Le prélude à la destruction

par mugu

Prologue :

Le prélude à la Destruction






Quelque part, dans un paysage dévasté dépouillé de toute trace d'humanité, un adolescent blond aux habits déchirés rampait devant un homme masqué assis sur un rocher. Autour d'eux, d'énormes tentacules grisonnants formaient une spirale entrelacée où tout apparaissait s'écrouler. Il n'y avait alors qu'un champs de ruine, de désolation et damnation.

L'individu narquois se dissociant de ce funeste paysage éclata soudainement de rire avant de se lever de son séant. Il se rapprocha alors lentement du jeune adulte allongé au loin. Celui-ci claqua la terre de ses bottes en fer remplies de rouille qui dégageaient pleinement l'ignominie de son être. Sa cape effilochée camouflait son apparence fluette, mais on pouvait distinguer à travers son attirail sa silhouette squelettique et fripée. Il répandait son poison à chaque enjambé, où sa cape virevoltait nonchalamment sur ses épaules craquelées.

Arrivé à sa portée, le gisant démuni au sol leva ses yeux vers lui, crissa ses dents, serra ses poings en face de lui et racla la terre, puis laissa dans son sillage une marque s'apparentant à celle d'une griffe ciselée. Et devant ce spectacle affligeant d'impuissance, le porteur du masque se gaussa froidement. Il le toisa de haut avant de s'agenouiller devant lui alors qu'il le fustigeait avec des yeux emplis de mépris :

« Alors ? N'étais-tu pas censé fermer mon clapet ? »

Sa réplique n'accueillit que le silence ; l'adolescent ne faisant que détourner la tête de son adversaire, honteux de son échec, car il ne pouvait répondre de manière digne et fière comme il en avait avant l'habitude de faire.

-Hahaha, que tu es pathétique ! Quand tes amis sont encore en train de se battre, tout ce que tu fais seulement est de manger les pissenlits par la racine !

-Ne me sous-estime pas ! rugit le blond en se débâtant contre l'homme drapé de noir.

-Le Kyuubi, n'est-ce pas ?! Uhuhuh... Ne t'inquiète pas ! Tu seras le prochain sur la liste lorsque j'en aurai fini avec ton petit frère, annonça son persécuteur extatique de son écrasante victoire.

Sur ces mots, le personnage vicieux au visage dissimulé, faucha alors d'un coup de pied le flanc de sa victime, qui décrivit ainsi un soleil, avant que celle-ci ne retombe sèchement face contre terre.






Dans une cave, l'adolescent qui était sévèrement blessé résidait près de son coéquipier dénudé ; l'hôte de la Huitième Bête. De l'extérieur, on pouvait entendre des cris, des explosions suivies du silence, d'un terrible silence...

Dans ce mutisme d'hécatombe, jouant le rôle d'un chef d'orchestre, le vicaire des enfers leva ses bras qui concrétisèrent une valse déchaînée. Des sigles en émergèrent pour s'inscrire dans une morose symphonie sur le front d'un Boudha estropié, doté de neufs yeux ténébreux dont deux étaient refermés. Au cours de cette lascive et lancinante hymne au chaos et à la destruction, le seul survivant du carnage se noyait dans son sang et dans l'obscurité, où tout ce qu'il pouvait faire ; était de ressasser continuellement d'amères pensées :

« Obscurité, solitude, tristesse, je suis seul désormais... »

Toutefois, cette fois, dans le vide de son âme, une voix s'interposa hors de lui et sembla alors l'envelopper dans une renaissante vigueur.

- Debout renardeau ! l'encouragea celle-ci.

- Mes amis sont morts, j'ai failli à ma mission, je mérite de mourir... rétorqua-t-il fataliste, sourd à l'entité familière et amie.

- Arrête de t'apitoyer sur ton sort et bats-toi pour nos vies !

À cette sèche tirade, une main parut se hisser des denses ténèbres, comme animée par la volonté du Démon qui n'était plus. Néanmoins, celle-ci finit par retomber au sol... sans vie.

- Je suis si fatigué... Pourquoi ne me laisses-tu pas me reposer en paix... dormir sereinement... Kurama...

- Tais-toi ! Je ne veux entendre de telles sottises de ta part ! N'est-ce pas toi qui m'as sans cesse bassiné avec ta stupide bravoure, ton enthousiasme d'imbécile, et ton optimisme dégénéré ?! Rappelle donc toi Naruto ! Remémore toi tout ce que tu as vécu, tout ce que tu as affronté, tout ceux que tu as vaincus ! Crois-tu que je te laisserai ainsi t'abattre sans te battre ?! Tu es monhôte, et je refuse que mon réceptacle soit une telle chiffe molle. Tu n'es pas un lâche Naruto, donc bats-toi !

Bats-toi !

« Bats-toi... » mugît faiblement une voix du corps inerte.

Le baron de la corruption se détourna soudainement surpris d'entendre pareil bruit dans la cohorte de son chant funèbre, mais il retourna immédiatement à ses affaires voyant que son prisonnier ne bougeait toujours pas. Hors, un dialogue qu'il ne pouvait entendre faisait bel et bien rage dans l'enceinte des deux âmes qui se combattaient viscéralement, et qui ne pouvait se voir de l'extérieur que par la main droite de l'adolescent qui se crispa soudain :

- Me battre Kurama ? Que crois-tu que j'ai fait pendant des heures et des heures ?! J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir avec Bee, Kakashi, Gai, mes amis, tous ! Et pourtant, il était bien trop fort pour nous... Bien trop fort...

Lorsque Naruto ouvrit des yeux vides pour verser une larme de désespoir, le renard à Neuf Queues, son renard sembla se matérialiser au dessus de lui dans toute sa grâce et sa splendeur cramoisie. Ses neufs queues immenses et majestueuses s'éventèrent sur son derrière dans une guirlande de fourrure rousse démesurée.

Et même Naruto pâlit à la vue de cette si belle et puissante créature baisser la tête vers lui, à la fois compatissante, triste, et déçue.

Trompée.

- C'est tout ? Est-ce seulement pour cela que tu m'as changé, que tu m'as changé moi, ma nature et notre relation ? Tout ça pour ça ? Pour qu'on finisse condamnés à ne rien faire d'autre que voir ce monstre aux yeux rouges gagner ; avec moi aspiré dans une entité multiple et toi, mort à la suite de ce transfert... Est-ce vraiment ce que tu veux, Naruto ?

Est-ce vraiment ce que je veux ?

Naruto déglutit, puis hocha la tête, avant de refermer les yeux où il pouvait désormais distinguer distinctement le Kitsune.

Ils se trouvèrent projetés dans l'âtre de leurs esprits liés, à la frontière entre leurs deux communes âmes, réunies en symbiose... en osmose...

Dans une seule et même personne...

Naruto rouvrit les yeux puis contempla autour de lui une mer de nuages.

- Regarde autour de nous, et dis moi que ce que tu vois ? interrogea le renard en écartant ses pattes dans un large éventail.

En bas d'eux, il pouvait voir son corps. Ils flottaient en l'air, tout deux, eux ; le possesseur et le possédé. Aux extrémités de leur champs de vision, à l'horizon, se dissociait de l'obscurité imposante une masse lumineuse. Une auréole de lumière, d'espoir, isolée dans une petite parcelle de terre où celle-ci pulsait régulièrement, sereinement, au loin... Celle-ci s'éloignait sans cesse, de manière irréfutable... Au delà du désert de Suna, des plaines de Iwa, des montagnes de Kumo, des marécages de Kiri, et même des forêts titanesques de Konoha. Ils paraissaient trôner dans un panthéon divin, où tout semblait être à leur portée. Ils étaient libres, libres comme l'air, libres de tout lien terrestre, de toute aliénation morale.

Ils étaient... simplement...

Purs...

Et pour Naruto, seule une réponse était possible :

- Rien.

Un sourire cynique se matérialisa sur le visage du Kitsune.

- Rien ?

Naruto hocha la tête.

- Dans toute cette immensité, sais-tu ce que je vois seulement, moi, Naruto ?

Naruto le fixa sans rien dire et le sourire de Kurama s'agrandit en retour.

- Moi, je vois un merveilleux jeune homme, je vois le seul humain que je n'ai jamais respecté, je vois le seul humain qui a daigné même me comprendre. Et sais-tu ce que je ressens en te voyant ainsi Naruto ?

Le blond aux yeux bleus, répondit à la bête aux yeux rouges d'un sourire amer.

- Oui...

Le renard acquiesça.

- Ceci ne te ressemble pas Naruto de baisser les bras ainsi. Je le sais car j'ai vécu quinze longues années en toi, quinze années où je n'ai fait qu'essayer de te soumettre à moi, quinze années de rancœur et de haine... Mais sais-tu ce qui m'a dissuadé de haïr Naruto ? Sais-tu ce qui m'a poussé à changer ?

« Moi ? »

- Oui, toi Naruto. Et je refuse qu'un tel gâchis se réalise alors que j'ai finalement trouvé une telle personne de confiance, un tel ami, affirma franchement le renard en plongeant les yeux dans les siens.

« Un ami... »

Des larmes apparurent dans les yeux bleutés du garçon et chutèrent de ses joues dans une myriade de fines perles dorées telles une pluie sans goutte.

Lui orphelin, lui qui dans son village avait toujours été seul, et où nulle personne ne lui avait avoué un tel amour.

On l'avait souvent méprisé pendant son enfance de par sa nature. On avait réussi à le comprendre au moment où il arriva à prouver finalement sa valeur en tant qu'être humain. On était enfin parvenu à le respecter lorsqu'il démontra qu'il possédait l'âme du shinobi. On l'avait révéré une fois qu'on avait remarqué qu'il avait la trempe d'un héros.

Mais personne, personne ne lui avait avoué un tel amour dénué de toute autre pensée. Un amour pur, un amour seulement dirigé vers lui, uniquement pour lui. Il avait déjà partiellement entrevu un pareil amour dans le passé, lorsqu'il s'était rendu compte de la fille qui l'avait suivi et admiré durant toute sa jeunesse, mais ce n'était pas ce qu'avait attendu Naruto, malgré son antique soif de reconnaissance désormais assouvie.

Non...

Ce qu'il avait désiré ardemment, c'était avoir quelqu'un à qui se confiait, quelqu'un qui pouvait le ressembler, quelqu'un qui avait partagé les mêmes choses que lui. Personne ne l'avait compris jusque là. Personne n'avait compris ce qu'il avait attendu des autres, de son entourage, de ses amis. Dans Sasuke, le Uchiwa renégat, il avait cru voir une telle lueur d'espoir, mais non, lui-même ne l'avait saisi dans sa quête de vengeance.

Personne n'avait saisi...

Jusqu'à Kurama, personne ne l'avait si bien compris. Personne ne l'avait soutenu ainsi lorsqu'il avait baissé les bras. Personne. Personne ne lui avait tant donné en échange sans rien réclamer en retour.

Car Kurama était son miroir, son autre lui-même.

Comment pouvait-il l'abandonner ? Comment le pouvait-il alors que son ami lui se battait encore pour lui, dans l'espoir de le convaincre à agir ? Comment pouvait-il laisser son défaitisme prendre ainsi le pas sur son amour pour lui, si ce n'était son propre amour pour lui-même ?

Une idée émergea alors de son esprit, et puis de là, une étincelle rayonna de ses yeux irréels et azurés, comme s'ils réverbéraient la flamme de sa vie revigorée.

Un dernier devoir l'attachait encore à ce monde...

- Je peux au moins faire une dernière chose pour toi, et pour énerver cet enfoiré. Mais tu n'apprécieras pas...

Et bien sûr, Kurama rétorqua avec le sourire diabolique qui était sien.

- Je suis disposé à faire n'importe quoi pour agacer ce bâtard aux yeux rouges !

Cependant, il ne connaissait pas encore les conséquences de ce choix terrible...

Et un pauvre sourire naquit entre les lèvres de Naruto.

Ah Kurama, et ses vieux maniérismes... pensa-t-il alors que le renard l'écoutait encore ; quel plaisir en dépit de la situation désespérée...

- Alors viens Kurama, accompagne moi dans notre repère secret.

Ensemble, dans un plongeon vertigineux, ils ré-rentrèrent dans son esprit.






L'immense renard à neuf queues suivait silencieusement le jeune homme vers le fin fond d'une cage. Sur leur passage, des colonnes s'élevaient d'un liquide orange inondant le sol. Un sceau au dessin complexe était apposé sur le sombre mur derrière les barreaux de l'ancien pénitencier du renard. Naruto déposa délicatement ses doigts sur les sigles finement entrelacés. Il semblait nostalgique, épris de regrets et soulagé à la fois. Avec ses doigts, il défit les nœuds peints sur le dessin. Un fil bleuté émergea du sceau et se dissocia en deux liens distincts.

Kurama continuait de le regarder avec incompréhension mêlée de curiosité.

- Par l'enfer, qu'es-tu en train de faire, jeune renard ? Un sourire mystérieux s'afficha sur le visage du blond

- Eh bien... Je suis en train de te libérer de ce sceau.

Cette révélation sonna Kurama.

- Quoi ?! Mais-

Une main se posa sur son museau.

- Chut Kurama... J'ai pris ma décision, tu m'as convaincu... Et tu connais comme moi les conséquences de cette décision...

Ils se regardèrent gravement.

- Tu mourras n'est-ce pas ?

Il acquiesça amèrement.

- Quoi que je fasse d'autre, cela ne changera rien pour moi.

D'énormes pattes s'écrasèrent au sol alors dans un fracas épouvantable.

- Et tu penses sérieusement que je serai capable de le vaincre ? Au moment où je sortirai, ce suceur de cervelle va m'hypnotiser avec ses au combien maudits yeux.

Kurama détourna la tête en crachant les yeux étrécis de colère. « Putain de monstre aux yeux rouges ! Je les hais de toute mon âme... »

Naruto hocha la tête dépité en retour.

- Non, tu ne comprends pas Kurama, mon père a placé un sceau spécial qui permet de...Euh...

Le garçon sembla s'empourprer furieusement, comme s'il avait subitement repris sa nature d'origine. Le renard à la fois étonné et amusé d'une telle réaction se contenta de répondre apparemment agacé :

- Eh bien quoi ?!

Il réussit à décrocher un sourire des lèvres de Naruto.

- Cela t'envoie dans une autre dimension pour éviter que tu ne rentres dans une folie furieuse.

- Hahaha ! Ha Ha ! Ha... Joli renardeau, que c'est bien joué, il ne sera pas capable de compléter le Juubi si je ne suis pas là ! Quelle ingéniosité ! commenta le renard admiratif.

- Ouais... Mais je ne sais pas où tu déboucheras, et cela m'attriste quelque peu. Tu peux tant être envoyé à la fin des temps qu'au commencement de l'univers... annonça Naruto muni d'un sourire triste.

- N'importe quel endroit loin de lui sera mieux que rien déclara l'animal avec certitude.

Une larme dégoulina de la joue Naruto et l'adolescent s'agrippa à l'une des pattes du renard qui lui froissa les cheveux, épris regret.

Ils profitaient de leurs derniers instants ensemble.

- Kurama...

Le renard baissa la tête vers lui.

- J'espère juste que tout ira bien pour toi... clama finalement Naruto en se nettoyant le visage de ses ruisselantes larmes.

Kurama ferma les yeux et...

Il prononça sérieusement son serment.

- Je suis désolé petit... Pour tout le mal que je t'ai fait... Je te promets que si j'ai la chance de rencontrer ton autre toi ; je l'aiderai, et ce, quoi qu'il advienne !

Il se pencha alors vers l'adolescent pour mieux le voir. Les yeux étrécis, il ne fit que regarder l'adolescent sans nul bruit, mutisme en hommage au sacrifice qu'accomplissait son partenaire envers lui.

Naruto plissa ses lèvres et hocha la tête avec peine. Il enfouit alors sa main entre les vibrisses de l'animal pour lui indiquer qu'il n'avait plus aucune rancœur envers le renard... Que cela avait été pour le meurtre de ses parents, ou les diverses tentatives de le corrompre et d'annihiler les siens et même le calvaire qu'il avait enduré pendant son enfance... Naruto lui avait déjà pleinement pardonné... Car il avait vu avec les différentes luttes de volonté avec lui que Kurama n'était en rien responsable des actes qu'il avait commis.

Oui... C'étaient les humains qui l'avaient corrompu dans leur haine, cercle de haine que Naruto s'était efforcé pendant toute sa vie passée de faire disparaître à jamais. Cela avait été la promesse qu'il avait effectué envers son défunt parrain, Jiraiya, en lui promettant d'apporter une paix éternelle au monde.

Mais il avait échoué... Il avait failli au monde et par ses actes mêmes, il avait commis un terrible crime ; puisqu'il avait entaché une terrible responsabilité à son seul et unique ami encore en vie :

Kurama...

Ils baissèrent mutuellement leur yeux dans le silence de leur réunion.

Et il lui répondit enfin après ce lourd silence.

- Ouais... D'une certaine manière... Adieux... Mince, je n'ai jamais été bon dans les séparations, je me rappelle de la fois où Sasuke nous a quitté...

En levant ses yeux au loin sur l'épais brouillard qu'offrait leur cellule, Naruto se remémora les moments de sa vie, car il savait qu'il allait bientôt dépérir.

Kurama crissa ses crocs et ses griffes sur le sol.

- Ne parle pas de ce bâtard, c'est juste un autre de ces monstres aux yeux rouges ayant participé à ta chute ! tonna-t-il dans une vengeresse rage.

Des éclairs rougeâtres émergèrent de ses longues incisives, réclamant réparation des précédents crimes des ennemis de son ami.

Naruto le calma en posant une main sur son museau.

- Tu as raison Kurama...Mais... prononça-t-il doucement en fermant les yeux. Nous devons nous quitter maintenant, Madara va bientôt en terminer avec le Hachibi...

De grands yeux humides répondirent sa tirade :

- Au revoir, jeune renard, je suis heureux de t'avoir connu !

Kurama versa enfin une larme de sang pour son ami, son frère, sa lumière. Kurama lui caressa tendrement le visage avec sa longue langue râpeuse, pour s'imprégner à jamais de sa senteur. Naruto fut impressionné tout au fond de lui par le panel d'émotions que le démon arriva à exprimer. Il n'avait alors jamais réalisé à quel point ses liens étaient profonds avec lui.

Il lui sourit une dernière fois en laissant planer sa main en l'air.

Kurama ne doit pas mourir avec moi ! se dit-il dans l'esprit de son esprit. Il a encore une longue route à parcourir...

Sa main se referma dans un bruit sourd.

Déterminé.

Il se retourna soudainement vers le sceau, le déchira, et conjura un étrange jutsu avec des signes de main. Une lumière aveuglante enveloppa son monde, résultante de la fissure inter-dimensionnelle et...

Kurama se volatilisa.

Dans son âme, Naruto commença à se dissoudre. La lumière qui rayonnait de lui fut la plus belle que ce monde n'avait jamais connue. De multiples trous noirs surgirent de ses bras et jambes. Il scruta une dernière fois l'extérieur, il ne vit qu'un monde dévasté. Il ne regretta pas son choix...






Une aura rouge émana de Naruto, puis s'éteignit. Naruto relâcha un dernier soupir discret. Un fier sourire était placé sur ses lèvres. Il avait fait tout ce qu'il avait pu. Son visage était blanc comme la neige, du sang coulait de sa bouche, un héros était mort ce jour.

Et c'était pour la bonne cause.

Madara interrompit ironiquement son chant funèbre. En se retournant vers Naruto, en posant la main sur son cou, il testa son pouls. Jamais de sa longue vie l'homme immonde ne fut si énervé qu'à cet instant.

Il hurla.






Kurama sentait qu'il se dissolvait peu à peu dans l'après monde. Ses membres s'étiraient, s'élongeaient pour se raccourcir indéfiniment, et finement... Il ne voyait rien, et seul un doux blanc uniforme le menait lentement mais sûrement au travers d'un couloir en filigramme vers sa destiné...