Couleur funèbre ...

par ranbilan

Coucou !

Me voici avec mon premier one-shot. L'idée m'est venur en écoutant le rêve de ma ptite soeur, ce matin. C'est un peu spécial, je vous l'accorde, mais bon ... Je tente sa publication quand même !


COULEUR FUNEBRE ...



Temari posa son pinceau avec un sourire. Elle venait de finir la plus grande toile qu'elle avait jamais peinte. Un chef d'oeuvre de trois mètres sur cinq. De multiples formes géométriques rouges, noires et argents, qui représentaient peut être un chien, un homme, et un ordinateur. Il y avait aussi un peu de blanc.

La blonde pris du recul, et observa le tout. Ça manquait un peu noir, ici. Voilà, c'était bon.

Un jeune passant entra dans la galerie où elle peignait et acquieça. Ça lui plaisait. Il fit une offre. Une somme exorbitante. Temari accepta, sa carrière était lançée. Elle avait 23 ans.


OoOoOoO


« Fais un voeu, et souffle maman ! »


Ladite maman fit son voeu, et souffla sur ses trente trois bougies roses. Elle caressa la tête de sa fille aînée, et serra dans ses bras son bébé, son garçon de 4 ans.


« Maman, tu vas retourner peindre après le gâteau ?


Temari descendit donc dans son atelier. Pour son fils, elle voulait faire une toile à l'image de sa vie.


Elle disposa son chevalet, et choisit les trois couleurs préférées de son fils. Du violet en fond, quelques personnages marrons, et du vert.

[Nda : ce sont les couleurs du chocolat Milka xD]

Elle eu subitement envie de rajouter du blanc. Du blanc dans le ciel, des nuages ; du blanc dans l'herbe, des marguerites ; du blanc dans les vêtements ; bref, du blanc partout, en petites quantités.

Sa toile finie, Temari la regarda sécher, soudainnement fatiguée. Enfin, pas si soudainnement, quand on y repense. Elle l'était plus qu'avant, quand elle ne peignait que des couleurs vives, joyeuses, heureuses. Un peu à son image .. Bien sûr, elle peignait toujours des toiles comme ça, mais moins.


OoOoOoO


« Fais un voeu, et souffle maman ! »


Ladite maman fit son voeu, et souffla sur ses trente cinq bougies bleues. Elle caressa la tête de sa fille aînée, et serra dans ses bras son bébé, plus si petit, son garçon de 6 ans.


Mais cette année, elle ne mangea pas de gâteau. Elle alla juste peindre son bonheur.


Sur une toile, elle déposa en grandes quantités du cyan éclatant. Puis, avec un grand pinceau brosse, elle fit, avec un rouge flamboyant, quelques traits pour mieux contraster.

Elle continua comme ça pendant deux, trois, quatre heures. A la fin, sa toile resplendissait. Des petits points jaunes formaient des lignes, et c'était comme s'ils représentaient les contours des personnages. On appercevait ici et là un oiseau, une maison, et toujours ce même chien.

Alors qu'elle observait son oeuvre, la jugeant d'un oeil critique, elle fut prise de spasmes convulsifs. Etrange, me direz vous, à tout juste trente six ans. Et, dans sa crise de folie, sa première crise, elle s'empara de son seau de peinture blanche, trempa vite un gros pinceau, et en jeta sur sa toile. Presque partout. Mais pas sur le chien. Il était là depuis le début, et Temari ne le laisserai pas de sitôt.

Puis elle s'évanouit.


OoOoOoO


« Fais un voeu, et souffle maman ! »


Ladite maman fit son voeu, et souffla sur ses trente sept bougies blanches. Elle caressa la tête de sa fille aînée, et serra dans ses bras son bébé, son petit homme, son garçon de 8 ans.


Cette année non plus, elle ne prit pas de gâteau. Cela faisait la troisième année qu'elle n'en prenait pas. Ses crises se faisaient de plus en plus fréquentes, et ses toiles de plus en plus blanches.

Pour peindre sa toile, elle se fit belle. Elle enfila sa robe de mariée, sa robe blanche. Blanc. Cette couleur à tellement de significations ! Pourquoi une robe blanche ? Temari n'en savait rien. Elle avait juste eu un pressentiment, et cette couleur l'obsédait. Elle en voyait partout depuis quelques temps. Sa vie devenait fade ...froide ... blanche ...


Elle s'approcha de sa toile neuve. Elle s'empara d'un pinceau épais, et le trempa dans son dernier pot ouvert. Elle n'avait plus la force d'en ouvrir un nouveau. Elle s'approcha encore de sa toile. Blanche, elle aussi. Le pinceau dégoulinant de blanc tomba, avant même d'avoir touché la toile. Elle resta blanche à jamais.

Blanc. Symbole de mort ...



Mon blabla à moi :


Alors ? Ça vous à plus ?

Personnellement, j'en suis assez contente, pour une fois ! XD

Bref bref, je vous remercie encore d'avoir lu !!

Com ? x)