Shikamaru, le blasé

par the-BFW

Chapitre 5 : Shikamaru, le blasé

Paf! C'est le bruit que font trois gros livres d'histoire balancés non sans douceur sur une table.

Galère! C'est le bruit qu'émet un jeune homme que l'on vient de réveiller alors qu'il dormait tranquillement sur une table.

- Shikamaru, on se réveille! Le cours est fini et Asuma doit nous attendre depuis longtemps! S'exclama une belle jeune femme brune cendrée aux yeux bizarrement rouges.

- Kurenai ! Soupira le jeune homme, Shikamaru donc, d'un ton las.

- Mademoiselle Yuhi, s'il te plait! Je te rappelle que nous sommes encore dans l'enceinte du lycée! Quelqu'un pourrait t'entendre! Le réprimanda-t-elle en chuchotant

- De toute façon tout le monde sait que tu te tapes Asuma, Kurenai !

- Shikamaru! S'indigna la jeune femme.

- Pardonnez-moi! Tout le monde sait que vous vous tapez le CPE, Mademoiselle Yuhi! Se reprit le jeune homme sous les yeux effarés de la jeune femme.

Kure...euh... Mademoiselle Yuhi préféra abandonner. Elle connaissait le jeune homme et savait que cela ne servirai à rien de continuer.

- On y va! Debout! Ordonna-t-elle! Allez, lève-toi, Shikamaru! Insista-t-elle devant l'immobilité de son neveux

- Galère !! Souffla le lycéen en se levant.

- Et ne joue pas le blasé avec moi!

- Galère !!

Moi, c'est Shikamaru Nara et les présentations c'est trop chiant! Alors donc là je sors du lycée avec Kurenai qui est ma prof' d'histoire-géographie et la copine de mon oncle et accessoirement parrain qui lui est le CPE du lycée. Ils veulent soi-disant garder leur relation « secrète », mais presque tout le monde au lycée est au courant pour eux. Surtout qu'ils sont pas vraiment discrets aussi. Lorsqu'ils se voient c'est « et que je te fais un regard langoureux » ou « et que je te touche discrètement la main mais sans que personne ne le voye attention», bref des trucs de couples galères plus qu'autre chose.

Nous sortons donc du lycée pour nous diriger vers une voiture style 4x4, gris métallique : le bijou de mon oncle. Il y tient comme à la prunelle des yeux. Je vous jure, c'est d'un lourd parfois. Et puis à quoi ça sert de s'attacher à tous ces trucs matériels qui autrefois n'ont pas été toujours aussi vitales pour l'Homme? Bref, à part son admiration plus que bizarre pour sa voiture, mon oncle est un modèle pour moi. Il a toujours réussi ce qu'il entreprenait et ce sans jamais renoncer même devant les plus grands obstacles. Il vise carrément la direction du lycée à présent. Et aussi je ne lui dirais pas, mais avec Kurenai il a gagné le gros lot si je puis dire.

Bon ok il a réalisé ses rêves et tout le reste, mais bon je ne sais pas pour vous, mais je ne me verrai jamais passer toutes mes journées à m'occuper de mômes qui se prennent pour des adultes et qui se croient tout permis. Ça ne m'enchanterai pas du tout! Mais bon d'un autre côté s'il n'était pas CPE du lycée c'est vrai que j'aurai un tas d'ennuis, que ce soit avec l'administration ou avec ma mère. Je dis ma mère parce que disons que mon père est plus relax qu'elle. Quoique...

- Alors, ta mère est en pleine préparation de sa tournée ? Me demande mon oncle en me voyant entrer à l'arrière de son bijou.

- Ouais c'est ça! Je suis content en plus elle va partir pour un long moment et je serai tranquille ! Répondis-je en m'affalant sur la banquette.

- Attends de voir ton père cuisiner et après tu ne diras plus ça ! Se moqua-t-il avant de démarrer une fois qu'il eut embrassé Kurenai.

- Bof, de toutes façons lui aussi il va partir il a dit!

- Tu pourrais y aller toi aussi. C'est l'occasion de visiter le monde, de faire des rencontres et tout. Ton père a bien fait d'y aller lui aussi.

- Lui si il y va c'est pour coucher avec elle et moi j'y gagne quoi ?

- Oh! Tu t'entends un peu parler ? S'indigne Kurenai

- Quoi, tu ne penses tout de même pas qu'ils vont rester sages pendant tout le temps qu'ils vont passer ensemble, tous les deux ? Imagine dans les loges, dans le bus de la tournée, à l'hôtel et...

- Ok, ok, je ne veux pas plus de détails que ça, s'il te plait! Abdique-t-elle.

Je souris intérieurement. Qu'est-ce qu'il ne faut pas dire pour avoir la paix ici! Non mais quoi sérieux qu'est-ce que ça va m'apporter de quitter le pays pour suivre la reine de la soule à travers le monde. Parce que oui, ma mère est la célèbre chanteuse de soul Yoshino Sarutobi de son nom de jeune fille qu'elle a d'ailleurs voulu garder pour conserver un minimum de liberté féminine comme elle dit. Si c'est comme ça, il fallait pas se marier avec mon père. Je me souviens de leur mariage, j'avais dû mettre un costume avec une cravate rose pour aller avec sa robe. Qu'est-ce que ça m'avait soulé d'ailleurs. Enfin bref ma mère est bien la femme aux deux cent millions d'albums vendus à travers le monde. Wow!! C'est ce que vous vous dites ? Avouez-le! Disons que pour moi ça a plutôt toujours été une gêne plus qu'autre chose. C'est que, être catalogué comme le fils de la chanteuse c'est pas toujours cool. Surtout que parfois on essayait de me demander des trucs indiscrets sur ma mère. Par « on » je veux dire des journalistes, qui se déguisaient en professeurs ou en aveugles parfois. Il y en avait même qui m'envoyaient leurs enfants. Vous vous doutez bien qu'avec tout ça j'ai dû toujours faire attention à mes fréquentations. Je me souviens que d'un seul ami que j'avais autre fois quand j'avais cinq ans je crois. Il avait un petit chien blanc et je l'aimais bien d'ailleurs. On passait souvent du temps ensemble, mais j'ai dû partir en tournée avec ma mère et lorsque je suis revenu, c'était comme s'il avait disparu, mais c'est en le cherchant, que j'ai rencontré Chôji Akimichi.

Rencontré est un bien grand mot puis qu'enfaite nos pères étaient des amis de longues dates et le sien m'ayant trouvé tout seul dans la rue m'a ramené chez lui et a appelé son ami car il n'était tout de même pas sur même si ma ressemblance avec mon père était énorme à cet âge-là. Je disais donc qu'il m'a ramené chez lui enfin disons plutôt dans sa pâtisserie et c'est là qu'il m'a fait connaître son fils Chôji, qui d'ailleurs est un mordu de toutes les pâtisseries qui existent au monde. Il m'en a fait goûter pas mal d'ailleurs. Avec Chôji, on s'entend et se comprend parfaitement. Il n'y a pas besoin de paroles entre nous. Je pourrais même dire que je le considère comme un frère. Là-bas, il y avait aussi Ino qui elle est la fille d'un ami commun à nos pères. Je rectifie qui est le meilleur ami commun à nos père. Tous les trois sont inséparables et copains comme cochons. Mais pendant un moment il y a une histoire de je ne sais plus quoi et ils ont eu une période de froid. C'est pourquoi je n'avais pas eu vent de l'existence de ces amis et vice-versa. Donc Ino est une blonde platine aux yeux bleus. Elle est plus que galère non carrément mille fois plus que galère et l'expression est faible. Tient tous ces souvenir m'ont donné envie!

- Shikamaru range-moi ça! Il est interdit de fumer dans ma voiture, c'est clair ? S'exclama Asuma en me voyant porter une cigarette à mes lèvres

- C'est celui qui a le truc à cigarette rempli à ras-bords qui dit ça ! Rétorquais-je

- D'abords c'est ma voiture et je fais ce que je veux! Alors s'il te plait éteins-moi cette cigarette ?

- C'est bon! Dis-je avant de souffler la fumée de la cigarette que j'avais humée vers lui, puis j'éteins ma cigarette

- Tu me désespères Shikamaru. Avec tes deux cents points de QI tu pourrais faire de grandes choses et toi tu fumes, tu manques d'obéissance et je suis sûr qu'en plus de ça tu bois! Où est passé ce petit garçon qui adorait jouer au go avec moi ? Je ne te reconnais plus! Se lamenta-t-il

- Oh sortez les violons! Dis-je sur un ton théâtral qui ne me va pas du tout. Et bien il a grandi ce petit garçon!

- Tiens, moi si j'avais ton cerveau je ferai des étincelles! Continue-t-il tout en ignorant mes dernières paroles

- Ouais peut-être, mais si tu avais mon corps tu aurais une énorme flemme! Rétorquais-je en le faisait tout de même sourire

- Tu es grave!

- De toute façon si ta sœur n'était pas aussi casse pied, j'aurai peut-être envie de venir avec elle.

- Arrête, tu sais bien que même si ta mère crie un peu… bon d’accords beaucoup ! Se reprit-il après que j'eus toussé. Ta mère t'aime beaucoup. C'est juste que sa jeunesse n'a pas été facile. Elle a quand même dû s'occuper de moi et de Yamato toute seule alors qu'elle était très jeune. Et si elle est comme ça avec toi c'est pour qu'il ne t'arrive pas les mêmes malheurs qui nous sont arrivés. Et puis, quelle femme autre que ta mère se risquerait à s’occuper de deux flemmards comme ton père et toi ?

Je soupire et réfléchis à ce qu'il vient de dire. Bon ok c'est vrai qu'avec mon père c'est pas facile de réussir à nous stimuler et qu'on est toujours à la ramasse comme dirait ma mère, mais ce n'est pas non plus une raison pour crier toutes les cinq secondes et pour toujours nous dire ce que l'on doit ou pas faire. C'est vrai qu'avec l'enfance qu'elle a eu ça se comprend qu'elle veuille que tout soit parfait chez elle, que tout ait l'air stable et que tout marche comme elle veuille mais bon. C'est vrai qu'aussi mon père n'est pas trop de ces hommes qui tiennent des maison d'une main de fer mais... C'est peut-être aussi vrai que l'on pourrait peut-être faire des effort surtout qu'elle est en pleins dans son boulot aussi mais... Bon ça va, j'ai compris il faudrait qu'avec mon père on fasse quelques efforts mais bon, on y reparlera une autre fois.

- On est arrivé! Me sort de mes pensées Kurenai

- Allez dépêche-toi, ta mère t'attends! Me presse mon oncle

- Elle m'a bien attendu neuf mois, m'attendre cinq minutes ne va pas la tuer! Lui répondis-je en sortant. Salut à demain!

- Tâche d'être à l'heure avec ton réveil cette fois-ci! Me rappelle mon oncle

- Ouais !

Je regarde la voiture de mon oncle et de ma tante s'en aller. Je me sors une cigarette pour me préparer. Je dis ça parce que ce matin je n'ai pas respecté le protocole habituel de la maison. Je n'ai pas pris mon petit déjeuner et en plus de ça je n'ai pas débarrassé le lave-vaisselle. Je vous vois venir, « Oh mais c'est pas grave » vous vous dites, mais non si je ne prends pas mon petit déjeuner mes parents pensent que je vais peut-être tomber dans l'anorexie et si je ne débarrasse pas le lave-vaisselle, ils vont penser que c'est une manière de contourner l'autorité parentale enfin je devrai plutôt dire l'autorité maternelle, parce que mon père il s'en fout un peu de ça enfaite! Pourquoi une cigarette pour me calmer ? Et bien disons qu'enfaite avant je ne fumais que pour embêter ma mère mais j'avais omis le fait que mon corps en deviendrait vite dépendant et depuis il me faut minimum cinq cigarettes par jour. Je dis minimum parce que parfois ça peut aller plus haut, ça dépend de mon stresse. Bref une fois ma cigarette finie, je jette le mégot dans un pot de fleur qui traine par-là puis j'ouvre la porte. A peine ai-je le temps de poser un pied à l'intérieur de la maison que je vois ma mère arriver vers moi et me dire enfin plutôt me cirer :

- Shikamaru, tu ne crois pas que tu as oublié quelque chose ce matin et pourquoi es-tu encore en retard! Je rêve ou tu as encore fumé? Mais oui c'est ça! Dit-elle en me humant. Mais tu pus la cigarette! Combien de fois t'ai-je dit que je ne voulais plus que tu fumes ces cochonneries? Tu fais exprès c'est ça, tu veux absolument contourner mon autorité? Tu n'en a pas marre un peu de faire tout le temps le contraire de ce que je te dis? On dirait que ça te fait plaisir de me désobéir! Tu m'exaspère! Tu me désespère! Je ne sais plus quoi faire! En plus tu sais bien qu'en ce moment ce n'est pas trop le moment de m'énerver! Ça ne va pas continuer comme ça, je te préviens! Chéri! Mais dis quelque chose, voyons! Dit-elle en voyant mon père passé dans le couloir.

- Euh... As-tu passé une bonne journée Shikamaru ?

- Oui Papa, c'est très gentil d'avoir demandé!

- Non mais vous rigolez toute les deux ou quoi ?

Voilà un petit aperçu de mon quotidien de vie familial! Bon je vous laisse, j'ai un lave-vaisselle à ranger et un monologue sur le fait que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée à écouter! Galère!