Trahison involontaire

par Bellatrix

Chapitre 1

Londres, 1879 – Demeure Hyûga

Devant ce palais gigantesque, dans les jardins de ce somptueux lieu, deux jeunes femmes bavardaient en marchant. L’une d’elle était la femme qui avait été voir le vampire. L’autre avait de longs cheveux châtains, ondulés. Ses yeux étaient couleur chocolat, et son visage était extrêmement fin, comme l’autre. L’ami du vampire était vêtu d’une jupe rouge et d’un petit bustier blanc avec de petites ballerines blanches, l’autre avait une robe fine chocolat comme ses cheveux et des petites ballerines noires.

Le vent soufflait calmement pour une journée d’automne. Les jeunes filles traversaient les jardins, parlant, parlant, sans s’arrêter tout en goûtant aux senteurs des fleurs environnantes. Les jardins étaient composés de multiples colories, tous plus jolis les uns que les autres. Sur les murs du château, on pouvait y voir aussi des roses grimpantes, donnant une vivacité au lieu. Les deux femmes s’assirent sur un banc, pour pouvoir se reposer un peu suite à cette longue balade à travers les nombreux chemins du jardin. L’ami du vampire ouvrit la discussion, sur un ton quelque peu hésitant :

« - Onee-chan… vous pensez que les vampires, suite à notre attaque proche, finiront par y rester ?

- Hinata ! Je t’ai déjà dit de ne pas me vouvoyer si nos parents ne sont pas là !

- Suminasen Tenten-chan…

- Ce n’est rien. Pour répondre à ta question… C’est sûr qu’ils y resteront !

- Pourquoi tant de cruauté alors que nous pourrions nous allier ? »

La sœur ne répondit pas. Elle avait l’habitude de l’extrême naïveté de sa petite sœur. Fallait-il encore lui expliquer les dangers ? Elle en était exaspérée.

« - Hinata, tu sais très bien que les pactes entre vampire et humain ne tiennent jamais ! Ils ont besoin de sang ! Ils nous mordront jusqu’à la dernière goutte, ou sinon… nous finirons comme eux. »

La petite baissa les yeux, attristée par la réponse de sa sœur. Elle se leva, s’inclina devant sa sœur pour pouvoir disposer et elle commença à partir. Sa sœur l’interpella une dernière fois avant de la laisser vagabonder dans les lieux :

« - Tu vois Sakura aujourd’hui ?

- Oui. Je pense que sa sœur, Ino, viendra avec elle aussi.

- Entendu. Tu peux y aller. »

Hinata s’inclina de nouveau et partit définitivement cette fois-ci. Elle sortit des jardins pour rentrer dans l’immense palais. Les murs étaient blancs, les fenêtres laissaient entrer avec perfection la lumière du soleil. Les portes autour de l’immense hall étaient en bois brute, d’une taille impressionnante. Des tableaux majestueux recouvraient une partie des murs blancs. Hinata monta de grands escaliers avec des tapies rouges, bordés d’or. Les escaliers se séparaient en deux branches avec deux panneaux. Sur un on pouvait y lire « Branche principale » et sur l’autre « Branche secondaire ». Elle emprunta le second escalier.

Elle longea un immense couloir blanc recouvert de portrait, sans doute de ses ancêtres. Elle s’arrêta devant une porte en bois sombre, avec gravé sur un petit panneau d’or « Hyûga Hinata _ Branche secondaire, cousine de l’héritier ». La jeune fille soupira et entra dans la pièce. Elle avança à l’aveuglette, le lieu étant dans la pénombre complète. Elle tira un rideau pâle et ouvrit la fenêtre. Doucement elle débloqua les volets emboîtés et sortit sur un grand balcon. Elle se retourna et observa sa chambre.

Les murs étaient violet pâle, avec des petites décorations florales en haut. A côté de la porte siéger une gigantesque armoire de bois, sublimement bordé de dorée, comme les serrures et les poignets. Le lit, quant à lui, était juste en face de la porte quand on rentrait. Il était en baldaquin. Les draps étaient en sois blanche ainsi que les têtes d’oreillers. Les barreaux étaient blancs eux aussi, mais les pieds était d’or. Un petit chevet était posé à côté en bois identique à l’armoire. On pouvait y voir aussi des coiffeuses et des petites commodes diverses en bois également. Le sol était en parquet blanc.

La jeune fille se retourna, interpelée par une voix qui ne lui semblait pas étrangère. Elle sourit en voyant une jeune femme aux cheveux roses en bas. Celle-ci était vêtue d’une jupe noir, tout comme ses ballerines et la barrette qu’elle portait dans les cheveux, ceux-ci était coupé court un peu à la va-vite. Elle portait également un haut rouge comme son pendentif qu’elle portait autour du cou. Elle avait l’air de taille moyenne, et assez légère. Elle avait de multiples bracelets rouges et noirs sur ses deux poignets.

La jeune d’en haut rentra dans sa chambre et ferma la fenêtre. Elle chercha un objet dans ses tiroirs, elle le trouva assez rapidement, c’était une clef. Elle ferma la porte de sa chambre avec et elle descendit les escaliers aussi vite qu’elle le put. Arrivé en bas, un homme sortit d’une des pièces. La jeune fille se stoppa et s’inclina.

L’homme était relativement grand et portait de longs cheveux aussi sombres que la fille. Il était vêtu d’un léger kimono beige avec des bordures blanches. Il avait une assez forte carrure, et ses yeux opaques qu’avait Hinata. Il paraissait majestueux et à respecter.

Une fois l’homme passé et en haut des escaliers, elle avança calmement vers la porte, elle sortit de la demeure et une fois passer la porte la rose lui sauta au cou. Elles se firent une bise brève et Hinata sourit à une blonde qui venait d’arriver. Celle-ci était aussi ravissante que la rose, et un brin de ressemblance sortait de la rose et de la blonde.

Elle était vêtue d’une robe extrêmement fine en tissu blanc, chaussé de petite ballerines de même couleur. Ses cheveux étaient splendides, et soyeux, d’un blond platinée merveilleux. Ils étaient lâchés et la légère brise les faisait voler. Elle était vraiment magnifique.

« - Salut Hina ! dirent-en cœur les deux nouvelles arrivantes.

- Salut Saku, salut Ino !

- Comment vas-tu princesse ?

- Arrête de m’appeler comme ça ! Bien, et vous ?

- On va bien, Tenten est où ?

- Dans les jardins Ino.

- Je vais la rejoindre ! Bye !

- A plus tard. »

La rose sourit à Hina, et elle lui répondit d’un sourire. Elles sortirent calmement de la demeure, en parlant de choses diverses, qui leur tenait à cœur ou non. C’était une discussion plus que banal, jusqu’à ce que Sakura pose une question fatale.

« - Hina, tu connais bien les vampires non ?

- Aussi bien que toi.

- Ne me ment pas ! Tu as vu le brun la dernière fois non ?

- Le brun ? Quel brun ?

- Le frère de l’héritier.

- Pourquoi ? Il t’intéresse ?

- Euh… non, soupira-t-elle, je préfère un de ses frères ! Oups…

- HAHA ! Lequel ?

- Un des blonds…

- Naruto ou Deidara ? Toi qui soi-disant détestes les blonds ! Tu te moques de moi !

- Dei, mais c’était pendant la dernière bataille, je me suis perdue dans ses beaux yeux ciels si captivant et tombant à en…

- Saku…

- Il est tellement beau, magnifique, sans semblable, c’est un dieu ! Il est...

- SAKURA HARUNO !

- Eh oui pardon ?!

- Arrête de fantasmer ! Viens on rentre, nos sœurs vont s’énerver, on est trop loin de la demeure et trop prêt des mauvais quartiers.

- Ouais d’acc, soupira-t-elle une nouvelle fois. »

Arrivé au château, leurs deux sœurs les attendaient aux portes, et comme prévu elles se mirent à les disputer.

« - Vous êtes irresponsable ! commença Tenten.

- Vous auriez pu vous faire mordre !

- OH OUI PAR DEI ! cria Sakura. »

Sa sœur la regarda d’un air interrogateur et lui demanda :

« Dei ? Qui est-ce ? »

La rose rougit, et Hinata la foudroya du regard. Parce qu’en vérité, Sakura n’avait jamais été sur un champ de bataille, elle était une infirmière confirmée. Comment pouvait-elle connaître les ennemis ? Sa sœur regarda méchamment Hinata puis Tenten.

« Hinata je t’avais pourtant dit de ne pas mêler ma sœur à tes trafiques avec les vampires ! Sale petite garce ! »

Tenten la gifla et lui ordonna de quitter le palais. Sakura sentit les larmes lui monter aux yeux. Hinata partit, assez énervée dans ses appartements, laissant la rose en plan devant l’immense porte. Tenten lui tourna les talons et juste avant de partir lui lança un petit « Félicitations ! ». Sakura se mit à pleurer et quitta le palais sans attendre, tout en sanglotant. Ses jambes l’emmenèrent, sans le vouloir, dans les quartiers malfamés. Elle s’en rendit vite compte, quand une main non charmante se posa sur son épaule.

Elle hurla, mais c’était déjà trop tard.