Je le garde !

par pouletfree

Bonjour à tous!

Désolé pour le retard... Voici le dernier chapitre de la saison 1 de Buddy. Il est un peu particulier, mais bon il faut bien faire du teasing pour la suite, alors voilà. Ce chapitre introduit un personnage qui sera plutôt pas mal important par la suite. J'espère que ça vous plaira.

Très honnêtement, ça me fait chelou de me dire que c'est le dernier chapitre. Sur ce...

BONNE LECTUUUUUUUURE!!

Précédemment dans Buddy or Not: Tandis qu'un nouveau meurtre du Tueur au Cerisier a secoué la presse et le commissariat, Temari s'est de nouveau engueulée avec son frère Kankuro, qui a depuis longtemps déserté sa famille.



Un cube de béton armé où régnait le froid. Un cube troué en un seul endroit : une simple petite fente dans une porte métallique. Et à travers cette fente, la lumière grésillante d’un couloir désert, dans lequel raisonnait seulement le bruit des quelques goutelettes d’eau qui tombaient une à une du joint percé d’une conduite d’eau qui paraissait plus vieille que le monde.

Un cube de béton armé, empli de silence et d’obscurité, dans lequel se tenait un homme. Assis en tailleur, totalement immobile, véritable statue humaine. Ses longs cheveux gris tombaient devant ses yeux clos, les dissimulant totalement à quiconque aurait été assez fou pour oser ouvrir la porte de sa cellule.

Le silence ambiant laissait presque penser qu’on avait condamné cette prison, en oubliant ce détenu à l’intérieur, mais la vérité était tout autre. S’il était aussi, c’était uniquement pour le tenir à l’écart des autres prisonniers. Pas pour sa sécurité à lui cependant, mais pour la leur. On l’avait donc enfermé au sous-sol, dans une cellule assez solide pour endurer un holocauste nucléaire.

Il était de l’avis de tous le détenu le plus dangereux de cet établissement, et certains gardes étaient prêts à payer leurs collègues pour ne pas être celui qui serait chargé de lui amener son repas. Deux fois par jour, on faisait passer son plateau par la fente dans la porte. Tels étaient les seuls moments où il était à proximité d’un autre être humain.

Jamais il ne quittait sa cellule, jamais il ne parlait, jamais aucun bruit ne troublait le silence de son cercueil de béton. Les caméras de surveillance qui y avaient été placées n’étaient d’aucune utilité, la lumière demeurant obstinément éteinte. Cet homme vivait en isolement complet, sans bruit, sans lumière, sans contact avec l’extérieur. Et ce depuis quinze ans.

Des rumeurs avaient bien sûr circulé parmi les prisonniers, selon lesquelles il serait mort. Rumeurs démenties par les plateaux vides qui ressortaient par la fente de la porte quelques heures après y être entré. Il s’agissait de la seule preuve que ce détenu était toujours en vie, bel et bien soumis aux mêmes besoins physiologiques que les autres.

Les gardiens les plus anciens de la prison considéraient ces besoins comme la seule chose qui rattachait encore cet être à l’humanité. Les plus jeunes ne pouvaient qu’acquiescer devant l’atrocité de ses actes passés. Seul un fou aurait pu nier que cet…homme…était la folie personnifiée. Les détenus les plus superstitieux le prétendaient même immortel, étant l’incarnation du diable.

Le juge qui avait prononcé le verdict au cours de son procès, et ainsi condamné le monstre à la prison à vie, était mort d’un arrêt cardiaque le lendemain, ce qui avait fini de faire basculer la légende du détenu dans l’imaginaire collectif. Le médecin légiste qui s’était occupé de l’autopsie du magistrat avait beau avoir expliqué à plusieurs reprises que la mort de ce dernier était due uniquement au stress engendré par l’affaire, nul n’y avait prêté attention. L’histoire de cet homme était devenue un véritable mythe, bien qu’ayant fini par être oubliée par la plupart des gens.

Quinze ans.

Quinze ans dans le noir, la solitude comme seule compagne, une sourde colère enfouie au plus profond de son âme noircie par ses péchés passés. Ses yeux contemplaient le vide infini de l’obscurité sans jamais n’y déceler autre chose que ses propres démons. Il dormait très peu, ne pouvant supporter les rêves qui l’assaillaient dès que le sommeil jetait sur lui son dévolu. Dans ces moments-là, quand la fatigue enserrait son corps de sa main faussement amicale, il repensait à sa vie lorsqu’il était à l’extérieur. Lorsqu’il était libre. Il n’avait que de rares souvenirs de son existence avant l’année qui avait précédé son emprisonnement. Comme si sa vie avait commencé en même temps que ses meurtres. Comme si seules les atrocités qu’il avait commises donnaient un sens à son existence.

Un léger filet d’air siffla doucement dans la cellule, faisant légèrement tressaillir son occupant. Etrange. Jamais le vent n’était entré jusqu’ici, dans l’enfer de sa prison sous-terraine. N’importe qui aurait trouvé cela anodin, mais pas celui-ci. Ses yeux s’ouvrir dans la nuit.

Salut, mon vieil ami…

La voix qui parvint aux oreilles du prisonnier était doucereuse et faussement avenante. On aurait pu presque croire à un sifflement plus qu’à une voix humaine. L’habitant du bloc de béton garda cependant le silence, semblant indifférent.

Ca fait un sacré bail, non ? Combien ? 10 ou…15 ans ?

L’homme assis en tailleur sur le sol froid gardait toujours ses yeux dans le vide, grand ouvert, contemplant le néant face à lui. La voix ne tarda pas à retentir de nouveau.

Tu ne me réponds pas ? Tu me boude, c’est ça ?

Le torse nu de l’homme frissonna légèrement, ses muscles se crispèrent. Une lueur de colère froide transparaissait dans son regard, plus dur qu’auparavant. Cette voix semblaient le transpercer de par en part, et provoquer chez lui des réactions qu’il avait oublié pouvoir ressentir.

La prison t’a fait perdre ta langue, à ce qu’il semble. Dommage, toi qui avait une si belle voix…

Le ton exagérément attristé de la voix fit se serrer de rage les poings de l’homme, qui parvint tout de même à ne pas réagir. Il sentait des braises renaitre des cendres de sa haine.

Quinze ans…tout seul comme un con dans le noir, à bouffer de la merde et à effrayer des minables gardiens de prison. Si j’étais du genre ironique, je dirai que c’est…glorieux.

_Ca..suffit…

Quinze ans sans parler, sans qu’aucun son ne sorte de sa gorge. Eraillée par l’inactivité extrême qu’on lui avait imposée, la voix de l’homme ressemblait au grincement d’une porte dont les gonds avaient rouillé depuis cent ans. Une voix dénuée de toute vie, de toute énergie. Une voix morte.

Ah, mon sucre d’orge, bien content de réentendre le son de ta voix, même si je dois avouer qu’il a perdu de sa superbe. Mais si on excepte ça, tu tiens plutôt la forme… Pourtant Dieu sait que la bouffe est dégueu en tôle… L’une des raisons pour lesquelles je me suis cassé d’ailleurs !

La voix ricana doucement, déclenchant un second frisson dans le dos de l’homme, qui n’avait toujours pas esquissé le moindre geste.

Et sinon, à part rester assis sur ton plancher, qu’est-ce que tu fais de ta vie ?

Aucune réponse de la part de l’homme.

Je vais te dire moi, ce que tu es en train de foutre…tu es en train de te laisser crever tout seul comme un rat dans un égout. Tu te contentes d’attendre que la grande faucheuse vienne te proposer d’aller faire un tour. Quel gâchis…

Les ongles de l’homme s’enfonçaient à présent dans la paume de ses mains tant ses poings étaient serrés. Le sang coulait par petits filets sur ses doigs. Ses dents étaient serrées, faisant barrière de leur corps à la moindre parole de leur propriétaire.

On dirait bien que la prison ne t’a pas enlevé que ta langue. On dirait que t’as aussi perdu tes couilles.

_Ferme ta gueule !

Le cri du détenu se répercuta en écho dans tout le sous-sol.

_Pourquoi ? Cria-t’il. Pourquoi revenir après tout ce temps ? Tu m’as déjà abandonné alors vas-t’en !

Moi ? Je t’ai abandonné ? Hmm…oui c’est vrai… Je t’ai manqué c’est ça ? Le petit chérubin se sentait seul ? Ah non le petit chérubin..était seul…

_Vas t’en, je ne veux plus de toi ! Je n’ai plus besoin de toi…

Quelle ingratitude…après toutes les choses merveilleuses que j’ai faites pour toi…

_Tu ne m’as attiré que des emmerdes…

La colère de l’homme et son désespoir s’enlaçaient, faisant vibrer sa voix affaiblie.

J’ai fait jaillir ta véritable nature, je t’ai rendu service.

_Tu as fait de moi un meurtrier !

J’ai fait de toi celui que tu voulais être !!

La voix sifflante avait fait claquer cette phrase sur les quatre murs de la cellule. Elle semblait réellement en colère.

Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour toi ! Ta haine, ta colère, ta violence, ta soif de sang ! Tout était déjà en toi ! Tout ce que je t’ai donné, c’est le courage !

L’homme ne répondit pas. Le silence, troublé par les cris de la voix, se réinstalla peu à peu. Poussant un long soupir, celle-ci sembla se calmer, et reprit.

Tu avais peur de ton potentiel, peur de ce que tu pouvais faire aux autres si tu laissais la bête sortir. Tu refusais d’assouvir tes désirs. Tu sentais l’appel du sang, mais tu bridais ton instinct qui te poussait à y céder.

_J’aurai pu continuer à le faire, ça m’aurai rendu la vie bien plus facile. Regarde où ça m’a mené de t’écouter…

Tu plaisantes ? Tu oses me dire que j’ai rendu ta vie encore plus pourrie qu’elle ne l’était déjà ? Ose me dire que tu n’as pas aimé les choses que tu as faites à tous ces gens… Franchement tu te mens à toi-même mon p’tit pote, et ça c’est nul !

La voix avait repris le ton enjoué qui agaçait tant le détenu. Elle semblait ouvertement se foutre de lui. Le noir créait autour d’eux une atmosphère intime. Impossible par contre de décréter si il faisait jour ou nuit à l’extérieur. Le temps suspendait son vol.

Tu étais un homme…j’ai fait de toi un mythe.

_Ca m’a mené loin, je te remercie.

Pas d’ironie avec moi Didou, ça c’est mon domaine.

_Ne m’appelle pas comme ça.

Pas de surnom ?

_Nous ne sommes pas amis. Tu n’es qu’une anomalie, une tâche dans ma vie.

Es-tu sûr que ce n’est pas toi la tâche dans MA vie ?

_Arrêtes. Tu n’es qu’une voix dans ma tête. Il me suffit de…

Couper le son ? Aha non la tu te plantes choupinet. Tu ne peux pas faire ça. Je ne suis pas qu’un bruit de fond. Je suis toi…enfin je suis toi avec des couilles…

La voix éclata d’un rire sardonique, fière de sa remarque. Le prisonnier secoua la tête d’agacement, déclenchant une série de craquements dans sa nuque engourdie par l’immobilité.

_Pourquoi est-tu…

Revenu ?

_Non, parti…

Ah..je..eh bien, après tous ces meurtres, tu as fini par te ramollir, je l’ai senti. J’arrivais pas à te faire bouger, tu t’apaisais. La bête rentrait en cage. J’ai cherché comment éviter ça mais…tu t’es fait arrêter..

La voix transpirait d’amertume, et d’une pointe de chagrin habilement camouflée.

En prison j’ai cru que tu étais redevenu toi-même, quand tu as tué ces quatre détenus. Mais je me trompais.

Ce souvenir revint tel un flash dans la tête du prisonnier. Quatre abrutis étaient venus lui chercher des noises au réfectoire. Après s’être moqué d’eux, il les avait assassinés à coups de couteau. C’était suite à cet incident qu’il avait été mis en isolement, et que toute la prison se mit à le craindre, l’élevant quasiment au rang de légende.

Mais ce n’était plus pareil, dans cette cellule tu as fini par redevenir celui que tu étais avant que je vienne à ta rencontre. Je ne l’ai pas supporté alors…

_Alors tu as fui.

Oui. J’avais fait de toi un homme meilleur et tout ça n’avait finalement servi à rien. Je me suis senti trahi par toi, alors que je t’avais toujours considéré comme un ami.

_Tu m’as abandonné pendant quinze ans.

Tu as chié sur tout ce que nous étions.

_Peu importe. Tout ça c’est terminé.

Ne te mens pas. Tu sais très bien que c’est plus compliqué que ça.

_Qu’est-ce que tu veux dire ?

Ne sens-tu pas le vent tourner ? Ne sens-tu pas certaines sensations revenir ?

Inutile d’exiger des précisions. L’homme aspira une grande bouffée d’air et acquiesça sans un mot. Bien sûr qu’il ressentait ces changements en lui. Les rêves qui l’assaillaient tels des pointes chauffées à blanc dès que ses yeux se fermaient. Les tremblements de frustration qui secouaient ses bras parfois. Le brasier de la colère qu’il sentait chauffer de nouveau dans ses entrailles. Tout était là.

La bête s’énerve dans sa cage. Peu à peu les barreaux de fer deviennent du plastique. Tu le sens, n’est-ce pas ?

L’excitation qui transpirait dans l’intonation de la voix ne présageait rien de bon, surtout quand l’homme sentait qu’elle faisait écho à celle qui grandissait dans son propre corps. Ses vieux désirs ressurgissaient

_Alors qu’est-ce que je dois faire ?

C’est simple. J’ai un plan…

Les battements du cœur de l’homme s’accélérèrent encore. Le mal renaissait de ses cendres…

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Dans le centre de sécurité de la prison, deux gardiens étaient de gardes. Travailler de nuit était éprouvant, et nécessitait pour ces deux hommes une forte dose de café et de cigarettes. Rester éveillé consistait leur principal centre d’attention, une évasion étant statistiquement impossible, tout comme le moindre évènement sortant de l’ordinaire d’ailleurs. Mais pas ce soir…

L’un des deux hommes sursauta, renversant son café sur sa chemise. La sensation de brûlure ne le fit même pas réagir. Il gardait les yeux rivés sur les écrans de surveillance, l’air effaré.

_Ca va, mec ? s’inquiéta son collègue.

_Vas chercher le chef ! Dis lui que…

Il semblait totalement sous le choc, comme si il venait de voir un fantôme.

_...la lumière vient de s’allumer dans la cellule de Hidan !

Pour la première fois depuis quinze ans, ils purent observer le prisonnier. Son pantalon déchiré était sale, tout comme lui. Son torse était fin mais musculeux. Il était rigide, son corps devait le faire souffrir, mais il se tenait debout. Le diable était sorti de sa boite. Celui-ci regarda la caméra d’un regard cynique. D’un geste lent, il recoiffa ses longs cheveux gris en arrière et adressa un sourire carnassier aux deux gardes à travers l’écran.

_Le mal…

est sur le point…

_...de renaitre.

Et grâce à qui, mon petit chou ?

_A toi…Jashin.

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L'étage du commissariat dédié aux agents de l'équipe de jour était presque entièrement vide. Il était près de 20 heures et tous étaient rentrés chez eux retrouver leur famille ou leur canapé. Seuls deux bureaux étaient encore éclairés. Celui du commissaire et celui de Temari et Shikamaru. Ces deux derniers terminaient de mauvaise grâce leur rapport de la journée avant de partir.

_Je mets quoi dans "notes annexes"? demanda Shikamaru en levant sa feuille de rapport devant lui.

_Ca c'est au cas où tu aies des remarques à ajouter.

_Quel genre de remarque?

_Mais j'en sais rien moi, est-ce que tu as l'impression de devoir rajouter quelque-chose?

_Ben...non.

_Alors lâche moi la grappe et finis ce truc qu'on puisse se barrer.

Il acquiesça et apposa sa signature en bas de la page, avant de tendre celle-ci à son équipière pour qu'elle puisse l'agrafer à la sienne.

_Bon allez on rentre, moi je suis claquée, fit Temari au brun qui acquiesça.

Ils rangèrent leurs affaires, s'habillèrent et sortirent du bureau. La blonde verrouilla la porte vitrée après avoir éteint la lumière et ils se dirigèrent ensemble vers l'ascenseur. Ils firent un signe de main au commissaire pour le saluer, mais ce dernier leur fit signe d'attendre. Il se leva et ouvrit la porte de son bureau.

_Excuse-moi, Temari, faudrait que je te parle quelques minutes.

Le Sergent croisa le regard de son équipier et haussa les épaules, ne comprenant pas trop ce que pouvait bien lui vouloir son supérieur.

_Bon ben, j'arrive, dit-elle à son chef. A demain Shikamaru.

_A demain, la salua le Lieutenant.

Tandis que Shikamaru allait presser la commande d'appel de l'ascenseur, Temari entrait dans le bureau du commissaire Hatake. Après avoir refermé la porte derrière elle, il lui intima de s'asseoir, puis prit lui même place dans son fauteuil. Il la regardait avec un air indescriptible, empêchant la jeune femme de prévoir ce dont il allait lui parler.

_Alors? dit-elle finalement. Qu'est-ce que vous vouliez me dire?

Un léger sourire étira les lèvres du commissaire.

_Sais-tu quel jour on est, Temari?

_Ben...mardi...mais enfin c'est quoi cette question? J'ai oublié l'anniversaire de quelqu'un?

_Non non... mais cette date ne te dit vraiment rien?

Sa voix vibrait d'un certain amusement, ce qu'elle ne comprenait vraiment pas. Qu'est-ce que cette date avait de spécial? Elle avait beau tourner et retourner dans sa tête les dates d'anniversaire ou d'évènements qu'elle connaissait, rien ne venait.

_Aujourd'hui, ça fait pile un mois que tu fais équipe avec Shikamaru, déclara finalement le chef de la police.

La belle blonde écarquilla les yeux, surprise. Un mois? Maintenant qu'elle y réfléchissait, elle se rappelait que son supérieur disait vrai, mais ça ne lui était même pas venu à l'esprit. Par contre, elle ne voyait pas bien pourquoi le commissaire la convoquait pour lui dire ça... Il voulait fêter ça ou quoi?

_Et..pourquoi vous me parler de ça? demanda-t'elle.

_Tu ne te rappelle vraiment pas de ce que tu m'as dit le matin de son premier jour? s'amusa-t'il.

Devant le silence d'incompréhension de sa subordonnée, il répondit lui-même à sa question.

_Tu m'as dit que tu acceptais une période d'essai d'un mois, et qu'ensuite tu déciderai si tu le gardais, ou si tu voulais une dérrogation pour continuer à travailler en solo. Donc maintenant, il va falloir que tu prennes ta décision.

Sur ces mots, il sortit de son tiroir un document imprimé.

_Voilà la dérrogation pour le ministère, expliqua-t'il. Une signature de ta part et j'affecte Shikamaru dans une autre équipe.

Il posa le document face à Temari, puis se laissa aller en arrière contre le dossier de son fauteuil, laissant sa protégée réfléchir à la décision qu'elle devait prendre. La blonde lit la feuille en silence, tapotant inconsciemment la table avec ses doigts. Le fil de sa collaboration avec le brun repassait dans sa tête. Leur première mission, leurs petites engueulades, les quelques bons moments...

_Passez moi un stylo s'il vous plait, dit-elle.

Légèrement surpris, le commissaire ne broncha cependant pas, et tendit de quoi écrire à Temari. Cette dernière se saisit du stylo, le fit tourner entre ses doigts quelques secondes, comme si elle hésitait, puis se décida.

Elle traça une grande croix sur toute la surface de la feuille, avant de la rouler en boule et de la jeter dans la poubelle à côté d'elle.

_Je le garde, trancha-t'elle avec un clin d'oeil.



Et voilà! "Buddy or Not?" est terminée!



Mais ne vous inquiétez pas, vous retrouverez la saison 2, "Buddy or What?" bientôt sur le site. Je pense faire une petite pause le temps de juillet et août, et ensuite je m'y remettrai. Concernant l'histoire, il serait vraiment utile pour moi que vous preniez quelques minutes pour commenter l'ensemble de la saison, ce que vous en avez pensé, ce que vous avez aimé ou pas aimé, votre ressenti général. Ca m'aiderait vraiment à faire en sorte que Buddy or What soit meilleure que Buddy or Not.

Par ailleurs, prévenez moi si vous voulez être prévenu par MP de la sortie de "Buddy or What?"

En tout cas merci de m'avoir lu et suivi durant ces 5 mois. Je pensais pas que ce que j'écrivais pouvait intéresser autant de monde. J'ai vraiment adoré écrire cette saison et j'espère que vous serez encore plus nombreux à me lire pour la deuxième! Putain je suis déjà touché là à cause de la fin d'une saison, alors qu'est-ce que ça va être à la toute fin de la fic...En tout cas, merci vraiment de m'avoir donné ma chance, et à la prochaine dans Buddy!



Pouletfree