tout les deux essoufflés, Naruto partait dans son coin se rhabiller tandis que Sasuke attrapé un bâton assez grand pour pousser la canne vers la berge.


Une fois l'objet de leur convoitise en leur possession, il avait était décidait qu'ils iraient un petit peu plus loin dans la forêt afin d'avoir du poisson. Celui environnent ayant était effrayé par leurs chamailleries. C'est donc en silence que les deux garçon suivaient la rivière, s’éloignant sans le savoir, beaucoup du village.

Sur le chemin, ils croisaient la route de nombreux lapins ainsi que de quelques gibiers bien vite partis à leur vue. Cette partie de la foret, peu visitée et chassée par les villageois, abritait beaucoup d'êtres vivants et respirait la sérénité. Et tout doucement, s'approchant d'un endroit parfait pour se poser, les deux jeunes hommes tombait sur une vision des plus féerique.

Devant eux, de l'autre coté de la rivière, se tenait accroupie une petite fille de leur age jouant avec ce qui leur semblait être un renard. Celle-ci avait les cheveux bruns aux étranges reflets, et était habillée d'un long manteau blanc qui semblait-il recouvrir une robe de couleur parme. Une petite couronne argenté en forme de feuilles trônait sur sa tête, et dépassant de sa chevelure courte, de petites oreilles aux bouts pointues s'offraient à leurs regards curieux.


Sasuke très surpris et troublait par cette joli vue, ne bougeait et parlait plus et la détaillé de ses yeux sombre et noir. Que devait-il faire ? Demi-tour ou bien continuer ? Dans les deux cas, elle les entendrait sûrement et la magie serait brisée. Voulant faire marche arrière, le brun posait une main sur le bras de son compagnon, et allait le tirer en arrière quand celui-ci prenait la parole tout en s’avançant encore plus, criant pour que la demoiselle l'entende.



Si il avait osé bouger, son ami se serait tapé le front tant il était exaspéré par le blond. Mais contre toute attente, il souhaitait et attendait la réponse de la petite fille.


Petite fille qui avait était très surprise d'entendre quelqu'un dans les environs. De peur, elle sursautait, faisant fuir le renard roux à ses côtés qu'elle était en train de caresser auparavant. Devinant que le son venait de l'autre coté de la rive, la demoiselle se retournait pour faire face aux enfants, offrant ainsi une vue étonnante sur la couleur si particulière de ses iris.



Et le brun n'en pensait pas moins. Néanmoins, ce simple mot avait suffit à faire fuir la petite fille en face d'eux, sans qu'il n'y en ai un capable de la rattraper. Ne laissant derrière elle, qu'un ballet de feuilles mortes virevoltant après son passage.


La magie brisée, la fillette loin de leurs visions, les deux garçons s'étaient regardait ne comprenant plus la situation. D'un hochement de tête accordé, les deux enfants courraient canne à pèche en main raconter leur incroyable découverte. Il leur avait fallu du temps pour revenir sur leur chemin, et c'est tout essoufflés et transpirants qu'ils courraient en direction des portes du village. Faisant peur au passage au garde, qui se demandait ce qui pouvait bien se passer pour que les enfants face une tête aussi étrange.

Et aussi vite que leurs permettaient leurs petites jambes, ils rentraient tout deux dans leur maison respectif, avec la hâte de conter leur histoire toute fraîche. Le poisson attendra un peu, pensait l'enfant blond.



La famille de Sasuke était plus aisée que d'autres. Son père travaillant étroitement avec le chef du village, il assurait la sécurité de tout le monde en donnant des ordres un peu partout. L'enfant ne comprenait pas quels genres d'ordres exactement mais il savait son papa très fort et respecté. Et cela lui suffisait. Mais pour lui, ce qui importait le plus était sa mère. Sa si belle et douce mère. Personne d'autre au monde que lui n'aimait plus que lui sa maman, et pas même son père qui était parfois méchant avec elle. Mikoto était connue pour sa peau parfaitement blanche et poudreuse, ainsi que son visage sans imperfections.


Une fois sa tendre mère retrouvée dans la bibliothèque, il lui attrapé les jambes la faisant sourire au passage. Il relevait vers elle une bouille contrarié et excité à la fois, Mikoto ne savait pas comment il arrivait à faire se mélange. D'un ton boudeur il lui disait :



Et Sasuke tendait les mains en l'air pour que sa maternelle le prenne dans ses bras. Caprice qu'elle lui accordait, après avoir posé son livre sur une table basse non loin. Elle soulevait son dernier enfant du sol pour le prendre contre elle, et allait s’asseoir sur le divan en velours rouge en face de la cheminée faite de pierres blanches où une agréable chaleur s'y dégagée.



Et le petit garçon racontait son aventure avec son meilleur ami du même âge que lui, n'oubliant pas de l'accuser au passage pour son pantalon tout sale. Il lui contait la canne à l'eau, les poissons, le renard et la petite fille qu'ils avaient vu. Pour son age, Sasuke avait une bonne mémoire et n'oubliait aucuns détails. Il faisait un bon conteur.

Cependant, au fur et à mesure de l'histoire, le visage pourtant toujours souriant de cette maman se faisait de plus en plus perplexe et une légère anxiété se faisait sentir. Elle ne voulait pas inquiéter son fils mais Mikoto avait quelque peu peur. Son fils venait de découvrir une autre vie, une partie magnifique pleine de magie mais aussi pleine de dangers. Elle et son mari étaient venus dans ce village pour échapper à cet autre aspect de la vie, elle aurait souhaitait que ses enfants ne connaissent que la vie paisible et tranquille qu'un homme puisse rêver d'avoir. Et voilà que le destin mettait sur leur chemin un univers qu'elle s'était pourtant juré de leur cacher.


Sasuke était trop jeune pour comprendre, elle le savait. Il ne voyait là qu'une jolie enfant très étrange. Mais son cadet était assez grand pour savoir. Elle poussa un soupir, remplissant d’incompréhension le regard de son fils. Il fallait qu'elle parle à Fukaku et Sarutobi.

Posant Sasuke sur le divan, auparavant sur les genoux de sa mère, Mikoto avait pris un air faussement joyeux. Elle feignait la surprise et félicitait son garçon de son incroyable découverte.

Le cœur rempli de paillettes et les joues rouges, Sasuke sauté dans tout les sens tout en criant dans la grande et luxurieuse maison qu'un jour il l'a reverrais.


De l'autre côté du village, il en était à peu près de même. Naruto était rentré en trombe dans la petite maison familiale pour y découvrir un moment pour le moins des plus gênant pour un enfant : les câlins et les bisous que se faisaient maman et papa.



Pris en flagrant délit, les parents rigolaient tout en se lâchant. Ils reprendront tout cela plus tard.

Minato, n'ayant pas vu son enfant depuis un moment, le pris dans ses bras tout en le soulevant du sol. Enfant qui ne jouait plus les grands cette fois-ci et appréciait cette attention paternel. Pour plus d'équilibre il passait un bras autour du coup de son père, les joues légèrement rouges.



Et s'en était suivie quelques réprimandes méritées à l'encontre du jeune garçon, qui aurait voulu que son papa prenne sa défense. Expliquant que quand on était un homme, on avait le droit de rentrer tout sale.

Coupant court à ce qui lui aurait-il semblait pris des heures, Minato demandait à son fils unique :



Et avec de grands gestes, le blondinet aux cheveux aussi rebelles que son père expliqué grossièrement ce qu'il avait vu. N'oubliant pas de rajouter régulièrement qu'elle était jolie et que Sasuke bavé littéralement dessus. Il contait combien il avait eu le courage de lui parler, et combien ses grands yeux lui avait fait un petit peu peur au début. Il aimait aussi le petit renard qui l'avait accompagné, trop mignon disait-il.

En fait, Naruto partait dans tout les sens et mettait ses parents de plus en plus dans le flou, qui essayaient de rassembler les morceaux de toute cette histoire sans queue ni tête. Jusqu'au moment où leur enfant évoqué de drôles d'oreilles.

Des oreilles étranges, de grands yeux qui faisaient peur, beaucoup d'animaux environnant ; il ne leur fallait pas plus pour enfin comprendre ce que leur garçon avait observait.


Prenant une grande inspiration, un immense sourire aux lèvres, son père décidait d'éclaircir son enfant sur le grand mystère qu'il venait de découvrir dans la forêt profonde.



Sous l'effet de la joie, il soulevait le blond encore plus haut dans ses bras. Tellement, qu'il avait l'impression de toucher le plafond.



Minato était des plus heureux. Et il fallait qu'il en touche un mot à Sarutobi, le vieille homme comprendrait tout de suite. Les elfes étaient tout ce qu'il y avait de plus bénéfique pour leur village. Ils les protégeraient et apporteraient nourritures et gibiers en abondance dans la forêt. Le blond ne savait pas trop si on pouvait les considérer comme divin, car on ne blasphème pas à l'encontre des Dieux mais leur répercutions étaient tout comme.


Lâchant son fils en vitesse, il prenait de nouveau son manteau afin d'annoncer la nouvelle au chef du village. Il donnait un baisé à sa femme, tout en posant une main chaleureuse sur les plus magnifiques cheveux roux qu'il lui avait était donné de voir et ébouriffé la crinière sauvages de son fils avant de partir, le sourire jusqu'aux oreilles. Une nouvelle air allait commencer.


Le soir, pendant le dîné sur leur somptueuse table en acajou, Kushina avait décidé de parler de la découverte de son fils à Fukaku et Itachi. Des nœuds au ventre, elle ne savait par où commencer, alors de la façon la plus innocente possible elle demandait à son fils de raconter à son père sa journée.

Sasuke, ayant déjà contait son histoire à la personne la plus importante à ses yeux allait être plus concis cette fois-ci. Posant ses couverts de chaque côtés de son assiette encore pleine, il posait ses mains sur la table et faisait aller son regard entre sa mère et son père. Passant de temps en temps sur son frère cadet, son modèle, Itachi.



Le regard perçant de Fukaku mettait mal à l'aise Sasuke, si bien qu'il ne savait plus s'il devait lui en parler ou non. Se moquerait-il de lui ? Dirait-il qu'il était un menteur ? Croisant le regard rassurant de son grand frère, il se permettait de continuer. Au pire, lui et sa maman le croiraient.



Suite à cela, le paternel stoppait tout mouvement, laissant ses couverts en suspens dans ses mains, au dessus de son assiette. Un petit temps pour assimiler les choses, semblait-il. Fukaku était en pleine réflexion et n'accordait plus aucunes attentions à son dernier fils. Et Sasuke, croyant avoir dit quelque chose de mal, sentait de plus en plus ses yeux s'humidifier. Allait-il pleurer ? Oui, si sa tendre et aimante mère n'était pas là pour le rassurer et lui prendre doucement la main.

Itachi, quand à lui ne disait rien et observer la scène de l'extérieur. Déceler les mensonges et les cachotteries avait toujours était son point fort. C'était aussi pour cela qu'il aidait son père à la sécurité du village. Son sens de l'observation et son mutisme avait fait de lui un atout majeur dans les forces de l'ordre. Il savait que ses parents cachaient un grand secret, et ici il était sur le point de le découvrir. Néanmoins, son petit frère était trop jeune pour comprendre. Il devait le protéger.

Ne supportant plus être mis à l'écart, ne supportant plus toute ces cachotteries en famille, Itachi se levait de la chaise, la faisant glisser sur le sol en pierre et demandait audience à son père.


Kushina levait des yeux inquiet vers son fils aîné. Devait-elle les rejoindre ? Et Sasuke ? Qu'allaient-ils lui dire ? Prenant les choses en mains, le grand frère posait une main réconfortante sur le crane du plus petit brun de la famille et lui disait :



Le plus jeune hochait la tête, mais il avait bien compris que sa famille le mettait à l'écart de la confidence et cela lui brisé le cœur. Il se sentait grand pourtant, il se sentait prêt et puis quoi ? C'était lui qui avait découvert la fille. Pourquoi faire toute une histoire à cause d'elle ? La colère commençait à prendre part en lui et sans s'en apercevoir des yeux rouges remplacés ses si jolies orbes noir.

Seul avec sa mère encore à table, il n'y avait que Mikoto pour calmer son enfant, ayant observée le changement et dans un geste maternelle, elle le prenait dans ses bras une fois encore et fredonnait un air doux tout en le balançant. Elle seule avait le secret. Elle seule comprenait Sasuke.

Retrouvant son calme habituelle, le brun se laissait aller dans le cocon que lui apportait sa mère. Il laissait cette fois-ci les larmes couler sur ses joues, des larmes de frustration et de solitude. Oui, il se sentait seul avec sa mère, délaissait par son père et peu vu par son grand frère. Pourquoi lui cacher des choses ? Il ne savait même pas si ce qu'il avait fait était bien ou mal. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. En fait, tout cela était de la faute de cette fille. Oui sans ça, tout serait comme avant.


Minato zigzaguait entre les villageois, passant par le marché hebdomadaire. Ce chemin était bondé de monde mais c'était aussi le plus court pour attendre la maison du chef. De temps en temps il saluait quelques personnes de sa connaissance, serrant la main d'hommes viriles, saluant de la main quelques jolies femmes. En passant devant un sans abri, il donnait une petite pièce qui traînait dans la poche de son gros manteau. Ils n'avaient pas beaucoup d'argent, mais il savait combien il était bon de manger un petit quelque chose de chaud en ces temps froids.

En y regardant plus attentivement, le village n'était pas des plus prospère. Non, quelques vagabonds étaient ici et là, des chiens errants se battaient pour un bout de viande donné par la boucher, des enfants maigres courraient dans les rues malfamées. Une ou deux soit disant diseuse de bonne aventure.

Kushina n'aimait pas trop que Naruto traîne en ville, elle préférait le savoir dans la nature au milieu des arbres que dans cet amas de délinquance et de misère. Et Minato était du même avis. Leur enfant était beaucoup trop naïf et innocent pour ce monde ci.


Arrivé devant la maison en bois joliment sculpté et gravé de roses et de feuilles de lierres de Sarutobi, le blond toquait à la porte avant d’apercevoir une femme blonde à la forte poitrine ouvrir la lourde porte. La femme du chef le laissait entrer au chaud, lui permettant de découvrir une grande pièce de vie où trôné en maître un sublime lustre en cristal au plafond et lui prenait le manteau pour le ranger. Tsunade était une belle femme, très pulpeuse qui attirait beaucoup de regards sur elle, regard de son ami Jiraya aussi. Sarutobi Hiruzen était un veinards d'avoir mis le grappin sur cette créature, son statut ayant beaucoup aidé pour le mariage arrangé.


Sarutobi était assis sur dans un fauteuil, accompagné de sa pipe légendaire qui ne le quittait jamais, où qu'il aille. Devant la cheminée, il observait d'un air absent les flammes tout en saluant leur invité. Il ne s'était pas levé et n'avait pas à le faire. C'était un veille homme respecté et respectable. Mais il restait un vieille homme. Parfois, Minato se demandait qui serait son successeur, Hiruzen n'ayant aucuns enfants.



Le blond se rapprochait du divan pour s'y installer et ainsi mieux observer le vieille homme. Il laissait ensuite, lui aussi, courir son regard sur la danse endiablé qu'offrait le feu de cheminée.



Prenant une grande bouffé de tabacs sur sa pipe de bois, l'homme aux cheveux grisonnants tournait son visage marqué par le temps vers son ami, tout en écoutant le récit qu'avaient rencontrés son fils et le jeune Uchiwa. Un air indéchiffrable se peignait et l'espace d'un instant Minato doutait de son bonheur. Le vieillard posait un coude sur l'accoudoir du fauteuil, en pleine réflexion. Il connaissait les elfes pour avoir travaillé avec eux quelques fois dans sa jeunesse, mais il connaissait leur aversion pour les deamons. Il n'était pas dupe, les Uchiwas n'étaient pas ce qu'ils laissaient paraître et un drame était sur le point d'arriver. Il le sentait, là sous sa carcasse croulante en décomposition.

Néanmoins, la venue de ce peuple pacifique laissait entrevoir une paix et prospérité provisoire.

Il se posait tout de même une question, pourquoi décider de s'installer non loin d'un village d'humains eux qui ne sont pas du genre à aimer leurs voisins.



Le blond s'avançait sur le rebord du canapé, se rapprochant un peu plus de Sarutobi, lui montrant ainsi tout son intérêt. Son visage ne laissait plus aucunes traces de joie, mais prenait une forme sérieuse. Il joignait les mains, près à l'écouter.



Minato ne disait rien. Il n'en revenait pas. Ne sachant quoi répondre et quoi penser, il se prenait la tête entre les mains, s'ébouriffant les cheveux tout en essayant de se remettre les idées en place. Une de ses jambes tremblait d’excitation et de nervosité. Lui, succéder à Sarutobi ? Il n'y aurait jamais pensé, pas même une seule seconde. Il se savait bon stratège et assez sage pour diriger quelques personnes mais pas de là à avoir un village sur le dos, pas avoir de nombreuses vies à protéger et guider dans vers le bon chemin. Conseiller lui convenait très bien, pourquoi ne pouvait-il pas en rester ainsi ? Une grande angoisse prenait le blond. Et si il n'était pas à la hauteur ? Avait-il seulement le droit de refuser ?


Hiruzen n'était pas dupe, et connaissait les tourments qui prenaient possession l'esprit de son ami en ce moment même, pour en avoir fait l'expérience. Il n'avait jamais voulu le presser, mais le temps n'était plus avec lui et il devait régler ce soucis d'héritage au plus vite. Tsunade était une femme intelligente mais selon lui, un village devait être diriger d'une main ferme et viril. Pas d'une main douce de femmelette. Et cela en était très triste pour la femme de maison qui contrairement à ce qu'elle laissait paraître avait une âme de combattante.



S'en suivie des banalités sur la santé et la famille. Quelques ragots avaient était conté ainsi qu'un rapport vite fais sur les alentours du village. Ils avaient appris grâce aux contactes de Fukaku qu'une rébellion se préparé dans la capitale, chose qui n'envisageait rien de bon pour la paix du pays.

Puis, le blond écourtant sa visite, laissait le couple atypique dans leur foyer rejoignant le siens.


Minato allait parler à Kushina de ce qu'il avait appris, quand au détour d'une rue, un cri effroyable déchiré le ciel sombre de ce début de nuit. Le village était à moitié endormit, alors que se passait-il ?