Départ

par Mimichan

Le lendemain matin vers dix heures :

 

Naruto se réveilla douloureusement, les yeux le picotant méchamment et la tête le lançant. Il s’était pris une bonne cuite. Plus jamais, il ne ferait ce genre de concours avec Nuit d’été. Qu’est-ce qu’il lui avait pris de s’enfiler verre après verre ? Heureusement, Kyubbi veillait au grain et l’avait ramené au bercail.

Enfin, pas vraiment au bercail. L’odeur ne lui disait rien de connu, il ouvrit lentement les yeux s’attendant à tout. Rien de connu.

« Chambre d’hôtel ! »

La voix de Kyubbi qui résonne dans votre tête à votre réveil carabiné n’est pas pour être des plus agréable.

Récapitulons, il s’était laissé entraîné par Nuit d’été dans un bar respectable, ils avaient discutés puis il ne sait plus comment il s’était bêtement défié pour savoir lequel des deux tenait mieux l’alcool. Apparemment, ce devait être Nuit d’été. Naruto espérait n’avoir rien révélé d’intéressant à son homologue.

Il bougea doucement pour se lever mais il n’alla pas très loin dans sa tentative par surprise. Deux bras l’enserraient mollement et il sentait vaguement quelqu’un dans son dos. Il se retourna lentement. C’était Nuit d’été et il dormait comme un bienheureux.

« Kyubbi, non pas çà !

-    Et malheureusement, non. Il ne s’est rien passé, bougonna le démon. Et pourtant, j’avais le contrôle de ton corps.

-    Heu ? C'est-à-dire ?

-    J’ai tout essayé.

-    Non, t’as pas fait cela ! Il doit se douter de quelque chose !

-    Pour qui tu me prends gamin ? Bien sûr que non, je ne l’ai pas dragué à ton insu. Il nous a gentiment raccompagné à l’hôtel. Il était crevé et il a dormi avec toi. C’est tout, fin de l’histoire.

-    Est-ce que j’ai parlé un peu trop ?

-    Non. Tu n’as rien révélé d’intéressant.

-    C’est quelle heure ?

-    Je ne suis pas ton horloge interne ! »

Naruto se releva prudemment. Il passa par la salle de bain. Il avait gardé sa transformation grâce à Kyubbi. La luminosité était importante, il devait être tard.

Il appela la réception pour demander l’heure.

10 heures et quart. Ce qui voulait dire que…

« T’as un quart d’heure pour te présenter devant la vieille avec ton coéquipier. Bouge-toi ! »

Candy réveilla alors Nuit d’été qui sursauta en le voyant.

« Qu’est-ce qui s’est passé ?

-    Rien de grave. Dans moins d’un quart d’heure, on se fait massacrer par l’Hokage si on n’arrive pas à l’heure. Allez, grouille-toi ! »

Ils enfilèrent leur tenue d’anbu le plus rapidement possible. Ils piquèrent une ou deux tartines à un vieux couple dans la salle à manger de l’hôtel, partirent sans payer l’addition et se dirigèrent vers la tour de l’Hokage.

Ils étaient loin mais ils arrivèrent à temps, essoufflés mais parfaitement à l’heure.

Ils hésitèrent avant d’entrer car ils étaient à bout de souffle. Tsunade n’appréciait vraiment pas les retards alors Candy ouvrit la porte.

Tsunade leva les yeux de sa paperasse en voyant les deux Anbus entrer. Elle avait une mine sceptique en regardant leurs accoutrements et en entendant leurs respirations saccadées. Nuit d’été réajusta le plus discrètement possible son uniforme tandis que Candy tentait de se retenir d’éclater de rire devant le nez de Tsunade qui se froissait de plus en plus. Elle jetait un regard particulièrement noir à son anbu attitré.

« Je peux savoir d’où vous venez ?

-    D’un hôtel, c’était quoi déjà son nom, Candy ?

-    Je ne sais plus. »

Nuit d’été venait de lui faire passer l’envie de rire. Tsunade désapprouvait apparemment fortement et elle commençait à se faire des idées. Sans masque, Naruto lui aurait déjà hurlé qu’il ne s’était rien passé à cette vieille aux pensées lubriques.

Nuit d’été s’affala dans un fauteuil en se tenant la tête entre les mains et en maugréant un : « je ne tiens pas si bien que cela l’alcool… » qui ne passa pas inaperçu.

Tsunade commençait à se mordiller les lèvres, signe qu’elle enrageait en elle-même.

« On a quand même réussi à arriver à l’heure et nous sommes vraiment impatient de connaître notre ordre de mission, essaya de rattraper Candy.

-    Je ne tolèrerai pas un tel comportement de votre part à l’avenir ! Vous êtes l’élite anbu à ce que je sache !

-    On est à l’heure et à peu près debout, tenta Candy.

-    Je n’en ai rien à cirer ! Vous devez être constamment frais et disponible en cas d’attaque du village. Vous êtes des Capitaines, nom d’une pipe ! Vous devez montrer l’exemple aux nouvelles recrues, bande de dépravés alcooliques. »

Nuit d’été se recroquevilla sur lui-même tandis que Candy se mettait les mains sur les oreilles. Quand elle disait des mots comme pipe, dépravé, on savait exactement à quoi elle pensait.

« Tsunade Hime, sauf votre respect, commença Nuit d’été, est-ce que vous pourriez éviter de nous crier dessus parce qu’on a mal à la tête ?

-    Mais en plus, vous vous foutez de moi !

-    Je vous ai appelé Hime… »

Candy empêcha Nuit d’été de poursuivre sa phrase en lui écrasant le pied pas aussi discrètement qu’il le voulait. Les facultés intellectuelles et le flair de Nuit d’été semblaient nettement diminués par rapport à l’ordinaire. Il lui souffla à l’oreille :

« Tais-toi, écrase et subit… »

 

 

 « …subit…et laisse-moi faire. »

Sasuke se prit de nouveau la tête entre les mains. Depuis que Candy l’avait réveillé dans cette chambre d’hôtel, il se demandait ce qui avait bien pu se passer entre eux. Il avait eu une mauvaise idée. Il s’était entraîné à résister aux effets de l’alcool mais la fatigue l’empêchait de correctement récupérer. Il avait oublié à quel point la voix de Tsunade pouvait se révéler aiguë voire stridente. Son débit commençait à faiblir au plus grand bonheur de Sasuke.

Une voix grave le sauva.

« Ecoute, Tsunade, je crois que tu es quand même mal placée pour nous faire une leçon sur l’abus d’alcool. »

Nuit d’été ferma les yeux s’attendant au pire.

« Candy, je crois que tu n’as pas suffisamment traversé cette fenêtre dans ta vie malgré tout.

-    Tu es en colère parce que tu crois qu’on a couché ensemble et ce n’est pas vrai. »

Nuit d’été soupira discrètement de réconfort.

« Bon, on peut avoir notre mission, s’impatienta Candy. »

Tsunade lui lança un regard noir avant de se racler la gorge.

« Pour faire bref, tes compétences ont été réquisitionné par le Kazekage en personne.

-    Mais Tsunade, il ne faut pas céder à son chantage affectif ! »

Nuit d’été accola subitement dans sa tête quelques mots de la veille : sable qui s’insinue partout dans les vêtements, amant collant et désespéramment amoureux.

« Heu…Candy, tu ne parlais quand même pas du Kazekage hier ? »

Tsunade noircit encore son regard.

« Nuit d’été, tu es vraiment perspicace mais defois, tu devrais garder tes conclusions pour toi-même.

-    Candy, je crois qu’on aura une petite discussion en privé avant que tu ne partes en mission.

-    Cette mission est-elle vraiment nécessaire ? On a besoin de nous pour assurer la sécurité de Konoha, c’est notre travail après tout et rien ne justifie mon assignation même provisoire à Suna.

-    Candy, d’habitude tu ne contredis pas mes ordres. La nuit a l’air d’avoir été courte.

-    Oui, Tsunade sama. Je vous fait toutes mes excuses, je n’aurais jamais du être aussi familier avec vous. »

Maintenant qu’il le disait, Nuit d’été remarqua cette familiarité entre Tsunade et Candy. Ce n’était pas la même qu’entre lui et Danzou. Il y avait vraiment un lien affectif, ce serait une bonne piste pour découvrir qui il était vraiment.

« Très bien. Vous êtes tous les deux requis pour vos compétences. Le Kazekage ne profite pas d’avoir une excuse pour t’avoir sous la main. Je ne t’aurais jamais envoyé s’il n’avait pas vraiment besoin de toi. »

Elle jeta brièvement un regard vers Nuit d’été.

« Gaara sama t’expliquera ce qu’il attend de toi sur place.

-    Apparemment, je suis de trop sur cette mission », déclara Nuit d’été.

Il espérait échapper à Suna mais Tsunade le remit à sa place.

« Non, Candy a besoin d’un coéquipier pour assurer ses arrières. Et je ne vois malheureusement que vous pour assurer ce rôle.

-    Il ne me demande quand même pas cela. Vous auriez du m’envoyer en ninja régulier…

-    Je n’avais pas de coéquipier à te proposer dans ces conditions. Et puis, je suis sûr que tu arriveras à garder ton identité secrète. »

Candy mit ses mains sur ses hanches, son buste légèrement en arrière et il rentra son menton. Il grommelait quelque chose dans sa barbe en gardant cette posture quelques instants. Cette position rappelait beaucoup trop à Sasuke un certain crétin blond. Non, Candy n’était pas Naruto, c’était impossible que cette tête brûlée ait acquis assez de maturité pour être nommé Capitaine.

« Maintenant, allez-vous préparer en conséquence ! Candy, tu restes un petit peu. »

Nuit d’été s’apprêta à partir avant de se rappeler qu’il devait lui donner rendez-vous pour le départ.

« On se retrouve à la sortie Nord à quatorze heures. »

 

Candy regarda Nuit d’été partir. Il enleva son masque avant de s’asseoir sur un siège. Tsunade avait croisé ses mains devant elle en le regardant méchamment.

« Naruto, tu devrais faire un peu plus attention avec Nuit d’été. Ce n’est pas un coéquipier ordinaire. C’est pour l’instant ton allié mais à la moindre occasion, il te fera un sale coup comme cette nuit.

-    Tsunade, je te jure qu’il ne s’est rien passé. On a juste un peu trop bu.

-    Cela peut excuser ton comportement de ce matin mais n’oublie jamais que Nuit d’été cherche à tout prix à connaître ton identité. J’avais un peu trop l’impression d’avoir un Uzumaki surexcité devant moi.

-    De toute manière, il est au courant pour ma liaison avec Gaara ce qui pourrait expliquer que j’ai perdu mon calme. C’est des circonstances exceptionnelles. Et puis, je crois qu’il n’avait pas la pleine possession de tous ses moyens lui non plus.

-    Naruto, il jouait certainement la comédie. Il a plus d’expérience que toi et il est facile de faire croire à quelqu’un qu’on boit autant que lui alors que ce n’est pas vrai.

-    J’ai confiance en Nuit d’été même si cela peut te paraître puéril.

-    Je croyais que tu avais perdu un peu de ta naïveté en devenant Capitaine et avec la mort de Sasuke. Je te conseille de te méfier fortement de lui.

-    Je sais qu’il fait parti de la racine, je ne l’oublie pas, s’énerva-t-il.

-    Oui, je sais que tu es conscient de tout cela. Ce n’est pas ceci qui m’inquiète.

-    Alors c’est quoi ?

-    Je ne t’ai jamais senti aussi proche de l’un de tes coéquipiers même si tu connaissais la plupart depuis des années.

-    Nuit d’été est quelqu’un d’exceptionnel, c’est tout. Je pourrais me lâcher complètement avec lui, je sais qu’il me suivra et même qu’il m’épaulera. On est du même gabarit et on se complète, c’est assez extraordinaire.

-    Je sais ce que c’est. Je me rappelle du temps où mon équipe était complète. On était les Sannins, les ninjas les plus puissants de Konoha. Je suis la dernière en vie, je les ai perdu et c’est très dur. Me battre contre Orochimaru au départ était difficile, ce qui m’a aidé c’est qu’on avait des divergences de point de vue assez conséquent pour justifier nos affrontements.

-    Tu vas encore me parler de Sasuke, râla Naruto.

-    Non. Nuit d’été est ton ennemi même si tu l’apprécies, c’est le message que j’essaie de te faire passer. Respecte-le mais c’est tout car si jamais tu dois te battre contre lui, tes sentiments ou tes émotions ne doivent en aucun cas te gêner.

-    Je sais tout cela, Tsunade. Tu me connais, je ne peux me fermer à ce que je ressens. Je ne suis pas une machine à tuer grâce à cela et je préfère me battre avec mes sentiments intacts. Je suis un être humain.

-    Tu vas finir par me convaincre, va-t-en, sale corrupteur ! »

Naruto ria :

« J’apprécie le conseil. Je sais que tu te fais du souci pour moi.

-    Quand je vous ai vu arriver dans cet état, j’ai failli faire une crise cardiaque.

-    Pourtant mon innocence s’est évanoui quelque part dans la nature depuis un moment, ricana Naruto.

-    En fait, c’est parce que c’est Nuit d’été. Il me fait l’effet d’une bombe à retardement.

-    Explique-moi.

-    Danzou est un vieil homme qui n’a jamais été vraiment un ninja extraordinaire au combat même s’il est un leader incontestable. Imagine Nuit d’été à sa place. »

Naruto leva les yeux vers son crâne en mettant son menton dans sa main droite dans une expression boudeuse et réfléchi. C’était bon de se laisser aller.

Nuit d’été à la place de Danzou serait une catastrophe pour Tsunade évidemment. Il était puissant capable de la défier et de la battre. Il était charismatique, séduisant et expérimenté. Il était tout à fait recommandable pour le poste de Hokage.

« Je vois, on tient peut-être le Rokudaïme.

-    S’il n’avait pas les mêmes convictions que Danzou, je l’aurais proposé même avant toi à cause de son âge.

-    Je comprends tout à fait. Il faut que je le sonde sur ce terrain, je n’y avais pas pensé. Il a peut-être des ambitions personnelles.

-    Il est fidèle à son chef. Si Danzou devient Hokage, il prend la tête de la racine. Il n’a aucune raison de se retourner contre son supérieur. Il ne peut qu’y perdre ses avantages. Non, c’est idiot.

-    J’ai compris. Je vais me méfier de lui un peu plus. Tu as raison, c’est vrai que je n’ai vu en lui qu’un coéquipier d’une faction hostile.

-    La situation est complexe et délicate pour Konoha. Je veux à tout prix éviter une guerre civile. Ce n’est pas la mort de Danzou et de Nuit d’été qui règlera le problème au contraire il sera aggravé. Il faut dissoudre la racine.

-    Je suis d’accord mais pour l’instant, on n’a rien sur eux de vraiment compromettant à part une ou deux histoires louches de pots de vin.

-    Gaara a une piste.

-    D’accord, je vois. Intéressant.

-    Il pourrait porter plainte au nom de Suna mais ce serait contre Konoha toute entière. »

Naruto soupira fortement. Ce n’était vraiment pas évident. Danzou prévoyait tout.

« Heureusement qu’il est notre allié sinon on aurait de nouveau été en guerre.

-    Ce qui m’énerve avec la racine, c’est qu’on ne peut pas les dissoudre ou les menacer sans mettre tout le pays du feu en danger.

-    Il faut que cela reste interne et en aucun cas public, je suis d’accord.

-    C’est vraiment un casse-tête, j’ai relu plusieurs fois les lois, il faudrait qu’il est transgressé ton autorité et il ne l’a jamais fait.

-    Danzou connaît parfaitement les lois et il ne les contourne jamais.

-    Autre chose à rajouter ?

-    Non. Je vais me préparer. »

 

Nuit d’été retournait à ses quartiers, sa tête était vaporeuse et il se laissait guider par ses pas.

Il croisa Inuzuka Kiba.

Il ne s’était plus croisé depuis l’examen chuunin. Il avait pas mal grandi ainsi qu’Akamaru. Il arborait un ton fier et une carrure d’athlète. Sasuke se souvenait d’un frimeur qui s’était fait rétamé comme il le fallait par Naruto.

Il n’était vraiment pas intéressant à part le fait qu’il possédait un excellent odorat.

Par chance, l’adolescence avait modifié son odeur corporelle.

Cela lui faisait étrange de revoir un genin de sa promotion. Et en son for intérieur, il craignait de rencontrer un certain amateur de ramen. Naruto le reconnaîtrait à coup sûr.

Il accéléra le pas pour pénétrer le plus vite possible dans la racine.

Manque de chance, Danzou l’attendait de pied ferme.

« Où étais-tu ?

-    Chez l’Hokage, je prenais mon ordre de mission.

-    Je voulais te parler avant que tu ne partes.

-    On a un peu de temps, je pars à 14 heures.

-    On va dans mon bureau. »

Nuit d’été le suivit avec nonchalance. Il n’avait pas envie d’entreprendre une grande discussion.

Ils étaient dans le bureau :

« D’après mes espions postés à Suna, le Kazekage aurait découvert l’une de mes manœuvres visant à déstabiliser l’alliance entre Suna et Konoha. Tu sais que je suis fortement opposé aux missions communes, aux échanges de ninjas entre nos deux pays, etc…

-    Oui, ils cherchent certainement à découvrir les secrets des techniques ancestrales de Konoha.

-    Justement. D’ailleurs, je suis tout à fait contre le mariage entre Nara Shikamaru et No Subaku Témari. Nous allons perdre un grand stratège, héritier d’une famille influente qui plus est. Il est temps que cela cesse.

-    Si je comprends bien, je dois créer un incident diplomatique.

-    Ce ne sera pas forcement nécessaire. Je préfère que mes actions restent plutôt discrètes. J’ai essayé de faire destituer Gaara. Les nobles de Suna sont facilement achetables, ils sont généralement muets comme des tombes et ils ont de l’influence. Gaara est devenu trop populaire à cause de Naruto. Ma priorité pour l’instant est d’éviter le mariage Nara.

-    Et comment vais-je pouvoir briser les cœurs ?

-    Par la raison… »

Danzou lui tendit une poudre.

« Grâce à Candy, je pense que tu auras accès à la table du Kazekage ainsi qu’au verre de sa chère sœur.

-    Si Gaara apprend que l’on a rendu sa sœur stérile, il va rentrer dans une colère folle.

-    Evidemment si tout cela pouvait tomber sur le dos de Candy, ce serait merveilleux. Plus d’alliance et un gêneur de moins.

-    Je comprends. Shikamaru ne peut épouser une femme stérile mais il faut qu’elle s’en rende compte avant le mariage.

-    Cette poudre a des effets secondaires caractéristiques, les médecins sauront immédiatement de quoi il s’agit.

-    Gaara aime Candy, là est tout le problème.

-    Tsunade est opposée elle aussi au fait que Shikamaru quitte Konoha mais contrairement à moi, elle l’a fait savoir. Et qui mieux que Candy pourrait tromper Gaara ?

-    Moi. Je n’ai pas de couverture, je vais me faire accuser obligatoirement. C’est stupide comme idée.

-    Les effets ne sont pas immédiats. Personne ne te soupçonnera. Je compte sur toi. »

Danzou sourit en lui refermant la main sur le sachet de poudre.

« Je sais que tu es contre ce genre de méthodes, Nuit d’été, mais je ne veux pas être obligé de tuer Témari. »

Nuit d’été prit congé et se rendit dans son appartement.

Ce fut dans la solitude de sa chambre qu’il regarda affolé le petit sachet. Il ne voulait causer de tort à Témari, aucune femme ne méritait une telle déception. Il n’avait pas assez avancé dans ses recherches pour se permettre de décevoir Danzou. Il détestait cette situation et il espérait vraiment que Candy soit vraiment un ninja à la hauteur de sa réputation et qu’il arrêterait son geste.

Il avait enregistré la conversation, ne serait-ce déjà pas suffisant pour inculper la racine. Non, ce n’était pas suffisant, ce n’était qu’une bande enregistrée, Danzou pouvait nier et le témoignage de Sasuke, un déserteur, ne serait jamais pris en compte.

Il fit ses affaires dans la mauvaise humeur.

Il ne voulait vraiment pas que cela se produise.

Heureusement, le véritable Nuit d’été détestait lui-même ce genre de situation.