L'apparition d'un Dieu

par Akira no yume

L’apparition d’un Dieu.

 

Il ne faut jamais déclarer heureux

aucun mortel avant sa mort,

 avant d’avoir vu comment

 il franchira son dernier jour

pour descendre aux Enfers.

 

J’avais misé tant d’espoir sur une seule et unique personne. Cette personne avait du porter le poids de mes espérances vaines et traîner derrière elle le fardeau de mes faiblesses. De ça, je ne m’en était jamais rendu compte. Je lui avais fait promettre quelque chose qu’il ne pourrait pas accomplir sans faire de terrible concessions. Pourtant, Naruto, tu les as faites, ces concessions. Sans jamais te poser de question, tu as décidé de devenir plus fort pour me ramener Sasuke. Mais quand je te vois aujourd’hui, telle un statue de marbre blanc, je me dis que tu as donné ton âme contre la puissance nécessaire. Est-ce que tu as fait ça pour moi ? Pour Sasuke ou pour toi-même ? Ou est-ce que c’est arrivé sans que tu ne t’en rende compte… ? Est-ce que le gouffre de la souffrance t’a attrapé ? Ou est-ce que tu y as volontairement plongé ?

Peut-être est-ce la douleur trop longtemps refoulée qui a finie pas remonter à la surface. Car, tu en connais un rayon sur la souffrance, n’est-ce pas ? Déjà, lorsque tu étais un enfant, tu portais en toi la cause de la douleur de tant d’humain. Cette même douleur t’amena la haine et le mépris, alors que… tu étais un héros, non ? Le héros involontaire qui s’est vu comme le réceptacle de la Douleur de Konoha. Mais je sais qui si tu avais eu le choix, tu aurais quand même accepter de prendre Kyuubi en ton sein… Car tu es comme ça, je pense, prêt à tout pour décharger les autres de leurs maux, même si cela veut dire souffrir toi-même.

Après, c’est celui en qui tu portais tous tes espoirs qui quitte ton village natale. Il part, sans te regarder, sans se souvenir de tout ce que tu as fait et sans se demander tout ce que tu feras pour lui, dans le futur.

Et dans un périple pour sauver le monde des griffes de ton meilleur ami et pour tenir la promesse que tu as fait à ton ingrate de coéquipière, tu perds celui qui aura été comme un père. Dans la souffrance et la désharmonie, tu as continuer ton voyage, mais cette fois, ce n’était certainement plus ta volonté de la paix qui guidait tes pas, mais la haine féroce qui te pousse vers la vengeance.

Et donc, tu voilà, de retour, Naruto. Ou peut-être devrai-je dire « l’ombre de Naruto » ? La glace dans tes yeux ne me pardonne pas, la rancœur de ton cœur ne regarde que moi. Moi, la faible.

Encore, maintenant, je me rend compte que j’ai l’idiotie de prétendre que je te comprend. Je compares la douleur de notre séparation à celle que la colère te transmet. Et quand j’y pense, aujourd’hui, les larmes me viennent aux yeux. Je suis désolée, Naruto. Pour tout le mal que j’ai pu te faire. Pour tout le mal que j’ai fait en toi et que je ne pourrai jamais guérir.

Désolée d’être aussi faible, désolée de m’être trop reposée sur toi.

Aujourd’hui, tu es Nukenin de Konoha. Si un jour tu reviens, tu seras tué. Mais, moi, je t’aime Naruto. Et quoiqu’on en dise, je t’aimerai même si tu deviens le même monstre qu’Orochimaru. Et en même temps, je te déteste.

Car au fond de moi, Sasuke est toujours là. Toujours aussi présent. Je vous hais tous les deux de ne plus être là.. Je me hais moi-même car je ne peux pas vous comprendre, pas vous aider.

Je voudrai… que tous redevienne comme avant. Je veux que tu puisse à nouveau sourire, le cœur léger, Naruto… Quant à toi, Sasuke, je veux juste que tu oublies… je vous ferai oublier à tous les deux la haine et la douleur. Je vous ferai voir le monde de mes yeux quand vous êtes tous les deux à mes côtés… et je peux vous dire que c’est encore mieux que la cocaïne ou l’extasie, Quand vous êtes là, c’est comme si le Soleil d’été me suivait partout où je vaux, tout est chaud, lumineux… doux. Je n’y renoncerai pas à cette chaleur. Je le promet comme tu m’as promis, Naruto.

 

Ses yeux d’émeraudes étaient fixés sur une tâche rouge sur le plafond. Ses lèvres étaient entrouvertes et se mouvait au rythme de ses sanglots et de ses pensées. Des larmes argentées roulaient silencieusement le long de ses joues et dans le silence de la pièce, le son de ses pleurs se répercutait comme celui d’une sonnette d’alarme. Elle était allongée sur son lit, inerte, bras et jambes pendants de chaque côtés du lit. Ses pensées se bousculaient dans sa tête, la sensation de perte l’envahissait de plus en plus. Ça faisait mal. Son corps entier n’était plus que de la charpie abandonné aux pensées féroces de son cœur brisé.

Comme dans un rêve, ses muscles se contractèrent un à un et elle se recroquevilla sur elle-même dans un gémissement d’agonie. Puis, elle se laissa rouler jusqu’au bas de son lit et laissa un instant son corps sur le sol froid et dur de la chambre. Et se releva, tendue vers l’avant comme un cadavre venant de retrouver la vie.

Elle alla s’asseoir devant son miroir et avec un soin particulier, s’appliqua à faire disparaître ses larmes, à étaler du fond de teint sous ses yeux rougit pour en retirer les cernes violacées. C’était si facile, de faire comme si de rien était, de retrouver un visage calme alors qu’une tempête dévastait tout en elle.

On sonna à la porte.

Sans un regard pour son reflet qui avait retrouvé de sa netteté, elle alla ouvrir. Face à elle, Kakashi Hatake et Tsunade l’observaient d’un regard mi-impassible, mi-triste. Un mois c’était écoulé sans que plus rien ne se passe. Sans que Naruto ne revienne, sans que Sasuke trahisse un signe de vie. Un mois, c’était si court et en même temps, d’une longueur terrifiante. À nouveau, c’était comme si aucun d’eux deux n’avaient existé dans le cœur de leurs amis. Seule, elle, restait prostrée dans la souffrance et dans le néant. Seule, elle, n’avait toujours pas tourner la page. Et puis, à quoi bon tourner la page si c’était pour se retrouver face à une page blanche et de se rendre compte qu’on n’avait aucun avenir.

Aujourd’hui, elle allait partir avec Tsunade au pays du Fer. Là-bas, elle entendrait les Kages des cinq grandes nations babiller sur ses deux amis. D’abord, ils parleraient sans doute du danger que Sasuke Uchiha représentait, des problèmes qu’il causait et de l’urgence du devoir de l’abattre. Elle ne pourrait rien dire, juste refouler ses larmes.

Après, ils parleraient des Jinchuurikis et de Naruto. Ils diraient que Naruto est un ninja déserteur, qu’il faut le retenir prisonnier et utiliser une technique des Yamanaka pour lui faire oublier. Qu’il devienne le gentil monstre de Konoha qu’on sort comme un chien dés qu’il y a un problème dans l’enceinte du village. À nouveau, elle ne pourrait qu’écouter.

Elle en était même venu à penser qu’il fallait peut-être qu’elle devienne un ninja déserteur, à son tour, pour pouvoir les retrouver… ? Mais elle n’en avait pas le courage. Elle n’osait pas abandonné son village, malgré que les deux personnes qui étaient les plus chers n’y soit plus. Elle enfila rapidement ce qu’elle avait préparer avant de partir et se tourna vers les deux individus.

 

- Nous partons, Sakura. 

 

Elle hocha la tête et sans plus attendre suivit ses deux senseis, sans un bruit. Ils passèrent les portes de Konoha et s’engagèrent sur le chemin qui les occuperait pendant un peu plus de trois jours s’ils avançaient à un bon rythme. Et avec un peu de chance, ils arriverait un jour en avance, pour que la Godaime puisse se reposer avant de se confronter à quatre Kages.

 

Gaara no Sabaku s’appuya contre l’un des piliers de terre qui constituait l’entrée de son village. Un soupire traversa les lèvres de son autre accompagnatrice. Les yeux verts de Temari scrutait avec impatience les aller-retour des habitants de Suna. Naruto Uzumaki avait quitté le village de Suna depuis deux semaines sans en dire un mot à qui que ce soit, cependant, le Kazekage était déterminé à l’attendre au moins pendant une heure avant qu’ils ne se mettent en route. Ce qui exaspérait Temari car elle doutait sérieusement de la parole de ce blond au caractère… particulier. Elle ne l’avait croisé qu’une fois dans le village. Elle avait cru pouvoir engager la discussion, mais aucun des mots qu’elle prononçait ne semblait l’atteindre. Alors qu’elle ne se laissait pas découragée, il était parti, la laissant parler aux grains de sable.

Elle croisa le regard bleu-vert de son frère et abandonna l’idée de le dissuader. C’était tout de même pénible. Elle se laissa tomber et s’assis, jambe croisé sur le sol moue. Attendre, attendre.

Après quelques minutes, un homme à la crinière blonde, vêtu d’un pantalon blanc, d’un débardeur noir et d’une cape de voyage beige passa devant eux. Ses pas faisaient à peine bouger le sable. Gaara se leva, un léger sourire aux lèvres. Naruto ne faisait peut-être pas ça pour lui, mais le fait qu’il soit venu le rassurait un peu. Sa détermination était restée inchangée.

Gaara et Temari s’engagèrent derrière le blond. La route vers le pays du Fer était longue, lorsqu’on partait de Suna, ils devraient progresser à un très bon rythme pour arrivé quelques heures à l’avance.

 

Les trois ninjas de Konoha avançaient à un rythme soutenu, l’Hokage en tête. Cette dernière avait les sourcils arqués. Ses pensées étaient aussi sombre que le temps qui court. Le conseil la préoccupait, surtout le fait que ce soit la Mizukage qui l’ait convoqué. Il ne restait que quatre bijuus libre et seul Iwa n’en possédait plus. Or, elle savait pertinemment que Iwa et Kiri étaient sur le point d’entrer en guerre. Mais la Mizukage n’aurait jamais demandé un conseil juste parce que Iwa et son propre village allaient s’opposé.

Elle passa nerveusement la main dans sa crinière blonde, ses yeux marrons regardant par-dessus son épaule la silhouette amaigrie de son élève. Sakura allait mal, ça se voyait de plus en plus malgré les efforts de celle-ci pour faire disparaître les sillons de larmes à l’aide de fond de teint. C’était…

Elle entendit le crépitement du Chidori de Kakashi. Elle se retourna et le vit, quelque mètre derrière elle et Sakura, au prise avec une dizaine de ninjas d’Ame no Kuni. Sakura s’avançait déjà vers le combat, ses sourcils arqués montrant qu’elle n’allait pas se la jouer faible, ce coup-ci.

La plupart était des ninjas mal entraîné et manquant cruellement de l’expérience du champ de bataille. Leurs frappes manquaient de précision et Tsunade voyait leurs yeux s’écarquillé d’effroi dés qu’on leur portait un coup. Ils avaient peur, malgré leur surnombre. À vrai dire, ils affrontaient trois des plus puissant Shinobis de Konoha et ils tombaient les uns après les autres sous le regard surpris des trois ombres qui semblaient êtres leurs chefs. Sakura balançait des poings chargés de Chakra sur tous ceux qui s’approchaient un peu trop, Tsunade faisait la même chose et Kakashi se contentait de se battre en Taijutsu. Ils n’avaient pas besoin de montrer leurs capacités. Les ninjas étaient faibles et inexpérimentés. Le plus ennuyeux était leur nombre, de plus en plus colossal. Les dizaine c’était transformé en vingtaine, puis en trentaine, ainsi de suite, alors que les trois n’avaient de cesse que de les repousser, voir de les tuer. Car de toute façon, Tsunade savait que même s’ils étaient terrifiés, seule la mort pourrait les faire renoncer. La peur qu’il avait vis-à-vis de leur chef était bien plus grande que celle qu’ils avaient pour eux trois.

Sakura se battait avec  rage, faisant ressentir toute sa frustration dans chacun de ses coups et bientôt, leurs efforts combiné finirent par faire s’amoindrir le flot d’ennemis. Les chefs s’avancèrent, paumes en l’air…

 

Gaara suivait de près le ninja blond, essayant de régler son rythme sur celui de Naruto. Ce n’était cependant pas évident car le jeune homme semblait avoir beaucoup gagné en puissance et avait un rythme élevé qui équivalait celui d’un Kage. Ils bondissaient donc l’un à côté l’autre. L’un – le roux – jetait des regards au coin au visage impassible de l’autre – le blond.

Gaara ne s’y faisait pas. À cette aura glacée qui tourbillonnait autour de son ami, l’impression qu’il pouvait vous sauter à la gorge si l’envie lui prenait. C’était perturbant et effrayant. L’ampleur qu’avait prit Naruto n’aidait pas non plus. L’autorité sec qui claquait dans sa voix mêlée au son cristallin de la douleur dans sa voix… non. Naruto était l’ange noir qui avait juré à la destruction et qui s’était depuis longtemps condamné pour la rédemption d’un autre.

Cependant, en promettant de faire revenir Sasuke, Naruto s’était égaré et Gaara s’avait que Naruto mourait s’il n’arrivait pas à lui faire recouvrer son état normal.

Naruto ralentit soudainement. Ses yeux fouillaient le sol sous lui. Il était certain d’avoir entendu un craquement, un imperceptible renflement d’air. Il avait déjà depuis un certain moment des soupçons quant aux personnes qui semblaient les suivre depuis qu’ils avaient traversés la frontière entre Suna et l’une des bases des Samouraïs.

Cependant, les Samouraïs n’utilisaient pas le Chakra et il avait donc du mal à percevoir leur présence. La seule chose qui les trahissait était le tintement de leur armure et la lourdeur de leur démarche. Ils devaient progresser vite pour ne pas perdre Naruto et les ninjas du sable des yeux et pour ce, ils avaient oublié toute discrétions.

Naruto leva la main droite et jeta un coup d’œil dans la direction du Kazekage, celui-ci semblait avoir remarqué, aussi et Temari avait arqué les sourcils, entendant les sons, sans parvenir à trouver leur origine.

Le jeune homme aux yeux bleu azur se laissant tombé sur le sol, son regard se porta sur la petite colonne de poussière qui fonçait droit sur lui. Les samouraïs n’étaient pas particulièrement nombreux, le combat serait tout de même à du dix contre un, s’il comptait Gaara et Temari comme s’est allié, ce qu’il ne fit pas donc, ce serait du trente contre un.

Il glissa sa main gauche sous sa cape et effleura du bout des doigts le fourreau rugueux de son arme. Le Katana était une nouveauté pour lui, mais son maître avait dit que c’était une arme puissante qui lui conviendrait à merveille et à présent, la lame lui était précieuse, comme une vieille amie. Puis, sa main glissa vers sa pochette à Kunaï autour de sa taille. Il en sorti deux, l’un qu’il passa à sa main droit et l’autre auquel il attacha un parchemin, qu’il lança le plus loin qu’il pu vers les Samouraïs… L’arme loba au-dessus de la troupe et se planta un mètre derrière le dernier. Parfait. Il plaça son Kunaï devant lui, le bras droit tendu vers le bas, prêt à frapper comme un serpent.

Le premier Samouraï qui le remarqua étant sans aucun doute leur chef. Il courait en tête, portant un masque grimaçant et un casque à visière en métal sombre. Il leva la main et regarda Naruto avec agacement. Ce n’était pas lui qu’ils étaient censé avoir, mais le Kazekage. Et ce jeune homme ne ressemblait pas vraiment au rouquin. Un sourire cruel tordait les lèvres du blond et son regard prenait pour la première fois une expression : la rage froide.

Celui qui dirigeait la compagnie fit trois signes consécutif dans son dos, signalant un plan d’attaque avec seulement cinq de ses hommes. Un homme seul ne valait pas la peine qu’ils aillent tous. Ils devaient gardés ses forces pour ralentir le Kazekage.

Cinq hommes encerclèrent le jeune homme, leur regard impassible derrière leur masque montrait à quel point ils étaient déterminé à faire de leur mission une réussite. Sans aucun signe visible pour quelqu’un extérieur aux Samouraïs, les cinq homme se jetèrent vers l’avant et dégainèrent leurs longs sabres dans le même mouvement.

Naruto bloqua le premier, face à lui, avec son Kunaï en prenant le soin de placer sa lame au-dessus du sabre. Les deux armes émirent un crissement strident en ripant l’une sur l’autre. Sans plus attendre, Naruto prit appuie sur la Katana de l’autre et bondit au-dessus du petit groupe. L’un manqua d’embroché son coéquipier, mais le chef dévia le coup de justesse et foudroya l’homme du regard.

La lame du Kunaï n’était pas assez tranchante pour percer l’armure de métal des samouraïs, c’était inutile d’essayer. Ou alors, il fallait bien viser.

Avant que les Samouraïs ne soient à nouveau sur lui, il envoya son Kunaï droit dans l’œil de celui sur sa droite. L’homme hurla et s’écroula en gémissement, la main crispée autour de la garde de l’arme. Il y avait peu de chance qu’on l’atteigne là. Il portait un masque et une visière, cependant, pour qu’il puisse voir correctement, il y avait un espace entre les deux protections de métal. Cet espace était trop petit pour être atteint par un Katana de l’un de ses confrères et c’était juste assez large pour y glisser une main, il n’avait jamais pensé qu’un Kunaï de ninja pourrait l’atteindre. En fait, les Samouraïs n’étaient pas fait pour affronter les ninjas de haut niveau. Ils étaient fait pour la mêlé de la guerre. Ils étaient trop lourd et lent pour affronter un ninja aux gestes fluides et rapide.

Alors l’escorte du Kazekage…

 

- Fuuton, Hyôki no washi. (1)

 

Un sifflement strident, semblable au cri de l’aigle retentit et un brise qui se transforma en petite tempête se forma autour de deux Samouraïs. D’abord, ça ne parut être que deux petite tornade s’enroulant autour des deux hommes, puis les anneaux des tornades se contractèrent autour d’eux et un nouveau son strident déchira l’air. Des étincelle argentées naissaient au endroit où la technique de Naruto sciait littéralement l’acier qui constituait l’armure des victimes. Lorsque l’acier céda, les mini-tornades n’arrêtèrent pas leur avancée et dans un spectacle guère rafraîchissant, les deux hommes furent déduit en trois petits morceaux de chaire humain, méconnaissable.

Le chef de la troupe observa les cadavres de ses hommes. Ces hommes étaient prêts à tout et ils mourraient sans aucune dignité. Il leva les yeux vers le regard de l’homme aux cheveux blonds. Dans le regard de cet homme, il n’y avait rien sinon la peine et la douleur. Mais ça ne changeait rien, il avait tué les compagnons du Samouraïs et la vengeance était la seule voie qui s’ouvrait à lui, celui qui les avait mené à la mort.

Il tendit son long Katana en face de lui, la pointe diriger vers le cœur de son ennemi blond. Les deux autres Samouraïs fixaient les restes, épouvantés, mais lorsqu’il virent le chef prêt à en découdre, ils recouvrirent un peu d’assurance et firent le même geste que ce dernier.

Le même sourire cruel tordit les lèvres du blond.

Sa main gauche glissa dans sa poche à Kunaï et en sortit un et sa main droite se referma sur la garde glacé de son arme de prédilection. Il allait battre les Samouraïs avec leur propre arme : le Katana.

La réaction fût immédiate lorsque la lame noire émergea de la cape. Le chef écarquilla les yeux et ses lèvres frémir de rage. Il détestait ces foutus ninjas qui se croyaient capable de manier l’arme des Samouraïs. Dans un hurlement rageur, il se jeta sur Naruto, le reste des hommes à sa suite.

 

La team Hebi progressait à vive allure et avait déjà atteint la frontière entre Iwa et Kiri. Une journée leur serait largement suffisante pour arriver au pays du fer. Ce qui agaçait cependant Sasuke, c’était l’agitation des sous-bois : Karin, qui progressait en tête, ne cessait de changer de direction pour leur faire éviter des rencontres inutiles avec des ninjas des pays frontaliers ou encore avec l’escorte des Kages.

Il semblait que beaucoup de ninjas s’étaient déplacer pour coincer les Kages dans leur ascensions vers le point de rendez-vous du sommet des Kages. Sasuke lui-même pouvait sentir le méli-mélo de Chakra qui progressait dans la sous-bois. Il ne s’en inquiétait pas particulièrement, mais il n’avait pas envie d’être retardé, de plus, s’il arrivait en avance, peut-être pourrait-il avoir Itachi avant que la rencontre entre les dirigeants des villages ne commencent.

Sur sa gauche, il sentait un immense Chakra se déployer. Il sentit les secousses du la technique fuuton de cet individu, il entendit l’hurlement douloureux de ses victimes et surtout, il ressentit dans chacun des os de son corps son aura glacé s’étendre à travers la forêt tel l’ombre d’un Shinigami.

Il se doutait plus ou moins que tous ça appartenait à son ancien ami Naruto. Il espérait cependant que cet énergumène ne viendrait pas gâcher ses plans.

 

Les ninjas d’Ame avait fini par se faire acculés par les ninjas de Konoha. La peur était visible dans leur regard. Mais pas la peur de mourir, ici, mais la peur de voir la déception dans le regard de leur Dieu, Pain et de recevoir son châtiment divin. Ils avaient lamentablement échoué, donc, ils le méritaient.

Tsunade faisait les cent pas devant les quinze rescapés alors que Sakura et Kakashi les menaçaient de leur poings et de leurs Kunaïs. Sakura fixait les malotrues d’un regard vide et avait déjà les pensés ailleurs, très loin.

Tsunade finit par s’arrêter et se tourner vers le seul chef encore en vie. Il fallait dire qu’ils avaient eu du mal à se débarrasser des trois chefs. Malgré que leur niveau ne dépasse pas celui d’un Chuunin de Konoha, ils avaient appris à travailler à trois en parfaite harmonie, si bien qu’ensemble ils avait largement le niveau d’un Junin. Cependant, même avec la diversion que leurs hommes leur offrait, ils n’avait pas réussit à parer l’Ōkashō(2) de Tsunade combiné à celui de Sakura. Le combat avait en soit été dominé de début en fin par le trio de Konoha.

Le chef survivant fixait les cadavres de ses deux amis. Le premier avait gardé les yeux ouvert mais sa cage thoracique était défoncée, le seconde souriait presque dans la souffrance alors qu’un Chidori lui avait fait rendre son dernier souffle. La tristesse dans le yeux du survivant était presque touchante, mais il avait essayé de les tué, alors la pitié de tenait pas. Il était évident qu’ils n’avaient pas manigancé ça entre eux, la tristesse folle qui ridait le visage de l’homme le démontrait.

 

- Qui vous a envoyé ?

 

Un sourire indéchiffrable tordit les lèvres de l’inconnu. Ses yeux ne quittèrent pas ceux opaque de ses amis, mais pourtant une lueur de folie fanatique brilla dans son regard vert.

 

- Dieu lui-même nous a envoyé sur Terre.

 

Tsunade échangea un regard sceptique avec Kakashi. Dieu ? C’était quoi encore cette histoire.

 

- Dieu ?

 

L’homme éclate d’un gros rire silencieux, seul ses épaules s’hausse et s’abaisse.

 

- Oui ! Oui ! Dieu ! Dieu qui vous tuera tous, bande de misérables limaces baveuses ! Celui qui fera régner la paix en ce monde impie ! Qui vous fera connaître la douleur par son châtiment suprême ! Dieu viendra ! Dieu sauvera l’âme des fidèles !

 

L’homme arrêta son délire et ses gloussements avant d’éclater en sanglots, parfois entrecoupé d’hurlement de rire. Oui… Dieu les punira pour avoir tuer ses deux amis ! Tsunade se posta devant l’homme et croisa les bras. Elle n’avait pas de temps à perdre avec les délires d’un ecclésiastique fanatique.

 

- Et qu’est-ce que votre Dieu voulait ? Pourquoi vous a-t-Il envoyé ?

 

L’homme finit par regarder les yeux marron de la Godaime, avec mépris.

 

- Je ne communiquerai pas des informations sur les glorieux plans conçus par Dieu à des limaces baveuses.

 

Tsunade attrapa l’homme par le col de sa chemise et le souleva comme s’il ne pesait pas plus de cinq kilos, alors qu’il devait bien en faire septante avec tous ses muscles qui ciselait sa silhouette. Sans aucun signe de la part de la Godaime, Kakashi s’avança et plaqua la lame de son Kunaï contre la gorge de l’homme et la fit glisser jusqu'à ce que plusieurs perles de sang suintent. L’homme gémit, mais n’ouvrit pas la bouche. La peur qu’il avait vis-à-vis de son Dieu était plus grande que celle qu’il avait de mourir. Kakashi poursuivit sa besogne sous le regard dégoûté des autre coéquipier du fanatique. Au bout d’un certain moment, alors que Kakashi avait commencé à s’attaquer à ses bras et que son bras gauche était inutilisable même si la Godaime lui appliquait des soins, il hurla qu’il allait tout leur dire. Malgré tout, il ne voulait pas mourir comme ça.

 

- Dieu a besoin des neuf démons à queux pour pouvoir procéder à la résurrection de ce monde ! Pitié, ne me tuez pas ! Je vous assure que le plan n’était pas de vous tuer et nous ne comptions pas vous abattre ! Le plan était de vous capturer pour vous faire avouer la position du Jinchuuriki de Kyuubi… Naruto Uzumaki !

 

Sakura releva la tête et observa le visage déformer par la douleur de l’homme. C’était donc ça… Ils en avaient après Naruto et pensaient donc que les ninjas de Konoha saurait où se trouve leur Jinchuurikis… Quelle belle bande d’idiots ! Même eux ne savait pas où se trouvait le jeune homme… autant psychologiquement que physiquement.

Tsunade ouvrit de grands yeux. Alors les ninjas d’Ame s’étaient bel et bien allié à l’Akatsuki. Pire encore, ils prenaient l’un des membres de l’Akatsuki pour leur Dieu.

 

- Où se trouve votre Dieu ?

 

L’homme éclata à nouveau de rire. Fixant Tsunade droit dans les yeux… il lui cracha à la figure, faisant redoubler son rire.

 

- Je préfère mourir, alors ! Je ne trahirai pas Dieu ! Et Dieu sauvera mon âme ! Ah !

 

Tsunade cilla. Cet homme était soit fou, soit courageux. Kakashi tourna les yeux vers la Godaime. Un tel manque de respect de passerait pas inaperçu et de toute manière l’homme semblait décidé, cette fois, à ne pas leur révéler quoique ce soit.

 

- Alors tu mourras. Et prie ton Dieu pour qu’Il te sauve vraiment.

 

Elle lâcha la chemise de l’homme pour lui saisir la gorge, sans ciller et le tua par strangulation. L’homme ne se débattit même pas, confiant sa vie à son maître et croyant dur comme faire qu’il allait ressusciter.

Quel idiot…

Il poussa son dernier soupire et Tsunade le laissa tomber sur le sol sans plus un regard. Ils laissèrent les quatorze survivants fuirent et sans plus un mot, ils reprirent leur route vers le pays du Fer.

 

Gaara et Temari étaient tous deux assis sur une haute branche d’un érable, proches du carnage. Ils avaient d’abord voulu aider le jeune homme, mais ce dernier déployait tant de puissance autour de lui qu’ils l’auraient gêné s’ils étaient intervenu. Il avait d’abord décimé la moitié des rangs des Samouraïs avec son Katana, puis, se lassant du jeu, il avait commencer à combiner ses attaque avec des Ninjutsu fuuton. La terre avait vibrée sous les secousses causées par les ouragans et les vents violents. Le sifflement furieux de l’air résonnait encore entre les arbres de la forêt désormais maudite pour ses samouraïs.

La seule chose qui avait garder les samouraïs en vie si longtemps, c’était leurs armures. Malgré la puissance des attaques du jeune homme, le vent de parvenait à faire céder que trois armures maximum à la fois et il devait viser des endroits précis avec son Katana, tel que le dessous des aisselles ou dans d’éventuels fissures, ce qui n’était pas particulièrement facile.

Mais au final, Naruto avait remporter le combat au la main et à présent il maintenait l’officier des Samouraïs plaqués au sol, son Katana pressé contre la trachée-artère de l’homme. L’homme avait du mal à croire qu’il avait perdu et que tous ses hommes avait trépassé sans qu’ils ne puissent infligé plus qu’une égratignure à ce démon.

Gaara fixait avec des yeux ébahit l’homme blond. Sa force n’était vraiment plus à démontrer. Cependant, il savait que désormais Naruto était considéré comme un Nukenin et qu’il était hors de question qu’il se rallie à n’importe quel village. D’ailleurs, il se demandait quel serait la réaction de la Godaime lorsqu’elle verrait un ninja déserteur de son village accompagner le Kazekage. 

Gaara et Temari descendirent de leur perchoir. Naruto avait eu l’amabilité de laisser un survivant qu’ils pourraient interroger quant aux raisons de cette attaque. Gaara s’accroupit en face du samouraï, ce dernier fixait d’un regard vide le cadavre de ses hommes, mais ses lèvres frémissaient de rage. Il leva un regard méprisant vers le visage du Kazekage.

Ce dernier se racla la gorge, il détestait interrogé des gens qui se savaient de toute façon condamné. Il fallait toujours les torturer avant qu’ils ne crachent les informations.

 

- On va commencer par une question facile. Pourquoi nous avez-vous attaquer ?

 

L’homme tenta de se relever, mais la pied de Naruto sur la naissance de sa colonne vertébrale ne lui en laissait pas l’occasion. De plus, la lame noire menaçait de pénétrer sa chaire s’il bougeait trop violement. Sentant qu’il ne répondrait pas sans un peu d’aide, Naruto appuya plus fortement contre sa gorge et donna un léger coup de talon à la première vertèbre de l’homme. Un sifflement douloureux s’échappa des lèvres de l’homme.

 

- Ok, ok. Nous devions affaiblir le Kazekage.

 

Gaara échangea un regard entendu avec Temari. Il était évident que leur chef ne comptait pas le tuer ni le capturer avec des samouraïs.

 

- Qui vous a envoyé ?

 

L’homme grogna. Cette question, il ne pouvait pas y répondre sans définitivement entacher son honneur. Et même s’il était condamné à mourir, il mourrait en gardant… Il hurlant de souffrance, la lame du démon venait d’ouvrir sa chaire. Il pouvait sentir un liquide chaud couleur le long de son cou et la sensation froide de l’arme dans sa chaire.

 

- Gideon-sama ! Notre chef à tous ! Mais il est manipulé.

- Par qui ?

 

L’homme gémit.

 

- Je ne sais pas ! Je vous le jure que je ne sais pas !

 

Gaara ne poussa pas plus pour cette question. L’homme semblait sincère et avait la langue bien pendu. Il avait cru qu’un samouraï serait bien plus résistant.

 

- Pourquoi voulait-il m’affaiblir ?

 

L’homme leva des yeux fous vers le rouquin. Pourquoi ? Parce qu’il était un monstre !

 

- Parce que vous êtes un monstre ! Un démon ! Le démon Shukaku qui est en vous doit être tué !

 

Naruto arqua les sourcils. Que dirait cet homme s’il savait que Kyuubi était enfermé en lui ? Peut-être ferait-il simplement un arrêt cardiaque. Gaara plissa les lèvres et il parut dix ans plus vieux avec cet air sévère sur le visage. Il se releva et tourna les talons. Naruto retira sa lame et se redressa. L’homme se releva d’un bond, mais avant qu’il ne puisse partir plus loin, Naruto l’attrapa par son t-shirt de la main gauche et plaqua sa main droite sur son front. Il allait expérimenté sa technique Hyôton sur un être vivant.

Il prit d’abord une longue inspiration, fit deux signes de la main droite et énonça le nom de la technique.

 

- Hyôton, Komachi no eikyuu.

 

L’homme écarquilla les yeux, qui se voilèrent quelques secondes plus tard. Un léger frémissement hérissa les poils des avant-bras de l’homme, puis la glace telle une coulée de diamant glissa sur sa peau. Un long râle s’échappa de la gorge du samouraï alors qu’il se sentait mourir petit à petit sans pouvoir rien y faire. Lorsque la glace l’eut recouvert entièrement et qu’une légère pellicule de neige recouvrait tout son corps, Naruto retira sa main. L’homme était figé pour l’éternité dans la glace. La mort avait dû être abominable à en voir la grimace de terreur qui déformait ses traits.

Cette technique n’avait pas vraiment été crée pour tuer, mais pour rendre un dernier hommage à un mort en l’enfermant dans la glace pour qu’il garde la beauté du moment. Mais mourir en se sentant dévorer par le froid et la glace devait vraiment être une expérience épouvantable.

Mais savoir que sa victime était morte dans d’atroce souffrance ne faisait rien au jeune homme. Il avait mérité sa mort, après tout…

Naruto se releva et continua son avancée vers le pays du Fer, toujours aussi silencieux qu’une ombre derrière les ninjas du sable.

 

(1)  La malédiction de l’aigle.

(2)  Technique de Tsunade consistant à concentrer tout son Chakra dans son poing. Technique qu’elle a enseigné à Sakura.