Chien Méchant

par pouletfree

Bonjour à tous !

J’ai eu pas mal de mal à écrire ce chapitre, vous comprendrez peut-être pourquoi en le lisant. Et peut-être que ça se voit, mais j’ai écrit une partie il y a longtemps et le reste ces deux derniers jours, j’espère que ça ne se sentira pas trop. M’enfin bref trêve de bavardage et sur ce...

Bonne lecture !

Précédemment : Après avoir eu une sorte de vision de son défunt mentor et avoir eu une discussion avec Naruto, Shikamaru a pris la décision de renoncer à sa vengeance.



C’était ce genre de journée où le monde entier semblait s’être décidé à être totalement parfait. Shikamaru s’était levé d’une humeur radieuse, comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Sautant dans un pantalon et enfilant négligemment un t-shirt Led Zeppelin délavé, il descendit à la boulangerie du coin pour acheter un sachet de viennoiseries dont il savait que Temari raffolait. Il remonta tout aussi sereinement dans l’appartement, le sourire aux lèvres. Conscient qu’il avait l’air complètement niais, il se reprit. Dans une ville comme Leafville, être bonne humeur, ça faisait vulgaire.

Il posa le sachet sur le plan de travail de la cuisine et remplit le filtre de la cafetière de poudre. Il mit en marche la machine, et de la vapeur commença à en émaner tandis que le breuvage couleur pétrole s’en écoulait goutte à goutte. L’odeur s’élevait dans l’appartement, se déployant jusqu’aux narines endormies de Temari. Le loup avait senti l’odeur de sa proie, et malgré le fait qu’elle avait clairement la tête dans le potage, elle ouvrit les yeux, se retrouvant nez à nez avec un Shikamaru tout sourire.

_ C’est incroyable de voir à quel point tu as le flair d’un Xénomorphe dès qu’il s’agit de caféine.

Elle tendit les lèvres pour qu’il l’embrasse mais d’humeur taquine, il posa ses doigts sur la bouche de la jeune femme. De son autre main, il lui tendit un verre d’eau.

_ Pour l’haleine du matin, se moqua-t’il gentiment. Préservons la flamme.

Elle se renfrogna, mais saisit tout de même le dit verre et le vida d’un trait. Il lui reprit des mains et posa ses lèvres contre celles de sa petite amie. Elle savoura le baiser, puis poussa sans ménagement Shikamaru en arrière, le faisant tomber sur les fesses. On a un tempérament vengeur ou on l’a pas. Elle se leva ensuite, permettant au brun d’admirer le corps parfait de la femme qu’il aimait. Elle s’extirpa des draps avec la grâce et le sex-appeal d’une mannequin, bien décidée à frustrer le mufle qui l’avait embêté. Il répondit à sa provocation d’un regard de défi.

Ils se relevèrent de leurs ébats passionnés sur le tapis une demi-heure plus tard, haletant et satisfaits. Sexe du matin...sexe du matin.

Shikamaru servit deux tasses de café sur la table, tandis que Temari se délectait d’un chausson aux pommes. Sa viennoiserie préférée. Ils s’assirent tous les deux, profitant de cette matinée sans travail. Pas de dealer à aller attraper, pas de meurtrier psychopathe à arrêter, ni de femme battue à défendre. Aujourd’hui, c’était leur journée.

_ Mais sérieusement, hier quand tu m’as dit que tu n’avais jamais eu de doudou, tu te foutais de moi ? demanda Shikamaru. Ca me parait impossible.

_ Pourquoi ?

_ Tout le monde a eu un doudou. Même les filles comme toi qui mettaient des branlées à des garçons qui avaient trois ans de plus.

_ Ecoute, fit-elle avec un sourire moqueur, c’est pas parce que tu as eu une peluche d’écureuil bizarre que tout le monde doit être comme toi.

_ C’est Guizmo ! Un peu de respect !

_ N’empêche qu’il ressemble à rien.

_ C’est toute une génération que tu insultes là. Tu me forces à employer les grands moyens...

Temari lui lança un sourire de défi.

_ Si tu ne m’avoues pas à quoi ressemblait ta peluche, je te jure que j’appelle Gaara ou ta mère et que je leur demande.

_ Tu ferai ça ? S’exclama-t’elle faussement outrée.

_ Parfaitement. Alors crache le morceau.

La jeune femme baissa les yeux vers le contenu de sa tasse, gênée. Elle grommela quelque chose entre ses dents, mais bien trop bas pour qu’il l’entende.

_ Je ne t’entends pas, se moqua-t’il. Plus fort ?

_ Un lapin ! Un lapin en chiffon complètement destroy qui s’appelait Lapina ! Voilà, content ?

Il éclata d’un rire complètement sincère en voyant à quel point ça avait gêné Temari de révéler cette information top secrète. La jeune femme lui donna un coup de poing dans l’épaule, mais même la douleur ne put faire cesser le fou rire du jeune homme, qui ne s’arrêta que lorsqu’il qu’il faillit s’étouffer avec un bout de croissant.

_ Voilà, ça t’apprendra à te moquer.

Le jeune homme parvint à se remettre de ses émotions, et embrassa sa petite amie, mettant fin à ces gentilles moqueries.

_ Je t’aime, murmura-t’il.

_ Je t’aime aussi.

**********************************************************************************

Shino jeta un œil sur l’écran de surveillance qui lui permettait de voir qui venait de sonner à sa porte. Il vit Naruto, qui regardait la caméra avec impatience. Le hacker, appuya sur le bouton qui déverrouillait la porte, et le blond entra sans plus de façon, fermant la porte derrière lui.

_ Yo, le salua Shino. Vous avez fait vite.

_ J’ai pas de temps à perdre. Je t’ai dit qu’on arrêtait tout, alors comment ça se fait que j’ai eu la désagréable surprise de trouver un message de toi dans mon téléphone ?

_ Ne soyez pas aussi brusque, répondit l’autre. Je vous ai pas mal aidé, que ce soit vous tout seul ou avec votre pote le poulet. Je pense mériter un peu plus d’amabilité.

Naruto soupira.

_ Ouais, pardon je suis un peu tendu. Je suis un peu fatigué. Désolé.

_ Y a pas de mal, acquiesça le hacker.

_ Alors ? Pourquoi tu m’as fait venir ?

Shino se leva de son confortable fauteuil et alla se chercher deux cannettes de soda dans le réfrigérateur. Il fit signe à Naruto de s’asseoir. Ce dernier allait répliquer, mais il s’était déjà suffisamment montré impatient avec son hôte. Il s’exécuta donc sans broncher. Le hacker s’assit également et tendit une cannette au blond. Naruto l’accepta et l’ouvrit.

_ Je trouve ça bien que vous avez fait pour votre ami. Je veux dire, de le convaincre de mettre fin à sa...croisade ou je ne sais quoi.

_ C’est pour me dire ça que tu m’as appelé ? Un coup de fil n’aurai pas suffit ?

_ Ah vous redevenez impoli, murmura Shino.

_ Pardon, réflexe. Continue.

_ Je disais donc, je trouve que c’est bien ce que vous avez fait, et je suis désolé d’être celui qui casse l’ambiance mais il y a un problème. Pas juste un problème en fait. Un problème c’est genre quand l’ampoule du frigo qui pète et que t’as aucune putain d’idée de comment la réparer. Là on est plutôt sur du gros problème.

Naruto ne cessait d’être surpris par la capacité du hacker à digresser, mais ne fit aucune remarque, trop intrigué par ce qu’il avait dit. Un problème ?

_ De quoi tu parles ? s’enquit-il avec une pointe d’inquiétude.

_ Que l’arc « Vengeance du Policier » soit fini c’est cool. Mais y a que pour vous que c’est fini.

_ Comment ça ?

_ Sérieux les mecs, vous avez oublié la vidéo ?

Naruto mit quelques secondes à comprendre de quoi parlait le hacker. La vidéo qu’ils avaient envoyé à l’Akatsuki, sur laquelle on voyait l’un de leurs sbires se faire interroger et abattre par un individu se présentant comme le Tueur au Cerisier. Naruto lui-même avait fait cette vidéo, comment avait-il pu l’oublier ?

_ Ca n’a aucune importance de toute façon, répondit le blond. On ne voit pas nos visages sur la vidéo, et le Tueur au Cerisier est censé être mort. Ils ne nous trouveront jamais.

_ En tout cas ils vont chercher, et ils finiront forcément par trouver quelqu’un. Ces gens n’ont pas besoin de tuer la bonne personne pour être satisfaits. Ils prendront la personne que les preuves accuseront et la tueront en espérant qu’ils ont choisi la bonne cible. Aussi simple que ça. Et s’il s’avère qu’ils se sont gourés, ils tueront encore et encore et encore jusqu’à tomber sur la bonne.

_ De toute manière j’ai raccroché les armes. Donc s’ils tuent quelqu’un, en voyant que le Tueur au Cerisier ne réapparait pas, ils seront sûrs d’avoir tué la bonne personne. Et ce sera terminé.

Le hacker but une gorgée de soda, puis soupira d’un air las.

_ Si vous êtes prêt à laisser un pauvre gus crever pour vous couvrir, en théorie vous avez raison, reprit-il. Mais à votre avis, qui vont-ils tuer ?

_ Ca ne me fait pas plaisir que quelqu’un meure, mais je n’y peux rien.

_ Je ne dis pas que vous y pouvez quelque-chose, je dis que c’est de votre faute. Mais répondez à ma question : à votre avis, qui vont-ils tuer ?

_ Je n’en sais rien, comment tu voudrais que je sache ?

_ Réfléchissez. Qui aurait une raison de s’en prendre à l’Akatsuki ? Qui pourrait avoir un lien avec l’une de leurs victimes ? Et qui a été vu dans un lieu public en train de se battre avec l’un de leurs sbires ?

Naruto leva un regard effaré vers Shino.

_ Vous comprenez où je veux en venir ? demanda ce dernier. S’ils cherchent un coupable, le premier sur leur liste est votre ami le flic. Et je suis prêt à parier qu’ils l’ont déjà mis sous surveillance.

_ Comment tu sais tout ça ?

_ J’ai des oreilles et des yeux partout. Et je suis encore capable de tenir un raisonnement logique. Ils vont trouver le premier suspect qui leur viendra et ils le tueront. Leur crédibilité est en jeu. Et pour faire bonne mesure, ils tueront aussi sa copine la blonde.

Naruto se prit la tête dans les mains, furieux de n’avoir pas pensé à tout cela. Shino but une gorgée de soda, l’air peu concerné par la situation. Lui s’en fichait que le policier meurt, mais par honnêteté il se sentait obligé de prévenir celui qui avait jusqu’à maintenant été son client.

_ Les trois familles étaient déjà brutales, mais l’Akatsuki n’est en rien comparable. Ils sont fous.

Shino avait raison, Naruto le savait. Ils avaient commencé un jeu dont l’issue ne pouvait être l’abandon. Il fallait obligatoirement un gagnant et un perdant. Pour gagner, parfois il fallait ne pas jouer. C’était presque vrai.

_ Alors il ne me reste plus qu’une chose à faire, déclara-t’il en se levant.

**********************************************************************************

Shikamaru réajusta le col de sa chemise pour la quarantième fois au moins, ce qui fit sourire Temari. Elle se plaça derrière lui et attrapa délicatement les poignets de son compagnon.

_ Laisse moi faire, lui dit-elle. Et arrête de te stresser, ce n’est pas comme si c’était la première fois que tu voyais ma mère.

_ C’est la première fois que je vais passer la soirée avec, rétorqua-t’il.

_ Quelle chochotte. Elle t’adore en plus, si on excepte son aversion pour ta coupe de cheveux.

_ Combien tu paries qu’elle va m’en reparler ?

_ Oh non je ne parie pas quand je suis sûre de perdre. Voilà, dit-elle en tapotant la chemise pour la défroisser. Tu es très beau comme ça.

Une chemise bordeaux aux manches retroussées et un pantalon noir. Il avait fait simple, mais efficace. Quant à elle, elle arborait une magnifique robe assortie à la chemise de son homme. Elle tombait en cascade sur ses longues jambes, et le décolleté était caché par une belle fleur en dentelle. Shikamaru avait des étoiles dans les yeux.

_ Tu es magnifique, apprécia-t’il.

Elle rougit légèrement, et ils s’embrassèrent. La soirée commençait plutôt bien, et il avait soudainement moins d’appréhension au sujet de la rencontre « officielle » avec la mère de Temari.

**********************************************************************************

Naruto pénétra dans le sous-sol de son restaurant, le visage sombre. Il avait incendié et condamné cette pièce, et le fait que les évènements le forcent à y revenir était détestable. Le poids de son passé lui écrasait la poitrine. Assailli de souvenirs douloureux, Il ouvrit le coffre fort qui avait résisté à la combustion de pièce, et en sortit un Beretta neuf millimètres, ainsi qu’un silencieux. Il vissa le second sur le premier, et le rangea dans la poche intérieure de son manteau. Le Tueur au Cerisier allait reprendre du service. Une dernière fois.

**********************************************************************************

_ Je suis ravie que Temari ait enfin décidé de nous présenter en bonne et due forme, déclara Madame No Sabaku avec un sourire. C’est tout de même mieux qu’un « bonjour » entre deux portes.

_ Il me tardait de voir d’où Temari tenait ses qualités, choisit-il de répondre.

Il n’avait aucune idée de l’attitude à adopter face à une belle-mère. Le peu de petites amies qu’il avait eu jusque-là ne l’aidait guère. Aucune de ses relations n’était allée jusqu’au stade « présentation aux parents ». Sa réponse sembla faire mouche, puisque la mère de Temari parut ravie du compliment.

_ Enfin un garçon avec de bonnes manières, se réjouit-elle. Laissez-moi vous dire que vos parents ont fait un excellent travail avec vous.

Temari ouvrit de grands yeux, fusillant sa mère du regard pour son indélicatesse. Madame No Sabaku eut l’air surpris.

_ J’ai dit quelque-chose qu’il ne fallait pas ? questionna-t’elle.

Shikamaru eut un léger sourire, amusé que Temari se soit ainsi braquée. Il posa une main apaisante sur celle de sa petite amie.

_ Non, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un sujet aussi sensible que Temari le pense. Simplement mes parents n’ont jamais été très présents pour moi. Un coup de fil et une carte de temps en temps, rien de plus. Ils travaillent beaucoup. J’ai été élevé par ma grand-mère et par un ami de la famille. Ils sont morts aujourd’hui.

_ Oh, pardonnez ma gaffe, jeune homme.

_ Ne vous inquiétez pas, vous ne pouviez pas savoir. C’est toujours mieux de faire ce genre de gaffe en début de repas, plaisanta-t’il pour restaurer l’ambiance.

Il embrassa Temari sur la joue. La réaction de la jeune femme l’avait touchée. Elle s’était certes emportée, mais cela démontrait à quel point elle tenait à lui. Le repas se poursuivit avec l’arrivée des entrées. Carpaccio de saumon pour Temari et Shikamaru, et une petite assiette de crustacés pour la mère de la jeune femme.

A l’autre bout de la rue, une voiture noire. Vitre teintée, aucun signe de vie à l’intérieur, et pourtant. Un homme se tenait dans l’habitacle, entièrement vêtu de noir. Assis sur le siège conducteur, appareil photo en main, il mitraillait les trois personnes qu’il voyait à travers la baie vitrée. Il s’intéressait surtout à ce policier aux cheveux attachés.

Ses ordres étaient clairs. Suivre le policier partout, connaitre ses habitudes et éventuellement trouver une preuve qui le relierait au Tueur au Cerisier. Mais même en l’absence de preuves, il fallait une victime, un exemple pour asseoir la crédibilité de l’Akatsuki. Ce flic ferait parfaitement l’affaire. Une balle dans la tête, la photo en une de tous les journaux et les gens comprendraient alors qu’il ne fallait pas voler dans les plumes de l’Akatsuki.

Le photographe entendit un bruissement de tissu derrière lui, et sentit le bout d’un cylindre froid et métallique se poser contre son cou.

_ Ne bouge pas, mets les mains sur le tableau de bord et pose ton appareil sur le siège passager. Si tu fais autre chose que ce que je viens de te dire, tu finis éparpillé sur ton volant. Allez.

L’homme s’exécuta sans discuter, tentant sans succès de discerner le visage de son agresseur dans le rétroviseur.

_ Bien, reprit Naruto. Je sais pour qui tu bosses, et je sais qui vous cherchez. Vous cherchez le Tueur au Cerisier, correct ?

_ Oui...

_ Enchanté, il est derrière toi.

_ Vous allez me tuer ?

_ Oui, mais d’abord je veux que tu attrapes ton téléphone et que tu appelles ton patron.

_ Pitié...je...

_ Appelle-le. Il n’y a pas de pitié pour les tueurs à gages comme toi.

Le photographe sortit son téléphone et ouvrit la liste de ses contacts d’une main tremblotante. Il parvint tant bien que mal à trouver le numéro de celui dont provenait ses ordres : un certain Itachi. Il montra le numéro à Naruto.

_ Oui, c’est un numéro. Appelle-le. Et mets le haut-parleur.

L’homme appuya sur le téléphone vert, et la tonalité se fit entendre. Une sonnerie emplit l’habitacle, puis deux. La troisième fut interrompue par la voix d’Itachi.

_ Allo. Qu’est-ce que tu veux ? Je t’ai pas donné quelque-chose à faire ?

_ Euh..si mais..., balbutia l’homme.

_ Mais il a eu un léger contre-temps, le coupa Naruto. Et le contre-temps,c’est moi.

Il y eut un silence de quelques secondes à l’autre bout du fil, puis Itachi reprit d’une voix calme.

_ Vous êtes le Tueur au Cerisier je présume.

_ Exact, j’ai eu de la peine de vous voir fouiller partout comme des chiens sans odorat, alors je suis venu directement.

_ Et qu’est-ce que vous voulez au juste ? Nous menacer ? Si c’est ça...

_ Non. Je me suis suffisamment battu contre les gens de votre espèce. Je me retire. Je vais bientôt aller dans un endroit où j’aurai dû aller depuis longtemps. Et dans cet endroit, j’aimerai avoir la paix, est-ce que c’est clair ?

_ De quel endroit parlez-vous ? demanda Itachi d’une voix toujours très calme.

_ On s’en fout, je veux jusque que vous me foutiez la paix. Si vous m’envoyez des tueurs ils subiront le même sort que celui-là.

_ C'est-à-dire ?

Le coup de feu étouffé par le silencieux fut malgré tout suffisamment audible pour qu’Itachi comprenne que son homme de main était mort. Naruto raccrocha et lança le téléphone sur le siège. Il laissa son arme sur place, et sortit de la voiture. Il s’enfonça dans la nuit, sous les néons des façades, retirant ses gants en cuir pour les fourrer dans les poches de son blouson. Il allait tuer le Tueur au Cerisier définitivement.

**********************************************************************************

Naruto avait marché toute la nuit, pesant une dernière fois le pour et le contre. Lorsqu’il fut bel et bien décidé, il monta les marches menant à sa destination, et entra dans le bâtiment. L’effervescence matinale du lieu l’agressa, mais il continua sa route jusqu’à un bureau proche, où trônait une petite pancarte sur laquelle était notée « accueil ». Une femme vêtue d’un chemisier impeccable s’y trouvait, tapant sur son ordinateur. Il s’approcha et elle leva les yeux vers lui.

_ Bonjour Monsieur, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

_ Bonjour. Je veux que vous m’arrêtiez. Je suis le Tueur au Cerisier.

La jeune femme resta interdite tandis que Naruto lui tendait ses poignets.



Voilà !