En route pour le pays des vagues !

par Kyubi-san

L’héritier

Chapitre 6

            Cela faisait désormais plusieurs mois que l’équipe sept accomplissait des missions de rang D. Celles-ci allaient de la garde d’enfants au labourage d’un champ, en passant par la réfection de bâtiments. Aujourd’hui, l’équipe avait due récupérer un chat qui s’était enfuit de chez sa propriétaire. Lorsqu’ils l’eurent remis à celle-ci, ils comprirent pourquoi l’animal avait fui. La pauvre bête était littéralement écrasée par les caresses de sa maîtresse.      

            - Bien, déclara l’Hokage. Je vais vous confiez une nouvelle mission équipe sept. Alors voilà, la mission est d’aller aider le chef d’un village voisin à…

            - A non, ça suffit ! explosa Naruto dont la patience avait atteint ses limites. Ca fait plusieurs mois que vous nous confiez des missions inutiles. Vous ne pourriez pas nous donner une mission un tout petit peu plus intéressante.

            Les membres de l’équipe sept ne dirent rien, mais approuvèrent silencieusement ce que venait de dire leur coéquipier.

- Comment oses-tu parler à l’Hokage ainsi Naruto ! Dois-je te rappeler que tu n’es un genin que depuis peu de temps ?

            - Allons calmes toi Iruka, le coupa l’Hokage. Il faut que tu saches Naruto, que le village reçoit chaque jour de nombreuses demandes de missions. Elles sont classées par catégories. Les missions les plus faciles, de rang D sont confiées aux genins récemment promus. Ensuite, celles de rang C, sont données à des genins expérimentés ou à des chunins récemment promus. Les missions de rang B et de rang A, sont confiées à des chunins et des Junins chevronnés.

            - Je ne vois pas ce qui vous empêche de nous confier une mission de rang C, s’entêta quant même le blond.

            - Tu ne crois pas que tu pousses le bouchon trop loin, gamin ? lui demanda le renard.

            - Boucle là toi ! maugréa le genin.

            Après quelques instants de réflexion, l’Hokage reprit la parole.

            - Bon très bien, je vais vous confier une mission de rang C, s’inclina l’Hokage. Mais je te préviens que si vous échouez, je m’assurerais personnellement que vous ne puissiez avoir que des missions de rang D tant que vous serez genins. Est-ce clair ?

            - Très clair, Hokage-sama, lui répondit un Naruto fou de joie.

            - Très bien, vous pouvez entrer monsieur Tazuna.

            On vit alors rentrer un homme qui devait avoir dans les cinquante-cinq ans, les cheveux et la barbe de couleur grise avec une bouteille de saké à la main. Naruto grimaça en sentant l’odeur d’alcool. Depuis des années, le démon-renard amplifiait ses cinq sens, et cela lui permettait souvent de deviner la présence éventuelle de personnes cachées.

            - Vous êtes fous ? demanda le dénommé Tazuna. Je voulais des ninjas pour m’escorter, pas une bande de mômes tout juste sortis de l’académie.

            - Vous savez ce qu’ils vous disent les « mômes » ? grogna Naruto.

            - Non, et je n’en ai rien à faire !

            - Je vous signale que notre professeur est l’un des meilleurs ninjas du village, et que vous allez être accompagné par celui-ci, alors arrêté de nous agacer avec vos jérémiades ! lui envoya sèchement Naruto.

            Tazuna regarda le blond qui lui avait parlé ainsi, et éclata de rire.

            - C’est bon, je n’ai rien dit, j’accepte que vous m’escortiez ! déclara t-il après s’être calmé.

            - Comme tout semble réglé, déclara Kakashi, nous nous retrouverons devant la porte du village dans une demi-heure, juste le temps de faire vos bagages.

            Sur ces mots, le Junin disparut dans un nuage de fumée. Ses élèves se séparèrent afin d’aller prendre leurs affaires. Ils se retrouvèrent tous au point de rendez-vous à l’heure dite. Pourtant, Kakashi était seulement accompagné du client.

            - Dites Kakashi-sensei, lui demanda Naruto, où est Itachi ?

            - Il nous rejoindra lorsque nous serons arrivés à destination.

            Ne laissant pas le temps de répliquer à Naruto, leur professeur prit la route. Sur le chemin, Sasuke était près de leur professeur, essayant d’en apprendre plus sur le Sharingan, son frère lui ayant parlé de la pupille de Kakashi, pourtant son professeur lui répondait qu’il ne pourrait lui en apprendre plus sur le Sharingan que lorsqu’il l’aurait. En fait, il essayait surtout de lire tranquillement l’un des livres pervers du parrain de Naruto. Pendant ce temps, Naruto expliquait à Sakura, pour qu’elle le laisse en paix, les bases du Ninjutsu médical. Naruto avait trouvé ce moyen pour éviter que la jeune fille aux longs cheveux roses ne lui demande de nouveau de l’entraîner. Connaissant sa maîtrise presque parfaite du chakra, il lui avait montré les quelques jutsus de soin qu’il maitrisait. Sakura se révélant très doué dans cet exercice, il lui avait prêté quelques rouleaux sur la médecine.

            Alors qu’il continuait à marcher, Naruto remarqua soudainement une flaque d’eau sur le bord du chemin. Il n’avait pourtant pas plu depuis des jours se rappela t-il. Cette constatation le mit sur ses gardes. Afin de vérifier sa théorie, il activa discrètement ses Rinnegan, et regarda la flaque d’eau quelques instants. Sa théorie se révéla être la bonne. Faisant comme si de rien n’était, il désactiva ses pupilles et continua à marcher. Deux ombres sortirent de l’eau lorsqu’ils furent un peu plus éloignés. Elles se dirigèrent immédiatement sur Kakashi, qui se retrouva pris dans la chaîne qu’elles avaient au poignet. Le Junin fut découpé en deux. Les deux assassins se précipitèrent ensuite sur Tazuna. Pourtant, au moment où leur chaine allait lui faire subir le même sort qu’au Junin, un sabre sortit de nulle part la bloqua.

            Les deux assassins regardèrent celui qui avait osé les interrompre. Un petit blond aux yeux bleus, portant trois cicatrices à chaque joue. La lame de son sabre était noire, striée de veines bleues et rouges. Ils reculèrent afin d’éviter la salve de shurikens que le blondinet leur lança. Les animaux d’encres de Saï bloquèrent les deux assassins, mais ils parvinrent à les détruire. Un kunaï de Sasuke alla ficher leur chaîne dans un arbre. Avant qu’ils ne puissent se dégager, Naruto lança un parchemin sur ses ennemis. Des fils d’acier attachèrent les deux ninjas à l’arbre, les empêchant de fuir.

            - Très bonne réaction les enfants ! les félicita Kakashi en sortant de sa cachette.

            - Comment pouvez-vous être encore en vie ? bégaya Tazuna.

            - Substitution, lui répondit Naruto en pointant du doigt une bûche fendue en deux.

            Kakashi emmena les deux ninjas plus loin, et revint quelques minutes plus tard. Il se tourna vers Tazuna.

            - Vous allez devoir nous expliquer pourquoi nous avons rencontrés des ninjas, alors que nous n’étions censés rencontrer que des brigands dans ce genre de mission !

            - Il vous faut savoir que mon pays est sous la coupe d’un milliardaire véreux, Gâto. Par la menace, il est parvenu à s’emparer de toutes les compagnies maritimes qui permettent à mon pays de survivre. Comme je suis architecte, j’ai décidé de construire un pont qui reliera le pays des Vagues au continent, afin de ramener l’espoir. Je suis désolé de vous avoir mis en danger, mais si je n’avais pas d’escorte, Gâto m’aurait éliminé, et le pays n’aurait plus jamais connu la paix.

            - Le problème, c’est que la mission devient de rang B, voire même supérieur. Je ne peux pas vous accompagner, à moins que mon équipe ne soit d’accord pour vous aider.

            - C’est bon pour moi, dit Sasuke.

            - Pareil ! dirent Sakura et Saï.

            - Je ne vois aucun inconvénient à accompagner un homme qui veut ramener la paix et l’espoir dans son pays, déclara Naruto.

            - Vous avez de la chance, monsieur Tazuna, mes élèves ont un grand cœur. Nous allons donc poursuivre la mission.

            - Merci de tout cœur, les remercia l’architecte.

 

            Plusieurs heures plus tard, alors qu’ils étaient à bord d’un bateau à moteur, ils virent la silhouette du pont que construisait Tazuna.

            - C’est immense, constata Naruto.

            - Il faut que le pont puisse résister aux tempêtes, ainsi qu’au transport de marchandises lourdes, les informa Tazuna.

            Ils débarquèrent au pays des vagues, mais leur pilote repartit le plus rapidement possible, faisant un bruit qui allait signaler leur arrivée.

            - Pour la discrétion, c’est raté, maugréa Naruto.

            Ses coéquipiers le regardèrent bizarrement. Mais Naruto haussa les épaules et suivit leur sensei sur la route que lui indiquait Tazuna. Tout était calme sur le chemin et dans ses alentours, pourtant, Naruto semblait stressé, comme s’il ressentait quelque chose. Il lança soudainement un kunaï sur un buisson. Un lapin blanc en sortit, tremblant de peur. Naruto s’approcha de lui et le prit dans ses bras.

            - Depuis quand les lapins des montagnes ont colonisés le pays des vagues ? pensa t-il

            - Depuis qu’un assassin l’a amené ici, lui répondit le renard au fond de son esprit.

            - Alors toi aussi tu l’as senti ?

            - Difficile de le rater, ce type dégage tant de mauvaises ondes que j’en voudrais presque le combattre !

            Un sifflement se fit soudain entendre dans leur dos. Naruto se baissa immédiatement, tout comme ses camarades. Une épée siffla au-dessus de sa tête, allant se planter dans un arbre un peu plus loin. Un homme au visage en partie caché bar des bandelettes retira l’épée du tronc et s’avança face à eux.

            - Je vois Kakashi Hatake, le ninja copieur et quatre gamins qui semblent être incapables de tenir un kunai…mais ce n’est pas étonnant que toi le ninja copieur ayant le sharingan à ton œil gauche, tu ais pu battre les deux ninjas que j’ai envoyé.

            - Tu te trompes lui répondit ce dernier. Ce sont mes élèves qui ont vaincus tes deux collègues : Zabuza Momochi, déserteur de rang S du village de Kiri et également l’un des sept épéistes légendaires de ce même village.

            - Vous le connaissez, sensei ? demanda Sakura.

            - Bien sûr, autrefois le village de Kiri était réputé pour son examen de sélection des genins particulièrement cruel. Les élèves étaient forcés de se battre entre eux pour devenir des ninjas. Jusqu’au jour où un enfant ne devant pas participer à l’examen à massacrer tous les participants.

            - Cet enfant s’était moi, déclara Zabuza. A votre âge, j’avais déjà tué. Maintenant, si vous voudriez bien me laisser éliminer l’architecte, je vous laisserez repartir sans blessures.

            - Nous avons été payés pour l’escorter, lui répondit Kakashi. Si tu veux le tuer, tu devras d’abord me vaincre.

            - Parfait, déclara Zabuza en marchant sur l’eau, avant de foncer sur Kakashi.

            Les deux ninjas entamèrent un duel de Taijutsu, mais celui-ci passa bien vite au Ninjutsu, lorsque Zabuza murmura :

            - Suiton – Les lances aqueuses !

            Trois lances faites d’eau transparente filèrent vers Kakashi qui, vu leur rapidité se vit obligé d’esquiver mais il répliqua par la même technique ce qui surprit grandement son adversaire avant qu’il se souvienne de son sharingan dans son orbite gauche

            - Raiton - Le chien de Foudre !

            Kakashi lança un chien de foudre sur son adversaire. Celui-ci le détruisit d’un coup d’épée. Le déserteur fonça vers Kakashi et sauta sur la terre ferme juste devant son ennemi qui le trancha mais ce fut de l’eau qui coula sur le sol.

Zabuza toucha Kakashi mais à son tour, il fut surpris de voir ruisseler de l’eau sur son kunai.

Pendant plusieurs minutes, les deux shinobis s’affrontèrent en utilisant à de nombreuses reprises les clones d’eau jusqu’à ce que le ninja aux cheveux argentés réussisse à mettre un kunai sur le menton de Zabuza.

- C’est terminé !

- Non, fit une voix dans son dos, cela ne vient que de commencer.

Le ninja copieur se prit un coup dans le ventre et fut projeté à la surface de l’eau.

Il ne put faire un seul geste qu’il fut entouré d’eau.

- Une prison aqueuse, il m’a eu !     

            Sakura déglutit en voyant son sensei emprisonné dans cette sphère d’eau. Kakashi les enjoignit de partir, mais Naruto ne bougea pas d’un millimètre. Une volée de kunaïs fonça sur Zabuza qui fut forcé de s’éloigner de la sphère, permettant à Kakashi de reprendre son souffle et de se préparer à combattre de nouveau.

            - Vous en avez mis du temps, Itachi-sensei ! se moqua Naruto.

            - J’arrive juste à temps au contraire ! répliqua celui-ci avec un sourire. Tu veux que je te remplace Kakashi ? demanda t-il.

            - Pas la peine, lui répondit ce dernier. Je vais terminer ce combat.

            - Tu te vantes, Kakashi Hatake ! Tu seras mort et enterré dans quelques minutes.

            Zabuza entama alors une série de signes, mais Kakashi fit les mêmes.

            - Arrêtes de me singer, hurlèrent Zabuza et Kakashi en même temps.

            Kakashi finit sa technique en premier, Zabuza ayant été déstabilisé par son adversaire.

            - Suiton – Technique de la grande cataracte !

            Une immense vague s’abattit sur Zabuza. Celui-ci fut rejeté sur le rivage. Mais au moment où Kakashi allait l’achevait, des aiguilles s’enfoncèrent dans son cou. Un Oinin de Kiri fit son apparition.

            - Je vous remercie de l’avoir affaiblit, ninjas de Konoha. J’étais chargé de l’éliminer. Je m’excuse de vous avoir empêché de le tuer, mais j’ai profité de l’ouverture pour l’achever.

            Le chasseur de déserteur chargea le corps sur son épaule et partit après avoir remercié une dernière fois les ninjas de Konoha. Kakashi s’effondra alors, inconscient.

            - C’est dû à l’utilisation prolongé de son Sharingan, les rassura Itachi en soulevant le Junin afin de le mettre sur son dos.

            - Je vais vous guider jusque chez moi, leur proposa Tazuna. Vous pourrez vous reposer là-bas en toute tranquillité.

            Itachi prit la tête du groupe et suivit Tazuna, portant Kakashi, les genins le suivirent, mais dans l’esprit de Naruto, Kyubi s’inquiétait.

            - Bizarre, j’ai pourtant ressenti que ce type dégageait encore son aura maléfique après sa mort !