de la lumière dans son coeur

par soundgirl

Chapitre 2


coucou! voila le deuxième et dernier chapitre! alors j'ai longuement réfléchis avant de choisir si je faisais une happy-end ou une bad-end et finalement je me suis décidée!!!!! voila, bonne lecture et dites moi ce que vous en pensez ça m'encourage!!!!!! (au fait, j'ai d'autres fics dans ma gallerie, si vous voulez voir j'en serai trèèèèès heureuse!! ^^)

Gros bisoux à tous!!





Shizune remua dans son lit et ouvrit les yeux. Elle s'assit et passa une main dans ses cheveux. Cela faisait deux semaines qu'elle était rentrée à Konoha. Elle avait pu se reposer et manger, surtout, car son voyage au pays de la lune lui avait fait perdre 5 kilos. Elle avait du raconter le déroulement de la mission à Tsunade-Hime, en inventant la façon dont elle avait tué le boss et dont elle s'était enfuie. Elle s'était bien gardée de lui dire qui elle avait rencontré en chemin. Si ça se savait....

Elle caressa la pièce d'or qui était posée sur sa table de nuit.

-Kabuto....murmura-t-elle pour elle même.

Elle ignorait pourquoi, mais elle ne cessait de penser à lui. Son sourire, sa gentillesse lui manquaient. Elle avait conscience d'avoir découvert une facette de son âme sensée rester secrète, la meilleure partie de lui.Si ils se revoyaient sur un champ de bataille, aurait-elle le courage de le tuer maintenant qu'elle le connaissait? aurait-elle le courage de se dresser contre les ordres? Ses réflexions la rendaient pensive et rêveuse, si bien que ses amis se demandaient ce qui ne tournait pas rond. Shizune leur répondait que tout allait pour le mieux, mais au fond, ce n'était pas vrai et elle le savait. En pensant à Kabuto, elle ressentait un sentiment étrange qu'elle n'arrivait pas à cerner. Cela la stressait et la rendait parfois irritable.

Elle se leva, se lava et s'habilla avant de partir au bureau de Tsunade, non sans avoir glissé la pièce dans la poche de son kimono. Quand elle passa la porte, elle découvrit les principaux juunins du village, assis autour d'une table que présidait Tsunade.

-Je suis en retard? demanda Shizune.

-Non, nous venions de commencer, dit Tsunade en lui désigant une chaise.

La réunion débuta. Shizune écoutait attentivement et exposait son point de vue sur les sujets proposés. Elle finissait de trier ses papiers quand Gai déclara:

-Nous devons aussi parler du problème d'Orochimaru! Oto est devenu un réel problème, surtout depuis qu'ils ont Sasuke!

-Tu as raison, dit Tsunade, il est temps de prendre des décisions à ce sujet.

Mais Shizune n'écoutait déjà plus.Oto...elle regarda par la fenêtre, son esprit était revenu deux semaines en arrière.

-Qu'en penses-tu Shizune? demanda Tsunade.

La jeune femme se redressa vivement. Elle n'avait rien écouté de ce que la sannin avait dit et elle hocha la tête de manière désordonnée, de manière à ce qu'on ne puisse pas savoir si elle exprimait une approbation ou autre chose.

-Je...heu...oui, bien sur!

-Shizune...soupira Tsunade, peux-tu me répeter ce que je viens de dire?

La kunoichi baissa la tête.

-Shizune, j'aurai à te parler après la réunion.

Shizune rougit de honte et croisa les regards légèrement inquiets de Kurenai et Anko, et celui, perçant, de Kakashi. La réunion se termina une heure plus tard et Shizune attendit que la salle se vide. Elle se retrouva seule avec Tsunade qui s'assit en face d'elle.

-Shizune, qu'est ce qui ne vas pas?

-Mais...tout va bien, je vous assure!

-Je ne crois pas, non.dit la godaime en regardant son assistante d'un air inquiet.Depuis ton retour du pays de la lune, tu es absente, constamment dans les nuages et on dirait que tu esprit est ailleurs. Alors, explique moi ce qui se passe.

-Mais...dit Shizune d'une voix qu'elle tentait de rendre assurée, il ne s'est rien passé. Je suis juste fatiguée, je vais me remettre.

Elle se força à sourire.

Tsunade l'observa un instant, intensément,puis lui dit que si ce n'était que ça, elle pouvait sortir. Shizune se leva, mais au moment où elle allait partir, elle demanda, d'une voix mal assurée:

-Tsunade...

-Qu'y a-t-il? demanda l'hokage.

-Est ce que vous pensez...que...que quelqu'un puisse être incomprit et haï par la majorité des gens alors qu'il ne le mérite pas? que l'on ne le voit pas tel qu'il est vraiment?

Tsunade resta pensive, les yeux fixés sur Shizune.

-Je le pense...dit-elle lentement, parfois, cela arrive. Des personnes peuvent parfois être mal jugées, car elles choisissent de fermer leur âme aux autres et de cacher leurs sentiments. Cela vient souvent d'un besoin de se protéger, de ne pas montrer ses faiblesses à qui que se soit...

Shizune hocha lentement la tête.

-Tu connais quelqu'un qui est dans ce cas? demanda Tsunade.

-Non!non! dit Shizune, c'était juste pour savoir! merci, Tsunade-sama.

Elle sortit du bureau, laissant derrière elle une Tsunade inquiète et soupçonneuse.


Le soir venu, Shizune s'assit sur un banc, près de chez elle,et observa le ciel. Puis elle sortit la pièce d'or et la caressa du doigt. "Si tu veux me revoir, sers toi de ça". C'était bien beau, mais elle ne voyait pas comment contacter Kabuto avec une pièce. Shizune fronça les sourcils. Il devait aimer compliquer les choses.

-Salut! lui dit une voix, je te dérange?

Shizune tourna la tête et vit Anko qui se tenait à côté d'elle. Shizune rangea discretement la pièce et fit signe à Anko de s'asseoir.

-On a pas passé beaucoup de temps ensemble ces dernières semaines, dit Anko avec un sourire, ça me fait du bien de te revoir!

-Moi aussi,dit Shizune.

-Je sais que ça ne vas pas en ce moment,dit Anko sans préambule.

-Mais ça va très bien, dit Shizune, fatiguée de devoir répéter la même chose à tout le monde.

-Tu parles! dit Anko, je n'y crois pas une seconde. Tu peux peut-être tromper les autres mais pas moi. Je suis ta meilleure amie, alors je vois bien que tu n'es pas normale..

-Qu'est ce que tu veux que je te dises? lança Shizune d'un ton amer.

-Ce qui te tracasse.

-Non. réliqua Shizune plus brusquement qu'elle ne l'aurait voulu.

Anko haussa la sourcils.

-Tu ne comprendrais pas. dit Shizune en se levant.

-Daccord. soupira Anko,mais si tu as le moindre problème, ma porte t'es toujours ouverte.

Shizune eut un sourire.

-Merci...

Et elle partit. Elle marcha dans les rues d'un pas vif et soudain, s'arrêtta dans une ruelle sombre. Elle tira la pièce et la regarda d'un air décidé. Elle voulait le revoir. Il le fallait. Pourquoi? elle ne savait pas, elle n'était même pas sure de ce qu'elle faisait. Shizune approcha la pièce de sa bouche et murmura:

-Je veux te voir. Je t'attendrais ce soir, à minuit, sur la falaise des Hokages.

Elle éloigna la pièce. Est ce que ça avait marché? est ce qu'il l'avait entendue? elle avait tenté ça sans réfléchir, mais elle ésperait que son intuition eut été la bonne.

Quant minuit vint, Shizune était assise sur la falaise, les bras autour des genoux, écoutant les bruits du village en bas et ceux de la forêt, devant elle. Ele jeta un regard à la lune qui ce soir là, était ronde et brillante. Elle attendit, et au bout d'un moment,se rendit compte qu'elle était stupide de rester là. Elle se leva, et fit quelques pas, quand une voix parla derrière elle:

-Salut.

Shizune se retourna d'un bloc. Il était là, devant elle,adossé à un arbre. La kunoichi le reconnut immédiatement malgré la pénombre. Elle se sentait étrange: elle avait chaud et froid en même temps, une boule dans la gorge et un noeud dans l'estomac, et elle sentit son coeur battre plus vite tandis qu'elle s'approchait.

-Bonsoir..dit-elle d'une voix légerement tremblante.

-Comment vas-tu? lui demanda Kabuto avec un sourire, je vois que ton retour s'est bien passé.

-Oui..dit-elle, et le tien?

-Bha...dit-il en se grattant l'arrière de la tête, Orochimaru m'a demandé des comptes et j'ai eu un différent assez violent avec Sasuke.Mais sinon...

-Ha.tu...

-Je ne lui ai pas parlé de toi, ne t'inquiètes pas. J'ai du baratiner un peu, mais j'ai l'habitude...

Shizune sourit. Elle se sentait bien, comme si le vide en elle s'était comblé d'un coup.

-Comment as tu eu mon message? demanda-t-elle.

Kabuto sortit une pièce pareille à celle de Shizune de sa poche.

-Ces objets ont été traités avec un jutsu spécial, dit-il, grâce à ma pièce, j'entends ta voix quand tu me parles en particulier et je sens ta présence où que tu sois. C'est la même chose pour toi.

Shizune serra la pièce dans sa main.

-Si je t'ai demandé de venir...c'est parce que je voulais te remercier.

-De quoi?

-De tout, répondit la jeune femme, je n'ai pas eu l'occasion de le faire auparavant, alors je te le dis maintenant! et puis j'avais envie...de te voir.

Kabuto ne dit rien.

-C'est ridicule je sais...rit-elle nerveusement, mais bon...

-Je ne trouve pas ça ridicule. Alors relax, et raconte moi comment ça va ici! dit-il avec un sourire.

L'ambiance se détendit soudain.Ils parlèrent, rièrent et Shizune se sentit légère.

Plus bas, sur la tête de Nidaime,Anko avalait un verre de saké en réfléchissant. Elle posait son verre quand soudain, elle perçu des rires lointains. Elle reconnut la voix de Shizune et elle fut surprise de tout le bonheur que cette voix dégageait. Anko escalada furtivement la falaise et se cacha derrière un bosquet. Elle jeta un regard et retint une exclamation.

Shizune dicutait avec le second d'Orochimaru!! mais, comment! Anko n'en revenait pas. Elle les voyait parler avec des mines réjouies. Yakushi était recherché partout, c'était un ennemi du village! comment Shizune pouvait-elle...Anko plaqua une main contre sa bouche. Puis, lentement, elle sortit un mini-appareil photo d'espionnage. Elle devait le faire. Cela concernait la sécurité du village.Tsunade-sama devait savoir.

-Pardonnes moi, Shizune. souffla-t-elle tandis qu'elle photographiait la scène.

Puis, elle rangea son appareil et quitta silencieusement la falaise.

Plus tard, Shizune se leva, rayonnante.

-Je vais devoir y aller, déclara Kabuto en s'étirant, sinon Orochimaru va se demander ce que je trafique...

-Merci d'être venu, dit Shizune.

-Ce n'est rien, te voir m'a fait plaisir, parce que...

Il s'interrompit et toussa légèrement.

-Au revoir, dit-il.

-Au revoir, répondit Shizune.

Ils se sourirent, puis, le ninja disparu avec un pof ! de fumée.

Shizune rentra chez elle, inconsciente du drame qui se préparait.


Le lendemain, quand elle se rendit au bureau de Tsunade, Shizune souriait. Elle frappa trois coups à la porte et elle entendit Tsunade lui répondre:

-Entre, Shizune.

La jeune femme eu un mauvais pressentiment. La voix de Tsunade était froide et distante. Shizune pénetra dans le bureau et vit Tsunade assise dans son fauteuil, les mains croisées devant son visage. Ses yeux étaient durs et froids, son corps, tendu.

Shizune sentit alors l'inquiétude monter en elle.

-Ca ne vas pas? demanda-t-elle.

Tsunade ne répondit pas, et Shizune remarqua alors le dossier posé sur le bureau, face à elle. Il portait son nom. L'inquiétude se mua en angoisse. Shizune ouvrit le dossier d'une main tremblante et poussa un petit cri. Sous ses yeux, s'étalaient des photos, la représentant elle et Kabuto, la nuit passée. Shizune recula, les yeux vissés aux photos et releva le regard vers Tsunade,qui n'avait pas bougé.

-Tsunade...commença Shizune, je...

-Silence. coupa Tsunade d'une voix glacée, quand un ninja m'a amené ces photos, je n'ai pas réussis à y croire. Toi, que je considérais comme la personne en qui j'avais le plus confiance...je suis écoeurée...

-Tsunade! cria Shizune, ce n'est pas ce que tu crois!! je n'ai pas trahi Konoha!!

-Tais-toi! s'exclama Tsunade.

-NON!! cria la kunoichi, à toi de m'écouter!! je n'ai jamais trahi Konoha, je n'en ai même jamais eu l'intention!! et tu te trompes totalement sur le compte de Kabuto!! il n'est pas comme tu le penses! c'est quelqu'un de bon!! seulement toi et les autres êtes trop bornés pour le voir! tu m'a dit que certaines personnes pouvaient-être mal jugées!! il en est le parfait exemple!!

-Tu délires!

-Non! je ne délires pas!! c'est vous qui vous trompez!!

Shizune sentit les larmes lui monter aux yeux.

-Il m'a aidé au pays de la lune!! nous nous sommes entraidés pour vivre!!! et j'ai découvert qu'il n'est pas celui que tout le monde croit!! je ne vois pas en quoi c'est comdannable!! je n'ai commis aucune faute et j'ai ma conscience pour moi!

Shizune pleurait. Tsunade restait crispée sur son fauteuil.

-Tu ne me comprends pas et je le sais!! continua Shizune, mais c'est ainsi! J'ai découvert de la lumière dans son coeur,une lumière qui ne demande qu'à devenir plus grande et plus pure!! et si chérir cette lumière est de la trahison, alors effectivement, j'ai trahi!

Tsunade se leva.

-Shizune...tu as été comme une fille pour moi. Mais...ce que tu as fait n'es pas pardonnable...Gardes!!

Deux ninjas pénetrèrent dans le bureau.

-Anayama Shizune, vous êtes en état d'arrestation pour haute trahison! déclara Tsunade d'une voix rauque, arrêtez la!

Shizune réagit alors plus vite que l'éclair. Elle se jeta en avant et se jeta par la fenêtre ouverte. Tsunade aperçut son regard brun plein de larmes et sentit la peine lui transpercer le coeur. Mais elle était Hokage du village de Konoha et elle avait des devoirs.

-Attrappez-la! elle ne doit pas s'enfuir! dit-elle aux ninjas.

Mais Shizune courait déjà, loin. Elle pleurait. Elle renversa quelqu'un sur son chemin et aperçut Kakashi qui lui demanda si ça allait. Shizune ne répondit pas et continua de courir. Elle quitta le village et courut sans s'arrêtter des heures durant, loin de Konoha, loin de tout. Elle trébucha et s'étala par terre.Incapable de se retenir, Shizune fondit en larmes. Elle était bannie, chassée. Considérée comme une traîtresse par ceux qu'elle avait toujours aimé comme sa famille.Elle sanglota. La jeune femme releva la tête et vit que les arbres qui étaient près d'elle étaient très grands et denses. Elle attrappa une branche et grimpa, le plus haut possible, le plus près du ciel, pour se cacher, rester seule avec sa peine et son désespoir. Sa vie s'était écroulée en un instant. Les branches étaient assez grosses pour qu'elle marche dessus sans risque. Presque au sommet des arbres, les branches s'étaient entremêlées entre elles, formant une éspèce de nid aérien, assez grand pour acceuillir deux ou trois personnes. Shizune observa l'endroit, puis s'assit dans le nid en continuant de pleurer. Les larmes ne semblaient pas vouloir s'arrêtter de couler...puis, elle s'arrêtta de pleurer et s'endormit presque ausitôt d'un sommeil lourd.


La jeune femme dormait toujours sur le dos, ses joues encore luisantes de larmes lorsqu'elle sentit une main la remuer doucement. Shizune émit un petit bruit, et elle entendit une voix prononcer son nom.

La jeune femme s'éveilla. Elle vit alors le visage inquiet de Kabuto dessus d'elle. Elle poussa un cri et le repoussa en reculant loin de lui. Elle était parfaitement réveillée à présent.

-Qu'est ce que tu veux?! cria-t-elle .

-J'ai sentit ta peur, dit-il, avec la pièce, et j'ai suivit ta trace jusqu'ici.Que s'est-il passé?

-Je n'ai pas à te le dire!! cria Shizune, vas-t'en!! je ne veux pas te voir!! plus jamais!!

La jeune femme déversait sur Kabuto toute sa colère, sa tristesse et sa douleur, bien qu'elle sache que c'était injuste. Son coeur débordait de peine et elle lui cria d'un ton hargneux:

-J'ai été bannie!! on a voulu m'arrêter!! parce que j'ai parlé avec toi!!

-Quoi? bredouilla Kabuto,stupéfait.

-Ca t'étonnes, hein?! continua Shizune, ma vie est foutue!! déglingée!!! j'ai été trop conne!! si tu n'avais pas existé, ça ne serait jamais arrivé!!!!

-Shizune...

-La ferme!!! dégages!! je voudrais ne jamais t'avoir connu!!! JE TE HAIS!!!!!

Elle ne dit plus rien, les joues rouges, le souffle court à force d'avoir trop pleuré et crié. Presque aussitôt, elle regretta ce qu'elle avait dit. Kabuto la regarda et elle vit dans ses yeux qu'elle l'avait blessé. Le jeune homme se releva et lui tourna le dos sans rien dire. "Idiot!" pensa-t-il. Comment avait-il pu croire un seul instant qu'elle éprouvait quelque chose pour lui...qu'elle...il était un sombre crétin. Un pauvre imbécile sentimental...

Il séloigna en silence.

Shizune tremblait. Qu'est ce qu'elle avait fait?! Bon dieu, qu'est ce qu'elle venait de faire?! Elle regardait Kabuto s'éloigner lentement. Intérieurement, la jeune femme hurlait.

"Non!! ne pars pas!! je n'ai pas voulu dire ça!! je ne suis qu'une idiote!! reviens! ne me laisse pas! je ne pensais pas ce que j'ai dit!! reviens!!!"

-Ne pars pas!!!!! cria Shizune.

Elle se releva et attrappa le bras de Kabuto, les larmes coulant le long de son visage.Le jeune homme se retourna, le coeur battant à tout rompre. Shizune le regarda et lui dit:

-Ne pars pas...je t'en supplie...je...je...

Shizune sanglota, ses yeux d'un brun ambré remplis de larmes plongés dans ceux de Kabuto, noirs comme la nuit.

-Je veux que tu restes...près de moi...j'ai...j'ai besoin de toi, parce que...parce que....

Les mots restaient coincés dans sa gorge. Son coeur battait si fort qu'il semblait être sur le point d'éclater.Elle baissa la tête.

-Je t'aime...murmura-t-elle.

Kabuto resta immobile, ses pensées ne circulaient plus. La jeune femme releva les yeux vers lui. Ce sentiment étrange qu'elle avait ressentit durant des jours et des jours, elle savait désormais ce que c'était. Kabuto la regardait toujours sans rien dire et Shizune eut soudain peur d'avoir eu tort. Mais soudain, il pencha son visage vers elle et la kunoichi ferma les yeux. Leurs lèvres se frolèrent et Shizune sentit un frisson la parcourir toute entière.Celles de Kabuto étaient douces et chaudes. Elle colla son corps contre celui du jeune homme et l'embrassa. Kabuto l'enlaça et lui rendit son baiser avec fougue. Il sentait chacun de ses muscles, chaque parcelle de lui, brûler de désir. Shizune passa sa main dans les cheveux argentés du jeune homme et s'allongea dans le nid en l'attirant contre elle. Cette nuit là fut la plus belle de leur vie. Et au moment où ils ne firent plus qu'un, où ils ne semblèrent plus être qu'un seul être, réunis par le coeur et le corps, Kabuto lui murmura:

-Je t'aime....

Shizune poussa un soupir de bonheur et leurs lèvres s'unirent pour un long baiser...


Le lendemain matin, tout était différent. Shizune se sentait incroyablement bien. Elle était allongée sur le dos, nue, et caressait d'un geste doux et régulier les cheveux de son amant qui dormait, la tête posée sur sa poîtrine.Sa main était entrelacée avec la sienne. Elle le sentait respirer, vivre, et rien ne lui procurait plus de joie. La lumière du jour perçait les feuillages et projetait de larges taches de lumière dans le nid aérien. Shizune observa Kabuto sans cesser de lui caresser les cheveux. Elle ne pouvait plus se passer de lui. Elle avait découvert la plus merveilleuse et terrible des drogues: l'amour.

Elle sourit et regarda le ciel. Il était bleu clair, sans nuages. Un temps magnifique.

Kabuto s'éveilla lentement. Il sentit la peau de Shizune contre la sienne et pensa "ce n'était pas un rêve alors..."Il ouvrit les yeux et croisa le regard de la jeune femme.

-Bonjour...

-Bonjour. lui répondit-elle.

Il l'embrassa avec tendresse et resta allongé contre elle, le regard perdu dans le vague.

-Et maintenant? interrogea Shizune, qu'est ce qu'on va faire?

-Je ne sais pas. admit le shinobi, ni toi ni moi ne pouvons retourner dans nos villages après ce qui s'est passé cette nuit...

Shizune ne dit rien.

-Si Orochimaru apprends que je...enfin que je t'apprécie...

-Ha oui? demanda Shizune avec un sourire en coin, tu m'apprécies?

Kabuto poussa un soupir amusé.

-Daccord, s'il apprends que je t'aime, il me fera tuer...

-Et moi, si je rentre, je vais passer entre les mains d'Ibiki...

-Dur.

Ils restèrent silencieux quelques instants.

-On doit s'enfuir ailleurs. dit Shizune.

-Mais...et Konoha? tu ne peux pas vivre loin de tes amis. si on s'enfuit, tu vas renoncer à tout ce que tu as toujours connu!

-Je sais..dit Shizune avec douceur, mais tu vois...je suis amoureuse d'un homme que mes amis n'accepteront jamais...je l'aime, j'ai besoin de lui et si il faut partir...et bien je le ferais. Et je n'oublies pas que s'il me suit, il va devoir quitter lui aussi son village, tout ce qu'il possède et son maître qu'il s'est juré de servir..

-Et moi, dit Kabuto, je suis amoureux d'une femme que mon maître essayera de tuer s'il apprends son existence. J'aime cette femme, plus que tout au monde, alors..je quitterai mon village pour la protéger.

Ils se regardèrent. Leur décision était prise.


Village de Konoha.


La nuit était tombée depuis lontemps. Deux ombres s'approchèrent des portes et la première lâcha la main de la seconde.

-Je ne serai pas longue..mumura Shizune.

La jeune femme entra silencieusement et se dirigea vers sa maison. Elle vit le scotch qui barrait sa porte et les barrières devant son jardin. Elle les enjamba et ouvrit la porte. La maison était silencieuse. C'était la dernière fois qu'elle la voyait et les larmes montèrent malgré elle. Elle s'avança silencieusement et pris une photo sur sa table de nuit. Il y avait tous les juunins et quelques chuunins. Tous ses amis. Tout ceux à qui elles ne dirait jamais adieu. Une larme s'écrasa sur le cadre. Elle mit la photo dans son sac. Elle emporta également son nécéssaire à medecine, quelques objets auxquels elle tenait et un ou deux kimonos qu'elle rangea également dans sa besace. Elle sortit et jeta un dernier regard à sa maison. Enfin, elle se détourna et monta au somment d'un bâtiment. Elle voulait voir le village une dernière fois. La peine était là, mais elle avait fait son choix. Elle remarqua de la lumière dans le bureau de Tsunade, chez Ichiraku et Anko...les souvenirs affluèrent et Shizune sourit malgré elle en pensant à tout ce qu'elle avait vécu ici. Elle redescendit et se dirigea vers la porte...

A l'entrée du village, Kabuto l'attendait, dans l'ombre. Il regardait le village discrètement. Après tout, il avait aussi été celui de son enfance...Soudain, il entendit un bruit derrière lui et se retourna brusquement. Kakashi se tenait devant lui. Kabuto sortit une arme en une seconde mais Kakashi garda les mains dans les poches.

-Je ne suis pas venu me battre. dit-il.

Le jeune homme resta sur la défensive.

-Tu es venu avec Shizune? demanda Kakashi, je vous ai vu.

-Oui.

-Je vois...J'ai une question à te poser: tu l'aimes?

-Quoi?

-Est ce que tu l'aimes?

Kabuto fronça les sourcils. Son regard était fixé sur Kakashi.

-Oui. répondit-il, Vous ne me croyez surement pas, mais c'est la vérité. Dailleurs, je me fiche de ce que vous pensez.

Kakashi ne bougea mais Kabuto aurait juré l'avoir vu sourire sous son masque.

-Quelque chose dans ton regard a changé, dit-il lentement, il y a une étincelle que je ne voyais pas avant. Puisque tu l'aimes vraiment, j'ai une faveur à te demander, ce sera la première et la dernière fois...

-Laquelle?

-Rends la heureuse. dit Kakashi, et prends soin d'elle.

-Vous n'avez pas besoin de me le demander. dit Kabuto , je n'ai jamais eu l'intention de la faire souffrir...

-Bien..dans ce cas, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne chance. Soyez heureux tous les deux.

-Kakashi-san! s'exclama Kabuto, pourquoi être venu me voir? vous auriez pu nous dénoncer! alors pourquoi?

L'expression de Kakashi était indéchiffrable. Il tourna le dos et s'éloigna.

-Ce que vous faîtes est stupide, dit Kakashi à voix basse, mais...je suis rassuré de voir qu'il existe encore en ce monde des choses belles au point de paraître stupides...

Le ninja copieur disparu. Kabuto resta sans bouger.

-Kakashi-san...

Shizune réapparu derrière Kabuto.

-J'ai fini. dit-elle simplement.

Elle lui prit la main qu'elle serra fort.

Les deux shinobis s'éloignèrent. Leur vie était devant eux....




Bien des années plus tard.


Il faisait très beau. Dans une forêt profonde et ensoleillée, on pouvait voir une maison de bois construite à la fois sur le sol et dans les arbres. Les différentes parties étaient reliées par des tirolliennes et des ponts de singe. Dans la maison c'était l'effervescence.

-Maly! t'as vu mon tee-shirt? demanda un ado d'à peu près 16 ans aux cheveux noirs et aux yeux fauves.

-Nan! demande à Waly! répondit une fille qui avait exactement la même tête au féminin.

-Qu'est ce que j'ai fait encore?! demanda le nommé Waly en se postant devant son frère et sa soeur.

-Cody voulait savoir si t'avais son pull!

-Il est au lavage avec Kosuke!

-Ok! merci! à propos où est Tiny?

-Elle nourrit Kodaru!

-En tous cas, y faut mettre la table, sinon Sayana va encore brailler!

-Demande à Tokito! c'est toujours nous qui le faisons! grogna Cody.

-Tu parles! tu t'arranges toujours pour être ailleurs à ce moment là!

-De quoi?!! tu cherches la marave?!!!

-Bon ben on y va alors? demanda Maly avec impatience.

Quelques minutes plus tard, une tables pour 8 était mise.

Une belle jeune femme aux cheveux gris parsemés de mêches noires sortit de la cuisine avec des plats. Un pierre brillait à son nombril et ses oreille étaient percées de trois trous chacune.

-A table!!

Aussitôt, les quadruplés arrivèrent et s'assirent à leur places habituelles. Il y avait Cody et Waly, les garçons et Tiny et Maly, les filles. Ils avaient tous les cheveux noirs et les yeux oranges en amande qui rappellaient ceux de leur père. La femme posa le plat sur la table.

-Ouha! Sayana, ça à l'air super bon! s'exclama Tiny.

-Merci!

Sayana était la fille la plus agée de la famille. Les yeux noirs et les cheveux assez longs, c'était la chef de la fratrie. Elle était gentille et attentive, mais il fallait faire très attention à ne pas la mettre en rogne. Elle appella dans les arbres et un autre adolescent descendit.Mince et beau, les cheveux blonds lisses et les yeux vert clairs, c'était Tokito, le quatrième.D'un naturel plutôt calme contrairement aux quadruplés, Il s'assit en silence, commença à manger.... et reçu une boulette de riz en pleine face. Waly éclata de rire et Tokito répliqua par un morceau de poisson tout en passant en revue toutes les insultes qu'il connaissait.

-Arrêtez tous les deux! s'exclama une nouvelle arrivante. Elle était très belle et ressemblait beaucoup à sa mère,les cheveux noirs avec une mêche grise. Ses yeux bleu et vifs comme ceux de sa mère fusillèrent ses frères qui se calmèrent aussitôt. c'était Kosuke, la troisième des enfants. Elle s'assit et se servit. Une place en bout de table restait vide.

-Où est encore passé Yuan? demanda Kosuke à Sayana.

-Je ne sais pas mais en tous cas -elle se tourna vers Tokito et les quadruplés- vous avez le droit de manger sa part s'il n'est pas à l'heure!

-OUAIS!!!

-Hé!!! j'entends qu'on parle de manger mon déjeuner!! dit une voix sur le seuil.

Un grand jeune homme se tenait debout, l'air désinvolte, les mains dans les poches. Ses cheveux gris était coiffés en dreadlocks et il avait un piercing au sourcil.Il affichait un sourire détendu et assuré.

C'était Yuan. L'aîné de la famille.Fainéant et toujours cool, il était très dur pour lui d'être sérieux et responsable, si bien que Sayana était en fait le vrai chef de la fratrie. Il mangea son poisson et tappa sur la main de Maly qui voulait lui voler son bol de riz.

-T'ouf 'as 'est a m'foi!! (traduction: touche pas c'est à moi!)

-On ne parle pas la bouche pleine!dit Kosuke, ça compte aussi pour toi Yuan!

-Ok, ok! dit son frère en levant les mains en signe de rédition.

Tout le monde mangea en discutant de choses et d'autres et Tokito affronta Yuan au bras de fer.Les deux frères s'entendaient à merveille et Yuan prenait très à coeur son rôle d'aîné avec Tokito qui le considérait souvent comme un modèle. Yuan battit son petit frère qui se mit à protester avec véhémence et Kosuke leur vida le plat de soupe sur la tête pour les calmer sous les applaudissement des quadruplés.

Soudain, la porte d'entrée s'ouvrit et tous les adolescents et jeunes adultes se tournèrent. Cody avait la bouche pleine,Maly faisait tenir une brochette en équilibre sur le bout de son nez pour amuser la gallerie et Yuan et Tokito avaient les cheveux pleins de soupe.

-Salut mm'an!salut pp'a! lançèrent-ils en choeur.

Les deux adultes s'avancèrent. La femme avait les cheveux longs et bruns attachés en queue de cheval, tandit que le père avait les cheveux libres et un tatouage en forme de flamme sur le poignet et l'avant-bras. Il portait deux anneaux à l'oreille droite et de nombreux colliers et bracelets.

-A voir vos têtes, Kosule a piqué sa crise. dit le père en riant, qui a gagné au bras de fer ? j'avais parié sur Yuan!

-Kabuto! tu ne devrais pas les encourager! s'indigna Shizune.

-Bha...ça ne fait de mal à personne...

-Ce n'est pas la question!

-Daccord, daccord...ce n'est pas bien les enfants! pas bien du tout! dit Kabuto d'un ton sévère bien que son large sourire dise le contraire.

Shizune soupira et s'assit à la table tandis que Sayana sortait deux autres assiettes.

-Vous avez fait quoi aujourd'hui? demanda Yuan.

Kabuto s'étira et répondit:

-On a soigné ceux qui en avaient besoin, aidé une femme à accoucher et...heu, j'ai eu un ennui avec une bande de balourds à la sortie de la ville...

Shizune lui jeta un regard lourd de reproches et il déglutit difficilement.

-Et alors! s'écrièrent les ados qui se doutaient de la suite, tu les as démonté?!! hein?!!

-Je me suis défendu.

-Ouéééééé!!!!!! t'es le meilleur!!!

-Mon fils! s'exclama Kabuto,tout sourire, en attrappant la tête de Yuan, vois-tu à quel point ton père est admirable?!

-Ouais, on peut dire ça comme ça...soupira le jeune homme en tentant de se dégager.

Tout le monde éclata de rire et même Shizune ne put s'empêcher de pouffer silencieusement.

-Eh!!!! papa!!! s'exclama Tokito, c'est vrai qu'avant t'avait une tête de bucheur?

Kabuto faillit s'étouffer avec son riz.

-Qu....quoi?! mais qui vous a raconté ça?!!!

-Maman! dirent-ils tous en coeur.

-Merci Shizune....grommela Kabuto, oui bon c'est vrai que j'avais un peu l'air d'un intello...

Les jeunes éclatèrent de rire.

-Ouha! j'y crois pas! dit Cody, papa est un bucheur!

-T'as pas l'air d'un intello pourtant!!

-C'est parce que t'as mal tourné? demanda Waly.

Shizune sourit et répondit:

-Au contraire, c'est parce qu'il a bien, très bien tourné....

Kabuto la regarda et lui fit un superbe sourire auquel elle répondit.

Elle contempla sa famille d'un air attendri. Jamais elle n'aurait imaginé se retrouver un jour à la tête d'une tribu de 1O personnes. Cela faisait des années qu'elle avait abandonné la profession de ninja,et pour parler franchement, elle ne le regrettait pas. Kabuto et elle soignaient les gens des villages alentours en échange de nourriture, d'argent ou d'autre chose et cette vie lui convenait parfaitement.Ils s'étaient vite rendus indispensables et ils avaient été integrés aux différentes communautés.De plus, leurs enfants étaient leur trésor le plus précieux, malgré les matchs de catch à trois heure du matin, les bagarres à coups de hachoir à viande et les lachés d'écureuils dans la cuisine .



C'était le printemps, les jours s'écoulaient paisiblement...



Fin.