Bon appétit, bien sûr !

par Mimichan

Tsunade regardait horriblement dégoûtée la tête de Zetsu qui trônait imperturbable sur son bureau ramenée par les bons soins des deux plus grands crétins chez les anbus. Bon, les plus talentueux certes mais surtout ceux qui manquaient le plus de tact se trouvaient devant elle avec un petit démon en liberté. Quelle horreur, se dit-elle. Elle avait horreur du sang. Naruto le savait très bien.

« Si j’ai bien compris, vous avez accompli votre mission avec brio et en bonus, j’ai droit à la tête du second de Madara. Très bien ! »

Les deux anbus se taquinèrent les mains comme deux bons vieux amis fiers d’eux.

« Et vous êtes revenu en un seul morceau. Je ne vous cache pas que votre réputation va encore augmenter favorablement mais j’espère que vous n’aurez plus l’idée de vous présenter de manière aussi crasseuse alors que vous aviez tout votre temps pour vous débarbouiller.

-    Mais Tsunade hime, tenta vainement Nuit d’été.

-    Il n’y a pas de mais, vous êtes l’élite, comportez-vous comme telle. Je veux un uniforme impeccable quand vous revenez, je m’en fiche que vous ayez passé des jours et des nuits dans la gadoue, ayez la classe de revenir propre. »

Naruto la regardait avec sa tête penchée sur le côté. Il devait se dire qu’elle était vieille et qu’elle était encore tombée sur la tête ce matin.

« Et surtout, ne m’apportez plus un trophée dans cet état.

-    On n’y peut rien si le démon a croqué le nez en guise de quatre heure, répondit Naruto.

-    Je m’en fiche des détails.

-    J’avoue qu’il ait bouffé la joue droite n’est pas enthousiasmant mais on l’a arrêté quand il a voulu extirpé la cervelle.

-    Candy, arrête, s’il te plaît », s’énerva-t-elle.

Les deux anbus se remirent au garde à vous en remarquant qu’elle commençait à perdre patience.

« C’est excellent comme d’habitude. Rompez, je vous appellerai quand j’aurai besoin de vous. »

 

Naruto sortit de chez la vieille avec enthousiasme. Bien qu’il se récoltasse le démon en garde, il était heureux d’avoir la journée libre pour d’abord se laver comme lui avait si gentiment conseillé sa supérieure et peut-être passer du temps avec ses amis et connaissances.

Nuit d’été se posta à ses côtés juste avant l’endroit où ils se séparaient d’habitude.

« Feras-tu ce que je t’ai demandé ?

-    Bien sûr, tu peux compter sur moi.

-    D’accord, on se revoit sur notre prochaine mission.

-    Pas de problème. »

Naruto s’en alla laissant Nuit d’été loin de lui. Il avait besoin de s’en éloigner le plus possible. Cet homme n’était pas racontable physiquement et en plus, il lui était sympathique. Il n’allait tout de même pas tomber bêtement amoureux.

Kyubbi ricana.

« Part du marché, lui rappela-t-il.

-    Oui, je sais. Kyubbi. Je n’ai pas oublié que je dois me taper quelqu’un pour tes besoins de matage de grand pervers !

-    Ne t’en prends qu’à toi-même d’avoir conclut un tel pacte. Si tu avais un régulier comme quand tu étais avec Gaara, ce serait plus facile.

-    Bon, ce soir, allumage en boîte de nuit.

-    Cà me va. Il ou elle a intérêt d’être croustillant(e) après ce que j’ai vu de Nuit d’été.

-    Arrête de baver sur lui. Il ne restera qu’un simple coéquipier. C’est déjà assez compliqué comme cela entre nous.

-    Je m’en fiche de tes histoires. Ce qui m’intéresse, c’est si tu vas te le taper ou non, le reste je m’en branle à part si tu es en danger de mort imminente. »

Naruto laissa son démon tranquille avant de rentrer chez lui. C’était agréable de revenir chez soi après une mission si difficile à tenir. Le démon Kazuki se faufila dans sa chambre avec joie avant de renverser une étagère.

« Les ennuis commencent », marmonna-t-il.

 

 

Sasuke rentra sans se presser dans son appartement de la racine. Il se lava précautionneusement vérifiant qu’il n’avait plus de spore sur la peau ni dans ses poumons avant de s’habiller avec attention pour bien cacher son visage. Il ne voulait pas qu’une petite mèche noire se faufile sous sa cagoule alors que le véritable Nuit d’été avait les cheveux bruns. En plus, il s’était fait tatouer et percier pour ressembler à l’homme dont il prenait l’identité.

Il resta chez lui repensant à sa mission. Tout se mettait en place lentement. Bientôt, il aurait sa revanche sur la racine et il les ferait tomber. Il y arriverait même s’il se sentait un peu petit par rapport à tout le travail que son entreprise demandait.

Il espérait que Candy arrive discrètement à trouver les informations qu’il lui avait demandées. Surtout discrètement, il ne voulait pas provoquer une tôlée mineure dans la racine mais bel et bien les anéantir. C’étaient des extrémistes qui ne respectaient pas les règles et qui n’avaient pas une seule once d’humanité en s’affranchissant des liens naturels entre les êtres humains. Ils ne les laisseraient pas continuer à former des hommes sur cette voie là.

Il ferma les yeux appréciant le calme. Il avait bien compris qu’il plaisait de plus en plus à Candy ce qui pourrait le gêner prochainement. Il était attaché à lui mais pas de cette manière.

Il n’avait jamais été véritablement intéressé par une relation amoureuse ou sexuelle quelconque, non jamais. Il n’en voyait pas l’intérêt. Et avec Candy, c’était impossible de toute façon. Anbu régulier et de la racine ne faisait pas bon ménage. Et pourquoi s’y intéressait-il d’ailleurs ?  Il s’énerva brusquement. Ce devait être toute la tension sexuelle de Candy qu’il avait du supporter qui lui retombait dessus. Ce n’était rien d’autre.

 

Naruto fit les yeux ronds devant Shikamaru.

« Dis-moi que je rêve !

-    Non, affirma Shikamaru d’un air très ennuyé en se demandant s’il devait oui ou non aider Naruto.

-    Il a tout saccagé, hoqueta Naruto en ouvrant grand ses bras sur son appartement.

-    Effectivement, répondit Shikamaru évitant soigneusement de lui proposer son aide.

-    Qu’est-ce que je vais faire ?

-    Ranger tout seul. Je me rappelle que j’ai un truc urgent à faire…

-    Oh, non, tu ne t’échapperas pas comme cela.

-    Galère…

-    C’était une blague, s’exclama tout joyeux Naruto.

-    Comment, balbutia Shikamaru mal à l’aise.

-    C’est un genjustu et il t’a échappé. Je suis trop balèze, je suis trop balèze, je suis trop balèze, s’excita Naruto en levant les bras en signe de victoire.

-    C’était crédible, c’est tout. Je m’y attendais trop à ce que ce vaurien de démon te saccage tout.

-    Oh, non ! Ne cherche pas d’excuse, râla Naruto. Je suis trop balèze, j’ai eu le grand Nara Shikamaru dans un genjustu, je t’ai eu. »

Naruto effectua la danse de la victoire en annulant son justu. Une petite bête à fourrure rousse vint immédiatement à sa rencontre pour danser avec lui.

« Galère, murmura Shikamaru, honteux de s’être fait avoir par ce Naruto loufoque.

-    Regarde comme il est mignon, ce démon. Bon, il est vrai qu’il a mangé à moitié un gars de l’Akatsuki mais sinon il est adorable.

-    Arrête de te marrer ! Ce démon va te causer des ennuis.

-    Installe-toi dans le salon. On doit discuter sérieusement maintenant.

-    Et c’est toi qui le dis, ce n’est pas vrai, quand t’arrêteras-tu de faire le gamin à part quand tu es anbu ?

-    Jamais. Je serais un Hokage mémorable par sa bouffonnerie.

-    Je n’arrive même pas à me l’imaginer et je crois que le Conseil a bien raison de rejeter ta candidature.

-    Oui mais je vais me représenter en tant que chef Anbu. Là, ils ne pourront pas me rejeter.

-    Je crois qu’ils ont Danzou à proposer. Ce n’est qu’une question de temps pour que le Conseil l’accepte à la succession de Tsunade.

-    C’est idiot, il est plus vieux qu’elle.

-    Et ils pourraient proposer Nuit d’été.

-    Il refusera, je le sais.

-    Et tu le crois. Il t’embobine peut-être.

-    Non, je ne crois pas. Il a une qualité indéniable, celle d’être sincère. D’ailleurs, puisqu’on parle de lui, il m’a demandé une faveur.

-    Je sens mal ton histoire, râla Shikamaru.

-    Voilà, il est en contact avec les Atari mais ceux-ci ne donnent plus de nouvelles.

-    Ah, je sais pourquoi. L’équipe de Gaï y a fait un tour. Le village a été dévasté, anéanti.

-    Par qui ?

-    On n’en sait rien. Il n’y a aucun témoin. Pas une seule trace. Sauf un gamin qui dit avoir été enlevé par Suigestu, un ex coéquipier de Sasuke. Le gamin ne savait pas qui les avait attaqués mais apparemment ce Suigestu faisait parti de l’équipée belle.

-    Il faut le retrouver.

-    On mène des recherches, ne t’inquiètes pas pour autant. Neji est sur l’affaire. On a un peu enquêté sur les Atari, tout ce qu’on sait c’est qu’ils avaient un lien très étroit avec les Uchiha.

-    Ah, bon ?

-    La mère de Sasuke est une Atari. Etant mariée au chef du clan, elle avait une certaine influence sur les décisions du clan.

-    Je vois. Ils n’ont pas un don spécial ou quelque chose comme cela ?

-    Oh, oui. Et ils ont toujours été secret là-dessus n’en disant pas un mot mais lors d’affrontement, on a retrouvé des personnes mortes d’arrêt cardiaque. Ce qui est étrange, c’est que comme les Uchihas, ils ont été massacrés.

-    Oui, c’est étrange. Sasuke n’aurait pas dû aller chez eux ?

-    Oui mais la racine s’y est opposée de toute ses forces. Sasuke n’a pas pu rejoindre sa famille restante.

-    Etrange.

-    Pourquoi Nuit d’été s’intéresse à eux ?

-    Désolé, c’est mon coéquipier. Il y a certaines informations que je garde pour moi. Essaie d’en apprendre plus. »

Naruto n’aimait pas ce qu’il apprenait. Nuit d’été avait un lien avec les Atari ce qui impliquait d’en avoir un avec les Uchihas alors pourquoi ne s’était-t-il pas occupé de Sasuke ?

Il irait lui tirer les vers du nez dès qu’il le pourrait.

 

 

Sasuke se fit déranger par Danzou lui-même.

« Bonjour, Nuit d’été. J’ai appris que tu n’avais pas réussi à accomplir ta mission.

-    Je me suis fait intercepter par Candy au mauvais moment. J’ai été maladroit.

-    C’est moi, je n’aurais pas dû te confier ce genre de tâche. Tu n’es pas fait pour agir de la sorte envers une femme. J’enverrais quelqu’un d’autre quand l’occasion se présentera à nouveau. Parle-moi de ce démon.

-    Les nouvelles circulent vite. L’akatsuki en a été rapidement informé aussi.

-    Suna a des fuites, je ne leur fais pas confiance sur ce point. Et j’ai des personnes qui interceptent les messages de Tsunade. Ayant les codes, c’est facile à déchiffrer. »

Sasuke acquiesçât.

« Ce démon est jeune mais il servira nos intérêts si nous avons le jinchuriki.

-    Serais-tu prêt à le devenir ? »

Sasuke s’interrogea sur les motivations qui pourrait pousser Nuit d’été à accepter et il en vit certaines non négligeables.

« Pourquoi pas ? Je suis fidèle à Konoha, je recèle une grande puissance psychique et physique, je serais à même de contrôler ce démon. En plus, il s’est attaché à moi.

-    J’aimerais que tu en restes proche pour l’apprivoiser.

-    Pour l’instant, il préfère tout de même Candy.

-    Candy m’intrigue toujours, nous ne savons pas qui il est. »

Sasuke se mordit la langue. Il se devait de dire son nom à Danzou.

« Il s’appelle Namikaze, c’est tout ce que je sais.

-    Il est donc le fameux fils caché du Yondaïme.

-    Pardon ?

-    Lors de l’attaque de Kyubbi, la femme du Yondaïme a accouché, on ne sait où. J’ai cherché longtemps cet enfant. Il doit avoir dans les 18 ans maintenant.

-    Et il est chef anbu.

-    Le Yondaïme est bien devenu Hokage à une vingtaine d’années. C’est un grand concurrent pour le poste d’Hokage.

-    Je vois.

-    C’est bien. Tu travailles toujours aussi efficacement. Il paraît que tu as ramené la tête de Zetsu.

-    Oui. Le démon s’est jeté sur lui, je n’ai rien pu faire pour le garder en vie.

-    Je préfèrerais les interroger, c’est évident. Il est clair que ce démon sera une gène pendant un moment mais il faut que tu t’en occupes.

-    Je ferais selon vos ordres. »

 

Naruto faisait à manger à Sakura qui venait de faire une entrée surprise chez lui. En fait, elle venait squatter et renâcler ses maigres réserves de nourritures. Quelle radine !

Naruto mit les ramens dans l’eau ne se targuant pas d’être très imaginatif sur ce coup-ci. Pauvre Nuit d’été, entre les tentes et la nourriture pourrie, il n’était pas servi niveau coéquipier.

« Alors, c’est çà, le démon. Mais il est tout mignon !

-    Tu aurais vu ce qu’il restait de Zetsu, tu dirais le contraire.

-    Oh, non, je ne pense pas. J’en ai vu des choses sur les champs de bataille, et je ne passe pas qu’il puisse faire pire.

-    J’ai passé la partie où il jouait avec ses entrailles à Tsunade, je l’ai quand même épargné, dit-il avec son sourire d’abruti.

-    Crétin. Je sais pourquoi Sasuke t’appelait tout le temps ainsi. »

Un voile de tristesse passa sur le visage de Naruto.

« Excuse-moi, j’avais oublié à quel point le sujet était sensible.

-    Ne t’en fais pas. Il faut que je fasse le deuil et çà ira mieux après. »

Enfin, il l’espérait. Sasuke lui avait manqué depuis qu’il avait déserté mais à présent, il ne savait pas ce qui pourrait combler son absence. Il était définitivement hors de portée. Kyubbi eut une sorte de pleurnicherie moqueuse à ses pensées mélancoliques.

« Arrête, Kyu.

-    C’est trop triste, minauda-t-il, mais surtout c’est dommage ! Sasuke avait un beau petit cul et un air hautain qu’on avait envie d’empourprer et… »

Naruto ne prêta plus attention aux pensées malsaines de Kyubbi. Avoir des pensées lubriques envers un mort, très peu pour lui.

« Allez, tu vas t’en remettre. Je comprends que tu étais très attaché à lui mais tout de même, ce n’est pas une raison pour te morfondre. Je ne sais pas, sort.

-    Mais c’est ce que je comptais faire avant que tu n’arrives. »

On frappa à la porte.

« Mais qui cela peut bien être à cette heure, bordel, râla à voix trop haute Naruto.

-    C’est moi. »

Naruto se tétanisa. Il connaissait par cœur cette voix. Comment Nuit d’été avait-il réussi à trouver son chez lui ? Il n’était pas dans la merde.

« Attends !

-    C’est qui, demanda curieuse Sakura.

-    Barre-toi, Sakura ! C’est mon coéquipier.

-    Oh, non. Je veux le voir, minauda-t-elle.

-    Non, pars. »

Sakura fit la tête voulant apercevoir le beau phénomène, elle se prit son plat de ramen avant de s’enfuir. Kizuki gratta à la porte en gémissant de manière pathétique alors que Nuit d’été l’appelait à travers la porte.

Naruto enfila en vitesse son masque d’anbu ainsi qu’une cagoule avant d’aller lui ouvrir.

« Tu as une mèche de cheveux qui dépasse, lui fit remarquer Nuit d’été qui par contre, lui, a été impeccable.

-    Je crois que…

-    Il va me taper sur le système », s’exclama Naruto pour son démon.

Kizuki se porta sur lui en ronronnant fortement appréciant de le retrouver alors que Naruto arrangeait sa tenue.

« Pourquoi viens-tu ici ?

-    Revoir Kizuki, voyons.

-    Non, sérieusement. On a une mission ?

-    C’est sérieux. Danzou veut que je devienne son Jinchuriki.

-    Et toi, là-dedans ?

-    Si je peux servir Konoha ainsi, je le ferais.

-    Mais tu te doutes de toutes les implications que cela a d’avoir un démon qui te bouffe de l’intérieur, qu’il te parle tout le temps même si tu n’en as pas envie, qui t’oblige à commettre des atrocités, qui tente par tous les moyens de s’en prendre à ton mental ou à ton physique…

-    Doucement, minus. Je n’ai pas été si embêtant ! Là, tu vas lui faire peur même si je suis contre un Jinchuriki pour mon petit.

-    La ferme, renard ! Donc, je disais Nuit d’été, c’est une mauvaise idée.

-    Nous l’aurons élevé, je ne vois pas en quoi, il me serait nuisible. Et nous verrons bien, je ne serai pas forcément désigné.

-    Qu’est-ce qui te motive ? »

 

Sasuke dévisagea Candy à cette question. Il allait répondre comme le gentil Nuit d’été grivois qu’il était.

« Etre plus puissant, mais c’est secondaire. Surtout, c’est me faire le plus de cul possible et particulièrement le tien en ce moment même ! »

Candy perdit évidemment ses moyens en râlant. Sasuke se mordilla la lèvre inférieure sachant qu’il ne fallait pas jouer à ce petit jeu trop longtemps avec Candy. Il avait les hormones en feu à chaque fois qu’il se trouvait en sa présence. Et pour avoir assez longtemps observé Candy, il ne pouvait douter qu’il était pervers mais pas forcément allumé à la moindre allusion, il lui en fallait beaucoup plus.

« Bien, je vois que tu as des projets dont un particulièrement irréalisable.

-    Je deviendrais plus puissant, ria-t-il.

-    Je n’en doute pas. »

Candy ne savait pas où se mettre.

« Ah, au fait, j’ai des nouvelles de ta famille.

-    Ah, oui ?

-    Je suis désolé, ils ont été tués. »

Sasuke le savait déjà mais il fit mine d’en être choqué. Il se prit une chaise pour s’asseoir.

« Je ne comprends pas, je les ai vu il n’y a pas longtemps.

-    Il y aussi une chose que je veux apprendre. Quel est ton lien avec les Uchihas ?

-    Avec les Uchihas, je ne comprends pas.

-    Nuit d’été, ne te fais pas plus bête que tu ne l’es, s’il te plaît.

-    Tu veux savoir quoi ?

-    Si tu es un Uchiha ? Ton adresse au combat est fantastique, ne le nie pas. »

Sasuke fit les cent pas devant Candy. Que dire ? Le véritable Nuit d’été n’était pas un Uchiha mais le devenir pourrait lui sauver la mise au cas où il montrerait accidentellement son Sharingan.

« Je ne pensais pas que tu le découvrirais, râla-t-il.

-    Alors, explique-moi pourquoi tu ne t’es pas occupé de Sasuke Uchiha quand le clan a été massacré. Et d’ailleurs comment as-tu été épargné ?

-    J’étais en mission. Et je ne suis pas occupé de Sasuke parce que je ne voulais pas que Danzou apprenne que j’étais un Uchiha. J’ai veillé sur lui autant que je l’ai pu avant qu’il ne parte. Voilà, rassasié.

-    Tu es le second de Danzou, et tu lui caches ton identité réelle.

-    Et oui, et justement, je suis son second parce que j’ai toujours su faire attention à moi. J’aurais pu y rester dans ce massacre, j’en suis conscient mais je n’allais pas me mettre Danzou à dos non plus. Est-ce que tu crois que ma situation est facile ? On m’a enlevé mes deux familles.

-    Non, je ne le pense pas. Excuse-moi, Nuit d’été. »

Kizuki passa dans les bras de Candy affichant une mine désolée.

« Merci d’avoir trouvé autant d’informations pour moi.

-    De rien, c’est normal. Au fait, il y a un enfant qui en a réchappé. »

C’était certainement le gamin qui avait échappé à Suigestu. Il faudrait le récupérer.

« Il ferait bien d’être protégé au cas où on voudrait s’en prendre à lui.

-    Je ne pense pas qu’il soit en danger à Konoha. La tuerie s’est passée si loin.

-    Les ennemis sont parfois plus proches qu’on ne le pense. »

Sasuke fut pris d’un élan incontrôlable. Il restait une mèche de cheveux qui dépassait chez Candy, il lui remit en place dans un geste tendre. Un frisson lui remonta le long du bras l’électrisa, juste pour une mèche de cheveux. Que lui arrivait-t-il, bon sang ?

 

Naruto ne put empêcher une onde électrique de le parcourir quand Nuit d’été le toucha. Il sentit aussi une douce chaleur envahir sa poitrine et son bas-ventre. Kyubbi bavait et il était surexcité, rien que pour un geste à peine déplacé. Nuit d’été allait le perdre.

Il avait de la chance d’avoir un masque sinon il se serait déjà jeté sur ses lèvres. Il prit sa main prolongeant le contact stimulant ses sens échauffés.

« Oh, je sens qu’on tient notre prise de ce soir, jubila Kyubbi.

-    Ne te réjouis pas trop vite.

-    Bave, bave, bave ! Arrête de te mettre des barrières psychologiques pour ne pas coucher avec tes supérieurs.

-    Premièrement, je n’ai pas besoin d’une barrière pour éviter la vieille. »

Kyubbi ricana.

« Deuxièmement, il n’y a que ce putain d’enfoiré pour m’allumer en deux secondes top chrono.

-    Ouais mais ce putain d’enfoiré est trop bien foutu. Il est à croquer.

-    Stop, laisse-moi récupérer. »

Naruto s’aperçut qu’il tenait avec insistance la main de Nuit d’été.

« Excuse-moi, je ne sais pas…

-    …où tu étais, je sais. Je fais souvent ce genre d’effet. »

Nuit d’été lâcha sa main.

« Et pas modeste pour un sou !

-    Arrête un peu. »

Le téléphone de Nuit d’été sonna.

« Excuse-moi, tu as un balcon ou une pièce où je peux m’isoler ?

-    Oui, ma chambre. »

Nuit d’été s’enfuit dans la pièce en décrochant.

« Tu fais bien vite pour le mettre dans tes draps.

-    Arrête, boule de poils perverse ! »

Naruto retourna à sa nourriture pour faire passer ses envies de retourner Nuit d’été contre le mur le plus proche et de le molester.

 

« Allo ? Comment cela se fait que tu m’appelles toujours quand il ne faut pas, râla Sasuke.

-    Je suis un pro du timing, il ne faut pas l’oublier, ricana Suigestu. Je ferais tout pour te mettre dans des situations embarrassantes.

-    Abrège et viens-en à l’essentiel.

-    Je viens d’avoir un message de Karin. Devine…

-    Je n’ai pas le temps pour les devinettes, tu m’agaces. »

Sasuke se mit à faire quelques pas dans la chambre de Candy. L’endroit se révélait propre, et sombre, plutôt étonnant de la part de Candy. Il l’aurait imaginé plus bordélique.

« Alors, il y a une rencontre au sommet entre Akatsuki et Danzou. Va savoir pourquoi mais c’est organisé. Je suis sûr que tu n’étais pas au courant.

-    Non, Danzou ne me dis pas tout, loin de là.

-    Est-ce que Nuit d’été n’est pas à la base quelqu’un qui le dérange avec ses convictions protectionnistes envers Konoha ?

-    Je crois qu’il est son second parce qu’il a su tirer son épingle du jeu en n’étant ni trop embarrassant ni trop faiblard. Bon, à part ceci, le gamin qui t’a échappé est à Konoha. Je veux, et tu n’y échapperas pas, que tu viennes le récupérer.

-    Mais…

-    C’est un ordre. Je ne veux pas savoir comment tu fais mais dès demain, je veux que tu aies déguerpi de Konoha pour mettre l’enfant en sûreté.

-    C’est sûr que dans notre cachette, il y sera beaucoup mieux. Je vais avoir une bouchée de plus à nourrir. Tu as intérêt à nous envoyer un peu de ton salaire.

-    J’y penserais même si je me doute que ce seront surtout des bières qui vont s’amonceler dans le congélateur.

-    Ton pire défaut, c’est que tu ne sais pas t’amuser ! Tu viendras faire un tour ?

-    J’essaierai. Comment va Karin ?

-    Oh, elle disait qu’elle se débrouillait pas mal en faisant équipe avec Kisame. Elle remplace ton frère, tu te rends compte.

-    Pauvre Kisame !

-    Il a eu de ces coéquipiers, un palmarès grandiose si tu veux mon avis !

-    Ecoute, je suis chez Candy, je ne peux pas trop te parler.

-    Un nouveau coéquipier, il est bien au moins ?

-    Je t’avoue qu’il est franchement surprenant mais on en reparlera une prochaine fois.

-    D’accord à plus. Normalement, tu as de mes nouvelles demain. »

Sasuke éteignit son téléphone avant de rejoindre Candy dans son salon.

« C’était mon informateur, crut-t-il bon de lui préciser.

-    Des informations intéressantes sur l’Akatsuki.

-    Oui mais je ne t’en dirais rien, ce n’est pas sûr.

-    Ce n’est pas sympa de ne pas partager.

-    Chacun son réseau », lui fit-t-il pour l’enrager.

Candy lui aurait certainement volontiers fait la grimace s’il n’avait pas son masque, enfin, c’est qu’il en déduisit à son attitude.

« Bon, qu’est-ce qu’on fait ? »

Sasuke se rappela la façon d’être de Nuit d’été.

« Cela te dit de sortir avec moi ?

-    Hou, doucement avec les propositions, j’ai tendance à les prendre au pied de la lettre, je suis un peu bête.

-    Baka, lui dit-t-il presque avec tendresse. Tu as envie de découvrir des lieux plein de débauches ou simplement de passer une soirée tranquille… »

 

Naruto pencha la tête sur le côté.

« …tu as l’air de tenir un sacré dilemme », ricana Nuit d’été.

Oh, oui, c’était un sacré dilemme. Passer une soirée tranquille avec Nuit d’été serait la meilleure option pour qu’il ne passe justement rien avec lui. Restons-en à de saines relations avec Nuit d’été. C’était le supérieur hiérarchique le plus canon, le plus sexy et le plus attirant dans tous les sens du terme qu’il ait jamais eu d’avoir sous la main mais c’était son supérieur, tout le hic résidait dans ce mot.

Par contre, partir dans une soirée débridée avec lui serait extrêmement intéressant surtout à cause d’une promesse faîte à boule de poil ambulante à neuf queue rotative, enfin le lave vaisselle super moderne à bave intégrée, j’ai nommé Kyubby le pervers.

Il en avait envie mais il devrait pour cela se tenir le plus éloigné possible de Nuit d’été.

Il y en avait une troisième solution, et pas des plus faciles à mener à bien, renvoyer Nuit d’été d’où il venait. Enlever la tentation de votre vue, et vous retarderiez le moment où vous croqueriez dedans, c’est bien connu.

Le choix était fait.

« Je suis désolé, Nuit d’été, mais j’aimerais profiter de ma soirée à la maison.

-    Pas de problème, le casanier. Reste ici pendant que je vais m’éclater. Je ne te propose pas à un rencard, tu n’as pas à m’envoyer sur les roses comme une vierge effarouchée ! »

Naruto fulminait car Nuit d’été lisait en lui comme dans un livre ouvert.

« Je vais le buter, cria-t-il en son for intérieur.

-    Non, tu vas te le faire !

-    Kyubbi, ce n’est pas le moment ! Pourquoi ce mec est-t-il lui ? A toujours me trouver dans mes derniers retranchements, comme s’il connaissait tout de moi. Et si séduisant, en prime !

-    Il est un petit peu plus perspicace que toi, à mon avis.

-    Il me sort par les yeux. J’ai trop envie de lui. Il faut qu’il se casse.

-    Rhooo, râla Kyubbi, déçu par la tournure des évènements.

-    Barre-toi, dit-t-il à voix haute.

-    Oh, tu n’as pas apprécié la comparaison, répliqua Nuit d’été. Vierge effarouché.

-    Cà fait longtemps que je ne le suis plus et je n’ai pas besoin de ce dénominatif pour te foutre dehors.

-    D’accord, je m’en vais. A notre prochaine mission !

-    Oui, c’est cela casse-toi ! »

Naruto se mit les mains sur sa cagoule d’anbu en maugréant.

« Dis, petite tête…

-    Non, pas toi !

-    Tu as légèrement oublié comment parler à tes supérieurs. Entre la vieille et casse-toi, je trouve que tu sais leur causer.

-    Oh, non ! Il va falloir que je m’excuse…demain… »

Kyubbi ricana comme il savait très bien le faire alors que Naruto se creusait la cervelle pour savoir comment il pouvait être aussi stupide.