Chapitre 2

par misslilie


Avertissement: Cette fiction a été écrite selon les situations pouvant être trouvées dans les mangas (shojos en particulier) voilà pourquoi l'idée de départ peut paraître rocambolesque.

Cette histoire est censée être distrayante voire même drôle pour changer de toutes les histoires tragiques qui bien que intéressantes me dépriment complètement.

J'espère que vous apprécierez et que cela vous changera les idées.

Bonne Lecture à tous.




Chapitre 2




Je ne vais pas vous faire l'affront de vous faire un récapitulatif de la matinée particulièrement chargée que j'ai eu jusqu'à maintenant.

Si? Vous vous voulez?

Parfait alors commençons.


Votre servante, Sakura Haruno, vient d'apprendre que le petit copain de sa mère, qui doit à priori avoir à peu près le même âge qu'elle, s'installe dans sa maison. Après une performance vocale assez impressionnante (Plusieurs pâtés de maisons sont touchés) cette jeune femme douce et agréable est coupée dans sa tirade (en ayant battu le record d'apnée mondial) par le jeune homme qui n'est autre que le dit petit copain de sa mère.

Les relations partent sur de bonnes bases!


Bien sûr, vous, vous savez qui est l'inconnu se tenant face à moi, mais moi je n'étais pas encore mise au parfum alors quand un bel inconnu rentre chez vous, premier réflexe:

le déshabiller du regard (pour vérifier qu'il ne porte pas d'arme sur lui bien entendu).

Forcément cet homme était beau, mais ça je pense l'avoir déjà dit, il était grand, et il avait la classe. Mais comme cette description ne vous avance pas franchement je vous fait l'approfondissement.

Une peau laiteuse, des yeux et des cheveux d'un noir profond le tout sur un corps de rêve.

Un corps musclé, des fesses je vous en parle même pas. Bref il avait toute la panoplie.

Que fait Apollon dans mon salon alors que je ressemble encore plus à rien que d'habitude?

Ne répondez pas à cette question.


Quoi que subjuguée par la beauté fatale échouée dans mon salon atomisé, je réussi à formuler une phrase à peu près cohérente avec toujours autant de grâce.



Oui je sais j'ai honte.

Le dieu grec eut un léger rire, ce qui est normal à mon humble avis, avant de me regarder droit dans les yeux avec un sourire narquois, ce que j'aime moins.



Heu, c'est pas bon du tout ça. Wouston nous avons un problème!

Où sont les sorties de secours?



Seigneur je vais mourir.

Mais la mort ne voulant pas de moi, je peux voir ma mère, ma propre mère, courir dans les bras d'un type qui aurait pu être son fils avant de lui rouler le patin de sa vie.

Seigneur je veux mourir.


Dix secondes.

Vingt secondes.

Trente secondes.

Quarante secondes. Là ça devient impressionnant.

Cinquante secondes. Où est le bouton stop?

Une minute. Ça s'arrête comment?

Une minute et dix seconde. Bon maintenant ça commence à bien faire, donc pour débloquer la situation je réagis avec efficacité.



Enfin ils émergent. Bienvenue parmi les vivants!

Ma mère est aux anges, c'est répugnant. Imaginez votre mère embrassant un... Non finalement laissez tomber c'est trop horrible.

Et l'autre idiot sourit fièrement tout en promenant son regard sur ma maison (Vous avez remarqué? Je suis un chouïa possessive) comme si il était chez lui, ce qui n'est pas totalement faux, vu que l'autre traitresse l'a invité à vivre ici.



Je ne suis pas violente je l'ai déjà dit, mais mon punching-ball est arrivé donc on extériorise.

Ma mère me regarde avec colère, elle a l'air un peu choquée, je pense qu'elle ne s'était pas rendue compte que je le prendrais aussi mal, ou que j'extérioriserai aussi bien, ça dépend du point de vue.

La chose ayant investi mon salon me regarde avec surprise avant de froncer les sourcils.

Non ce n'est plus l'apollon son petit nom, même si il est toujours aussi beau, bien que je préférerais devenir copine avec la danseuse du ventre de mon père plutôt que de l'avouer.

En fait je sais toujours pas comment il s'appelle la machine. Style il investit ma maison, fait des trucs bizarres à ma mère (et je ne veux pas savoir ce qu'ils feront la nuit. Heurk, où sont les toilettes) et je ne sais toujours pas quel nom il faudra mettre sur sa tombe.

Prise par cette question existentielle je me tourna donc vers le couple, ça m'écorche la gorge de dire ça, pour avoir plus de renseignements quand ma mère mit fin à l'affrontement futur en faisant les présentations (le seul truc utile qu'elle ait fait dans cette satanée journée!).



Ma mère me regarde du coin de l'œil, je sens qu'elle guette la connerie, mais comme elle a décidée de se mettre en cloque avec un gamin va falloir qu'elle s'habitue à voir fuser les conneries des deux côtés parce que celle là c'est pas moi qui la sort!



Dis donc mais pour qui il se prend? Le mâle de la famille mon œil, c'est même pas prouvé que cet andouille soit un homme! Reviens avec des poils et on en rediscute le mioche!

Mais j'attends la réaction de ma mère, normalement elle est censée être impartiale, et en plus après une phrase pareille elle ne peut être que de mon côté.

Et là c'est le choc.


Mais je rêve! Cet idiot sort une ânerie plus grosse que lui en me regardant avec mépris, il jette juste un sourire charmeur à ma mère (et plus si affinité, heurk, heurk heurk) et, elle, elle ne dit rien. Elle cautionne!

Mais je suis en train de me faire arnaquer! Ça va pas du tout cette histoire!

Et la voilà en plus qui bat des cils devant le bellâtre avant de lui susurrer qu'elle va lui faire visiter le pavillon. Bien sûr Sasuke la suit en me gratifiant au passage d'un sourire et d'un regard supérieur qui me font rougir de rage.

Quand je vous disais que j'étais une poissarde, la preuve! Le punching-ball est protégé par ma mère et il me tape dessus sans peur de représailles, plus les détails interdit au moins de dix-huit ans que je ne mentionnerai pas. Il y a assez de film d'horreur comme ça.


En gros, ma vie est fichue.

Oui je suis sortie de mon salon (je ne verrai d'ailleurs plus jamais cette pièce de la même façon) pour finir ma migration de larve dans ma chambre. Car je redoute le moment où ma traîtresse de mère va faire visiter mon antre à Sasuke le bellâtre.

Donc pour éviter de donner des armes à l'autre camp, j'ai consciencieusement rangé mon champ de bataille, c'est à dire on prend les affaires à pleines mains avant de les jeter allègrement dans une armoire, dans un tiroir, sous un lit... avant de tasser les dites affaires pour ne pas qu'elles retombent tout de suite.

Bien tout semble en ordre, et rien de compromettant ne traîne. Jusque là tout va bien. J'espère juste que le mâle en couches culottes va essayer de fouiller dans mes armoires. Il va se faire ensevelir sans avoir eu le temps de dire SPA.

En parlant de SPA, je surveille attentivement mon chat qui est en train de jouer avec un bout de «je ne sais pas trop quoi» qui sort de mon armoire, faudrait pas qu'il sabote tout mon travail. Quand soudainement la porte s'ouvrit avec fracas.

Quelle délicatesse! Un éléphant dans une boutique de porcelaine.



Je sais je suis détestable, mais j'assume.

Alors que ma mère s'excuse platement et présente ma chambre avec beaucoup trop d'entrain à mon goût, le primate de m'accorde pas un regard et détaille la pièce avec un intérêt louche.

Et ma mère qui continue de babiller tranquillement dans son coin sur «la fabuleuse exposition au soleil», ou «l'espace à vivre qui est très intéressant». N'importe quoi, faut qu'elle arrête le métier d'agent immobilier ça lui attaque les neurones.

Mais pendant que je médite sur l'influence du travail dans la vie civile, j'aperçois Duchmol se rapprocher peu à peu de mon chat, et donc par procuration de l'armoire à risques.

Lentement j'amorce un léger mouvement de recul pour éviter les projections d'objets volant non identifiés et j'attends.

Vous voyez je ne provoque rien. Je lui laisse toute sa liberté d'action.

Il s'approche, nonchalant. Il observe tout d'abord mon chat qui se lèche maintenant consciencieusement le derrière, puis son regard glisse sur mon armoire piégée et enfin le Bigorneau ouvre d'un mouvement brusque la porte de l'armoire.


ATTENTION AVALANCHE!


J'entendis le glapissement surpris de ma mère, et les injures étouffées de Sasuke entre deux éclats de rire. J'étais littéralement écroulée.

Pour vous faire la rediffusion, Monsieur le fouinard avait ouvert la porte comme une brute, mes affaires étant en équilibre très instable, il n'en avait pas fallu plus pour que le mini babyfoot, le Cluedo, un très bel échiquier en bois vernis et une bonne partie de mes fringues décident de lui souhaiter la bienvenue à leur manière.

C'est puéril je sais, mais c'est tellement jouissif!


Mon fou rire dura un bon moment, dés que je me calmais j'entendais ma mère demander à Sasuke si il n'avait rien, ou si il n'avait pas manqué d'air sous ces vêtements, ce qui me faisait repartir dans une nouvelle crise de rire.

Le pire fut quand Sasuke marmonna, d'un ton qu'il voulait probablement discret, qu'il avait mal au derrière parce qu'il avait glissé sur une pièce d'échec et atterrit sur le babyfoot.

J'en rigole encore.


Le seul souci c'est que, après mon exploit, je me suis fais remonter les bretelles par ma mère. J'en ai encore les oreilles qui sifflent. Ça donnait un truc dans le style.



Ben justement c'était ça l'idée.



Je sais surtout que je m'ennuie royalement. Heureusement que son chéri est partit chercher ses effets personnels chez lui, parce que si il avait été derrière ma mère avec sa tête de demeuré, il y aurait eu du sang sur les murs. Et en plus ça aurait encore été de ma faute. Qu'est ce que je me serais pris!



Ça y est, maintenant elle me fait la scène du deux. Si elle essaye de m'apitoyer c'est râpé car je ne céderai pas.



Ma mère semble atterrée. Aurais-je été trop directe?

J'étais pourtant persuadée qu'elle savait que je ne voulait que la mort de Sasuke, pas son malheur à elle.

Les génies sont toujours incompris.



Problème ma mère devient sérieuse, j'aurai mieux fait de me taire maintenant je sens qu'on va y passer la nuit.



Heu... Quand-est ce que la discussion a virée au rendez-vous chez le psy?



Ma mère rigole, elle a vraiment un grain, en disant qu'elle est heureuse de voir que je ne change pas, mais que me connaissant, elle craint mes relations futures avec son petit copain.

Elle s'apprête à sortir, puis se ravise soudain et se tourne vers moi avec un immense sourire, un air radieux peint sur son visage.



AAAHHHHHHHH! Mais c'est déloyal ça! Quel coup bas! Ne te laisse pas faire Sakura, elle veut t'avoir par les sentiments, tu te fais manipuler. Résiste!

Vous avez vu c'est une coalition contre moi, tout le monde veut ma perte. Mais je ne céderai pas...

Et si elle était vraiment heureuse? Et si c'est moi qui faisait mauvaise route en rejetant tout de suite l'autre à cause de mon caractère de cochon?

Plongée dans mes pensées je descendais les escaliers avec la grâce d'un hippopotame quand je me retrouvai trempée de la tête au pied.



Sasuke. Un sourire qui se veut innocent aux lèvres, ses magnifiques mains de débile profond tenant un énorme seau d'eau d'un vert écœurant qui est maintenant vide. Je ne cherche pas plus loin, voici le coupable et il va trinquer.

Pas de trêve. La mort est la seule échappatoire. La guerre commence. Premier round.



La seule chose idiote ici c'est toi, espèce de sale petit rat d'égout répugnant! Très bien ma grande, montre au crustacé que tu es plus intelligente que lui.



Abandon par KO. Sakura is the Winner!

Et Vlan! Prends-toi ça derrière les gencives! C'est qui la plus forte? Quelle maîtrise de soi, je m'impressionne presque.

Mais si moi je suis euphorique, Sasuke semble pour sa part avoir une furieuse envie de me faire avaler le seau. Donc avant de perdre le match (et la vie par la même occasion) je prend discrètement la tangente,toujours aussi heureuse.

Mais je n'avais pas prévu que ma mère ait tout entendu et qu'elle prenne encore fait et cause pour le bellâtre.



Très bien 1 partout. Je hais ma mère.


Comme vous devez vous en douter, nos relations ne s'améliorèrent pas après ça.

Ce fut même pire, car si j'avais pu prendre deux fois Sasuke Uchiwa par surprise, cette fois-ci la riposte était prête et j'allais déguster.






Et voilà la suite arrive plus tôt que prévu, vous n'avez pas attendu un an!


Alors pour être honnête avec vous je trouve ce chapitre moyen, donc je m'excuse par avance envers ceux/celles qui s'attendaient à quelque chose de mieux parce que là je ne suis pas franchement fière de moi.

Les commentaires sont toujours les bienvenus! (les très bienvenus même!)


Toujours pas révisé le français, vais me planter comme une dinde!

Bonne chance à tout ceux qui se dirigent vers les salles de classe.

Je retire d'ailleurs ce que j'ai dis le chapitre précédent.

Certains reviennent vivants, oui mais ça reste une minorité. Donc mon conseil c'est:

Revenez-nous vivant!


Kiss Misslilie