Vis, putain !

par pouletfree

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vais faire un ch’tit point chronologique. En effet, comme je ne mets jamais de dates dans Buddy, c’est assez compliqué de s’y retrouver. Je m’en suis rendu compte en relisant les trois saisons. Hormis la première qui se déroule sur un mois, les autres c’est assez fouillis.
C’est surtout concernant la grossesse de Tema que ça pose problème, donc je m’en vais éclaircir ce point.
Quand elle l’apprend dans la saison 2, elle essaye d’avorter. Elle est donc logiquement avant son troisième mois de grossesse puisque la loi empêche l’avortement après ce délai. Et je ne pense pas qu’énormément de temps se soit passé depuis qu’elle vit chez Shikamaru. Il s’est passé beaucoup de choses mais assez rapprochées dans le temps.

Donc on va dire que Temari arrive doucement sur son quatrième mois. De toute manière, si j’ai besoin de faire une ellipse longue je le préciserai, mais je n’aime pas trop ça donc il y a peu de chances. Une explication très longue et peut-être totalement inutile mais bon. Sur ce…

Bonne Lecture !

Précédemment : Naruto est arrivé en prison, et se rend compte que l’infirmière sur place n’est autre qu’Hinata Hyuga, une ancienne petite amie dont il était très amoureux. En parallèle, Temari s’est engueulée avec sa mère durant un repas de famille pour fêter la venue de Kankuro. La blonde a très mal pris une remarque sur le fait que son comportement n’était peut être pas digne de celui d’une future mère. Belle ambiance.



Trois gros 4x4 noirs roulaient à toute allure sur la route de banlieue qui s’éloignait de Leafville. Leurs phares laissaient des trainées sanglantes dans la nuit tandis que leurs calandres crevaient la brume comme des brise-glaces. Ce sombre convoi fantomatique ne pouvait être sorti des entrailles de Leafville pour une raison anodine. Il s’était mis en chasse.
Le véhicule de tête était le mâle alpha, le meneur de la meute sanguinaire. Ses yeux luminescents scrutaient la route d’un regard conquérant. Personne ne se mettrait en travers de la course de cette procession cauchemardesque.

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_ Sept dollars, Sergent Nara.

Shikamaru acquiesça et donna l’appoint au barman, qui lui sourit en retour. Le policier attrapa les deux gobelets de café et tourna les talons après un signe de tête poli. Il poussa la porte du bout du pied et traversa la route pour rejoindre l’entrée principale du Commissariat. Il salua les deux agents qui la surveillaient et entra.

Temari était en grande conversation téléphonique lorsqu’il entra dans leur bureau commun. Elle lui sourit lorsqu’il entra mais la personne à l’autre bout du fil sembla dire quelque chose qui la fit reprendre aussitôt son air agacé.

_ Je sais très bien ce qu’elle a dit Kankuro, et il est hors de question que je l’appelle ! Ce n’est pas à moi de faire un pas vers elle.

Shikamaru posa le gobelet de café devant Temari, qui le remercia d’un signe de tête. Il se laissa tomber dans son fauteuil avec le sien, les yeux toujours rivés sur le visage de sa belle, qui fronçait les sourcils.

_ Je sais Kankuro, et je suis vraiment désolée d’être partie comme ça, ce n’était vraiment pas contre toi et Gaara, mais je n’ai vraiment pas pu supporter son ton condescendant. Elle me parlait comme si j’étais encore une ado !

Ses doigts tapotaient frénétiquement son gobelet, signe qu’elle était tendue. Elle avait vraiment pris à cœur la remarque de sa mère. Cela faisait partie des quelques règles immuables de la psychologie humaine. Les enfants sont peu de choses face aux reproches de leurs parents. Shikamaru s’estimait d’ailleurs chanceux que ses parents aient été bien trop absents pour lui en faire. Sa grand-mère et Asuma étaient beaucoup plus pédagogues et son comportement n’avait jamais nécessité de remise dans le droit chemin. Comparé à un énergumène comme Naruto, il avait vraiment eu une adolescence sans histoires.

_ Avec plaisir Kankuro, quand tu veux, acquiesça Temari. Gros bisous à toi aussi. Et à Gaara.

Elle raccrocha et laissa tomber son téléphone sur son bureau en poussant un long soupir las.

_ Comment il va ? S’enquit Shikamaru.

_ Bien, mais il parait que ma mère a très mal pris mon départ théâtral.

_ Ca lui passera, tempéra le brun. Laisse-lui un peu de temps.

_ Parce que c’est à moi de lui laisser du temps ? C’est elle qui devrait venir s’excuser de m’avoir sorti ses conneries !

Il la laissa se calmer avant de reprendre.

_ Tu sais ce que je veux dire Temari. Vous avez toutes les deux un caractère plus que bien trempé, alors laissez vous le temps de digérer la soirée d’hier avant de pouvoir en discuter.

Elle ne répondit pas, et détourna le regard avec l’air vexé qu’il lui connaissait si bien. Les joues de la jeune femme étaient rouges et sa gorge sèche. Après une longue gorgée de café, elle reporta enfin un regard timide vers son homme.

_ Tu penses que ma mère a raison ?

_ Raison à propos de quoi ? dit-il en arquant un sourcil.

_ Imbécile, de quoi on parle depuis hier soir ? grimaça-t-elle.

Shikamaru ne put s’empêcher de sourire en voyant l’air renfrogné que Temari affichait. Avec un soupir mi amusé mi sérieux, il fit rouler son siège jusqu’au bureau de la jeune femme et lui prit les mains.

_ Tu te souviens de notre première mission tous les deux ? lui demanda-t-il.

Elle se creusa la mémoire quelques instants.

_ La femme battue ?

_ La femme battue. Tu te souviens de la manière dont ça s’est passé ?

Temari demeura silencieuse, les yeux fixés dans ceux de son petit ami.

_ Tu as sauté d’un immeuble et tu as coursé un mec sur les toits. Sans même te poser la moindre question. Sans même un regard en arrière. Tu as juste pris ton élan et tu t’es lancée sans réfléchir.

Elle baissa la tête vers ses doigts qui s’enlaçaient frénétiquement, consciente qu’elle s’était toujours comportée en tête brûlée. Elle conduisait à toute vitesse, fonçait toujours vers l’action, se ruait vers le combat sans hésiter. Aucune mère au monde ne se comportait de manière aussi irresponsable. Une boule douloureuse comprimait sa gorge lorsqu’elle sentit des doigts sous son menton la forcer à relever la tête. Deux yeux sombres et bienveillants accueillirent délicatement son regard émeraude.

_ Tout ça pour te dire que tu agissais comme une tête brulée quand on s’est connue. Ce serait malhonnête de le nier, mais est-ce qu’aujourd’hui tu ferais encore quelque chose d’aussi insensé ?

_ Bien sûr que non ! s’indigna-t’elle instinctivement.

Il sourit, et elle comprit alors qu’elle avait eu exactement la réaction qu’il attendait. Elle voyait où il voulait en venir.

_ Alors j’ai changé ?

_ C’est jamais facile de se rendre compte des changements qui s’opèrent en nous. Ce sont toujours ceux qui nous entourent qui le voient avant nous. Et…

Il eut un petit rire gêné.

_ Comme ça fait un petit moment que je t’observe avec…hum…attention, je peux t’assurer que ces changements, je les vois.

_ Tu m’observais ? répéta-t-elle d’un ton faussement naïf. Comment ça ?

_ Tu vois très bien ce que je veux dire, se défendit-il en rougissant. Disons que je gardais un œil sur toi bien avant que tu ne remarques que je pouvais être plus qu’un équipier…

Elle l’observa amoureusement pendant quelques secondes. Qu’est-ce qu’il était beau à cet instant… Empli de retenue et de timidité. Il était rare de le voir perdre ses moyens, et ces petits moments ne le rendaient que plus attachant. Elle s’approcha de lui et posa doucement ses lèvres sur celles du brun, qui frémit et ferma les yeux pour savourer ce baiser fugace.

_ Je suis désolée d’avoir été si lente à ouvrir les yeux, murmura la jeune femme.

_ Du moment que tu es avec moi quand tu les fermes…, répondit-il dans un sourire.

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Le convoi de voitures noires avait quitté la route nationale et roulait à présent sur les petites routes de campagne. La civilisation s’était éloignée, il ne restait plus que des champs autour d’eux, peuplés de fermes et d’animaux. Dans la brume, ce décor semblait être un désert apocalyptique, comme si plus aucun humain n’existait. La végétation semblait irradiée par la grisaille.

Le véhicule de tête ralentit et tourna dans un petit chemin de terre qui menait à une vieille grange à l’abandon. Les autres membres de la meute suivaient toujours. Lentement, avec prudence, le mâle alpha roula jusqu’à la petite cour boueuse où se trouvait la bâtisse. La carcasse d’un vieux tracteur rouillé gisait sur le sol, une roue séparée du reste. Seule trace qu’il y avait un jour eu de la vie ici. La portière conducteur de la première voiture s’ouvrit. ItachiUchiwa en sortit, drapé dans un long manteau noir.

_ Tu es sûr que c’est ici ? demanda-t’il.

La portière arrière gauche s’ouvrit à son tour, libérant l’Hôte qui respira une grande bouffée d’air pur avant de descendre. Ses chaussures s’enfoncèrent de quelques millimètres dans la boue gluante. Il réajusta le col en fourrure de son long manteau épais.

_ Oui, il est là.

_ Tu penses que ça craint ?

Orochimaru fit craquer son cou d’une simple torsion.

_ Dis aux hommes de rester dans les voitures, mais tiens-toi prêt.

_ J’hésiterai pas à le buter s’il joue au con. J’espère que tu le sais.

_ Je le sais, Itachi.

Sans un mot de plus, Orochimaru s’avança lentement à travers la cour, son corps fin enveloppé dans son long manteau. Ses yeux perçants étaient fixés sur la porte de la grange qui semblait l’attendre comme une bouche béante prête à l’avaler. Il fronça les sourcils et s’enfonça dans les ténèbres.

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_ C’est dingue de te retrouver ici, lâcha finalement Hinata après de longues secondes d’un silence gênant. J’aurai aimé que ça soit dans de meilleures circonstances bien sûr mais…

_ Mais je suis content de te voir, termina-t-il. Ça fait au moins un visage agréable ici…

Elle sourit d’un air gêné, et ils replongèrent dans un silence blanc. C’était comme s’ils étaient revenus à l’époque du lycée quand ils n’osaient pas s’adresser le moindre mot. Sauf que cette fois Shikamaru n’était pas là pour donner ses précieux conseils. Naruto se racla la gorge, brisant l’instant de malaise qui s’était installé.

_ Bon, eh bien, tu ne dois pas me faire passer une visite médicale ? dit-il avec un sourire.

Le sourire qu’elle lui rendit le laissa quelques instants sans voix. Il se rendit compte à cet instant que depuis la mort de Sakura il n’avait jamais réalisé à quel point les autres femmes pouvaient être belles. Hinata était magnifique, il aurait fallu être un abruti pour le nier, mais cette pensée fit naître une boule de culpabilité dans la gorge de Naruto. Comment osait-il songer à ce genre de choses ? Sakura était morte ! Il souillait sa mémoire en se comportant comme un lycéen dopé aux hormones. Il détourna la tête et laissa son regard s’échapper par la fenêtre, faisant tout son possible pour résister à la tentation de planter ses yeux dans ceux de la belle brune qui s’apprêtait à l’ausculter.

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La grange était en piteux état. Des planches manquantes laissaient passer de minces rais de lumière et la tôle du toit était trouée par endroit, usée par la rouille et le temps. De fines gouttelettes tombaient à intervalles irréguliers sur le sol. Des chaînes pendues au plafond tintaient comme un carillon détruit. L’Hôte sortit une cigarette d’un bel étui argenté et l’alluma dans l’obscurité. La pièce s’éclaira faiblement à la lueur vacillante du briquet, et une silhouette pâle apparut dans un coin sombre.

_ Bonsoir, fit Orochimaru d’une voix calme.

La silhouette était très mince et sa blancheur effrayante lui donnait l’air d’un cadavre. Elle se leva, nue comme un ver. Une barbe et des cheveux sales encadraient un visage aux traits tirés. Elle semblait observer l’Hôte, mais ne s’approcha pas. Ce dernier se pencha et ramassa un objet transparent sur les lattes du plancher. Il le fit tourner dans ses doigts en reportant son attention sur les deux points noirs qui le fixaient dans l’ombre.

_ Depuis quand tu t’es remis à fumer cette saloperie ? demanda-t-il en lançant la pipe à crack vers la silhouette.

Cette dernière ne fit même pas un geste pour attraper l’objet, qui s’éclata sur le sol.

_ Tu as recommencé tes conneries, alors que je t’avais prévenu que je ne le tolérerai pas, reprit Orochimaru d’un ton plus ferme. Tu reviens à Leafville, tu laisses une tête de femme coupée devant une école, et ensuite tu disparais dans la nature pendant un mois ?

Aucune réponse.

_ Tu as une idée du nombre de corps qu’on a du faire disparaître dans ton sillage ? Sans parler de ceux qu’on a dû manquer et sur lesquelles la Police doit être en train d’enquêter.

L’Hôte marqua un temps d’arrêt, soupirant d’agacement.

_ Où sont les hommes que j’ai envoyé te chercher ?

La silhouette se tourna et ramassa quelque chose sur le sol derrière elle. D’un geste lent, elle lança son bien aux pieds de l’Hôte. Une hache de bûcheron. Les tâches de sang séché et la poignée de cheveux emmêlés sur la lame étaient parfaitement identifiables, et laissaient peu de doute quant au sort tragique qu’avaient dû connaître ces hommes.

_ Tu es allé trop loin, Hidan. Je ne sais pas ce qui t’arrives mais il va falloir que ça cesse.

La silhouette s’approcha d’un air menaçant, comme un animal prêt à l’attaque. Orochimaru haussa un sourcil avec mépris et retira calmement son long manteau. Il le jeta sur le sol derrière lui et retroussa les manches de sa chemise pourpre.

_ Très bien, si c’est moi qui doit te calmer alors ainsi soit-il.

Avec un hurlement de bête enragée, Hidan sauta sur l’Hôte. Ses ongles longs passèrent à quelques centimètres de la gorge de sa cible, qui esquiva d’un pas sur le côté. La chaussure boueuse de l’Hôte percuta le menton de son ami avec un bruit sourd, et l’enragé recula douloureusement.

_ Je n’aurai jamais pensé qu’on doive en arriver là, déplora l’Hôte. Tu devrais arrêter avant que je te tue.

Hidan revint à la charge, totalement insensible aux paroles de son ancien patron. Agacé, ce dernier esquiva le coup de poing et projeta le corps nu deux mètres plus loin. Le parquet craqua douloureusement sous l’impact. Fou de rage, Hidan se releva d’un bond et se rua à nouveau sur son ancien ami. Il faillit toucher l’Hôte au visage, mais d’une torsion du coup ce dernier esquiva de justesse.

_ Ca suffit maintenant.

Le coup de poing résonna dans toute la grange et sembla suspendre le temps. Il avait stoppé Hidan dans son élan, s’enfonçant de plein fouet dans sa mâchoire désormais fracturée. Ce dernier eut l’air de léviter durant une fraction de secondes avant de s’écrouler. Du sang coulait de sa bouche, il avait l’air sonné, mais surtout furieux. Orochimaru savait que c’était dans ces moments que son ami était le plus dangereux. Lorsque le tueur fou se releva, il tenait une grande clef à molette dans la main. Un gargouillis de colère et de sang jaillit de sa gorge et il sprinta vers son ennemi, son arme à la main.

_ Tu es pitoyable ! cracha Orochimaru tandis qu’Hidan

La silhouette blanche se jeta sur l’homme aux longs cheveux noirs.

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Naruto fut reconduit à sa cellule après la visite médicale. Il n’avait quasiment plus dit un mot durant toute la fin de la séance. Hinata avait eu l’air quelque peu déroutée par ce mutisme soudain mais elle avait eu la politesse de ne poser aucune question, ce dont il lui était reconnaissant. Randy semblait dormir lorsque la grille se referma derrière le blond. Sans un mot et sans un bruit, il s’installa dans sa couchette, les yeux au plafond. Comme chaque fois, le visage de Sakura vint hanter son esprit.

_ J’aime quand tu es là, lui dit-il simplement.

_Je ne suis pas là, répondit-elle avec douceur. Mais toi oui.

_Qu’est-ce que tu veux dire ?

_Tu es celui qui reste, moi je suis celle qui part. N’essaye pas d’inverser nos rôles.

Elle caressa du bout des doigts la joue du jeune homme, qui ne sentit que le vide de son absence.

_Tu as déjà fait tellement, déplora-t-elle avec tristesse. Tu as déjà tellement souffert par ma faute… et fait souffrir les autres. Ça ne peut pas continuer.

_Tu me demandes de t’oublier ? gronda le blond. Tu sais que c’est impossible.

_ Je te demande de vivre. D’arrêter de te comporter comme si ta vie s’était arrêtée avec la mienne.

_ Tu veux que je fasse comme si j’en avais rien à foutre ? Que j’aille me taper la première venue en me disant que tu n’étais qu’une fille parmi d’autres ? Je pourrai jamais faire ça !

_ On s’est aimés comme des fous Naruto, et Dieu seul sait à quel point j’aurai voulu faire toute ma vie avec toi. Dieu seul sait à quel point tu me manques.

Elle était si belle dans sa robe nuageuse. Une larme se glissa paresseusement sur la joue de la jeune fille. Naruto aurait voulu l’essuyer, mais bien sûr c’était impossible.

_ Tu dois avancer Naruto. Tu dois remettre ce grand cœur dans ta poitrine et recommencer à vivre. Je serai toujours là, je ne te laisserai jamais seul, mais tu ne peux plus fonder tes espoirs sur moi.

Leurs lèvres se confondirent mais ne se touchèrent pas. Naruto se réveilla en sursaut, une petite voix résonnait dans sa tête comme un écho.

_ Je te demande de vivre…

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Itachi entendit un grand fracas dans la grange, suivi d’un long hurlement de douleur. Le cri était déchirant, presque celui d’un animal blessé. Sans hésiter il se lança à travers la cour, prêt à protéger Orochimaru. Son arme dégainée, il se laissa avaler par la grange et alluma sa lampe torche pour y voir clair.

Il reconnut la silhouette de son patron, agenouillée sur le sol, son long manteau gisait sur le sol. Devant l’Hôte était étendue une silhouette nue et pâle, prostrée comme un enfant. Au premier abord Itachi ne reconnut même pas Hidan. Lui qui était toujours élégant, coiffé et rasé, il ressemblait désormais à un ermite toxicomane rongé par la maladie. Il le crut mort, mais en s’approchant il vit que le corps nu était agité de sanglots déchirants. Orochimaru avait une main posée sur l’épaule d’Hidan, et murmurait des mots rassurants comme un père consolerait son fils un soir d’orage. Il tourna la tête vers Itachi et lui fit comprendre d’un regard que tout allait bien.

_ Où…où…, balbutia Hidan. Où…il…est ?

_ Je ne sais pas Hidan, mais on le retrouvera, ne t’inquiète pas. Calme-toi.

Itachi s’accroupit près d’eux, et questionna silencieusement Orochimaru. Ce dernier soupira.

_ Il dit que Jashin a disparu. Il ne lui parle plus.

A ces mots, les pleurs d’Hidan redoublèrent et ses hurlements de désespoirs déchirèrent le silence.



Voilà !

Pour ceux qui se demandaient où était passé Hidan durant les neuf derniers chapitres.

A la prochaine !