chapitre 2

par minouchemi

Voici le second chapitre j’espère qu’il vous plaira

Bonne lecture !

 

--Naruto--

La pluie s’abat avec force sur moi alors que j’ère dans le village sans but … Je m’arrête un instant et lève la tête pour regarder le ciel, plongé dans la noirceur de la nuit … cette couleur qui me rappelle ses yeux…ces yeux qui m’ont encore tout pris…ces yeux que je hais tant en ce moment.

Je baisse la tête, amère et triste, et reprends ma marche silencieuse. Les rares passants me regardent avec un regard étrange, se demandant surement pourquoi je ne cherchais pas à m’abriter de cette pluie diluvienne. Mais avais-je seulement un endroit où m’abriter ? Un sourire de pure ironie se dessina sur mes lèvres. Quelques heures plutôt j’en avais un … un endroit chaud et convivial, alors que maintenant … maintenant …

Je n’avais aucune idée du temps que j’avais passé à errer dans le village ; et quand finalement je me décidais à m’arrêter, c’était pour me retrouver devant cette maison … celle que j’avais abandonné des années auparavant … Pourquoi étais –je venu ici ? Plus précisément : pourquoi mes pas m’avaient-ils conduit ici ? Indécis, j’étais partagé entre fuir ou rester…finalement je prenais ma décision, et avançais vers la demeure. Arrivé à la porte d’entrer, la main sur la poignée, je sens ma gorge se nouer et je déglutis difficilement. Une certaine tension monte en moi, sans que je sache pourquoi. Enfin, je pénétrais à l’intérieur.

La première chose que je ressentis après avoir franchi la porte d’entrée fut une forte odeur de poussière et d’humidité qui m’agressa les narines, provocant un léger toussotement de ma part. Je restais immobile un moment essayant de m’adapter à l’odeur et la semi-obscurité ambiante … le silence de la maison me pesais et me rendais faible, alors que les souvenirs m’assaillaient … Lentement je m’avançai vers le salon et m’arrêtais au niveau d’un des murs où s’étalaient trois traces se succédant, que je caressais d’une main tremblante. Je me demande si elle a encore grandi, elle était si mignonne gesticulant partout alors que je prenais sa mesure … un pâle sourire vint orner mes lèvres alors que je me redressais.

Je montais à l’étage et pénétrais dans ce qui était ma chambre à coucher à l’époque, celle que je partageais avec Hinata. Le vide et le froid qui y règnent me font mal … je me rappelle ses rires joyeux, les sourires qu’elle m’adressait le matin au réveil, ses gémissements de plaisir quand nous faisions l’amour, je me rappelle de tout …cette chambre avait été témoin des moments les plus joyeux comme des plus tristes que nous avons eu … je l’ai aimé, vraiment aimé mais mon cœur n’avait pas oublié celle qui avait fait battre mon cœur quand j’était plus jeune et quand celle-ci c’est mise a me séduire je suis bêtement tomber dans le panneau ... Avoir une chance d’être aimer de son premier amour était pour moi un rêve magnifique ! Pourtant aujourd’hui je me rends compte à quel point ma stupidité m’a emmené loin du bonheur que j’avais.

Obaa-chan m’avait pourtant prévenu, mais je ne l’ai pas écouté et l’ai trompée sans regrets … le jour où je l’ai abandonnée, j’aurais voulu qu’elle me frappe ou qu’elle m’insulte, mais ses pleurs étaient beaucoup plus douloureux qu’un simple coup de poing ou des mots insultants. Elle avait toujours eu un caractère doux et calme, au début j’en avais peur n’étant pas habitué à ce que l’on soit doux avec moi et ma maladresse n’arrangeait pas les choses, elle avait été patiente et avait attendue jusqu'à ce que je m’y habitue et apprécie ces moment que nous passions ensemble … j’aurais dû … j’aurais dû …

« J’aurais dû t’épouser Hinata … peut être n’en serions nous pas là aujourd’hui… »

L’écho de ma voix retentissait dans la pièce … c’était pathétique, tout ce qui était arrivé était entièrement de ma faute. L’épouser n’aurait fait que retarder l’échéance et au final, ça aurait été pire. Je m’en allais de cette maison qui me rappelait tant ma lâcheté mais qui m’avait aussi donné du courage pour ce qui allait suivre … il était temps que toute cette mascarade prenne fin.
Je me dirigeais chez moi et entrait silencieusement à l’intérieur … il y avait du bruit dans la chambre à coucher ; je m’y dirigeais sans faire de bruit. Elle était là, remplissant un sac de vêtements propres, surement dans l’intention de s’en aller le rejoindre. Du coin de l’œil je voyais l’enfant qui s’amusait tranquillement dans son berceau…

« Tu comptes t’en aller ? » demandais--je d’un ton froid, pénétrant dans la chambre.

Elle sursauta et se retourna vers moi effrayée.

« N … Naruto … tu es déjà revenu ? »

« Réponds à ma question Sakura : as-tu l'intention de t'en aller ? » Répétais-je.

« O … Oui »

Je restais silencieux un moment en la regardant. L'amertume m'envahit : cette femme s’était bien moquée de moi … j’avais quitté femme et enfant pour elle alors qu’elle … Elle …

« Pourquoi ? » La colère commençait à envahir mon être.

Elle ne répondit rien me regardant avec tristesse et regret.

« Pourquoi t’es tu servie de moi Sakura ? » répétais-je d’un ton de voix trop calme pour être vrai.

« Je … je suis désolée Naruto, je suis consciente que ça ne changera rien… »

Non, ça ne changera rien, à ma stupidité, à ma lâcheté, au fait que je sois passé pour un salaud de première auprès de mon ancienne femme.

Je fermais les yeux. Un soupire las franchit mes lèvres. Je me dirigeais vers le berceau et pris Daisuke qui gigotait doucement … il est le portrait craché de son père et c’est ce qui m’avait mis la puce a l’oreille. Je regarde Daisuke et lui sourit le couvant d’un regard tendre : il avait beau être le fils d’un autre homme, ça ne m’empêchait pas de le voir aussi comme le mien. J’avais tellement attendu sa venue que le considérer autrement m’étais difficile et encore plus sachant qu’elle partirait avec lui…ça me désolait de savoir qu’il allait vivre dans un monde de sang et de combat dès son plus jeune âge, je ne voulais pas qu’il ait à subir tout ça … ma décision était prise.

« Je te laisse partir Sakura » dis-je, regardant toujours Daisuke.

« Naruto… »

Je sentais du soulagement dans sa voix, je souris intérieurement. J'avais été si naïf de croire qu'elle m'aimait !

« Mais Daisuke restera ici, au village »

« Qu … quoi ? Il n’en est pas question !! C’est mon fils, tu n’en as pas le droit !! » Réplica t’elle agressivement.

Mon regard ce fit froid alors que je relevais la tête, elle recula face à mon regard.

« Veux-tu élever cette enfant dans le sang et le chaos ? » Répliquais-je d’un ton acerbe. « Tu veux pouvoir le protéger des nombreux ennemis que vous aurez sur votre route ? »

« Bie…bien sur !! » bafouilla t’elle.

Mon regard ce fit acéré, mon ton mordant.

« Laisse-moi te rafraichir la mémoire Sakura. Uchiwa Sasuke est un déserteur de rang S, qui a beaucoup d’ennemis, tous d’un niveau largement supérieur au tien. Alors pourras-tu vraiment le protéger ? Sans compter qu’il sera une cible de choix pour les kidnappings. »

Elle se figea à mes paroles : elle n’y avait visiblement pas pensé.

« Ma décision est prise Sakura. Que tu le veuilles ou non il restera au village. »

Elle sanglotait assise sur le lit ses mains cachant sont visage. Je savais que j’étais cruel mais je le faisais pour le bien de Daisuke. Et puis elle n'avait pas été tendre non plus ! S'il devenait comme son père, jamais je ne me le pardonnerais. Maintenant il ne tenait qu’à elle de rester ou de partir. Elle se leva et essuya ses larmes d’un revers de manche, elle semblait décidée.

« Prends soin de lui s’il te plait … quand il aura l’âge de se défendre je reviendrais le chercher. »

Puis elle partit. Je m’asseyais à mon tour sur le lit, regardant Daisuke pensif, je n’avais aucun regret à propos de ma décision.

Tandis que j'allongeais le petit sur mon ventre, le sommeil vint kidnapper mes yeux. Ah si, j'avais tout de même un regret ... A propos d'elle.

Me pardonneras-tu ?