Les Sentiers de la Perdition

par pouletfree

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, l’heure est grave. En effet, j’ai essayé de me remettre à lire des fanfictions, ce que je n’ai pas fait depuis longtemps par manque de time, hormis les fics de gens que je connais, comme Line Mayu (encouragez la, elle débute) ou Lorely (arrêtez de la lire, elle a trop de vues). Du coup j’ai cherché sur fanfiction.net, qui a un système de ciblage de fics assez utile, et je dois dire que je n’ai rien lu de bon. Quelques bons trucs, mais dans l’ensemble oulalala… en terme de ShikaTema y a vraiment pas grand-chose à se foutre sous la dent. Pour une pépite y a trois charrettes de bouse. Et surtout j’ai l’impression qu’on ne résume ces personnages qu’à leurs archetypes, genre Temari la Bourrine et Shikamaru le flemmard macho, mais ils sont plus profonds que ça, y a des nuances. Je sais qu’avant d’être auteurs on est des fans, mais je trouve dommage que beaucoup de gens n’écrivent que ce que n’importe quel fan basique a envie de lire, sans chercher à aller plus loin ou à approfondir les personnages. Je parle même pas des school-fics, qui sont (pour la plupart) le degré zéro de l’originalité (sauf quand c’est Lorely qui s’en charge, avec du sang des morts et de la dépression à tout va). Alors je m’adresse à vous, fidèles lecteurs. Conseillez-moi des bonnes fics ShikaTema, je désespère d’en trouver. Et parlez de ma fic autour de vous, je sais pas si on peut la considérer comme une bonne fic, mais au moins ça me fera de la pub ! Oui je suis devenu capitaliste, je ne recherche que le profit et la gloire ! Mouahahahahahahahahaha Hollywood sort de ce corps suppositoire de Satan ! Ta mère lit du Sasusaku en enfer !

Hum…pardon. Je me suis emporté. Sur ce…

BONNE LECTURE !



Précédemment : Shikamaru a mis fin à une prise d’otages dans un magasin, mais a du abattre le gérant rendu fou par la mort de son fils. Cela lui a fait prendre conscience du prix qu’implique une vengeance. De son côté, Naruto veut éloigner Shikamaru de cette voie, et mettre fin à cette vengeance qui risque d’emmener le brun sur une route dangereuse qu’il a lui-même emprunté auparavant, et de laquelle il n’est jamais revenu.



Le week-end était sans conteste devenu le moment que préférait Temari. Dans son ancienne vie de couple, l’idée même de passer du temps loin de son travail la tiraillait. Ce serai mentir de dire qu’elle n’aimait pas paresser, mais une partie de son être réclamait le souffle de l’action ou l’excitation d’une enquête. Mais les choses avaient changé. Maintenant elle aimait prendre le temps, elle aimait ne rien faire. Son amour de flemmard commençait à déteindre sur elle, mais curieusement, elle trouvait ça plutôt agréable.

Le couple était allongé côte à côte, main dans la main. Leurs yeux se perdaient dans l’immensité du ciel, se laissant bercer par le mouvement empli de paresse des nuages cotonneux. Shikamaru aimait cette vue, il aimait se sentir surplombé par de tels êtres majestueux. Les nuages étaient d’une simplicité presque méprisante, ne se souciant de rien d’autre que le vent qui les portait d’un bout à l’autre du ciel. Le brun leur enviait cette légèreté.

_ Tu penses à quoi quand tu les regardes ? demanda Temari en buvant une gorgée de bière qu’ils avaient ramenée pour se désaltérer.

_ A rien, je me laisse porter.

La jeune tourna la tête vers son petit ami. Elle le trouva vraiment beau à cet instant, ses yeux sombres tournés vers le ciel d’un air rêveur. Elle se rapprocha et l’embrassa sur la joue. Il sourit et lui rendit son baiser, sur les lèvres cette fois-ci, avant de saisir une bière dans le pack posé à côté de lui. Il l’ouvrit et but une gorgée. Il réprima une grimace, ce qui fit sourire sa compagne.

_ En tout cas, dit-il, vivement l’accouchement. La bière sans alcool c’est vraiment dégueulasse.

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_ Bien, tu m’as fait partager tes nuages, sourit Temari. A moi de te faire partager mon univers. T’es bien assis ?

Shikamaru acquiesça en souriant. Elle avait aménagé un coin télé sur le canapé, avec couette et pop-corn. Il était comme un œuf dans un nid. La jeune femme sortit de derrière son dos un coffret DVD sur lequel Shikamaru put lire Jayce et les Conquérants de la Lumière. Le dessin sur la jaquette représentait un jeune homme aux cheveux roux et blancs, équipés d’épaulettes et brandissant à bout de bras un médaillon.

_ Un dessin animé ? s’étonna-t’il.

_ Quoi ? Tu pensais que je n’avais pas eu d’enfance ? J’ai grandi avec deux frères tu sais, alors inutile de te dire qu’on était plus Action Man que Barbie à la maison.

_ Moi qui te voyait pleurer devant Princesse Sarah.

_ Eh non j’étais plutôt du genre à gesticuler et à sauter sur le canap’ en regardant Cobra et Ken le Survivant.

Le jeune homme éclata de rire.

_ C’est dans ces moments-là que je sais pourquoi je t’aime, lui dit-il.

Ils s’installèrent tous les deux devant la télévision tandis que démarrait le générique entraînant de la série.

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Shikamaru s’avança dans la rue animée, les paupières alourdies par la fatigue. Il marchait au milieu de la foule, aussi indifférent aux gens que les gens ne l’étaient à lui. La pluie battait le béton et les toits sans relâche. Les cheveux détachés de Shikamaru tombaient, imbibés d’eau froide. Il entra dans un bâtiment, comme s’il savait parfaitement où il allait. Il passa dans un long couloir, qui déboucha sur une sorte de jardin dont le calme et la plénitude étaient parfaitement incohérents avec l’effervescence de la métropole. Un homme était assis en tailleur dans l’herbe, tournant le dos à Shikamaru. Ce dernier s’approcha prudemment.

_ Qui êtes-vous ? demanda-t’il.

L’homme se leva et se retourna. Shikamaru écarquilla les yeux, sentant une boule se nouer instantanément dans sa gorge.

_ Impossible.

Asuma se tenait devant lui, un sourire bienveillant étirant ses lèvres.

_ Salut mon grand. Qu’est-ce que tu deviens depuis le temps ?

_ Tu es mort…

Un mouvement derrière Asuma attira le regard de Shikamaru. Kurenai, l’épouse de son ami, était là. Dans ses bras se tenait un ravissant petit bébé, aux yeux d’un bleu profond et aux cheveux bruns en bataille.

_ C’est impossible…

_ J’ai vu des choses, Shika, déclara Asuma d’une voix plus sévère. J’ai vu ce que tu as fait. Tuer deux hommes pour me venger.

Shikamaru baissa honteusement les yeux, ne trouvant rien à répondre.

_ Tu connais maintenant ce que coûte une vengeance. Repense au gérant du magasin qui a voulu venger son enfant. Rien de bon n’est au bout du chemin de celui qui choisit de prendre des vies en remplacement d’une autre. Si tu avances dans cette direction, tu devras en accepter les pires conséquences.

_ Il a raison, fit une voix faible derrière Shikamaru. A quoi bon venger la mort de quelqu’un si c’est pour gaspiller ta propre vie ?

Abasourdi, Shikamaru se retrouva nez à nez avec celle qu’il n’aurait jamais voulu perdre. Celle qui l’avait élevé et lui avait appris comment se tenir quand ses parents étaient absents pour le faire.

_ Mamie…je…

La vieille femme était vêtue d’une robe fleurie, comme celles qu’elles mettaient toujours. Elle s’approcha de son petit fils et le prit dans ses bras. Il se laissa aller à pleurer sur son épaule, profitant de ce contact, même imaginaire.

_ Si tu savais comme j’aurai aimé que tu sois éternelle, lui murmura-t’il.

_ Quand un homme grandit il doit s’émanciper de sa famille, Shika. Je serai toujours là, mais c’est désormais une autre qui fera ton bonheur. Tu n’as plus besoin de moi, à présent.

Une main se posa sur l’épaule de Shikamaru. Temari était là aussi. Le reste sembla s’évaporer, et il se retrouva seul avec elle, comme si la nuit et le silence venaient de s’abattre. Une douce chaleur emplissait l’air, comme changé en coton.

_ Les relations de couple c’est galère, murmura le brun.

_ Je sais, lui sourit-elle.

_ Je suis désolé de devoir te mentir.

_ A propos de quoi ?

_ A propos de Naruto. A propos de ce que j’ai fait. A propos de ce que je voudrai faire.

_ Ah, ça.

Elle ne semblait pas en colère. Elle le regardait avec la douceur qu’il lui connaissait depuis quelques temps.

_ Un jour où l’autre Shika, tu devras arrêter de fuir. Peu importe quel chemin tu choisis à partir de maintenant, tu devras un jour où l’autre en subir le prix. Mais ce jour-là, peu importe ce que tu auras fait ou enduré, je serai à tes côtés.

Shikamaru se sentit comme tiré en arrière par une force invisible. Il tenta de lutter mais l’attraction était trop forte. Ne trouvant aucune prise à laquelle se raccrocher, il fut aspiré par le couloir qu’il avait emprunté à l’aller, et n’eut que le temps d’entendre Temari lui dire qu’elle l’aimait. Il voulut lui crier en réponse, mais il y eut un flash blanc.

Il se réveilla en sursaut sur le canapé, tirant également Temari du sommeil. Il lut de l’inquiétude dans les petits yeux fatigués de sa compagne, et la rassura d’un baiser sur le front.

_ Désolé, dit-il. Mauvais rêve.

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La lune brillait sur le bitume battu par la pluie. La Triumph de Shikamaru s’arrêta devant le Nine Tailed Fox, et il mit pied à terre, dépliant la béquille. Il accrocha son casque au guidon et alla sonner à la porte du restaurant de Naruto. Ce dernier sortit des cuisines pour ouvrir la porte.

_ Salut Shika, ça va ?

_ Ouais, je voulais te parler.

Naruto fronça les sourcils avec curiosité, puis intima d’un signe de tête à son ami d’entrer. Ils s’assirent tous les deux, et Naruto alla chercher une bouteille de rhum derrière le comptoir, accompagnée de deux verres. Son hospitalité fit sourire Shikamaru. Ils trinquèrent et burent une gorgée du puissant breuvage.

_ T’as une sale tronche, lâcha Naruto.

_ Sympa.

_ Non mais on dirait que tu vas gerber.

Shikamaru sortit une Red Apple de son paquet et l’alluma, tirant une longue bouffée de fumée.

_ Je me sens con, murmura-t’il avec aigreur. Vraiment con.

Naruto le questionna du regard.

_ Quand j’ai compris que t’étais le Tueur Au Cerisier, j’ai tout fait pour te faire renoncer à ta vengeance, et regarde moi aujourd’hui. Je suis venu te demander de prendre les armes après t’avoir fait jurer de les enterrer.

_ Tu as réagi à la douleur par la violence, comme moi.

_ Je suis flic, je suis pas censé réagir comme ça. Je suis la loi.

_ T’es un humain. Et un humain qui a perdu un être cher.

Shikamaru avait les yeux perdus dans l’ambre de son verre, sa cigarette se consumant lentement entre ses doigts pâles. L’odeur de l’alcool montait jusque dans ses narines, piquant ses yeux. Mais était-ce l’alcool ou l’émotion ? Il s’en foutait pas mal.

_ Je sais pas quoi faire, avoua-t’il.

Naruto but une gorgée, cherchant la meilleure réponse à apporter à son ami.

_ Moi ce que je vois, commença-t’il, c’est que t’as réussi à avoir la fille que t’aime, et même si c’est un peu plus compliqué que ça, vous allez bientôt avoir un enfant. La situation n’est pas simple, mais depuis qu’elle et toi êtes ensemble, je sens que t’as retrouvé un équilibre. Et ça c’est précieux. A ton avis, qu’aurait dit Asuma ?

_ De me battre pour le garder.

_ Je pense que là où il est, la vengeance est la dernière chose à laquelle il pense. Evidemment que ceux qui ont fait ça méritent de mourir. Mais toi tu mérites pas de gâcher ta vie pour t’assurer qu’ils paient. Regarde-moi.

Naruto déglutit, un trémolo d’émotion dans la voix.

_ J’ai tué, j’ai assassiné. J’ai échappé à la prison, mais pas aux remords. Toute ma vie j’y repenserai, toute ma vie je saurai que j’ai consumé mon âme en consommant ma vengeance. J’ai envie de faire pour toi ce que tu as fait pour moi.

Leurs regards se croisèrent.

_ Renonce, implora Naruto.

Ce simple mot se répercuta dans les circuits électriques du cerveau de Shikamaru comme une décharge foudroyante. Renonce. Pourquoi pas. Laissez Asuma en paix, et savourer l’équilibre que Temari lui offrait. Renonce. La renonciation était une forme d’abandon. Il abandonnait à son sort Asuma et sa famille. Cet homme lui avait appris à en devenir un, à devenir un être humain honorable. Tout ce que Shikamaru était aujourd'hui, il le devait à Asuma et sa grand mère, qui avaient remplacé ses parents absents. Abandonner tout ça?

_Renonce, fit la voix d’Asuma dans son esprit comme arrachée des ténèbres.

La gorge serrée, Shikamaru avala d’un trait le restant de rhum que contenait son verre. Il retourna le verre et le plaqua sur la table. La persistance rétinienne se dissipa peu à peu, faisant disparaitre l'image d'Asuma. Avant de disparaitre, son mentor lui adressa un sourire fier.

_ Vous avez raison, dit-il.

_ Qui ça « vous » ? demanda Naruto sans comprendre.

_ Je me comprends, répondit Shikamaru avec un sourire énigmatique.

Désolé! Ce chapitre est court je sais...

Je me rattraperai sur le prochain promis, et puis j'ai sorti une fic (Hurt your Heart, allez la lire) alors je suis pardonné?

Essayez de prendre le temps de commenter. Ce qui est dingue c'est que j'ai eu autant de commentaire sur le premier chapitre de Hurt your Heart (qui sort de nulle part) que sur ceux que je sors sur Buddy en ce moment, alors que je me crève le cul dessus depuis deux ans. C'est à se demander à quoi ça sert de maintenir un rythme de publication et de rester fidèle à une fic pendant longtemps. M'enfin bref