La folie sert de guide à l'amour

par Lowenaaa

Je l'aime.

Oh oui, je l'aime. De tout mon cœur, de toute mon âme, depuis toujours et bien avant que qui que ce soit ne l'ai reconnu. Pourquoi ne suis-je pas allée lui parler ? Je n'en sais toujours trop rien. D'abord, je me suis dit, si il me voit, que va-t-il dire de mes yeux scrutateurs, qui le suivaient durant son entraînement au kunai, tout les jours. Je le voyais progresser, je souriait quand il sautait de joie car il avait réussis à atteindre sa cible et l'on pouvait voir une lueur triste passer dans mes grands yeux couleur perle quand il rentrait se coucher en râlant parce qu'il avait mal partout, mais surtout qu'il était blessé au cœur parce qu'il n'avait pas réussis à toucher une seule fois cette fameuse cible... Oui, je suivait son entraînement avec admiration, comme une mère, comme une sœur, comme sa propre âme, je l'encourageait silencieusement de tout mon cœur, et je n'arrêtais jamais de penser à lui, ne manquais pas une occasion de lui jeter un coup d'œil discret. Il me captivais, sa capacité à ne jamais abandonner, sa volonté du feu qui l'entourait, comme un halo puissant mais discret, cette volonté qu'il m'avait transmise...

Et puis, on a grandis et il est parti, pour parfaire sa formation, pour ramener son meilleur ami qui, lui, l'avais laissé tomber. Naruto... toujours à te sacrifier pour les autres. Mais n'empêche, c'est beau d'avoir un but dans la vie. Le mien, c'est que tu me remarque, que tu remarque les efforts que je fais pour te valoir, que tu remarque tout ce que je fais pour toi, rien que pour toi...

Aujourd'hui, il fait moche, très moche même puisqu'il y a des nuages. Et il pleut. Le tonnerre gronde et on sent qu'il arrive vers nous, mais malgré tout je n'ai plus rien à manger chez moi, il me faut du riz et de la viande pour me préparer mon bento du soir. J'ai récupéré mon parapluie, un joli et transparent qui est à la mode, ces temps-ci et je suis sortie sous la pluie pour aller récolter mon précieux butin. Le vent soufflais fort et mes jambes devinrent vite trempées, surtout qu'avec les nombreuses flaques d'eau dans la rue... Bref, je suis donc vite arrivée dans mon market favoris et j'ai acheté vite fait tout ce dont j'avais besoin. En payant mes achats, le caissier m'a sourit en me reconnaissant.

- Dis donc, c'est un temps pour faire ses courses mademoiselle Hyuuga ! Vous en avez du courage.

Je lui ai fait un beau sourire. C'est lui qui en a du courage, de travailler à cette heure si tardive et par un temps pareil. Je lui en fait la remarque et il me salue en me déclarant qu'au moins, il est au chaud. Il termine en me remerciant d'être passé et je lui sourit encore. J'aime rendre les gens heureux, car quand j'arrive à leur remonter le moral, ma plus belle récompense est de les voir sourire doucement. On a déjà dit de moi que j'étais un petit soleil, mais je ne suis pas d'accord. Le vrai soleil, c'est Naruto. C'est à ses rayons que je me chauffe, et c'est ceux-là que je redistribue autour de moi.

Je m'éloigne du market avec mon sac plastique blanc que je tente de protéger de l'averse et hésite un instant à une artère. Normalement, je devrait tourner à droite pour rentrer chez moi mais j'ai lancé un regard à la grande porte d'entrée de notre village. Je sais, je suis beaucoup trop fleur bleue, ça me plairait bien qu'il arrive, maintenant, par la porte et qu'il me sorte un de ces sourire qui fait qu'il aurait plut moins fort, car il me serais adressé. Non, il n'y a personne, à côté de ces grandes portes, rien, pas même les deux Chunnin censés garder les issues de Konoha. Mais alors, cette petit forme claire qui bouge... J'hésite, je rentre chez moi ou je vais voir ce que c'est ? Après quelques secondes d'attente sous cette pluie violente, je décide d'aller voir. Après tout, je suis complètement trempée alors qu'est-ce que j'y perds ?

Je m'approche alors à grands pas, sans faire attention aux flaques d'eaux qui éclaboussent un peu plus mes jambes et pousse un cri de stupeur en découvrant ce que c'est.

- Un petit chat !

J'oublie mon panier de course qui se retrouve posé à même le sol et m'accroupis face au petit animal. Il est rayé d'orange et de blanc, lui faisant ressembler à un petit tigre et il tangue un peu sur ses pattes, le bout des pattes blanches devenus marron à cause de la boue dans laquelle il a marché. En me voyant, il miaule faiblement mais quand je tente de l'attraper, il se tortille comme un beau diable et me lance un coup de patte en me crachant dessus. Je le lâche, surprise et regarde la petite tache de sang sur ma main avec surprise. C'est qu'il griffe, mon petit abandonné ! Il m'a l'air seul et fatigué... Bien trop fatigué pour le laisser dehors par cet orage. Je me décide alors à tendre la main et il s'approche, méfiant, avant de me toucher le doigt du bout du nez pour sentir mon odeur. Je sens un étrange petit frisson me parcourir le corps et souris quand il finit par se laisser caresser. Il sait griffer mais ronronner, aussi, son ronron fait autant de bruit qu'une locomotive à pleine vapeur ! Étrange pour une si petite bestiole. Il a finit par se rapprocher de moi et se frotte maintenant contre mes genoux en se protégeant de la pluie grâce à mon parapluie transparent. Je reste ainsi pendant quelques secondes avant de récupérer mon sac plastique, inutilisable car maintenant rempli d'eau et le glisse à mon bras; je le jetterais plus tard. Le petit chat reste assis là, entre mes jambes, trempé et tout tremblant, la tête levée vers moi et les yeux pleins d'espoirs et de demande de câlins. C'est là que je m'aperçois qu'il a les yeux bleu, d'un bleu tellement magnifique, rempli de cristaux de saphir, exactement comme ceux de Naruto.

C'est là que j'ai su que je ne pouvais tout simplement pas l'abandonner et le laisser là, sous la pluie. Il fallait... il fallait que je l'emmène chez moi. Oui. Là-bas je pourrais le nettoyer et le nourrir. Je descend alors ma main pour caresser le petit chat qui se remet à ronronner plus fort et la descend doucement vers son ventre pour le soulever, mais il s'écarte brutalement et se retrouve sous la pluie. Je tente de m'approcher de nouveau de lui mais il s'écarte maintenant ! Je me relève donc doucement et il s'assoit, la queue entre les pattes, avec son beau regard saphir qui me transperce et je m'écarte de deux pas. Le chaton ne comprend pas et me regarde m'éloigner, avant de lancer un miaulement bref et triste. Mon cœur se brise et je tape doucement sur mes cuisses pour l'inciter à venir vers moi en l'appelant.

- Allez, petit chat... Viens mon Naruto.

Je sais, je n'ai pas pu m'en empêcher, mais il lui ressemble tellement... Et puis, j'ai trop envie de le voir, j'ai du mal à rester sans nouvelles, alors pour l'instant, mon Naruto, ce sera lui. Le petit chat semble comprendre que je lui demande de me suivre, il se relève, hésite et finalement s'avance vers moi avant d'arriver à côté de mes jambes. Il se frotte encore et je me met à marcher en le suivant des yeux. Je croit qu'il a compris, parce qu'il s'est mis à me suivre, marchant juste à côté de moi, tellement près que je dois bien faire attention à ne pas lui trébucher dessus en avançant. Il n'aime pas être porté mon petit tigre, mais je crois qu'il m'aime bien.

J'avance, mon parapluie me protège à peine la tête et les cheveux, tout le reste de mon corps est trempé par la pluie et les flaques. Le chat a du mal à me suivre, il n'est pas très grand et il se prend les pattes dans toutes les flaques qui lui arrivent jusqu'au poitrail. Il a du mal à suivre, mais du courage à revendre, mon chaton. Malgré tout, je vois bien qu'au bout d'un moment il n'arrive plus à suivre. Il vient de sortir d'une flaque d'eau et il n'arrive plus à avancer, debout, mais avec grande difficulté. Je n'y avais pas pensé mais il vient peut-être d'un long voyage, si ça fait longtemps qu'il marche, tu m'étonnes qu'il soit aussi fatigué. Il tangue, s'arrête et finit par tomber allongé par terre, sous la pluie. Sa fourrure est frappée par la pluie et giflée par le vent, mais ses grands yeux restent ouvert sur moi, ses grandes perles océan qui semblent perdus...

Je m'approche lentement de lui, le caresse quelques instants et finis par l'attraper doucement avec mes deux mains. Je le sens se crisper légèrement mais il se retrouve dans mes bras sans protestation. On n'aime pas être porté mais on se laisse faire quand c'est nécessaire, hein ? La lueur d'un éclair passe dans mes yeux blancs et un coup de vent plus fort que les autres m'envoie la pluie à la figure. Il vaut mieux ne pas trop traîner ici par ce temps... Le tonnerre éclate et le petit chat enfoui sa tête dans mes vêtements. Je jette rapidement mon sac plastique dans une poubelle non loin et un coup de vent plus fort que les autres m'arrache mon parapluie des mains qui s'envole loin de moi, rebondissant sur les pavés dans les rues. Je le regarde s'éloigner, désespérée, mais le chat dans mes bras m'empêche de le poursuivre alors je me met finalement en route vers ma maison en accélérant le pas pour éviter au maximum d'être mouillée. La pluie me gifle le visage et je resserre mes bras autour du chaton en me mettant à courir.

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On est finalement arrivés chez moi, trempés mais en vie, alors que je me plaquais contre la porte fermée pour reprendre mon souffle, le petit chat se mit à bouger pour essayer de m'échapper. Je le posais par terre avec délicatesse mais il sauta de mes mains avant d'avoir touché terre et se mit à courir, avant de s'arrêter et de se secouer pour enlever l'humidité de son corps. Il resta ensuite là, debout, ses grands yeux parcourant avidement l'ensemble de ma maison, mais fatigué, finit par s'asseoir et de se laisser aller à un immense bâillement qui me fit sourire. J'enlevais mon manteau trempé et me dirigeait vers la salle de bain, ayant décidé de prendre un bain pour ne pas attraper froid, laissant à mon compagnon le loisir de visiter la maison qui semblait le captiver.

J'enlevais la plupart de mes vêtements pour ne garder qu'un léger débardeur avec un slip et réglais les boutons de la baignoire pour que l'eau de mon bain ne soit pas brûlant. La vapeur blanche s'échappa du robinet au bout de quelques secondes et je tournais la tête en entendant un grattement. C'était le petit chat, toujours aussi mouillé qui venait visiter la pièce. En me voyant, il lança un miaulement et poussa un peu plus la porte avec sa patte. L'espace laissé était maintenant assez grand pour qu'il se faufile dans la pièce et ce qu'il fit sans hésitation aucune. S'approchant de la baignoire, le chaton jetait des regards intrigués à la vapeur qui sortait de l'eau et, posant ses pattes sur le rebord de la baignoire, il se tint sur ses pattes arrière en ouvrant de grands yeux face à l'eau. Qu'est-ce qu'il était mignon ! On aurait dit un enfant fasciné par les gouttes d'eau qui tombent du robinet. Je l'attrape par surprise, sans tenir compte de ses protestations et le pose dans le fond de la baignoire qui se remplie. Les chats n'aiment pas l'eau, c'est bien connu, mais mon petit tigre, lui, reste en incrédulité incroyable face à l'eau qui monte lentement contre ses pattes et le voilà qui se met à sauter partout et se rouler dans l'eau en m'éclaboussant au passage.

Je proteste, et l'attaque furtivement en plongeant ma main dans l'eau et me mettant à l'arroser sans qu'il comprennent d'où ça vienne. Le voilà qui regarde autour de lui, en position d'arrêt, les yeux ouverts et la queue qui bouge par saccade. Il a envie de jouer ? Alors c'est parti ! Je ressort ma main en l'aspergeant de nouveau et le minou se plains en miaulant... Avant de sauter sur ma main qu'il vient d'apercevoir. Je rit en la replongeant dans l'eau chaude mais le petit fou plonge quand même vers l'ennemi au risque de se noyer.

Je ressort finalement ma main, une boule de poil orange et blanche accrochée férocement et éclate de rire en le faisant lâcher prise. Il arrive par terre et s'ébroue en m'éclaboussant les jambes de gouttes chaudes. Ah, il faudrait peut-être que j'aille dans mon bain, je commence à avoir froid. Je me défait du reste de mes vêtements et rentre doucement un pied dans la baignoire. Le contraste entre ma peau gelée et l'eau chaude est saisissante, je me dépêche d'y entrer entièrement et laisse l'eau monter jusqu'à mon menton. La consommation d'eau va être salée mais mon dieu ce que ça fait du bien de prendre un bain. Je laisse ma bouche se faire recouvrir par le liquide en laissant mon nez en surface, comme un tuba pour mes poumon. Je ferme les yeux pour profiter de la chaleur et son visage s'impose immédiatement dans mon esprit. Être aussi folle de quelqu'un qui ne m'accorde aucune importance, mais à quoi sert donc l'amour ? Bien sûr, mon Inner Hinata m'a bien dit qu'il ne servais à rien d'être aussi timide, mais que voulez-vous, je suis comme ça et puis c'est tout...

- Meow ?

J'ouvre les yeux, surprise d'entendre un bruit aussi proche de moi et lâche une bulle d'air en me rendant compte que c'est le chat, que j'avais oublié alors que j'étais perdue dans mes pensées. Mon Chibi Tigre se trouvait sur le bord de la baignoire, en équilibre instable. Il... semble glisser... non, se rattrape... me regarde avec des yeux joueurs... bouge la queue... une patte qui glisse... il se rattrape encore... ah non il se rattrape pas... il glisse... sors les griffes pour se raccrocher... tombe dans l'eau.

- Uwaaa ?

Là, c'est moi qui me suis exclamée: mon chaton vient de me tomber sur le ventre mais il a l'eau qui lui arrive juste en-dessous des oreilles. Il boit la tasse, tente de remonter sur le bord de la baignoire en me lacérant le ventre au passage et quand finalement il réussit à sortir de la baignoire, son premier réflexe est de s'enfuir à toute vitesse hors de la salle de bain.

- Noooon, pas la moquette !

Ma maison est entièrement tapissée de moquette, dans ma chambre, dans le salon, dans l'entrée, dans le salon en plus du tapis, il y a de la moquette partout. Et dieu sait que c'est long à sécher, une moquette. Je soupire, me frotte le ventre sans réfléchir et grimace. C'est que ça pique, ces petites griffures... Je sort finalement de mon bain bien malgré moi, attrape une serviette pour m'enrouler dedans et part à la chasse au chat. Bien que je ne sois pas une grande détective, les traces de pattes mouillées sont assez voyantes pour ne pas les louper. La moqueeeette... Tout en pleurant intérieurement, je me met à courir à travers toute la maison, passant par le couloir, la cuisine, le salon où les traces de pattes arrivent même jusqu'au tapis et frémis en apercevant ma porte de chambre ouverte.

- Il a osé...?

Je me précipite et manque la crise cardiaque en constatant que l'animal s'est promené sur mon lit avant de s'asseoir tranquillement, de se lécher une patte et de dresser une oreille en arrêtant immédiatement de bouger en me voyant arriver.

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Deux heures à lui courir après pour le rattraper, trois autres pour le traîner jusqu'à la salle de bain, encore une pour attraper la serviette destinée initialement à mes cheveux, puis cinq pour le frotter furieusement malgré ses miaulement de protestation, deux pour m'habiller avec lui dans les pattes parce que monsieur a faim, trois autres pour rattraper mon bandeau frontal qu'il m'avais chipé, deux pour nettoyer le lait qu'il a renversé, cinq pour tout remettre en ordre... Ça fait fait à peine une heure et quart que je suis partie au market, mais j'ai l'impression d'avoir vécu une journée entière avec lui. En ce moment même, le fauve est allongé sur mon canapé et dors profondément, étalé de tout son long parmi les coussins, dans une position pour le moins étrange et digne des chats, sous mon regard de cygne qui ne semble le perturber aucunement. Son ventre s'abaisse et se relève au rythme de sa respiration et je vois Naruto, installé là et dormant comme un enfant. Je cligne des yeux en sursautant et l'illusion s'estompe. J'ai le rouge aux joues et je passe ma main sur mon front en soupirant. Je commence à être fatiguée, peut-être devrais-je aller dormir... Je jette un œil à ma pendule et soupire en constatant l'heure plutôt tardive qu'elle affiche. Oui, je vais peut-être aller dormir.

M'installant dans mes draps propres et frais que j'ai dû installer suite aux bêtises de mon Chibi Tigre, je rentre mes bras dans la couverture et me roule en boule pour me réchauffer. Son visage s'impose immédiatement à mon esprit et je ferme les yeux en me laissant sombrer dans un sommeil magique ou je peux enfin retrouver mon Naruto sans contraintes et sans timidité. Je dois somnoler depuis une bonne demi-heure, quoique ça peut bien faire à peine une minute que plusieurs heures, car je n'ai plus la notion du temps, mais voilà qu'un bruit mat se fait entendre, quelqu'un est monté sur mon lit. Dans un demi-sommeil, je souris en sentant des petites moustaches me chatouiller la jouer et le petit chat se blottir contre mon coup; je m'endors alors, le sourire aux lèvres.


Je suis réveillée le lendemain par le sursaut du chat, confortablement installé, réveillé par les coups frappés à ma porte. J'ai cligné des paupières plusieurs fois avant de réussir à les garder ouverts, je me suis étirée, juste un instant, juste pour rester une seconde de plus dans mon lit bien chaud et aussi parce que je sais qu'IL aurait fait pareil, et je me suis finalement levée sans tenir compte des protestations de mon colocataire, enfilé vite fait une robe de chambre alors que les coups recommençaient et je suis allée ouvrir la porte.

- Kiba !

- Salut, Hinata !

Le jeune garçon se tenait droit devant moi, un sourire gêné sur les lèvres (sans doute parce je ne suis pas habillée) et à califourchon sur Akamaru qui me salua d'un jappement joyeux.

- Désolé pour l'heure matinale, mais Tsunade-sama t'as convoquée, tout comme Shino et moi. Tiens, tu as un chat chez toi ?

J'ai suivit son regard et en me retournant, j'ai aperçus le petit chat qui se trouvait juste derrière, à l'arrêt et tout les poils de son dos dressés, grondant et crachant face à Akamaru, qui, lui, restait complètement insensible à tant de sauvagerie. Je ne comprenais pas pourquoi mais il secouait même la queue quand il lança un puissant aboiement en direction du matou. Kiba jetait des regards inquiets vers son chien et se gratta la tête en s'excusant.

- Je suis désolé, je n'aurais peut-être pas dû l'amener...

- Ne t'inquiète pas, tu ne pouvais pas savoir que j'avais un chat et puis, on ne peut pas dire qu'Akamaru ait l'air très agressif !

- Oui. C'est parce que ton chat a une odeur... comment dire... qui ne nous est pas inconnue.

- Ah ? Bon, merci d'être passé Kiba, je m'habille et j'arrive.

- Pas de problème. A tout de suite !

Je lui lançais un dernier sourire et refermais la porte doucement, jetant un regard au chaton qui était toujours dans la même position que quand il avait vu Akamaru. En fait, ce n'était pas vraiment un chaton mais il était néanmoins plus petit que la moyenne des chats. Si ça existait pour les animaux, j'aurais bien dis... adolescent. J'eus un micro-sourire, (quelles idées j'avais, moi !) et filais dans ma chambre pour jeter ma robe de chambre et enfiler ma tenue de ninja. Je soupirais en jetant un regard mélancolique par la fenêtre et après avoir fermé la porte sur le chat qui tentait de replacer ses poils droits par de grands coups de langue et moultes éternuements à cause du nombre de poils impressionnants qu'il perdait, je me mettais à courir en sautant de toits en toits vers la demeure de notre Hockage.

Toc, toc, toc.

- Entrez.

- Vous m'avez demandé, Godaime ?

- Okairi, Hinata. Ferme la porte s'il te plaît et approche-toi.

Je refermais donc la porte et m'avançais de quelques pas dans la pièce. J'adressais un léger signe à Shino tandis que Kiba me murmura un discret "salut". Étrange, pourquoi Shizune évite-t-elle mon regard ? Quand à Tsunade-sama, elle a un air sombre, ce qui ne lui ressemble pas. Elle ne nous jeta pas un regard et lança de but en blanc:

- Naruto est porté disparu.

Je me suis raidie sur le choc d'entendre non seulement le nom de celui que j'aime, mais aussi une nouvelle aussi dure. L'incompréhension m'envahis et j'ouvrais la bouche comme un poisson en me mettant à trembler. Kiba me jeta un regard inquiet en me frôlant la main de la sienne dans un geste amical que j'appréciais de sa part. Ce fut lui qui prit la parole, m'évitant ainsi de parler et dévoiler mon tremblement.

- Disparu ? Mais comment ?

- Comme vous le savez, il est parti en mission avec Sakura, Saï et Kakashi. Sakura est revenue couverte de sang avec Kakashi inconscient et blessé sur le dos en nous hurlant de dépêcher des anbus pour aider Saï et Naruto qui se battaient encore. Elle est repartie de suite avec cinq anbus que j'avais choisi moi-même mais en arrivant, ils ont trouvés Saï presque mort que Sakura a soigné, ainsi qu'un des ennemis encore en vie, mais pas de Naruto... disparu.

J'ai sentis un long frisson me secouer le dos et je me suis sentie légèrement défaillir, ne sachant pas comment je tenais encore debout, regardant fixement l'Hokage en cherchant des traces de mensonge, une blague où elle lèverais soudainement des yeux coquins en hurlant "POISSON D'AVRIL !!!".

- Je vous ai appelés car vous trois avez des capacités permettant des recherches de larges envergures. On va vous amener à l'endroit où il a disparu et vous essaierez de retrouver une trace de lui.

- Désolé de vous contredire mais avec la pluie qui est tombée hier soir, mon flair ne me sert plus à rien, elle a dû effacer toutes les traces...

- Je m'en doute. Essai tout de même de faire de ton mieux.

- Pas de problème, surtout pour Naruto, je ferais tout mon possible.

- Bien. Shino, Hinata, pas de contre-indication de recherche ?

Je sursaute en entendant mon nom et secoue négativement la tête, tout comme mon coéquipier.

- Bien. Vous partez dans deux heures, préparez vos affaires.

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- Tadaima...

Je ferme la porte après avoir lancé mon "bonjour" dans le vide et ferme les yeux en me laissant tomber, assise par terre, dos contre la porte. On l'a cherché toute la journée, je suis complètement crevée et une envie de dormir pas possible. Je reste là quelques secondes sans rien faire et, sans prévenir, toutes les larmes que j'ai refoulées au cours de la journée se mettent à me piquer les yeux et malgré mes tentatives de les refouler, je ne tiens plus et elles roulent sur mes joues alors que mon corps s'élève et s'abaisse au rythme de mes sanglots. J'ai attrapé mes genoux entre mes mains et je laisse la tension accumulée dans la journée retomber sous forme liquide.

- Meow ?

Je sursaute, comme la dernière fois, d'entendre ce son si près de mes oreilles sans que je ne l'ai senti arriver. Le petit chat est là, les deux pattes avant fièrement posées sur mes bras et il ouvre ses deux grand yeux bleu en signe d'incompréhension. Je laisse échapper un sanglot et je pense que c'est parce que je n'ai eu personne à qui parler depuis le début de la journée que je déballe soudain tout mon sac.

- Il... on a retrouvé une quantité de sang pas croyable malgré la pluie ! Saï a failli... failli mourir et il disait... juste avant de... s'évanouir... que Naruto n'était pas en très bon état non plus ! On... on retrouve aucune trace de lui ! Nulle part ! Que du sang ! Et... Kiba arrive pas à suivre sa piste à cause de la pluie, mais... si ça se trouve, il... il est mort ! Oui si ça se trouve il est mort, tout seul, sous la pluie et sans personne ! Et ça c'est pas possible parce qu'il est tellement... tellement... On... on a besoin de lui... J'ai encore besoin de lui !!!

J'ai finis par hurler, la dernière phrase je l'ai sortie en hurlant. Je dois vraiment disjoncter, hurler tout ce que j'ai sur le cœur à un pauvre chat qui n'a rien demandé, en plus. Il n'a pas bougé pourtant, toujours là avec ses magnifiques prunelles saphir qui me fixent et je sèche mes larmes d'un geste rageur avant de le grattouiller entre les deux oreilles avec un petit rire nerveux.

- Désolé, petit chat. Naruto a disparu alors je vais pas très bien aujourd'hui...

Il miaule encore et je murmure doucement, la voix encore pleine de sanglots, une douce prière à qui m'entende.

- Mais si tu es vivant, il est vivant aussi, hein ? Il ne peut pas être mort, n'est-ce pas ?

Son ronronnement se fait entendre et mes sanglots se calment en le voyant fermer les yeux à la caresse. Les yeux dans le vague, je l'écoute en murmurant, plus pour me donner du courage qu'autre chose.

- Si tu n'es pas mort, il ne peut pas l'être...


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Je me réveille le lendemain au son de cette s*** de réveil qui ne veut pas s'éteindre et se trouve actuellement... sur la table de nuit, trop loin pour mon bras qui est en ce moment même bien au chaud sous la couette. Oui, bien trop loin... Je fronce les sourcils en sentant de petites moustaches me chatouiller la jouer et grogne quand une langue râpeuse me nettoie le bout du nez. J'ouvre un œil encore plein de sommeil et souris face à mon chat qui s'occupe si tendrement de moi et sors finalement sans aucun problème la main pour le grattouiller entre les oreilles d'un petit geste plein de douceur.

- Salut, toi.

Il miaule et je me met à rire en attrapant la couette pour l'écarter de moi en frissonnant et me lève pour aller éteindre le réveil d'une pression sur un bouton. Je baille et m'étire finalement sur place, puisque je ne peux pas le faire sur mon lit ce matin, avant de me diriger vers la cuisine d'un pas lent. Encore mal réveillée, je manque lui tomber dessus parce qu'il me traine entre les pattes parce que lui aussi veut manger et je me prépare une soupe de miso avec un peu de riz après lui avoir servi son bol de lait et laissé dans une assiette quelques bouts de pâtes qui trainaient. C'est amusant, parce qu'il adore ça et s'en met plein partout !

J'ai fini mon petit-déjeuner et je suis sortie après avoir nettoyé ses bêtises (pour changer) pour me diriger vers le bureau de l'Hokage. Elle a apparemment du nouveau dans la recherche de Naruto, alors normal que j'ai hâte. Quand j'arrive, en me dirigeant vers mes coéquipiers, je suis surprise de voir que tout nos camarades sont présents. Il y a Sakura et Saï qui aident à soutenir leur sensei qui porte des béquilles, et les groupe respectifs de Shikamaru et Neji. En gros, si on ne compte pas les trois du sable, on est au grand complet !

Sakura garde le regard fixe mais je ne la sens pas dans son assiette, je lui fait un petit salut de la main qu'elle me rend d'un sourire fatigué. Notre Hokage n'a pas l'air d'avoir beaucoup dormi et c'est pareil pour Shizune. C'est celle-ci qui parle à sa place, tandis que Tsunade consulte une fiche, les yeux dans le vague.

- Bien, vous êtes tous là à présent. Nous avons deux nouvelles données qu'il va falloir prendre en compte à présent, la première découverte grâce à Ino. Cette information n'est malheureusement pas très... heu, difficile à interpréter. Ino, je t'en prie...

La concernée rejeta d'un geste de tête la mèche de devant son visage et pris alors la parole.

- Je me suis infiltrée dans l'esprit d'un oiseau, j'ai découvert qu'il avait survolé la scène au moment de la disparition de Naruto. Chôji l'a attrapé et j'ai pu lui tirer plus d'informations... Mais elles n'étaient pas d'une qualité incroyable. Les animaux ne se souviennent que ce dont ils ont besoin ou ce qui les a beaucoup marqué et il n'avait que des souvenirs très flous. J'ai plus ressentit que vu. Il y avait... une explosion, une sorte de chakra très puissant qui sortait de sa main, certainement un rasengan. Ensuite, il y avait l'image de deux hommes qui lui ont foncés dessus, il y a eu un flash et l'oiseau a pris peur. Il s'est enfui en s'envolant et il y a eu l'image d'un chat qui courrait, lui aussi. Un chat foncé, il courrait en direction de Konoha. Il faut le retrouver.

J'ai sentit mon coeur accélérer et j'ai regardé Kiba, qui murmurait "un chat foncé, hein ?..." Il a tourné la tête vers moi et j'ai envisagé la possibilité que ce chat soit le mien. Encore une fois, c'est Kiba qui a parlé à ma place. Merci...

- Et à quoi ça sert de retrouver un pauvre chat ?

- Eh bien, les chat se souviennent de beaucoup plus de choses que les oiseaux. Il faut se dépêcher de le retrouver, sinon ses souvenirs deviendront vraiment très flou mais pour l'instant ça pourrait nous permettre de le retrouver.

C'est Sakura qui pris alors la parole.

- Un chat foncé qui devrait être près d'ici, tu ne penses pas que ça fait peu... court comme information ?

- Si, bien sur, mais c'est pas non plus ma faute si les oiseaux ne voient pas les couleurs ?

Shizune leur demanda d'arrêter d'un geste et l'autre protagoniste leva les yeux au ciel en murmurant un: "mais on s'en fiche de la couleur du chat..." et ce fut Tsunade qui pris alors la parole alors que tout le monde gardait le silence.

- L'autre information, c'est que un de ceux qui a attaqué l'équipe 7 est porteur d'un jutsu héréditaire très puissant dont on a pas encore identifié les effets, il est possible qu'on ne retrouve pas Naruto... dans son état normal.

J'ai vu Shikamaru hausser un sourcil, intéressé.

- C'est à dire ?

- Eh bien, il possède des pupilles étranges. Nous l'avons examiné en l'endormant, ceux-ci semblent posséder le pouvoir de changer la nature et le chakra de la personne.

- Changer la nature et le chakra...

- Selon nos informations, si cette branche dérivée des Hyuuga existe encore, cet homme doit en être le dernier membre. Nous le surveillons activement mais il refuse de prononcer le moindre mot et a résisté à toutes les tentatives d'Ino de pénétrer son esprit.

- Donc, conclu Sakura d'une voix nasillarde, notre but ultime est de chercher un pauvre chat perdu dans la nature à cause de l'incompétence d'une certaine blonde...

Ino grince des dents, je sens la tension monter mais je ne pense à cet instant qu'à mon petit chat, mon petit tigre. Ce serait lui ...?

Après le briefing de la Godaime qui nous a expliqué qui chercherait où, je me suis précipitée chez moi, rejointe sur le chemin par Akamaru et Kiba sur son dos.

- Hinata ! Tu vas chez toi ?

- Oui ! Je vais amener le chat à Ino.

- Tu penses que c'est lui ? Depuis quand tu l'as ?

- Depuis à peine une journée, je l'ai recueilli le jour où Naruto semble avoir disparu. Si ça se trouve, il "sait" quelque-chose..

- Ok, je te laisse alors. Je vais chercher de mon côté tout les chats foncés que je trouve.

- En espérant qu'Akamaru ne les fasse pas fuir !

- Tu as raison, il va certainement chercher de son côté.. Et moi du mien, pas vrai Akamaru ?

- Wah !

J'ai souris et j'ai continué mon chemin, sautant de toit en toit pour éviter la foule amassée dans les rues. Arrivée chez moi, je tourne la clé d'un geste rapide et entre en la fermant d'un coup de pied.

- Le chat ?

Je m'avance et cherche du regard le tigre, tiquant en apercevant la lampe brisée sur le sol du salon et appel d'une voix un peu plus dure.

- Le chaaaat ? Où tu t'es caché, sale petite fripouille !

J'arrive dans ma chambre, je regarde autour de moi et me baisse pour vérifier sous le lit s'il n'y est pas caché. Un bruit léger derrière moi me fait me retourner.

- Miiiinouuuu ? Tu...

Je me tais et pousse un cri en me relevant immédiatement face à l'homme qui se dresse devant moi.

- Qui...

- Où est le chat ?

Mon sang se glace et je tâche de ne pas trembler. Qu'est-ce qu'il lui veut ? Et où est passé cet imbécile au fait ? L'homme possède des yeux d'un jaune bizarre, il a l'air malade mais est absolument terrifiant. Il réitère sa demande d'une voix plus forte, hurlant presque, il a l'air à bout.

- Où est ce putain de chat orange !

Je ne tremblerais pas, non je ne tremblerais pas, ça lui ferait trop plaisir. Je me prépare, prépare mon chakra, juste dans la paume de la main et dans le bout des doigts. Si je l'attaque maintenant, ça va faire mal.

- Il...

J'ai du mal à parler, j'ai la bouche sèche, mais il ne lui fera pas de mal, jamais, je l'en empêcherais toujours.

- Il n'y a pas de chat ici.

L'homme se met à rire, d'un rire terrible et malade, suite à ma tirade. Il se rapproche doucement, je sens sa transpiration d'ici.

- Il n'y a pas de chat ? Oui... et moi je suis Hokage, le premier !

Je fixe un point derrière lui et manque m'étrangler, en me faisant violence pour éviter de trahir toute émotion. Il est là, juste dans l'encadrement de la porte cet idiot ! Il me regarde avec ses grands yeux intrigués et ses petites moustaches fines qui tremblent. Non, n'approche pas, je t'en prie... L'homme m'attrape par le col et je pousse un cri quand mes pieds quittent le sol.

- Le gamin ! Le gamin blond habillé en orange, IL EST OU ???

Mes poings se serrent, je cesse de trembler et le fixe droit dans les yeux avec le plus de hargne que je peux donner, avant de lui attraper la main et de me mettre à essayer de la broyer. Il semble surpris de ce changement et resserre sa prise et tentant de m'étrangler.

- Où est ce crétin que tu caches chez toi ?

Je bat des jambes, je n'ai plus d'oxygène et il m'a plaquée contre le mur en me faisant violemment cogner la tête, mais je résiste. Je tente de le regarder et lui crache à la figure tout ce que je ne peux garder en moi.

- Naruto est pas un crétin ! Il est gentil et très fort... Il a beaucoup souffert, depuis le début il s'entraîne dur pour son rêve, toujours... malgré que tout le monde se moque de lui, je l'ai toujours considéré comme le meilleur ninja que j'ai jamais... croisé... alors si tu le trouve... il t'éclatera...

Je manque de souffle et est obligée de me taire. L'homme éclate de rire, même si un tic horrible déforme son visage et il tousse suite à son éclat de rire forcé en me crachant un peu de sang au visage. Je grimace et commence à suffoquer. Plus je parle, moins j'ai d'air, merde...

- Lui, fort ? Il n'a même pas été capable d'éviter mon jutsu, cet idiot ! En plus...

- Meow.

J'ouvre les yeux brutalement et jette un regard au chat. Non, va te cacher, idiot ! L'homme tourne la tête, aperçois le chat et sourit en me lâchant du même coup. Il se retient a un meuble pour ne pas tomber et je reprend mon souffle en toussant. J'ai l'impression d'avoir failli y passer et que c'est le chat qui m'a sauvé. Quelle idiote, pourquoi aurait-il fait ça... Je lève un œil et me redresse, encore tremblante. Le chat dresse ses poils pour tenter de faire fuir l'homme, avant de s'enfuir en courant à son rire maladif. Je récupère un kunai dans ma sacoche et me jette sur lui en hurlant et lui plantant l'arme le plus fort que je peut dans le dos. L'homme mêle son cri au mien et s'écroule à terre, gorgeant ma moquette d'un beau rouge sombre à l'odeur écœurante.

- Le... le chat ?

Je me redresse et m'échappe de ma chambre le plus vite possible, pour m'éloigner de cette horreur malade et chercher mon ami.

- Le chat... Le chat !

Je le cherche désespérément des yeux, me dirige vers le couloir où il a disparu et tourne la tête vers le placard, juste à ma droite en entendant un bruit. La porte est fermée mais il y a du remues-ménage à l'intérieur, alors je m'approche et ouvre la porte.

- Le ch..

Il tombe quand j'ouvre la porte et se retrouve devant moi. LUI. Ici. Chez moi. Dans mon placard. Au milieu des serpillières. Alors qu'il relève la tête vers moi, un balai lui tombe sur la tête et il pousse un cri.

- Ail !

Je ne peux que le regarder, pétrifiée, de le voir sortir de mon placard où on a l'impression qu'il vient de se faire téléporter. Il écarte les balais, se dégage des serpillières et d'une simple pression de la main, se retrouve debout devant moi, avec un sourire gêné sur les lèvres. Je ne sais pas ce que je fais là, ni ce que lui fait ici. Alors, c'est lui le chat ? C'était lui ?

- Merci...

Hein, quoi ? Merci de quoi ? Je ne peux que le regarder, les yeux dans les yeux. Je me sens rougir, je me sens défaillir, je ne tiens plus, il faut qu'il arrête de me regarder comme ça où je vais... je vais...

- Ah !

Il vient de s'approcher d'un pas et il me serre dans ses bras, avec force et d'un geste simple. J'ouvre d'immense yeux et sens mes jambes me lâcher, mais il me retient et me serre plus fort pour éviter que je ne tombe.

- Hinata... Tu... Tout ce que tu as dis...

Je me sentais partir dans un autre monde quand j'ai sentit quelque chose couler le long de mon cou et cela m'a rappelé ici. Non, je ne m'évanouirais pas, pas cette fois-ci. Il... pleure ?

- Tu... Depuis quand tu..

Il ne peut pas terminer sa phrase et moi, rouge pire qu'un poivron, je murmure d'une voix que je ne croyais pas pouvoir entendre.

- Depuis... toute petite. Depuis le début...

Qu'est-ce que j'ai dis ? Mon dieu, qu'est-ce que je viens de lui dire ? Il resserre son étreinte et je sens mon coeur prêt à exploser alors que mon visage siffle comme une bouilloire prête à la cuisson.

- Naruto.. je.. je veux te dire.. que...

Je dois le faire, il faut vraiment que je le fasse cette fois-ci où je n'aurais plus le courage de le regarder en face. Ça n'a jamais été le cas mais même... Abrutie, fais-le !

- je... je...

Mon menton tremble, il le prend doucement dans sa main et me lève la tête alors que mon coeur semble imploser de l'intérieur. Je lève des yeux brûlants vers lui et tout se passa tellement vite que quand je me suis rendue compte qu'il m'embrassait, j'ai été tellement surprise que je ne me suis pas évanouie de suite. Sa langue a caressé la mienne et cette fois-ci fut la bonne, m'écroulant du même coup dans ses bras.

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- Maman, y a Tsu' qui m'embête !

- Mais ça te va bien, les tresses !

- Tsuku, arrête d'embêter ton frère, tu sais bien qu'il n'aime pas ça.

Le petit garçon tira la langue à sa sœur en courant s'enfuir derrière une chaise.

- Et toi Jishui, on ne tire pas la langue ! Tu crois que je ne t'ai pas vu ?

Le garçon s'enfuit en courant quand sa sœur trouva sa cachette et la maman soupira avant de partir à la recherche du premier de la famille. Deux minutes plus tard, elle s'incrustait dans la chambre de sa fille en passant la tête par l'encadrement de la porte.

- Dites, vous n'avez pas vu Benkei ?

Ce fut la petite brune qui répondit la première, le blond étant trop occupé à tenter de défaire ses tresses face à un miroir.

- Il est parti avec papa. Il rentrera bientôt.

La jeune femme soupira et mis ses mains sur les hanches en fixant sa fille.

- Et quand exactement ?

- Tadaima !

La petite fille lança un grand sourire à sa maman avant de délaisser son plus jeune frère pour dévaler les escaliers, poursuivie par sa mère.

- Ne court pas dans les escaliers ou tu va tomber !

- Un ninja ne tombe jam... aiiiiiiiiiiiiiiiis !

La petite tornade brune tomba directement dans les bras de son père sous les yeux de sa femme qui soupira de soulagement. L'homme lança un sourire magnifique à celle-ci avant d'embrasser sa fille.

- Bonjour papa !

- Tu disais quoi juste avant ? Un ninja ne tombe jamais ? Alors tu n'es pas un vrai ninja.

- Si ! J'ai juste glissé !

- Tu ne sais pas correctement manipuler ton chakra, sinon tu ne serais pas tombée, c'est tout.

- Apprend-moi alors !

- Demande à ton frère.

- Nan, je veux que ce soit toi qui me l'apprenne !

- Et pourquoi donc, tu n'aime pas Benkei ?

- Si, mais il est pas Hokage, lui.

Le père éclata de rire avant d'ébouriffer ses cheveux en bataille sous les cris de protestation de sa fille et lança un clin d'œil à son aîné.

- Tu lui apprendra ?

- Hn.

Décidément, il ressemble de plus en plus à son sensei, celui-là... Il se tourna vers sa femme et elle lui sourit en l'enlaçant d'un bras derrière la taille.


C'est l'homme de ma vie, il a réussit son rêve et j'ai réussit le mien... Ma famille m'est plus précieuse que tout et Je l'aime.

Oh oui, je l'aime.