Chapitre 3

par Lilie

«  Je fais rire secrètement vos cellules de cerveau. » Jeff Thomas

 

 

Chapitre 3

 

      La première impression que j’eu de la chambre fut un mélange entre la fois où, petite, je m’étais perdue en plein hypermarché et avais couru dans tous les sens, totalement affolée ; et le sentiment qu’avait dut ressentir Christophe Colomb en découvrant l’Amérique.

 

Comparaison très explicite, en effet.

 

Après avoir marché un bon quart d’heure autours des nombreux longs bâtiments du domaine, et d’avoir trouvé celui recherché, nous nous étions séparés. Celui de Naruto était placé par chance juste en face du miens. J’étais donc partie à la recherche de la chambre 16C, ayant appris grâce au plan photocopié que les lettres correspondaient aux étages.

 

Donc chambre 16, au troisième étage.

 

Le style intérieur du bâtiment était plutôt plaisant dans le genre internat anglais vieillot : parquet au sol, mûrs lisses de couleur bordeaux où étaient placardés ici et là des représentations de tableaux célèbres et des photographies de paysages.

 

So chic !

 

Les trois étages pourraient paraître de la gnognotte dans d’autres circonstances, mais avec un sac, un valise plus qu’énorme, et un carton (je ne pouvais pas tous les prendre, j’ai laissé les cinq autres dans la loge du concierge qui a eu l’amabilité de me les garder au lieu de m’aider)

 

Les portes s’alignaient toutes en un long couloir que je traversai, à la limite d’être un tantinet essouflée, et regardai défiler les numéros dorés sur les portes de bois foncé.

 

Ah ! Chambre 16 !Il devait bien y avoir vingt chambres par étages, ce qui me semblait passablement énorme.

 

On m’avait prévenu que la chambre serait peut-être déjà habitée par une colocataire (les hommes et les femmes ne sont tout de même pas mélangés !), et il ne fallait donc pas m’étonner à y trouver des affaires.

 

Mais si je m’attendais à ça !

 

Ca, c’était l’effet Hiroshima numéro deux. THE bordel monstrueux.

 

Comme quoi je n’avais pas tout à fait tort en comparant mon départ à celui de partir pour le front. C’était crédible.

 

Je n’étais que sur le pas de la porte que je ne discernais même pas de quoi était fait le sol, jonché d’habits. Eparpillé dans tous les sens, partout ! J’ai un instant fermé les yeux et prié pour que je me soie trompée de chambre, mais non, c’était bien mon nom qu’il y avait d’écrit sur la petite pancarte à accrochée prés de la porte.

 

Bah oui. Forcément.

 

J’ai donc commencé mon périple (et c’est peu dire…) en faisant des petits sauts par-ci, par-là, traversant ainsi le petit couloir d’entrée pour déboucher sur une salle plus grande qui me semblait être la salle principale, celle de séjours. Je devinais un double canapé (peu visible sous l’amas de fringues) en face d’une table basse en bois et d’une petite télévision. A ma droite se trouvait une cuisine du style américain avec un bar et des tabourets, et en face de moi deux grandes fenêtres illuminant la pièce. L’une était ouverte permettant ainsi de ventiler l’air trop chaud.

 

Bon. J’avais déjà vu le principal sans me casser la figure, ce qui selon moi était un bon début. Pas trop petit, mignon, chaleureux…Le lieu était comme je me l’était imaginé. Une vrai petite chambre d’étudiante ! Restait maintenant à rencontrer la personne avec qui j’allais la partager et qui semblait déjà se sentir dans son univers.

 

      -         KIBA !! Où est-ce que t’as foutu ce satané chargeeeur ?! Hurla une voix d’une autre pièce.

 

      J’ai sursauté sur le coup. Mais un de ces sursaut, comme on en a pas souvent ! Vu la puissance de la voix, Machinette devait être sacrément en rogne contre le dénommé Kiba. J’en ai même fait tomber mon sac. Fallait peut-être pas que je reste plantée là à attendre que Machinette continue de me passer le savon à la place du jeune homme.

 

      - C’est dingue ça ! On ne peux jamais rien te confier, il faut TOUJOURS être derrière ton cul, comme un môme ! Moi qui pensais être tombée sur le b…

 

      Eh bien, bonjours l’accueil ! Machinette était une grande blonde plutôt jolie, les cheveux légèrement frisés et partant dans tous les sens, se tenant dans l’embrasure de ce qui semblait être sa chambre. Elle me regardait avec des yeux de merlan fris, venant sans doute de réaliser que je n’avais rien d’un homme. Je ne savais pas quoi dire, donc je la regardai moi aussi  avec deux grands yeux. Voilà, nous étions là comme deux ronds de frites, deux merlans fris se battants en duel.

 

        - Euh…Bonjours, entamai-je, je suis Sakura Haruno, je partage cette chambre. Je me suis permise d’ent…

 

        -   OH MON DIEU ! s’exclama-t-elle en collant ses mains sur ses joues. Je suis désolée ! Je pensais que vous étiez mon crétin de petit ami, et bien heureusement pour vous, vous ne l’êtes pas ! Quelle gourde !

 

        -  Non, non ça ne fait rien…

 

-         Ah désolée pour le bordel…je suis arrivée il y a deux jours et j’ai déjà tous paumés ! Soupira-t-elle.

 

-         C’est rien, je comprend.

 

-         Eh ben t’es sacrément jolie toi ! Me dit-elle avec des élans théâtrales, pas mal les cheveux !

 

-         Euh…merci, héritage de ma mère.

 

-         Votre mère a bien de la chance. La mienne est toute boursouflée de partout. Dieu merci je ne lui ressemble pas !

 

      Je hochai la tête, souriante. Machinette me semblait bien bavarde, mais pas dans le genre lourde. Ca me plaisait. Ca ne pouvait que m’aider à me sentir plus à l’aise.

 

-         Oh ! Mais on papote, on papote, mais je ne me suis toujours pas présentée moi ! Je m’appelle Temari No Sabaku et je viens de Suna, me déclara-t-elle en me tendant sa main.

 

-         Enchantée ! Lui répondis-je en lui prenant la main dans la mienne. Moi je me suis déjà présentée tout à l’heure. Je viens d’une petite ville dans la banlieue de Konoha.

 

-         C’est cool !! Me dit-elle avec un sourire énorme. J’espère qu’il n’y aura pas de problème, mais j’pense pas. T’as l’air clean comme nana ! Bon, continua-t-elle en se frottant les mains, j’pense que je vais m’y mettre, ce foutoir ne se rangera pas tout seul ! Fais comme chez toi hein ! Ta chambre est là-bas, me dit-elle en m’indiquant avec son doigt une porte du côté de la cuisine.

 

-         Merci. Il faut que je déballe tout moi aussi mais si tu as besion d’aide pour la suite..

 

-         Je te fais signe, ça marche !

 

      Elle me fit un clin d’œil et retourna en sautillant dans sa chambre. Cette fille semblait avoir une pêche d’enfer ! Elle me rappelait vaguement Naruto…

 

Une fois seule, je pris conscience que je n’avais toujours pas bougé d’un poil, à savoir, sur la frontière du couloir d’entrée et de la salle de séjours. J’attrapai mon gros sac que j’avais fais tomber tout à l’heure, puis atteignis la porte de ma futur chambre en quelques bonds souples et légers.

 

La chambre s’étendait sous mes yeux comme une petite pièce vide avec un lit deux places (oh joie !), un bureau en bois accompagné de sa chaise, et une grande fenêtre sur le mûr de gauche. Je balançai mon sac sur le lit, l’épaule endolorie, et me dirigeai vers la fenêtre. Pour l’endroit, on ne pouvait rêver meilleure vue. Directement sur le parc, avec zoom sur la grande fontaine. Satisfaite je me tournai de l’autre côté de la pièce. Le placard se trouvait à proximité du lit, ce qui pouvait se révéler utile dans les cas de flemmingîte aïgue (ma spécialité). Cependant, la pièce vide avait vite fait de me filer le bourdon, alors sans plus me poser de question, j’entamai le rangement de ma grosse valise et partie à la recherche de mes cartons restants, en prenant bien soin de remercier le vieux concierge barbu d’un sourire forcé.

 

Le résultat final me paraissait pas mal. Je me sentais déjà mieux. J’avais fait le lit, rangé toutes mes affaires dans le placard, posé mes babioles totalement inutiles mais qu’on ne veut jamais jeter, on ne sait pas pourquoi, et mon joli ordinateur portable offert par Papa pour me féliciter de mon entrée dans cette grande école sur le bureau. Ca m’avait prit une heure à tout casser…

 

Je sortais de la chambre, curieuse de voir où en était Temari, pour voir que la salle était toujours dans le même état, à l’exception près que les affaires du canapé avaient été déplacé sur la table basse. Bien-sûr je retrouvai Temari avachie sur le canapé, discutant au téléphone, une tasse à la main.

 

-         Hey Sakura-Cerise, j’ai fais du café si ça te tente ! Me proposa-t-elle apparemment fière d’avoir au moins accompli quelque chose.

 

-         C’est gentil, lui souriais-je.

 

Elle me fit un clin d’œil et reprit sa conversation. Je me servis une tasse du breuvage noir et vînt m’affaler près de Temari. Je fermai les yeux un moment et un sourire se dessina sur mes lèvres. Ma vie commençait vraiment. Bien que la première impression du mini appartement n’est pas été relativement positive, malgré ma chambre encore vide et le bordel de Temari, je m’y sentais déjà bien. Le meilleur restait à venir.

 

Je pris le temps de discuter un peu avec Temari une fois que celle-ci eu laché sa conversation téléphonique. C’était sa deuxième année ici (« La première est toujours la meilleure ! On fout que dalle et on profite du statut étudiant pour s’pointer gratos à tous les bons plans ! Tu verras ça va être géniial ! »). Après cette année de dures labeurs, elle s’était contentée d’une année sabatique sur le voilier de Mister G., vingt-cinq ans, et qui était soit dit en passant, l’Homme de sa vie.

 

-         J’en ai eu assez de n’rien foutre et passer mes journée à glander sur l’eau. Ca peut paraître génial comme ça mais on s’en lasse vite (tout comme Mister G. j’imagine…), donc je m’suis dit : ‘’ Va-y Tema ! Met du piment dans ta vie ! Trouve toi un bon petit objectif !’’, et me voilà de retour ici ! Me confia-t-elle entre deux gorgées de café.

 

-         Et donc, cet objectif ?

 

-          Bof…J’en sais encore rien. Ca viendra !

 

La médecine n’était pas une passion pour Temari, mais c’est ce qui l’intéressait le plus. Connaître la machine humaine et ces folles fonctions, voilà ce qui l’attiraient.

Elle me raconta ses dernières folies (conduire un 4x4 totalement nue, en plein centre ville, est celle qui m’a parut la plus sage), nous avons parlé de nos familles respectives et j’appris qu’elle avait deux frères, eux aussi dans l’école. Et nous avons comparé nos emplois du temps. Nous avions pas mal de cours ensemble, et elle en semblait ravie.

 

-         Je te présenterai tous les professeurs, et tous les gens populaires que je connaissent !!

 

La personnalité excentrique et pleine de vie de Temari me plaisait de plus en plus. Ce n’était pas du genre à se prendre la tête. Elle vivait au jours le jours, prenait ce qui arrivait par les bons côtés et vivait ses expériences toutes plus folles les unes que les autres. Je sentais que je ne risquerai pas de m’ennuyer avec elle, et présentai que j’allai moi-même tenter des choses que je n’aurai jamais imaginé (peut-être jouer à Jane en fine tenue de léopard, me balançant de toit en toit).

 

Rien que d’y penser, j’en étais toute émoustillée !      

 

Deux tasses de café sucré plus tard, je filai prendre une douche dans la minuscule salle de bain qui se trouvait entre la cuisine et ma chambre. J’y avais également prit bien soin de ranger toutes mes affaires de toilettes parmi le foutoir de Temari.

 

Sous le jet d’eau chaude, je m’imaginai Naruto qui ne devait plus tenir en place à l’idée de revoir l’ange Hinata. Et bizarrement, je prenais un malin plaisir à prendre tout mon temps pour me préparer, et laissai mon portable sonner dans le vide. Mais qu’étais-je donc pour être aussi cruelle ? Mais après tout j’allai peut-être me découvrir une beauté cachée en me mettant pendant trois heures du mascara…

 

Oh ! Tu n’as pas honte de faire attendre ?! (voix douce de Maman)

 

Bon okay. Je n’arrivai pas à prendre mon temps en sachant que dans moins de deux heures je serai dans un bar branché à boire un délicieux cocktail (légèrement) alcoolisé en compagnie de mes meilleurs amis. Mais je faisais tous les efforts pour. J’aime me faire désirer ! Et fallait un minimum être présentable, c’est à dire ne pas y aller avec mon traditionnel jean/T-shirt. Je prie donc la décence de mettre une jupe (en jean…) et un chemisier blanc à manches courtes.

 

Une fois la chose faite (la douche, hein !), je laissai la place à Temari qui sortait avec son copain ce soir.

 

Après m’être habillée, maquillée, coiffée, et d’avoir vu à quel point je pouvais être sexy et irrésistible quand je le voulais (j’allai d’ailleurs me prendre des remarques par la feignasse de la bande…), j’entrepris la lourde tâche de vider mon sac à main pour tout re-ranger et être sûr d’avoir pris tout ce dont j’avais besoin. Le bordel qu’il y avait là-dedans…Je suis sûr que c’est pareil pour vous ! Puis je le mis sur mon épaule, portable en poche (sept appels manqués de Naruto), criai à Temari de passer une bonne soirée, et filai droit au lieu de rendez-vous.

 

 

 

 

 

      C’est lorsque je senti l’odeur acre de la cigarette me titiller les narines que mes pas s’accélérèrent. Au loin, je discernai les silhouettes de Shikamaru, adossé au mûr, et de Naruto en face. Arrivée à leur niveau, je sautai au coup de Shikamaru, les coupant net dans leur conversation plus que passionnante et cassant dans mon élan d’affection la clope du brun.

 

-         Galèère Saku !!

 

Après un soupir de la taille d’une tornade, il me rendit mon étreinte.

 

-         Ouai et moi j’sens la bouse ?

 

-         Oh Naruto !! M’exclamai-je en me tournant vers lui et en le prenant dans les bras, en trois heures tu m’as tellement manqué !!

 

-         Bon ça va…

 

-         Eh mais dis moi Sakura, reprit Shikamaru, t’es en mode pute ce soir, tu montes le prix j’espère !

 

Bon sang ! Ce que cet abruti m’avait manqué !

 

-         Ouai, et j’espère bien que l’endroit où tu nous emmènes vaut vraiment le coup, qu’il y aura plein de vieux pété de thunes, je dois bien valoir des millions comme ça ! Sinon Naruto, cette chambre ?

 

-         Tu parles…C’est pas une chambre, c’est plutôt un magasin de bouffe ! Le type s’appel Chôji, il a l’air cool malgré ça. Et toi ?

 

-         Moi non plus c’est pas vraiment une chambre, j’dirais plutôt un truc comme le Relai, tu sais avec plein de fringues usagés qui traînent partout ! Mais Temari est géniale !

 

-         Bah on s’en sort pas trop mal j’dirais ! On pourrai s’ouvrir une entreprise : Shikamaru le meilleur ami des insectes, Sakura plaidant la cause de la pauvreté, et moi j’pourrai nourrir l’Afrique entière !! Ca vous tente ?!

 

-         Galère…

 

-         Blague…

 

-         Tant que ça ? Bon elle arrive quand Hinataa ? Il est déjà vingt-et-une heure passée… Dit Naruto en sautant sur place.

 

Je ne pouvais que le comprendre sur ce point. C’était le chaînon manquant à notre réunion de retrouvaille. Quand on parle du loup…Une grande Audi noire vînt se garer en face de l’allé, et on savait d’avance qui se trouvait à l’intérieure.

 

Naruto et moi avons tapé un sprint digne des meilleurs coureurs jusqu’à la voiture, et sauter sur Hinata qui n’avait même pas eu le temps de sortir, pour ainsi se retrouver tous les trois sur la banquette de cuire en riant et criant comme des fans en rutes.

 

-         Ehh ! Doucement les gosses !!! Hurla le chauffeur. Cette bagnole coûte sans doute plus chère que vous trois réunis !

 

Naruto, qui m’écrasait, se releva et je tirai la main d’Hinata pour la faire sortir de la dite ‘’bagnole’’.

 

-         Désolée M’sieur, on est jeune et fougue ! Dis-je avec mon plus beau sourire. 

 

Il marmonna un truc que je ne pris pas la peine d’écouter et pris Hinata dans mes bras. Tout s’était passé si vite qu’elle n’avait pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait et me regardai avec des billes vides. Elle finit par faire un sourire éblouissant et se jeter sur moi en me lançant un « Oh Sakuraa ! tu m’as tellement manqué !! ». puis vers Shikamaru qu’elle prit, délicatement cette fois, dans ses bras, avant de jouer sa grande timide devant Naruto et de rougir de trois rouges différents avant de s’arréter sur la couleurs tomate/prune qui lui allait à merveille. Elle lui fit un bisou presque invisible avant de s’écarter et de le regarder, un petit sourire qui ferait craquer n’importe qui sur les lèvres. C’est le moment que choisit Naruto pour prendre son visage dans ses mains et l’embrasser fougueusement.

 

Scène deux, acte trois.

 

Une fois ces retrouvailles émouvantes passées, Shikamaru nous conduit vers le bar qu’il connaissait. Il n’était pas loin, juste deux rues plus loin, on y a donc été à pieds, discutant de nos vacances et riant de bon cœur, heureux de nous retrouver.

 

Le Shinoby’s Pub était un bar réputé où se retrouvaient la plupart des étudiants afin de passer un bon moment. L‘intérieur était baigné d’une ambiance zen, les mûrs en velours bordeaux et les plafonniers et lampes sur les tables avaient des abas-jours rouges, des canapés et fauteuils couleur prune. Il y avait bien évidemment un bar, un billard était placé au fond de la salle, et une scène à l’opposée. La musique diffusée variait au fil de la soirée (doux au début, ton rock et electro dans les environ de vingt-trois heures, puis retour au calme dépassé les deux heures du matin). Les jeunes musiciens venaient souvent profiter de la scène et faire partager leur musique au public. Avec un peu de chance, ils se feraient repérer par un producteur célèbre de passage dans le coin…

Le tout faisait qu’on s’y sentait particulièrement à l’aise, même si l’on ne connaissait pas l’endroit.

 

Il se trouvait que le patron de ce pub, un dénommé Asuma Sarutobi, était un ami du père de Shikamaru et connaissait ce dernier depuis sa naissance. Autrement dit, il faisait parti de la famille. Ce qui n’était qu’avantageux pour nous qui pouvions profiter des boissons offertes par la maison.

 

Je suis une fille géniale avec des amis géniaux. N’est-ce pas merveilleux ?

 

Une sacrée profiteuse ouai…

 

(…)

 

Assise autour d’une petite table dans l’un des fauteuils rouge foncé à siroter un Sex on the Beach, balançant mon pied au rythme de la musique qui passait, je discutai gaiement avec Hinata, assise sur le canapé avec Naruto qui lui entretenait une discussion purement masculine avec Shikamaru, de nos vacances ennuyeuses loin l’une de l’autre. Elle m’avait énormément manqué. Ses cheveux bruns et brillants avaient drôlement poussé durant ces deux derniers mois et lui arrivaient maintenant au milieu du dos. Ca ne la rendait que plus angélique.

 

Sa chambre se trouvait dans le bâtiment deux (section littérature), en compagnie d’une, je cite, « blonde sulfureuse paraissant aux premier abords totalement stupide, mais ne pas s’y fier car étant bien informée sur la position de la femme dans notre société, elle se battrait corps et âme contre le sexisme et le droit de l’avortement (une femme doit avoir le choix !), car même les blondes peuvent changer le monde !». Ca promettait d’être intéressant.

 

Nos cours à tous commençaient dans une semaine, le temps pour nous de rattraper le temps perdu et faire la bringue tous les soirs, avant que les choses sérieuses ne commencent ! J’étais bien décidée à profiter pleinement de mon nouveau statut et mes amis semblait à cent pour cent d’accord. De plus, Neji arrivait dans deux jours, et lui connaissait pas mal de monde et d’endroits sympas d’après Shikamaru. Ca ne m’étonnait pas vu son charisme.

 

La soirée avait été superbe. Simple me diriez-vous, mais tout m’avait semblé parfait. Je n’avais pas trouver d’Homme viril capable de m’hypnotiser et me faire baver, ni de faire la folle sur la piste, et nous n’étions pas une douzaine d’amis près à tous péter et faire que les gens se souvienne de nous, mais s’avait été suffisant. Nous avions fait connaissance avec Asuma, toujours une clope au bec, mais un type vraiment gentil et calme. Bien sûr, étant présentés comme les amis de toujours de Shikamaru qu’il considérait comme son (presque) fils, il avait insisté pour nous offrir nos boissons. Et bien sûr, nous n’avions pas refusé…

 

-         Rev’nez quand vous voulez les jeunes !

 

La nuit était douce et agréable. J’ai toujours aimé la nuit. Plus attirante que le jours, parfois même plus vivante, avec ses lumières, ses ambiances…Personne n’est pressé et bouscule tout le monde sur son passage parce-qu’il risque d’être en retard au boulot ou à un rendez-vous important, les klaxons ne fusent pas et même lorsqu’il pleut, on ne voit pas le gris brumeux du ciel et la route semble briller de milles feux sous les éclairages. Oui, la nuit c’est un univers différent, une autre atmosphère où les gens se détendent, semblent se connaître et se rencontrent naturellement . C’est magique.

 

Hinata et Naruto sont partis tous les deux vers le parc, en amoureux.

 

Shikamaru, en grand gentleman qu’il est, m’a raccompagné.

 

Il n’était pas loin d’être une heure du matin, mais Temari n’était pas couchée. La porte de sa chambre était ouverte.

 

Je n’étais pas non plus fatiguée.

 

Le salon était rangé (enfin je faisais du moins semblant de le croire).

 

-         Sakura ? Alors c’te soirée ? Me cria-t-elle depuis sa chambre. Viens si tu veux, et raconte-moi !

 

J’enfilai un short en tissu et un débardeur, heureuse de me débarrasser de la jupe qui ne s’arrétait pas de remonter le long de mes cuisses. Je pris le temps de servir deux grands verres de thé glacé (le frigo était plein, oh joie !) puis entrai dans sa chambre. Elle était allongée sur le ventre, sur son lit. Elle me sourit et ferma son ordinateur portable qui se trouva en face d’elle en me voyant arriver, et tapota avec sa main sur le lit à côté d’elle. Une grande banderole “ All I need is love...And fresh water! ” était accrochée au dessus de ce dernier.

 

La fenêtre était ouverte et une brise raffraichissante enveloppait la chambre.

 

On pouvait voir les étoiles.

 

J’ai toujours aimé la nuit. Parce-que c’est le moment le plus doux et chaleureux de la journée.

 

 

 

 

 

 

 

Mon nouvel ordi est tout simplement génial ! Grâce à lui j’vous ai tapé le chapitre en deux temps, trois mouvements ! ( « Ouai ba encore heureux, depuis l’temps qu’on poireaute !! » )

 

^^’’

Encore une fois désolée pour ce retard. Mais j’ai tellement d’idées que des fois je n’arrive pas à tous mettre en ordre et je lâche tout ! Pas malin je sais…Et puis je suis lennnte ! Mon dieu…

 

Dans tous les cas j’espère que ce chapitre vous as plu, dîtes moi ce que vous en pensez avec un p’tit commentaire : non seulement ça ne coûte rien mais en plus de ça, ça me motive grandement, et ne peut que m’aider à minimiser ma lenteur.

 

Au passage, je m’éclate avec Temari !! J‘aime beaucoup son caractère explosif (ça lui va si bien !!)

 

Je souhaite une bonne rentrée à tous ceux qui rentrent demain (c’est mon cas, déjà que j’suis pas motivée mais j’ai en plus appris qu’il allait pleuvoir…Oh joie -_- ) et j’espère que vous avez tous passé des vacances dont vous vous souviendrez !

 

Merci à tous de lire cette fantastique histoire

 

(…)

 

et à ceux qui me laissent des commentaires ! Je les lis tous avec le sourire !

 

=)

 

Bisous à tous !

<3

 

Lillie-Chan.. !*