Jarhead, la fin de l'Innocence

par pouletfree

Bonjour à tous !

Je suis déjà en mesure de vous annoncer la fic qui succédera (normalement) à Buddy or More. Après une longue fic j’ai envie et besoin de partir sur quelque chose de différent et de plus court. J’ai longtemps hésité à arrêter ou pas les fanfics, ou à faire que de petits one shot par ci par là, mais en fait cette idée et arriver et m’a relancé. Elle sera beaucoup plus courte et sera publiée assez vite après Buddy je pense puisque je vais essayer de commencer la rédaction immédiatement et prendre de l’avance.

Et il y a un truc auquel je pense, même si c’est peut-être ambitieux, ce serai de composer moi-même une BO de la fic, que je pourrai mettre sur youtube pour que vous l’écoutiez en lisant le chapitre. Ca vous parait utile ou je me prends le chou pour rien ?

Et sinon je pensais tendre un petit piège concernant ma prochaine fic. Mettre une fausse description genre fanfic bien vue et revue genre « Sasuke est un motard recherché par la police trop beau de la mort qui tue et un jour patatra il a un accident. Sakura est infirmière, et sa vie va basculer… » pour attirer les gens qui lisent ce genre de fanfics et essayer de leur faire découvrir autre chose et peut-être de les traumatiser. A votre avis, je le fais ou pas ?

Mais sinon le titre (provisoire parce que je change tout le temps le titre au dernier moment) de cette fic sera « La Prison de Torque », et sera centrée comme son nom l’indique sur une prison. Je n’en dis pas plus, mais sachez que la fic sera déconseillée aux moins de 18 ans. Sur ce…

Bonne lecture ! (et écoutez la chanson Goodbye Horses de Q Lazzarus, ça vous mettra dans l’ambiance, et si vous ne comprenez pas le début de ce chapitre avec les deux mecs, ne vous étonnez pas c’est une blague de niche)



Le poste ghettos-blasters posé sur le sol crachait à plein poumons « Goodbye Horses » de Q Lazzarus tandis que deux individus hauts en couleurs étaient installés devant le Quick Stop, une épicerie de quartier. Tandis que l’un des deux, petit trapu barbu vêtu d’un long manteau kaki et d’une casquette à l’envers se contentait de dodeliner de la tête adossé au mur, son compère se déchaînait et se laissait complétement aller à la musique. Vêtu d’un blouson jaune et d’un bonnet noir, ses longs cheveux lui tombaient sur les épaules et volaient au gré de ses mouvements de danse désordonnés.

Un van gris était stationné à l’autre bout de la rue. Ses occupants revêtirent leurs cagoules et se préparèrent à descendre, pistolets en main. Il n’était que trois, mais pour braquer une petite épicerie de quartier, cela serait largement suffisant. Ils sortirent de leur véhicule et, leur arme dans une main un grand sac plastique dans l’autre, avancèrent vers l’entrée de l’épicerie.

Le gros barbu au manteau vert comprit immédiatement ce qu’il se passait, mais son ami était trop occupé à danser pour y accorder la moindre attention. Les braqueurs passèrent devant eux sans même les regarder et entrèrent. Le barbu attrapa le poste radio, tira son ami par le bras et courut à l’angle de la rue, hors d’atteinte. Son ami sembla enfin comprendre quand son ami lui mima des hommes armés, et il alla jusqu’à la cabine téléphonique, qu’il ouvrit avec fracas pour se saisir du combiné. Il composa précipitamment le numéro d’urgence.

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_ Donc vous voyez là on voit parfaitement son cœur qui bat, expliqua le médecin en désignant l’écran du doigt.

Shikamaru avait beau essayer de toutes ses forces, il ne voyait rien qui ressemblait de près ou de loin à un cœur. Mais si le médecin le disait, alors ça devait être vrai. Temari avait tout comme son compagnon vers les yeux rivés vers l’écran où elle contemplait le début de l’existence de la chair de sa chair. Elle découvrait de nouvelles émotions depuis qu’elle avait appris sa grossesse. Le monde avait une texture différente, tout comme sa vision des choses maintenant que la vie grandissait en elle.

Elle devait bien avouer qu’avant d’être enceinte, la grossesse n’était pas parmi les choses qui la faisaient rêver, bien au contraire. Devenir grosse, impotente, avoir les hormones en feu et porter des pantalons élastiques, très peu pour elle. Mais maintenant qu’elle y était, elle ressentait une certaine plénitude, et une certaine fierté. Elle allait donner la vie.

Shikamaru quant à lui, avait toujours vu la grossesse comme une sorte de remake d’Alien, où le FaceHugger ne fécondait simplement pas le même orifice. La maturation mettait plus de temps à arriver à son terme, et quand enfin la créature sortait, elle était tout aussi moche que le Chestburster, même si ça s’arrangeait avec le temps. Bref, il n’était pas pressé de voir ça, et encore moins d’en vivre une par procuration comme c’était finalement le cas aujourd’hui. Et puis finalement, il n’avait même pas réfléchi à la question quand cela s’était présenté. Il soutenait Temari quoiqu’il arrive, et il était pressé de voir ce bébé qu’il s’imaginait parfois. Ce n’était pas le sien, mais si cet enfant avait besoin d’amour, alors il pourrait compter sur lui.

Le téléphone de Shikamaru le coupa dans sa réflexion. Le médecin lui adressa un regard lourd de reproches tandis qu’il décrochait.

_ Sergent Nara j’écoute…hmmm…d’accord…où ça ?...d’accord, j’arrive tout de suite.

Il raccrocha et se leva, d’un air désolé.

_ Je suis désolé Tem’. Il y a un braquage de supermarché, faut que j’y aille. Je prends la voiture.

_ Attends je viens avec toi, dit-elle.

Le docteur l’immobilisa.

_ Hors de question Mademoiselle. Le braquage attendra, pas le bébé.

Shikamaru adressa un sourire à sa petite amie dépitée, et mima un baiser avant de tourner les talons et de quitter la pièce, non sans avoir jeté un œil à l’écran de l’échographie.

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La Mustang fit irruption sur le parking du supermarché en rugissant, gyrophare allumé et sirène activée. Shikamaru coupa le contact et sortit. Il avait revêtu son gilet pare-balles et tenait son arme dans sa main droite. Il alla à la rencontre de l’agent qui avait mis en place le périmètre de sécurité. Ce dernier parut ravi de le voir.

_ Ah je suis content de vous voir Sergent, on a une prise d’otages. D’après ces deux types bizarres là-bas, dit-il en désignant un gros barbu au manteau vert et un grand aux cheveux longs, il y aurait quatre ou cinq clients dans le magasin, et deux membres du personnel, un père et son fils.

_ Combien de braqueurs ?

_ Trois, et armés. On a bloqué l’issue de derrière. Ils sont enfermés. Les témoins disent avoir entendu un coup de feu.

_ Certainement de l’intimidation pour que les otages se tiennent tranquille. Il faut qu’on négocie avec eux. Vous avez un mégaphone ?

_ Bien sûr. Amenez un mégaphone au Sergent Nara !

Un agent apporta le dit appareil à Shikamaru, et ce dernier le remercia d’un signe de tête. Il s’était préparé à une journée calme, et voilà qu’il devait gérer une prise d’otages en plein centre-ville. Génial. Il actionna le mégaphone et le porta à sa bouche.

_ Je suis le Sergent Nara de la Police de Leafville, le magasin est encerclé d’agents et nous tenons toutes les issues. Nous sommes plus nombreux et mieux armés que vous. Je pense qu’aucun d’entre nous n’a envie d’être ici, et encore moins envie que quelqu’un ne meure ici. Alors sortez dans le calme, n’aggravez pas la situation.

Aucune réponse de la part des braqueurs. Shikamaru sentait la tension et le stress parmi les rangs des policiers. Toute cette situation était un brasero se balançant dangereusement au-dessus d’une réserve de poudre. Une flammèche, une braise et c’était l’explosion.

_ Ils ne réagissent pas, s’impatienta l’agent à côté de lui. On fait quoi ? On entre en force ?

_ Bien sûr que non, vous voulez une guérilla urbaine ? rétorqua Shikamaru. On n’est pas en Russie. On va la jouer dans les règles.

Il porta de nouveau le mégaphone à sa bouche et s’adressa aux braqueurs.

_ Je vais venir jusqu’à vous, sans arme. On pourra discuter comme ça, je ne veux pas de blessés ni de coups de feu, je veux simplement dénouer cette situation. Je vais m’approcher maintenant.

Il tendit le mégaphone à l’agent, qui le regardait avec des yeux écarquillés.

_ Vous allez y aller ? répéta-t’il éberlué.

_ Oui. Je veux m’assurer que tout le monde va bien et essayer de les raisonner. Prenez soin de ça, demanda Shikamaru en tendant son arme à l’agent. Il s’appelle « revient ».

Puis il soupira un grand coup et marcha doucement vers le supermarché, les mains en évidence, le gilet pare-balles toujours harnaché à la poitrine. Il discerna les braqueurs qui le regardaient arriver à travers les vitres du magasin. Quelle journée.

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Temari était à peine sortie du cabinet d’échographie qu’elle avait déjà attrapé son téléphone et appelé Shikamaru. La tonalité sonna dans le vide, le portable du Sergent étant resté sur le siège de la Mustang garée devant le supermarché. Inquiète, elle contacta le Commissaire. D’une façon ou d’une autre, ce dernier était forcément au courant de ce qu’il se passait.

_ Oui Temari ?

_ Shikamaru, où il est ? Il m’a dit qu’il était sur un braquage.

_ Exact, un supermarché dans le centre-ville. Aux dernières nouvelles les agents bloquent toutes les issues et Shikamaru est en train d’essayer de négocier avec eux.

_ Négocier ? C’est-à-dire ?

_ Ben… il est dans le super-marché avec les otages.

_ Quoi ?!

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Shikamaru fut accueilli comme il s’y était attendu. Dès son entrée, deux braqueurs le saisirent et l’immobilisèrent contre un linéaire pour le fouiller. Après s’être assurés qu’il n’avait pas d’armes, ils le forcèrent à avancer jusqu’au centre du supermarché, où les otages étaient assis, tenus en joue par le dernier braqueur. Une masse sombre allongée sur le sol non loin de là attira immédiatement l’œil du policier, et il constata avec impuissance qu’il s’agissait d’un corps sans vie, baignant dans une mare de sang sombre. Les braqueurs ne plaisantaient pas, leurs armes n’étaient pas là pour décorer.

_ Vous avez tué cet homme ? demanda Shikamaru.

_ Il faisait de l’esbroufe, on l’avait prévenu, répondit celui qui semblait être le chef. On veut de mal à personne, mais il a voulu se mettre en travers de notre route. On n’a pas eu le choix.

_ Si vous voulez qu’on croit à cette histoire, relâchez les otages pour prouver votre bonne foi, et sortez les mains en l’air. Vous avez beau m’affirmer que vous ne vouliez pas le tuer, si vous restez ici en continuant de menacer la vie d’autres otages ça ne plaide pas en votre faveur, loin de là.

Le chef posa son canon contre la joue de Shikamaru.

_ T’es venu pour négocier ou pour donner des ordres ? menaça-t’il.

_ Je suis venu pour faire en sorte qu’on s’en sorte sans bain de sang.

_ Ben surveille ta langue, sinon c’est dans le tien qu’on se baignera. Si j’ai pu buter un gars contre qui j’avais rien, imagine un peu ce que je ferai à un poulet.

_ Vous avez déjà tué un otage, si vous tuez un flic en plus vous serez abattus ou vous prendrez perpétuité. Donc soit on continue à se menacer soit on discute.

Shikamaru désigna du doigt le corps allongé.

_ Je peux l’examiner ?

_ Il est mort. Y a rien à examiner.

Shikamaru lui adressa un regard agacé, et se dirigea malgré tout vers le corps. Il s’accroupit à ses côtés et se rendit alors compte qu’il ne s’agissait que d’un jeune garçon. Il n’avait même pas encore la vingtaine. Il portait une tenue d’employé, et Shikamaru comprit alors qu’il s’agissait du fils du gérant. Il posa ses deux doigts contre la gorge encore chaude du corps, mais aucun pouls. Le jeune garçon était mort.

_ Vous l’avez abattu, c’était qu’un gamin, déplora le brun. Et ensuite vous espérez encore négocier ? Tout ce que vous pouvez faire à présent c’est ne pas aggraver davantage votre cas.

_ Me donne pas d’ordres je t’ai dit ! Assieds-toi avec les autres, tu parleras quand je te le dirai.

_ Je croyais que vous m’aviez laissé entrer pour négocier, répondit Shikamaru avec applomb.

_ Je pensais pas qu’ils enverraient une grande gueule comme toi.

Shikamaru fut donc contraint de s’asseoir avec les autres otages. Parmi eux se tenait le gérant, les yeux embués de larmes et obstinément rivés vers le corps sans vie de son fils. Sa mâchoire était si serrée qu’il aurait fallu plusieurs paires de tenailles pour l’ouvrir.

_ Il essayait simplement de défendre la boutique, murmura-t’il. Et il est mort..

Shikamaru soupira, comprenant sans comprendre. Lui aussi avait perdu un être cher, mais perdre un enfant devait être un tel déchirement. Ce devait être comme se sentir mort, mais malgré tout devoir continuer à errer sans but, comme exsangue, le cœur violemment arraché de la poitrine.

_ Monsieur, je vais essayer de faire sortir tout le monde de là, alors essayez de garder les idées claires tout va bien se passer.

_ Mon fils est mort, comment tout pourrait bien se passer ? grogna l’homme endeuillé.

_ Tout ce que je vous demande c’est de coopérer et de m’écouter. On va s’en sortir, tous.

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Temari sortit comme une furie de la voiture de patrouille qui l’avait conduite jusqu’au supermarché. Elle n’avait ni sa plaque ni son arme mais tous les policiers présents la reconnurent. Temari No Sabaku avait une sacrée réputation dans le métier. L’agent en charge du barrage ne faisait pas le fier quand il la vit débouler vers lui.

_ Le Sergent Nara, il est là dedans ?

La rumeur de la relation entre les deux agents de terrain avait fait suffisamment de bruit dans la police de la ville pour qu’il n’ait pas besoin de se demander pourquoi elle se souciait autant de son subordonné. Il se contenta de déglutir avec difficulté.

_ Oui…

_ Et vous l’avez laissé entrer tout seul ? Vous n’avez pas essayé de le raisonner ?

_ Il avait l’air plutôt décidé, se justifia maladroitement l’agent. Il m’a donné son arme et est parti.

_ Quoi ? Il n’a pas d’arme ?!

L’agent regretta instantanément d’avoir parlé.

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_ Vous devez vous rendre, répéta Shikamaru. Dehors ils sont tendus, si ça continue ils vous enfumeront comme des rats.

_ Ils oseront jamais faire ça, répondit le chef en paraissant sûr de lui. On a des otages.

_ Ah vous pensez ? bluffa Shikamaru qui savait très bien que le braqueur avait raison. Et puis de toute manière à quoi ça sert de voler de l’argent si c’est pour rester cloîtré dans un supermarché entouré de policiers ?

_ T’as une grande gueule toi, on pourrait t’utiliser comme bouclier humain.

_ Bonne idée, si on part du principe que les tireurs d’élite disposés sur les toits ont des lunettes noires et une canne blanche.

Par expérience, Shikamaru savait très bien que les tireurs d’élites avaient la fâcheuse manie de se pointer en retard, quand on avait plus besoin d’eux. Mais ça, Dieu merci, les braqueurs ne le savaient pas. Et visiblement, l’idée qu’ils étaient cernés de snipers ne rassuraient pas les deux compères du chef des brasueurs.

_ Euh..on fait quoi si il y a vraiment des snipers ? balbutia l’un des deux. Ils vont nous flinguer si on sort armés.

_ On aura même pas le temps de répliquer ! renchérit l’autre.

_ Taisez-vous ! s’écria leur chef. Je vais trouver une solution.

_ Jamais, le contredit Shikamaru. Votre casse a échoué, reconnaissez-le. Tout peut s’arranger dans le calme si vous l’acceptez.

Le chef baissa les yeux vers Shikamaru, le regard empli de colère, mais aussi de résignation. Au fond de lui, il savait que le policier avait raison. Ils avaient échoué sur toute la ligne. Aucun moyen de sortir, et rester enfermé ici était évidemment hors de question. Il soupira, le cœur épris de frustration.

_ Ok..tu proposes quoi, flicard ? capitula-t’il avec dépit.

_ Déposez vos armes, laissez sortir les otages et sortez avec les mains en évidence. Vous serez arrêtés et il y aura un procès. Mais au moins vous aurez coopéré, ça ne pourra que jouer en votre faveur.

Les deux autres braqueurs regardèrent leur chef, suspendus à ses faits et gestes, attendant de savoir à quelle sauce ils allaient être mangés. Finalement, au prix de ce qui semblait être un effort surhumain, il accepta et hocha la tête.

_ Lâchez vos armes.

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Les portes du supermarché s’ouvrirent et laissèrent enfin sortir les otages du supermarché. Ils se précipitèrent vers les policiers qui s’organisèrent immédiatement pour les encadrer et les mener aux camionnettes de pompiers qui avaient été appelées en renforts.

Temari ne voyait toujours pas son homme. Où était-il ? Les braqueurs l’avaient gardé ? Etait-il en danger ? Etait-il blessé ? Le cœur de la jeune femme battait à lui en rompre les côtes. Elle ne supporterait pas qu’il lui arrive quelque-chose.

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Les armes des trois braqueurs étaient à présent sur le sol. Shikamaru se releva et saisit l’une d’elles, un Glock. Les rôles s’étaient inversés. Il s’adressa à eux avec une froideur qu’il ne se connaissait pas.

_ Vous avez choisi la bonne solution, leur dit-il. Vous paierez votre dette pour la vie que vous avez prise, et j’espère que vous passerez de longues années en prison. Mais au moins vous aurez eu l’intelligence de ne pas faire empirer les choses.

Il leur montra la sortie de la tête. Les choses s’étaient plutôt bien déroulées. Mais alors qu’il pensait que tout était terminé…

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Temari faisait le débrief avec l’agent à qui Shikamaru avait donné son arme.

_ Tous les clients qu’il y avait dans le magasin sont sortis, mais il manque quelqu’un, expliqua l’agent.

_ Qui ? demanda Temari.

_ Deux personnes en fait. Le gérant et son fils.

A peine avait-il terminé sa phrase qu’un coup de feu se fit entendre dans le super marché, suivi d’un deuxième. Une fusillade semblait avoir éclaté dans le magasin. Il y eut une dizaine de coups de feu retentissants, puis un silence anormal. Même les policiers à l’extérieur s’étaient tus. Temari sentait que son cœur s’était arrêté de battre. L’agent à côté d’elle avait les mains crispés sur l’arme que Shikamaru lui avait laissé.

N’écoutant que son cœur, Temari arracha l’arme de son petit ami des mains du policier et fonça vers le magasin. Ce dernier n’eut pas le temps de la retenir. Il jura avant de dégainer et courut à sa suite, ordonnant d’un signe de la tête à ses hommes de l’imiter. La petite troupe de policiers fit irruption dans le magasin, balayant chaque rayon à la recherche d’une éventuelle menace. Temari s’avança et tomba sur un premier corps, un jeune garçon vêtu d’une tenue d’employé du magasin. Elle ne sentit aucun pouls. Elle avança encore et vit celui qu’elle cherchait.

Shikamaru était au sol, adossé à un rayon, son arme serrée entre ses deux mains posées sur ses jambes inertes. Un mince filet de fumée s’échappait encore du canon. Son regard voilé était fixé sur le corps inerte du gérant du magasin, qu’il venait d’abattre.

_ Shika ! Qu’est-ce qui s’est passé ? T’es blessé ?

_ Non, répondit-il faiblement. Je vais bien. J’ai rien compris j’ai cru qu’il était sorti avec les autres mais il est sorti de nulle part et il nous a tiré dessus. J’ai été obligé.

_ Je sais Shika, je sais…, lui murmura-t’elle en lui prenant l’arme des mains. Tout va bien maintenant.

Elle le prit avec douceur dans ses bras, lui murmurant que tout allait bien à présent. Shikamaru venait de comprendre le prix de la vengeance. Il se laissa bercer par la douceur de Temari.



Voilà !

Un chapitre long, mais je le trouve cool, en tout cas j’y ai apporté pas mal de soin comme il est important. Cela explique que j’ai mis plus de temps que pour ceux d’avant.

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A la prochaine.