chapitre 9

par saku77

 

Passage manquant de la fin du chapitre 8

- J'ai entendu un bruit ! déclara Tsunade  en tournant la tête en direction du lieu où se cachait Naruto. »

 

Naruto songea que cette situation était en train de tourner au vinaigre et qu’il avait tout à perdre s’il restait figé. Prenant la fuite, il entendit des bruits de pas au loin. Tsunade et son interlocuteur étaient sans doute après lui. Parvenu à une porte fermée au fin fond du couloir, il jeta un coup d’œil autour de lui et aperçut une fenêtre. Vue d’ici, la chute ne devait pas être si terrible que ça et puis un étage, ça n’était pas si dramatique… De toute façon, il n’avait plus le choix.

" Sasuke, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour toi ! murmura Naruto entre ses dents avant de se précipiter vers la fenêtre, la brisant par la même occasion, ce qui restait sa seule chance de fuite."

Chapitre 9 : Semer la pagaille.

 

Sakura travaillait son plan pour piéger les deux organisations. Elle était en train d’étudier la composition des deux bâtiments et en apprenait la structure ainsi que toutes les sorties et entrées possibles. Seulement, jamais il ne lui avait été aussi difficile de se concentrer. De nombreuses questions se bousculaient dans sa tête, désirant des réponses. 

Pourquoi ma mère est-elle avec Orochimaru ? Et que fait mon père avec l’organisation de Tsunade ? Est-ce qu’il y est depuis le début ? Je ne comprends plus rien, songea-t-elle.

 

Elle ferma les yeux et la scène se rejoua dans son esprit. Une femme se tenait près d’Orochimaru. Sa couleur de cheveux n’était pas anodine, bien au contraire, elle lui rappelait étrangement… La sienne. Depuis la lunette de son arme, elle n’avait pas été capable de saisir les motivations de cette femme qui serait sa mère.  

« Pourquoi… ? murmura-t-elle. »

Jetant un œil à l’Uchiwa qui se tenait à ses côtés, à demi assoupi, elle s’assura qu’il n’avait pas entendu sa question. Elle se détendit et reporta son attention sur l’écran. Fermant les yeux, elle s’assura qu’elle se souvenait parfaitement du plan des deux bâtiments et esquissa l’ombre d’un sourire. Les plans étaient totalement mémorisés. Tirant sur les menottes, elle tenta de réveiller son geôlier. Sasuke soupira. A la vitesse à laquelle il s’était réveillé, elle en conclut qu’il ne dormait pas.  

« Exact, admit-il en voyant le regard qu’elle posait sur lui. »

De plus, ajouta-t-elle mentalement, elle détestait quand il faisait ça. Comme s’il lisait dans ses pensées… Cela l’agaçait. Etait-elle si transparente ? 

« Comme je te l’ai déjà dit, Sakura, je n’ai pas le pouvoir de lire dans les pensées. »

Elle leva les yeux au ciel. 

« J’ai fini d’apprendre les plans, annonça-t-elle pour couper court à une conversation qui risquait de partir en terrain dangereux.

- Parfait.  

- Tu comptes laisser ces menottes encore longtemps ? lui demanda-t-elle ironique. C’est vraiment désagréable. »

Il esquissa un sourire narquois et, tout en lui caressant l’avant bras, lui dit : 

« Est-ce que ta délicate peau féminine serait si fragile que cela ? »

Elle ne sut pourquoi, mais cette caresse éveilla en elle de délicieux frissons. Elle sentit le sang lui monter aux joues. Pour cacher son embarras, elle détourna la tête et répliqua : 

« Tu te fais des idées, Uchiwa. »

Elle voulut se lever par réflexe, s’éloigner de lui, mais elle avait bien vite oublié la présence des menottes. Ce ne fut que lorsqu’elle atterrit près de lui que ce détail lui revint. 

« Pas la peine, lui dit-il. Tant qu’il y aura les menottes, nous serons liés comme les deux doigts de la main. »

Commençant à rire, il ajouta : 

« C’est le cas de le dire. »

Elle n’appréciait pas vraiment son sens de l’humour, pas plus que la proximité de son corps qui lui faisait prendre conscience plus que jamais du sien. Mettant de la distance entre eux, elle déclara : 

« Je déteste rester inactive. Et je voudrais passer à l’action. »

Sakura lui tournait à présent le dos. 

« Ainsi, ce qu’on dit de toi est donc vrai. Ton plus grand défaut reste ton impatience.

- Je n’aime pas rester immobile.  

- Tu veux de l’action ? »

Le ton sensuel qu’il employa ne lui plut absolument pas.  

« Non merci. Naruto est-il revenu de sa mission ? »

Sasuke laissa échapper un soupir et reprit son sérieux. 

« Non. Il devrait, mais impossible de le joindre depuis plusieurs heures. Serais-tu… Inquiète pour lui ?

- Je ne m’inquiète de personne. Simplement, en tant que dirigeant, tu ferais bien de t’inquiéter de tes employés. 

- A vrai dire, reprit-il plus sérieusement, j’avais un contact avec Naruto par l’intermédiaire de son oreillette. La dernière fois que je l’ai eu, il était poursuivi et s’apprêtait à sauter par une fenêtre. »

Sakura se contenta de conserver une expression neutre malgré le fait que la réaction de Sasuke l’étonne. Il disait cela avec un calme olympien, comme s’il était normal de ne pas s’inquiéter pour Naruto alors que, comme lui-même le disait, le jeune homme avait dû sauter depuis une fenêtre pour s’enfuir.  

« C’était au premier étage, précisa Sasuke. Il n’y a vraiment pas de quoi s’inquiéter.

- Tu sous-estimes l’organisation. Si Naruto se fait prendre, il ne sera pas uniquement puni pour trahison. Il sera torturé encore et encore, et ensuite quand il leur sera devenu inutile, ils le tueront, expliqua la jeune femme.  

- J’ai déjà envoyé mon frère sur le coup.

- Itachi Uchiwa ? s’exclama Sakura. Mais c’est stupide ! 

- Et en quoi cela est-il stupide ? »

Elle se leva brutalement de la chaise, l’entraînant avec elle par la même occasion. Commençant à faire les cents pas pour évacuer son trop plein d’énergie à force d’être restée inactive, elle tirait Sasuke avec elle. 

« Parce que forcément la présence d’Itachi va amener l’organisation à s’interroger sur ses véritables intentions. »

Continuant sa promenade de long en large dans toute la salle, Sasuke la suivant malgré lui, elle poursuivit son explication. 

« Le but n’est pas d’attirer l’attention sur… »

Elle s’interrompit. 

« Ce n’est pas si bête, murmura-t-elle. Cela va jeter la confusion dans leurs esprits. Mais il se peut qu’à cause de ça, ils comprennent que ton frère et toi êtes alliés.

- Où est le problème ? 

- Si tu voulais un effet de surprise, il sera gâché, conclut-elle en lui faisant un sourire narquois. »

 

 

Je suis coincé ici depuis au moins deux heures, songea Naruto en regardant autour de lui. Si je bouge, je vais me faire repérer.

Il passa une main sur sa jambe et étouffa un cri de douleur. En voulant jouer au super héros, il avait sauté par la fenêtre et s’était grièvement blessé la jambe. Pour parer au saignement, il avait fait un garrot. Mais il savait très bien que cela ne serait pas suffisant et qu’il aurait besoin sous peu d’un médecin.  

En plus, pour couronner le tout, il avait perdu son oreillette. Cela signifiait qu’il n’avait plus aucun moyen de communication avec l’extérieur et qu’il était fait comme un rat. Bien sûr, il avait toujours l’option de retourner à l’organisation, de prétexter une mauvaise chute et de se faire soigner par un médecin. Or, il doutait que ce mensonge ne soit bien reçu par ses anciens confrères car « l’intrus » ayant pénétré dans le bâtiment était toujours recherché. Cet intrus n’étant personne d’autre que lui-même, il ne pouvait donc qu’attendre et réfléchir au meilleur moyen de se tirer de pétrin. Soudain une voix féminine retentit, criant :

« Alerte, des intrus ont pénétré dans le bâtiment, aile Sud ! » 

Naruto poussa un soupir de soulagement. Sasuke lui envoyait-il des renforts ? Il espérait bien qu’oui. En tout cas, maintenant était sa chance. Tant bien que mal, il se mit sur ses jambes et commença à avancer. Il savait qu’à l’aile Nord, il y avait environ une dizaine de gardes. Mais puisqu’il y avait des intrus, en règle générale, les gardes de l’aile Nord allaient en renfort à l’aile sud. Cependant l’organisation n’était pas stupide au point de laisser une aile sans défense. Il restait toujours au moins cinq gardes pour la protéger.

Je dois réussir à atteindre la porte nord et j’improviserai pour ce qui est des gardes. 

 

Malgré la douleur et sa difficulté à respirer car sa souffrance était si grande qu’elle lui en coupait le souffle, il parvint à produire quelque chose qui ressemblait au fait de courir. A moitié trottinant, à moitié marchant, il finit par approcher de la porte Nord. Il entendit des coups de feu et d’après ses oreilles, ils se rapprochaient. Cela signifiait-il que les « intrus » étaient entrés par la porte Nord ? Ce fut la voix de la sentinelle qui lui répondit.

« Alerte ! Alerte ! Des intrus se dirigent vers la porte Nord ! Ils ont déjà réussi à prendre la porte Est ! » 

Naruto sourit. Il pouvait se considérer comme étant vraiment chanceux, ou tout du moins, remercier mentalement son ami car il savait que Sasuke était derrière tout ça. Attaquer plusieurs points à la fois était la meilleure tactique pour mettre en déroute un ennemi. Cela causait non seulement la confusion mais également le doute et enfin, cela finissait par conduire l’ennemi à sa perte. Arrivé à hauteur de la porte Nord, il aperçut les cinq gardes restant à la porte Nord.

Comment je vais procéder ? pensa-t-il.  

 

Fouillant dans ses poches, il mit la main sur une grenade aveuglante.

 

Ca devrait suffire… 

Mais sa main tremblait.

Et si ça ne suffisait pas ? 

 

Il n’était pas stupide, il se rendait parfaitement compte que son état empirait à cause de sa blessure et que ses forces diminuaient. Plus il attendrait et moins il aurait de chance de se tirer de ce guêpier.

 

Peut-être que si je me fais attraper…  

Il secoua la tête.

C’est idiot. S’ils m’attrapent, ils me tueront, c’est sûr. 

 

De là où il était, il devinait la position des cinq gardes. Deux devant la porte, deux derrière et le cinquième…

 

Mince… J’ai perdu le cinquième de vue. 

« C’est moi que tu cherches ? lui lança une voix par dessus son épaule. »

Il se retourna brusquement. 

« Naruto ? bredouilla le garde. »

Le blond esquissa un sourire gêné. Il pouvait toujours compter sur l’effet de surprise et la comédie. 

« Héhé… J’ai fait une mauvaise chute, je me suis blessé.

- Je vais t’aider, proposa le garde. » 

Naif, songea Naruto.

 

« Merci, dit-il avant de lui asséner un violent coup sur la nuque pour l’assommer. Mais non merci. » 

Réfléchissant, il se dit que c’était sa chance. Après tout, pour le moment personne ne savait qu’il était le premier « intrus » recherché.

Je n’ai qu’à dire que je l’ai trouvé ici inconscient, alerter les autres et leur dire que Tsunade a ordonné d’ouvrir la porte.  

 

Il se gratta la tête.

 

Oui, mais pour quel motif ? 

 

Soudain, il eut une idée.

 

Mais oui ! C’est ça ! Ca pourrait marcher

« A l’aide ! cria-t-il. Quelqu’un ! Vite ! Un garde a été assommé ! »

 Comme il l’avait prévu, les deux gardes se trouvant derrière la porte se précipitèrent dans sa direction. Dans l’organisation, chacun se connaissait plus ou moins.

 « Naruto ? Mais que s’est-il passé ? demanda le premier garde.

 - On a été attaqués par les intrus.

 - Sais-tu par où ils sont partis ? questionna le second.

 - Ils se dirigeaient vers la porte Ouest.

 - Je vais aller prévenir les autres ! déclara le deuxième garde.

 - Attends, ordonna Naruto. »

 A présent, il s’apprêtait à sortir le mensonge le plus énorme de toute sa vie.

 « Tsunade a ordonné que la porte Nord soit ouverte. L’objectif est d’attirer l’ennemi dans l’enceinte de l’organisation afin de mieux le prendre au piége et le cerner.

 - Ca se tient, admit le premier.

 - C’est un bon plan, approuva le second. »

 Naruto les suivit jusqu’à la porte. Ils en composèrent le code et la porte s’ouvrit.

 « Merci, dit le blond avant de lancer la grenade aveuglante.

 - Qu’est-ce que…

 - Pourquoi… ? »

 Naruto se hâta de fuir en direction du parc se trouvant à proximité. Une voix qu’il connaissait plus ou moins annonça :

 « C’est bon. On l’a. Retirez-vous !

 - Itachi Uchiwa… murmura Naruto.

 - Hello. »

 Le jeune homme lui lança un regard interdit.

 « Oui, je sais, en général les gens m’imaginent plus méchant. Mais moi, je veux juste être cool, tu vois le truc ? »

 C’est vraiment le frère de Sasuke, ce type ? J’ai du mal à le reconnaître… L’autre fois il était plus… Froid.

 « Plus sérieusement, reprit Itachi, dépêche-toi de venir. Sasuke nous a envoyé te chercher. Il y a un médecin. Tu t’es battu ? »

 Naruto tourna la tête avant de répondre :

 « Non, j’ai sauté par la fenêtre du premier étage. »

 A ce moment précis, Itachi émit un rire tellement fort qu’on n’entendit plus rien d’autres. Pas même le hurlement furieux de Sasuke dans la radio.

 

 

 « Ils ont récupéré Naruto, annonça Sasuke.

 - Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse par la suite, Sasuke ? demanda Ino. »

 Il lança un regard en direction de Sakura et répondit :

 « Prends immédiatement contact avec Orochimaru. On va fixer le rendez-vous.

 - A tes ordres. »

 Il se tourna vers Sakura et lui dit :

 « Naruto vient de provoquer une sacré pagaille dans l’organisation de Tsunade, mais c’est parfait.

 - C’est stupide, répliqua la jeune femme. Ils vont être en alerte maximum, et tu crois vraiment Uchiwa, que ceci est ta chance ? Tu es vraiment plus atteint que ce que je croyais. »

 Un sourire naquit sur les lèvres de Sasuke.

 « Tu recommences avec ce mot. « Stupide ». C’est ton mot, aujourd’hui, c’est ça ?

 - Tu cherches à faire de l’humour ? Si oui, saches que ce n’est nullement drôle et que si je dis que c’est stupide, c’est que c’est stupide, répliqua Sakura.

 - Est-ce que tu sais exactement pour quelle raison j’ai envoyé Itachi là-bas ?

 - …

 - Tu penses que ce n’était qu’une simple visite de courtoisie ? Détrompe-toi, Sakura. »

 Il était proche, beaucoup trop proche, songea la jeune femme.

 « Ils ont fait des victimes. Précisément quinze. Des pertes chez l’ennemi, c’est toujours bon à prendre. Ah et j’oubliais, chose très importante. Importante pour toi, ils ont pris un otage. Un otage qui pourrait t’intéresser. »

 Maintenant, son visage se trouvait à deux centimètres du siens.

 Il a calculé son coup. Il attend une réaction de ma part. Je vais rester impassible.

 « Tu sais de qui il s’agit ? poursuivit-il en attrapant une mèche de cheveux. »

 Elle le fixa intensément et poussa un soupir agacé.

 « Non, mais je suppose que tu vas me le dire. »

 Il approcha de son oreille et lui murmura quelque chose. Elle écarquilla les yeux.

 « Ton père. »