L'apprentissage.

par Elerosse

Chapitre 9 : L’apprentissage.

 

 

Naruto se réveilla lentement la tête lui tournait un peu, il se leva et chercha quoique ce soit qui puisse atténuer son malaise, à tâtons, il trouva une bouteille d’eau, une eau ayant un drôle de goût et qui lui assécha rapidement la gorge, il toussa plusieurs fois, quelque chose bougea à côté de lui.

 

-         Hum … j’me suis endormi …

-         Ka … seigan-sama, toussa Naruto.

-         Hum ? Merde mon saké, me dit pas que t’as bu ça à la bouteille.

-         Si … j’croyais … de l’eau …

-         C’est de ma faute, j’étais en train de fêter ton adoption puis je suis venu voir comment tu allais.

-         Où suis-je ?

-         Dans la chambre de Sae, jusqu’à ce qu’elle revienne, tu y resteras.

-         Et elle reviens quand ?

-         Comme elle progresse rapidement … sa tutrice dit d’ici deux petits mois, ensuite tu iras chez Shijima.

-         Pourquoi pas maintenant, puisqu’il m’a adopté.

-         Je ne sais pas, ses explications étaient assez évasives, à tous les coups, il veut rester seul plus longtemps avec sa belle.

-         Celle qui m’a choisit mon adversaire ?

-         Mayuri Kokoro, exact, c’est elle qui va t’enseigner.

-         D’accord … dite ?

-         Hum ?

-         Vous êtes marié ? Depuis que je vous connais, je n’ai jamais entendu parlé de la mère de Sae.

-         C’est vrai, nous évitons d’en parler, elle a été emportée par la maladie quand Sae avait trois ans.

-         Je suis désolé, s’excusa Naruto.

-         T’en fait pas, j’ai accepté sa mort.

-        

-        

-         Pendant le combat, relança Naruto.

-         Oui, j’ai vu, nous en reparlerons avec Shijima.

-         D’accord.

-         Et Kiba et Gamakichi ?

-         La louve dort quelque part, ton crapaud se goinfre de sucrerie …

-         Pourquoi …

-         Ta fête, lui rappela Kaseigan.

-         Ma fête ?

-         Oui, de ton adoption, repose toi si tu veux, elle durera trois jours alors tu as le temps, c’est rare que quelqu’un soit « recueillit » par un grand clan alors tout le village en profite.

 

Naruto hocha la tête par la négative et se leva, il rejoignit les festivités accompagné du Tsuchikage, faisant connaissance de certaines personnes influentes, mais toutes des politiciens, aucuns ninjas, à la fin de la première journée, il était extenué, il en avait entendu de bonnes dans la journée, dont une rumeur disant qu’il était le fils du quatrième Hokage, pour lui, c’était inconcevable, il avait été critiqué pendant des années, avoir été le fils d’un héros l’aurait peut-être bien aidé mais même en sachant cela, les villageois n’auraient pas voulut associé le souvenir d’un héros au porteur du démon renard, de plus, à la suite de cette rumeur, plusieurs chef de clan était venu lui offrir la main de leur fille … avant d’être gentiment écarté par le Tsuchikage.

 

Les jours de fête se suivirent et se ressemblèrent, puis le quatrième jour Naruto alla à la demeure du chef du clan Kokoro pour son entraînement.

Il était accompagné de Kiba et Gamakichi dont le ventre rond prouvait sa voracité lors de la fête.

 

-         Uzumaki Naruto, l’accueillit sèchement Mayuri.

-         Mayuri-sensei …

-         Suis moi.

 

Naruto suivit la femme jusqu’à un lac où une multitude de bambou émergeait de l’eau, Mayuri prit son élan et bondit sur une des hautes tiges et se tourna vers Naruto.

 

-         A ton tour, monte.

-         Mais les tiges sont trop fine, s’exclama Naruto après avoir sondé l’environnement, je vais me péter la gueule par terre.

-         Et alors … grimpe ou on abandonne définitivement l’entraînement.

-         Oh non …

 

Naruto créa sa bulle et sauta rejoindre sa sensei, avant qu’il n’est pu poser un pied sur une tige de bambou, un coup l’intercepta à la poitrine et l’envoya finir sa course dans le lac.

 

-         Et n’utilise plus ton truc, ordonna Mayuri quand Naruto sortit sa tête de l’eau.

-         Mais, ce sont mes yeux.

-         Plus depuis que tu as rejoins notre clan, remonte sans ta perception de chakra, allez.

-         «  merde, elle est vraiment chiante, je regrette vraiment l’époque de Kakashi-sensei, pensa le blond »

 

Naruto nagea jusqu’à une tige et y grimpa jusqu’à son sommet.

 

-         Bien, maintenant le but du jeu … je vais t’attaquer, lentement pour commencer, tu devras uniquement m’éviter, c’est à dire que dès que tu me sentiras tu devras changer de point d’appuis, je te laisserais me percevoir.

-        

-         Encore une chose.

-         Oui ?

-         L’eau, c’est du feu, tu tombes … Game over, commençons.

-         D’a … D’accord.

 

 

Mayuri bondit sur Naruto, il reçut une claque qui le fit basculer sur le côté, en tombant, il tendit la main et trouva un autre point d’appuis juste avant de toucher l’eau, il y remonta rapidement et à peine arrivé en haut, il se reçut une autre gifle, qui l’envoya cette fois directement dans le lac.

 

-         Eh bien, nous avons du travail, songea Mayuri à voix haute.

 

 

 

Les journées défilèrent sur ce même entraînement et en deux semaines Naruto ne progressait pas d’un pouce, ses joues rougies par les innombrables gifles reçut le prouvait bien.

 

Naruto tomba de nouveau dans l’eau, Mayuri avait un sourire moqueur, Naruto lui sortait du lac en jurant.

 

-         … chier, fait chier, fait chier …

-         Tout à fait d’accord, acquiesça Mayuri qui s’était déplacé sur la rive.

-         Pourquoi je ne progresse pas ? Que me faut-il de plus pour faire comme vous ?

-         Défini moi le sens du mot instinct.

-         L’instinct ? C’est … faire …

-         Faux, le coupa la femme, tu pense trop, l’instinct est une impulsion intérieur indépendante à la réflexion, quand tu te brûle la main par exemple, sans le vouloir tes nerfs se contractes et ta main recule, il en est de même pour nous, tu compte trop sur tes autres sens, l’odorat ou l’ouïe, au lieu de réagir par instinct.

-         Mais si l’instinct est une action indépendante de la volonté, comment dois-je l’utiliser.

-         A toi de le dompté, ton instinct.

-         Vous voulez dire que votre truc … les yeux de l’âme, c’est juste l’instinct ?

-         Non, c’est juste une étape pour te faciliter la suite, maintenant ferme-la et remonte.

-         Bien …

 

Naruto passa la journée à se faire gifler et à mesurer la température de l’eau, il évita le pire car à la fin de la journée, Mayuri en eut marre et décida de fermer le poing, Naruto se sentit en danger et évita son premier coup, il sauta sur un autre bambou, puis sur un autre quand Mayuri le rejoignit.

 

-         Enfin tu en as mis du temps.

 

Ces félicitations furent accueillit avec un coup de pied au ventre, Naruto tomba une dernière fois à l’eau.

 

-         Maintenant que tu l’as fait une fois, tu choperas vite le truc, rendez-vous ici, demain matin, même heure.

-         Ok …

 

 

Le mois suivant, Naruto esquivait parfaitement les coups de sa sensei, elle avait même endurcit son entraînement et était plus sérieuse, au début, il avait fallut à Naruto de recommencer son entraînement sur l’instinct pour s’habituer à la nouvelle vitesse de son professeur, c’était plus rapide à venir, puis Mayuri décida de passer à la suite.

 

 

Shijima et Mayuri étaient assis côte à côte devant Naruto, une discussion sérieuse allait commencer.

 

-         Naruto, commença Shijima, avant d’aller plus loin, j’aimerais savoir si tu crains la mort.

-         La mort ? Je n’y ai pas vraiment réfléchit … Non, je l’ai chercher au début de mon infirmité … Maintenant, je ne la cherche plus mais je ne la fuirais pas non plus.

-         Hn, ce qui va être dit dans cette pièce ne devras pas ressortir, d’accord ?

-         Oui.

-         Mayuri ?

-         Oui, Naruto, je vais t’avouer ce qu’est en réalité nos « yeux », ce n’est pas une technique secrète de notre clan dû à des années d’entraînements comme tout le monde le pense mais une opération sur le corps humain mené par les med-nin du clan, les seuls à connaître certain point de stimulation ...

-         Une opération ?

-         Oui, il faut un instinct de survie hautement élevé, les chances de réussites de cette opération sont de une sur cent, du moins sur un membre extérieur de notre clan, nous faisons l’opération sur les nourrissons quand leur instinct est au plus haut, cent pour cent de réussite.

-         C’est fou …

-         Nous recevons beaucoup de demande de l’extérieur mais rare sont ceux qui y survive, le dernier à avoir survécu est un autre ninja de Konoha, il y a une bonne cinquantaine d’année …

-         Comment s’appelait t-il ?

-         Nous ne pouvons le nommé car il nous a trahis, prononcé le nom d’un traitre nous est interdit … alors qu’il a été adopté selon nos tradition, après l’opération au lieu de rester du côté d’Iwa, il est parti et nous n’avons plus jamais entendu parlé de lui, c’est même à cause de lui que nous avions hésité à te laisser essayer de nous rejoindre.

-        

-         La seule chose que nous pouvons te dire, c’est la manière dont il a perdu la vue, ajouta Shijima, apparemment son propre frère lui aurait arraché les yeux.

-         Sympa la famille …

-         Revenons-en au fait, souhaite-tu vraiment faire cette opération ? demanda Mayuri.

-         Oui, je ne reculerai devant rien, cela fait partie de mon nindô.

-         Alors allons-y.

 

L’ex-jinchuuriki fut installé dans une salle, nu à l’exception d’un pagne qui recouvrait son intimité, les med-nins du clan était autour de lui, mais n’attendirent pas que les anesthésiant fassent leurs effets, Naruto sentit des pointes s’enfoncer dans sa peau.

 

-         Supporter la douleur fait aussi partit de l’opération, entendit-il avant de sombrer.

 

 

 

 

Pendant ce temps à Konoha, à l’hôpital dans une section réservé aux apprentis.

 

-         Sae ? l’appela une voix féminine en posant une pile de bouquin sur le bureau.

-         Oui, Shizune-sensei ? répondit t-elle en levant son nez d’un livre de médecine.

-         Tu sais tout ce j’avais à t’enseigner.

-         Mais …

-         Pas de mais qui tienne, la gronda faussement la brune, tu as appris beaucoup la théorie, maintenant il te faut passer à la pratique … malheureusement comme tu n’es pas de Konoha, je ne peux pas te laisser pratiquer ici.

-         Je sais, rétorqua tristement Sae.

-         Sojiro ? appela Shizune.

-         Oui ?

-         Qui est le prochain candidat à s’être présenté au cour d’apprentissage de base med-nin?

-         Une genin de … Konoha, répondit l’assistant de Shizune, une certaine Haruno Sakura.

-         Faite la mander, s’il vous plait.

-         Bien.

-         Sae, quand penses-tu partir ?

-         Hum … d’ici demain je pense, le temps de préparer mes affaires.

-         Tu veux que je demande à Jiraiya-sama de prévenir ton père de ton retour ?

-         Non, c’est bon, il y a déjà mes gardiens et puis je préfère lui faire la surprise.

-         Très bien, sinon j’ai quelque chose pour toi.

 

Shizune fouilla dans la pile de livre qu’elle avait déposé et en tira un épais livre de médecine.

 

-         Tout y est répertorié, dictionnaire du corps humain, préparation de médicament, poison, antidote, maladie connue et traitement adapté … enfin, une encyclopédie complète.

-         Me … Merci, fit Sae émut.

-         Mais de rien, il te sera très utile si un jour tu veux .

 

L’assistant de Shizune rentra de nouveau dans la salle d’étude, le visage neutre.

 

-         Shizune-sama, la candidate Haruno Sakura est indisponible.

-         Indisponible ? Si elle ne veut pas devenir med-nin, vous n’avez qu’à la rayez de la liste.

-         C’est que, elle est sous interrogatoire, apparemment le troisième membre de son équipe aurait déserté la veille et elle est la dernière personne à l’avoir vu.

-         Je vois, attendons qu’elle soit libre alors, en attendant si vous n’avez rien à faire, allez voir si un élève a besoin d’aide.

-         Compris.

-         C’est un drôle de système que vous avez là, se dit Sae.

-         Pourquoi ?

-         Vous prenez une classe de vingt étudiants med-nins et dès qu’un fini en avance vous en prenez un nouveau, le nouveau risque d’être dépassé par le niveau de la classe. Pourquoi ne pas prendre les vingt pour une période prédéfinit ?

-         Parce que certains ont comme toi, déjà un bon niveau en arrivant dans la classe et comme tout le monde ne progresse pas aussi vite, relâchez tout le monde d’un coup … disons qu’en partant, certain n’auront pas le niveau, il est préférable d’allez jusqu’au bout.

-         Oui, c’est vrai.

-         Je crois que l’on ne se verras plus alors, bonne chance pour l’avenir.

-         Merci beaucoup Shizune-seisei.

 

 

Sae était arrivé à Konoha peu de temps avant l’évasion de Naruto, elle avait eut vent de l’affaire et quand elle avait voulut lui rendre visite, il était trop tard, la prison avait subit une révolte, quand les unités spéciales réglèrent l’affaire, ils trouvèrent le lieu où Naruto avait vaincu Mizuki puis l’homme dans la pierre que Jiraiya libéra, ce genre d’emprisonnement le répugnait, mais malgré les recherches, Naruto demeura introuvable, jusqu’à ce que l’Hokage reçoive un message de Gamabunta disant qu’il n’était pas content de ce qui était advenu de Naruto, puis la punition … Nettoyer son visage de pierre fut une tâche ardu, au début, il avait engagé des genins pour le faire mais un enchantement maintenait la saleté en place, il n’y avait que quelqu’un ayant un pacte avec les crapauds qui puisse réparer les dégâts, et à la main, ce jour là, les villageois rigolèrent bien de voir leur Hokage faire une tâche de bas étage.

 

 

Puis Sae retourna à son village avec la garde que son père lui avait attribué, sans saluer personne à part sa sensei, faut dire qu’elle n’avait pas tissé de lien avec les genins du village de la feuille, préférant se concentrer un maximum dans ses études.

Après quatre jours de marche, elle arriva de nuit chez elle, exténué.

 

Elle ne prit pas la peine d’allumer la lumière, elle se dévêtit à l’aveugle et se coucha …

Pas dix secondes plus tard, un énorme cris raisonna dans la maisonnée, les lumières s’allumèrent, un bruit de course dans le couloir et la porte coulissante de la chambre glissa pour laissé passer la silhouette du Tsuchikage, il regarda autour de lui puis baissa les yeux quand une main tira sur le bas de sa tenue.

 

-         Père, il y a quelqu’un dans mon lit … gémit-elle.

 

Kaseigan regarda alternativement sa fille puis le lit trois fois de suite avant d’éclater de rire, puis il releva Sae qui était dépassé par la réaction de son père.

 

-         Tu aurais dû me prévenir que tu rentrais, dit affectueusement le Tsuchikage, quant à qui se trouve dans ton lit, tu n’as qu’à allez voir de plus près.

 

Sae marcha lentement vers le lit et rabattit doucement la couverture, elle retint une exclamation en découvrant l’endormit.

 

-         Naruto-kun ?

-         Chut, lui intima Kaseigan, il a subit une lourde opération, laisse-le se reposer.

-         Une quoi ?

-         Il a vaincu un membre du clan Kokoro, été adopté et survécut à l’opération qui s’en est suivit.

-         L’opération ? Il a accepté en connaissant les risques ? Il est complètement timbré, hurla la jeune fille.

-         Chut, calme-toi, il est en vie, c’est ce qui compte.

-         Dès qu’il se réveillera, il va m’entendre …

-         Oui, en attendant, va dans la chambre d’à côté pour la nuit.

-         Ok …

 

Sae remit la couverture sur Naruto et sortit de la chambre avec un petit sourire.

 

Naruto rêvait depuis l’opération, soit quatre jours, dans son rêve, il voyait et il était conscient de la réalité, de l’opération, il savait que ce n’était pas un rêve comme les autres, la matérialisation de ses peurs l’attaquait, des kage bunshin, ses kage bunshin, tous transformés comme possédés par Kyubi, ils lui en voulaient de ne pas avoir gardé le démon en lui et de s’être laissé possédé par le pouvoir destructeur du renard.

Lors de l’opération, des aiguilles lui était planté sur tous les nerfs, reflété dans le rêve par les coups de ses clones, il était en lambeau mais s’accrochait, il voyait de nouveau dans ce rêve et se servait trop de ses yeux nouvellement retrouvés, grave erreur … et il s’en rendit vite compte.

Il les ferma et se laissa guider par son instinct, les blessures pleuvaient mais étrangement, il en fit abstraction, pas que ça ne lui fassent pas mal mais il sentait que c’était bénin que le mal infligé n’était pas aussi important que la douleur lui fasse paraître, dans le décors ensoleillé, une plaine fermé par un contour d’arbre, il y avait une porte, sa huisserie entouré par des vaguelettes noires.

La porte s’ouvrit révélant un trou noir.

En se fiant à son « instinct », il avança vers l’obscurité de la porte en ignorant les clones qui continuait à le lacérer puis la porte se referma derrière lui.

 

 

 

Enfin un nouveau chapitre, désolé encore de ne pas avoir posté plus tôt, j’ai commencé à tafer et j’avoues que je n’ai pas beaucoup de temps pour mes fics.

J’espère que ce chapitre vous aura plût.

Comms.