Faraway, Requiem pour Itachi

par tookuni

Attention, spoil !

 

Note 1 : Veuillez m’excuser pour le retard, ce One là, en revanche, risque fort de le rattraper, j’en suis très fier…

 

Note 2 : A écouter : Apocalyptica « Faraway » (sinon c’est moins drôle... Enfin, drôle…hem)

 

One 19

 

 

Faraway, Requiem pour Itachi

 

 

 

Il est un visage si beau que l’on se perd dans sa contemplation. Il est une aura si pure et puissante que l’on s’y accroche jusqu’à vouloir cesser toute existence juste pour pouvoir passer sa vie à la ressentir.

 

Il y a cette peau, crème, pâle et sèche, apparaissant douce comme de la soie et si fragile que la toucher reviendrait à en faire couler du sang.

 

Et puis cette douleur indicible qui prend aux tripes rien qu’à la forme épurée et stable du masque en place. Une œuvre d’art, la beauté suprême que les peintres ont tant cherchée est là, froide, distante, superbe de grandeur et de sagesse.

 

C’est d’une magnificence absolue. Les cils battent doucement parfois, animant un peu le pâle faciès et le rendant comme légèrement accessible. Les pupilles sont rouges sang teintées de noir, les pupilles sont telles parce que ce serait moins beau autrement et ça n’a rien à voir avec un quelconque don héréditaire.

 

Il y a des cernes immenses qui barrent les joues fines un peu creuses, mais elles ne sont présentes que pour ajouter à ce charisme, elles décorent, accordent le tout pour l’assombrir un peu, dans le seul objectif de donner à l’être de lumière une dimension quasiment touchable, parce que la totale perfection est un défaut. Et ces cernes n’ont rien à voir avec son sommeil normalement agité.

 

Les cheveux noirs sont coiffés parfaitement, la cendre déposée comme un voile de ténèbres pour mettre en relief la splendeur angélique inaccessible.

 

Itachi. Le visage de l’homme qui surpassa les hommes est celui d’un dieu.

 

La beauté est humaine lorsque l’on est capable de l’exprimer. Ce visage est au delà. Personne n’osera jamais le qualifier tant il impose, tant il est Grand de prestance et de charme.

 

Paisible, brûlant les yeux comme si le voir rendait fou de douleur parce qu’aucun homme ne peut supporter un tel rayonnement, il rend malade d’amour de le regarder, il rend fou. Il est trop beau.

 

Itachi n’existe déjà pas à part entière en tant qu’être humain. Quoi de plus logique que de ne pas être humain non plus rien que par son apparence ?

 

Lune sanglante au milieu des rocs, les yeux cillent légèrement et s’animent, et se transforment, puis se posent de nouveau. Un simple instant, c’est comme si le monde n’avait plus été, comme si toute existence n’importait plus et que seule régnait la lumière insupportable de l’être.

 

Le visage pur et doux, le visage beau à en crever.

 

 

Il est un visage si exceptionnel qu’il donne envie de se pétrifier et de rester à le regarder pour l’éternité. Il est un regard si profond que s’y noyer n’est pas suffisant pour en profiter à vie et que mourir avec cette dernière vision semble être le bonheur ultime, le paradis ouvert.

 

Mais les yeux sont voilés. Les paupières sont grandes ouvertes sur le monde à présent assombri et intolérable. Les pupilles sont pâles à l’inverse, comme ayant englouti à elles seules toute la lumière de l’univers.

 

Il ne reste rien de la magnificence de l’être mi homme mi dieu qui se tenait si fier et si resplendissant dans le monde.

 

Il n’y avait pourtant qu’un seul désir vis à vis de lui. Une seule chose que l’on voulait et c’était de regarder encore et toujours jusqu’à en mourir ce visage parfait. Parce que c’était le bonheur suprême. Parce que rien que de le voir on ne pouvait penser à rien d’autre, et toutes les blessures n’étaient plus, et tout le mal n’existait pas, pas plus que le bien.

 

Pourtant le mal en personne était lui. Pourtant c’était cet être qui était à l’origine du sang. Pourtant, le visage et les mains couvertes de ce sang allaient tellement bien ensemble qu’il fallait qu’il ne soit pas si blanc.

 

Nacre, rubis, abysses. L’ensemble en un tout unique et prestigieux.

 

Il n’est pas de douleur plus vive que celle ressentie en voyant cet être là allongé par terre sur la pierre dure détruite. Il n’est pas de plus grande frayeur que celle de se dire que désormais il faudra vivre en sachant que la splendeur du monde n’existe plus.

 

Itachi. Mort. Le visage ne bougera plus. Le corps se décomposera et avec lui disparaitra le dieu hypnotiseur.

 

Mal. Itachi. Parce que c’est l’impression qu’il dégage, parce que c’est ainsi uniquement que l’on peut le ressentir. Et parce que personne ne pourra plus jamais penser « Je t’aime » à ce visage inexpressif qui à lui seul ne laisse que ce sentiment étrange.

 

Ce n’est pas parce que c’est vrai. C’est parce qu’il vide de toute autre impression et que ne reste que l’admiration que l’on a pour lui comme le dernier sentiment encore compréhensible face à sa présence.

 

Itachi est mort. C’est comme si plus jamais on ne pourra s’émerveiller de quoi que ce soit.

 

Itachi est mort. Et avec lui l’âme de ce monde pour ceux qui l’on déjà admiré s’éteindra et ils sombreront tous.

 

Itachi est mort. Cette phrase a elle seule vient de tuer son mythe.

 

En pleurer ne le fera pas revenir. En souffrir ne rendra à personne sa beauté et lui même ne s’en portera pas plus mal.

 

Mais Itachi est mort et avec lui, détruites et folles de désespoir, restent les âmes qui vivaient pour le contempler à jamais.

 

 

Pleurez, âmes de ce monde, laissez couler les larmes. Parce que même dans la mort, du sang aux lèvres et ses yeux vides aveugles à jamais, Itachi est et restera beau.

 

Aucune vieillesse ne viendra jamais détruire son image divine. Aucune ride ne fera son chemin sur le faciès immaculé.

 

Pleurez de joie de regarder pour la dernière fois ce masque magnifique. C’est la dernière fois que vous le verrez, c’est la dernière image que vous aurez de lui.

 

A jamais resplendissant de son être duel, pleurez pauvres mortels, pleurez de bonheur et d’admiration comme vous l’avez tant fait.

 

Itachi était puissant et effrayant.

 

Itachi est mort comme il l’a toujours souhaité.

 

Itachi restera beau même les yeux fermés.

 

A jamais,

au moins, en tant que réalité,

 

Itachi sera tant éternellement beau que tous ceux qui se souviendront de lui pourront encore pleurer.

 

 

Fin

 

 

Inspirateurs : Apocalyptica Faraway et Cursed Wizard sur Unique regret

*Part écrire quelque chose de plus gai qui lui servira à venger Itachi –en l’occurrence le one 16, gnéhé X)-*

 

 Faraway, c’est Itachi tout entier, je trouve.