La Prophétie Incomplète : Ragnarök

par T-twix

-         Mjöllnir ? demandèrent en même temps les élèves de Naruto.

Il était vrai que sans les informations du parchemin de mission, le jeune homme aurait eu du mal à connaître le nom Mjöllnir. Le blond regarda sérieusement les trois futurs adolescents, avant de leur raconter ce qu’il savait grâce au parchemin de mission.

-         D’après de nombreux récits historiques, Mjöllnir est une arme permettant aux dieux de punir les hommes. Personne n’en connait la forme, ni même sa puissance. C’est pourquoi Tsunade-sama nous a demandé d’enquêter sur cet objet.

-         Pourquoi Suna voudrait offrir cet objet à Konoha ? demanda Reiko, suspicieuse.

-         Suna pourrait chercher cette arme avec ses propres ninjas, non ? demanda à son tour Hideaki.

-         Oui, mais s’ils trouvent cette arme, cela pourrait être considéré comme une menace pour le reste du monde. Tandis que s’il le donne, c’est un gage de bonne foi et de confiance. Je pense que c’est pour cela qu’ils nous l’ont donnée.

Les trois élèves du blond paraissaient dubitatifs à cette explication. Pourtant, ils étaient sûrs que Suna voulait se servir de ce don pour avoir autre chose en échange. Pourtant, d’après les rumeurs, Naruto connaissait en personne le Kazekage Gaara, et le blond était aussi le meilleur ami du roux. Pourquoi voulait-il donner une arme comme Mjöllnir à Konoha ? A supposer que cette arme existait bel et bien.

-         On avance les limaces ! réprimanda Naruto en rentrant dans les ruines.

Les trois Chûnins le suivirent, et entrèrent à leur tour dans les ruines. Les pierres dont les murs étaient faits semblaient n’avoir pas pris une seule ride, malgré la poussière abondante. Quelques inscriptions étaient présentes sur les murs. Shinji, l’Inuzuka du groupe, se boucha le nez.

-         C’est écrit avec du sang… marmonna assez fort l’Inuzuka pour que tous puissent l’entendre.

Reiko et Hideaki déglutirent, tandis que Naruto essayait vainement de lire les inscriptions sur les murs, mais elles étaient écrites en une langue sans aucun doute très ancienne. Après quelques minutes de vaine lecture, le quatuor reprit la route. Après avoir franchi un long couloir sans issue, ils arrivèrent devant un gigantesque gouffre.

-         C’est quoi ça ?! s’exclama Hideaki, et sa voix résonna.

Là où l’équipe se trouvait, deux escaliers prenaient le départ. Un à gauche et un à droite. Le gouffre était un véritable cylindre et le groupe se trouvait tout en haut de ce cylindre. Naruto prit la tête, suivit de prêt par Reiko, puis par Hideaki, et Shinji fermait la marche. Ils avaient pris l’escalier de droite. Au bout de quelques minutes de descente, ils remarquèrent que les deux escaliers se recoupaient.

Une longue demi-heure plus tard, toute l’équipe arriva tout en bas du gouffre. Le taux d’humidité était important, tout comme l’odeur morbide de cadavres. Au centre du sol, au milieu même du cylindre reposait une fontaine presque totalement asséchée. Le blond trouva une porte en pierre, avec un certain symbole apposé dessus. Le symbole était un œil avec des cercles concentriques.

-         Le Rinnegan ? murmura Naruto.

-         Naruto-sensei ? Que fixez-vous ? demanda Shinji.

Le dit Sensei cligna des yeux et put remarquer qu’il ne fixait en réalité que le début d’un couloir. Cette fois-ci, ce n’était pas comme dans le premier couloir. Des squelettes gisait ici et là. Les quatre ninjas étaient stupéfaits par le nombre de squelettes présents dans ce tout petit couloir de moins de dix mètres. Dans ces ruines devaient s’être éteint une civilisation entière.

Au bout du couloir tous purent voir la porte que Naruto avait vue. La porte était assez grande pour laisser passer un géant de quatre mètres, et était en pierre. Un œil similaire au Rinnegan était effectivement gravé sur la porte. Quand Naruto et ses élèves s’approchèrent, l’œil sur la porte cligna. Tous s’arrêtèrent, quand tout à coup une voix caverneuse s’éleva, faisant trembler entièrement les ruines.

-         Quel est ton nom, jeune homme ? demanda la porte.

Personne ne répondit, pas même le chef d’équipe. Voir une porte parler, ce n’était pas tous les jours. Naruto regarda Reiko du coin de l’œil, et celle-ci lui fit comprendre d’un signe de la tête qu’ils n’étaient pas dans un Genjutsu. Le blond se tourna vers la porte, et annonça sa présence.

-         Naruto Uzumaki, Jounin de Konoha.

-         Laisse-moi lire… murmura la porte.

Aussitôt, ce fut le néant. Naruto était seul face à la porte, dans le vide. Autour du blond défilait sa vie à vitesse grand V. Que se passait-il ? Tandis que sa vie n’en était qu’au combat avec Nagato, la porte semblait avoir mis en pause la vie du blond.

-         Tu es un Namikaze, le fils de Minato, déclara la porte.

-         Comment tu… commença le blond, avant de revenir à la réalité.

La porte s’ouvrit dans un grincement sourd, forçant les ninjas à se boucher les oreilles. Une fois la porte ouverte en grand, les quatre rentrèrent dans la pièce désormais accessible. Il s’agissait d’une pièce longue de cinq à six mètres, avec, comme auparavant, beaucoup de poussière. Cependant, fait étonnant, la pièce semblait être en parfait état.

-         Divisons-nous, mais vous ne touchez à rien, ordonna le blond.

Chacun prit une partie de la pièce pour en scruter les secrets. Reiko s’avança vers le mur de gauche, accompagnée de Hideaki. Il y avait une grande fresque peinte au mur. Les dessins représentaient, en cercle, quatre cercles. Cependant, à cause du temps qui devait s’être écoulé depuis tout ce temps, ce qui devait probablement se trouver à l’intérieur des cercles n’était pas visible.

-         C’est quoi ? demanda Reiko en regardant à droite.

Un groupe d’hommes étaient représentés en train d’affronter des bêtes sans aucun doute légendaires et disparues. Hideaki sortit de son sac un bloc-notes et commença à écrire. La sœur de Sakura le fixa d’un air interrogateur.

-         Tu fais quoi ?

-         Je prends des notes. On ne sait jamais, répondit Hideaki.

Reiko retourna à son observation. Les hommes de la fresque étaient en train d’affronter un dragon, un serpent géant, et d’autres bêtes mythologiques, mais la peinture semblait s’être en partie évanouie avec le temps.

Au mur de droite se trouvait une série de miroirs en forme de disques, posés pour former un cercle parfait. Chaque miroir avait un contour d’une couleur différente, avec une annotation encore une fois illisible, et cela en plus d’être inscrite avec du sang.

-         C’est quoi ce bordel… murmura Shinji.

L’ordre de Naruto avait été on ne peut plus clair : personne ne touchait à rien. Et Shinji savait que les ordres devaient être respectés, donc il ne toucha à rien. Il préféra tenter de recopier les annotations sur un calepin, car comme l’avait dit Hideaki à Reiko : « On ne sait jamais. ».

Naruto était allé au fond de la pièce. Une grande stèle s’y trouvait. Un long texte était écrit dans la même langue que toutes les inscriptions des ruines. Naruto n’y comprenait rien, et il ne voulait pas comprendre pourquoi il y avait également un œil, qui ressemblait étrangement au Rinnegan, en bas de la stèle. D’ailleurs, en parlant de cet œil, Naruto se mit à le fixer intensément. Aussitôt, ce fut le vide. Juste la stèle et Naruto, dans le vide.

-         C’est quoi ce bordel ?! s’exclama Naruto.

-         Tu es donc le fils de Minato ? demanda la stèle.

Le blond répondit en acquiesçant. Un bruit sourd se fit entendre, mais Naruto ne pouvait pas bouger, il ne contrôlait plus les mouvements de son corps. Le blond ne contrôlait même plus son chakra. Cependant, quelque chose lui intima de se taire.

-         Tu es l’héritier des Namikaze. Tu n’es ni le premier, ni le dernier. Puisse la prophétie t’éclairer.

La voix avait déclaré cela d’une voix caverneuse, tandis que le boucan se faisait de plus en plus fort. Les tympans de Naruto prenait un son beaucoup trop élevé, de sons incompréhensibles, avant de se réveiller.

-         Sensei ! cria Reiko.

Reiko lui avait sauté dans les bras. C’est à ce moment que Naruto comprit qu’il était allongé à même le sol. Le blond se releva après s’être difficilement détaché de la jeune Haruno.

-         Combien de temps ? demanda simplement le blond.

-         Quatre heures, environ. Dehors, il fait presque nuit.

Il était plongé dans ce Genjutsu pendant quatre heures ?! C’était inimaginable de lancer un Genjutsu aussi longtemps, ou alors la perception du temps avait changé chez le blond. Le Jounin se ressaisit.

-         Vous avez pris des notes ? demanda le blond.

-         Oui sensei, répondirent les élèves avec entrain.

Le blond se dirigea instinctivement vers la stèle. Il scruta le texte et remarqua alors que la fin du texte ne serait jamais lisible.

-         « Ragnarök, premier verset », déclara à voix haute Naruto.

Tout le monde, y compris Naruto, retint un hoquet de surprise. Comment pouvait-il lire cette langue étrangère ? Le blond regarda ses élèves, avant d’essayer de trouver, en vain, une quelconque explication à ce fait exceptionnel.

-         Comment vous avez fait, Naruto-sensei ? demanda Hideaki.

-         Je ne le sais pas moi-même, souffla Naruto. Reiko, prend en note l’intégralité de ce que je vais lire, ordonna le blond.

La rose prit immédiatement un carnet identique à ceux de Hideaki et de Shinji, et elle se prépara à écrire. Le blond recommença sa lecture à zéro.

«  Ragnarök, premier verset,

La fin de la première ère, apportée par les dieux

Laissera en ce monde quatre artefacts,

Chacun sera unique… »

-         Naruto-sensei ? demandèrent les élèves en même temps.

-         La suite est illisible, ce n’est pas la peine, décréta le blond.

-         Sensei, sur l’autre mur, que j’ai inspecté, y’a des miroirs avec le même type de signes. Vous devriez les lire, non ? demanda Shinji.

Le blond acquiesça, avant de se diriger vers le mur avec les miroirs. Il observa les différents miroirs. Chaque inscription des miroirs était faite dans la même langue que la stèle.

-         « Feu de sang » pour celui avec le contour blanc, décrit Naruto. « Haine insoupçonnée » pour le vert, continua le blond. « Son sacré » pour le bleu, et les deux autres sont illisibles, décrit le blond.

Le quatuor put voir les miroirs tourner rapidement autour du cercle qu’il décrivait quelques instants auparavant. Après quelques secondes, la pièce se mit à trembler, la stèle tomba en avant, manquant d’écraser les ninjas. Puis un hurlement terrifiant glaça les ninjas sur place…