Sur un air de George Michael

par pouletfree

Sur un air de George Michael

Bonjour à tous,

Un chapitre écrit dans la foulée des trois d’avant mais que je n’ai pas sorti tout de suite pour ne pas griller mon avance, et me permettre de prendre un peu plus de temps. Plus je prends de l’avance mieux c’est, mais c’est vrai qu’à chaque fois que j’écris un chapitre, même si j’en termine plusieurs dans la foulée comme les trois derniers, je suis tellement pressé de vous les montrer que j’arrive pas à être patient et je les publie. Difficile de conserver de l’avance sur la publication du coup. Sur ce…

Bonne lecture !

Précédemment dans Buddy or More : Shika et Tema sont en couple.

Le téléphone de Shikamaru s’alluma et commença à vibrer au rythme de « Wake me up before you go-go» de « Wham ! ». Rest in Peace George.

(ndlr : je me permets de faire une petite intervention, je sais que ça plaira à Lorely. J’aimerai qu’on fasse une minute de silence pour George Michael. Je ne lui avais pas rendu hommage dans Buddy, maintenant c’est chose faite. Après Freddy Mercury, l’un des meilleurs chanteurs ouvertement gays de l’Histoire. Salut l’artiste, tu vas nous manquer. Merci de votre attention. *lâche le micro par terre et part comme un prince*)

Temari avait changé la sonnerie du réveil, et le brun devait avouer que le matin, entendre George Michael vous gueuler dans les oreilles, ça donnait la pêche. Alfred sauta sur eux, sachant parfaitement que le réveil signifiait « ils sont réveillés je vais pouvoir gratter des papouilles ». Après une dizaine de minutes de gratouillage, Temari et Shikamaru se levèrent, agissant dans une osmose parfaite.

Shikamaru alla ouvrir le frigo tandis que Temari allait chercher le presse-fruits dans le placard. Shikamaru lui lança quatre oranges qu’elle réceptionna sans problème et commença à les couper. Pendant ce temps, Shikamaru faisait une fournée de pancakes de la main gauche, tout en surveillant le bacon qui frémissait dans la poêle de droite. Temari n’était pas en reste, sa main gauche s’affairant à presser les oranges et sa main droite préparant la cafetière. Tels une vraie brigade de restaurant, le couple faisait preuve d’une efficacité dont Gordon Ramsay aurait été impressionné.

Un bon petit dej’ et une douche plus tard, ils étaient sur la route du travail, chevauchant la moto de Shikamaru et slalomant entre les voitures, Temari solidement accrochée à lui. Elle devait bien avouer que cette nouvelle proximité avec le brun lui plaisait énormément. Pouvoir être sans retenue, laisser libre court à son attirance et à ses envies. C’était enivrant. Elle le voyait sous un autre jour. Elle s’était déjà retrouvée par le passé à partager la selle de sa moto et à être ainsi collée à lui. Mais désormais c’était différent, elle sentait la chaleur émaner de son équipier. Il était à elle. Ils s’appartenaient.

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Naruto conduisait le petit van qu’il avait acheté pour faire l’approvisionnement du restaurant au marché professionnel du coin. Il sortait d’une heure et demie de négociations avec ses vendeurs habituels, et revenait au Nine Tailed Fox avec la soute arrière chargée de provisions. Accroché au tableau de bord, son téléphone se mit à cracher « Crocodile Rock » d’Elton John. Il décrocha.

_ Allo ?

_ C’est Shino. Je dérange ?

Naruto changea d’expression. La façade de restaurateur s’effaça pour celle beaucoup plus sérieuse du Tueur au Cerisier. Shino ne l’appelait jamais pour rien. C’était forcément en rapport avec la vendetta de Shikamaru, que Naruto soutenait et à laquelle il avait mêlé Shino et ses qualités d’indic.

_ Non, dis-moi, répondit le blond.

_ Je pense que je tiens une piste, concernant l’un des gars qui a participé au meurtre de Sarutobi.

Naruto réfléchit en silence. Shikamaru avait juré de venger Asuma à n’importe quel prix, tout comme lui avait juré de venger Sakura et de massacrer tous les membres des trois familles qu’il trouverait. Mais son ami l’avait écarté de cette voie-là. Et le brun avait eu raison de le faire, mais lorsque Asuma avait été tué, il avait perdu pied, et s’était retrouvé dans le même état d’esprit et avec la même haine que Naruto auparavant. Si bien qu’après avoir fait renoncer Naruto à sa vengeance, il lui avait finalement demandé de reprendre les armes, contre le même ennemi. La vengeance était dans les veines de l’être humain, mais seuls ceux qui ont perdu quelqu’un le savent.

Shikamaru avait tenté de l’écarter de la voie de la vengeance. En tant qu’ami, Naruto se devait d’essayer de faire de même. Tant que Shikamaru semblait heureux avec Temari et semblait ne plus penser à se venger, Naruto garderai le silence.

_ Tu sais quoi, Shino ? On verra ça une autre fois. Y a pas urgence.

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_ Allez tape ! C’est mou on dirait De Niro à la fin de Raging Bull ! provoqua Temari.

La jeune femme jubilait, enchaînant jab sur jab contre un Shikamaru qui n’avait vraiment pas l’air décidé à se défendre. Le brun bénissait le commissariat d’avoir des casques de boxe matelassés, car dans le cas contraire son front aurait au moins triplé de volume. Sa compagne n’y allait pas de main morte.

_ Tu es enceinte, je vais pas te taper dessus !

_ Mon chéri, si jamais tu ne te dépêches pas de t’activer, je te garantis que tes soirées vont êtres très ternes…, susurra-t’elle avec sadisme.

_ C’est tellement bas de prendre un homme par les…sentiments comme ça. Mais bon comme tu veux.

Il réagit avec vivacité et saisit Temari aux poignets. Incapable de bouger, la jeune femme voulut riposter avec un coup de genoux, mais il se déroba et la fit rouler sur le sol comme un fétu de paille. Elle se releva sur ses fesses, outrée.

_ Qu’est-ce que c’est que ce genre de techniques de papi ? On a dit qu’on s’entraînait à la boxe !

_ Je suis pas du genre cogneur, répondit-t’il en se baissant vers elle.

Il se plaça au dessus d’elle, la forçant à s’allonger sous lui. Pressés l’un contre l’autre, haletant et transpirant, la tension charnelle entre eux était à son apogée. La jeune femme commençait à sentir une certaine chaleur dans son ventre. Leurs lèvres étaient proches.

_ Je suis plus subtil que ça, murmura-t’il.

_ C’est pas bien de jouer comme ça….gémit-t’elle.

_ Comme quoi je suis pas le seul que ça embêterait si nos soirées devenaient ternes. Mais…on est au travail, lâcha-t’il moqueusement en se relevant.

_ Salaud !

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_ Mary Sue ?

_ Oui, c’est des personnages que les gens écrivent pour s’insérer eux-mêmes dans une œuvre qu’ils aiment, pour satisfaire leur égo. Tu sais le genre de personnage parfait qui fait toujours les bons choix et dont les mauvais choix sont quand même bons ?

_ Genre l’autre faux brun ténébreux du manga que tout le monde lit là ? Celui qui passe son temps à chialer ?

_ Voilà ! Exactement ! On chope un personnage on lui met un passé pseudo tragique et on te le tartine pour montrer à quel point il est dark de la mort qui tue.

Itachi acquiesça en buvant une gorgée de café

_ Je savais pas, avoua-t’il. Et Guts dans Berserk ? Passé torturé, épreuves tragiques. Mary Sue ou pas Mary Sue ?

Hidan parut choqué de la question.

_ Comment ça Guts ! C’est le anti-héros par excellence ! Tellement badass, y a rien à jeter dans son histoire tout est parfait ! Pas comme l’autre pisseuse !

_ Fan de Berserk ? sourit Itachi.

Hidan se tourna vers lui avec un sérieux total.

_ Etre fan de Berserk, ça devrait être obligatoire, déclara-t’il avant d’ajouter en souriant : Et puis Casca est trop bonne.

_ Bon on s’y remet ? proposa Itachi en posant son gobelet.

_ Il faut bien.

Hidan posa sa boisson et retroussa correctement ses manches, afin d’avoir les mains libres. Il réajusta ses gants en latex et ramassa la paire de tenailles ensanglantées qu’il avait posées sur la table.

_ Bon ! Maintenant on va arrêter les conneries parce que vous commencez à me gonfler les gars. La moindre des choses quand on vous torture c’est de craquer, sinon c’est vraiment pas la peine ! Ca me plait ce petit moment passé avec vous mais toutes les bonnes choses ont une fin, comme des vacances en camping… C’est une métaphore.

Les deux hommes assis face à lui n’étaient pas forcément en état de saisir les métaphores. Ligotés pieds et poings liés sur une chaise de métal, du sang dégoulinant de leur visage, ils étaient très mal en point. Quelques doigts leurs manquaient à chacun.

_ Ce monsieur que vous voyez là, reprit Hidan en montrant Itachi, est un expert en terme de douleur. Sérieusement même moi je ferai pas mieux. Moi je suis un barbare, lui il est subtil, enfin vous verrez. Itachi, si tu veux bien te donner la peine.

Itachi sortit des aiguilles de ses manches, fines et presque invisibles.

_ Messieurs, dit-il. Nous allons commencer par vos yeux.

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_ Ils sont dans un entrepôt sur les docks, rapporta Hidan à Orochimaru en jetant ses gants en latex maculés de sang. A priori ils comptent financer leur petite révolte en vendant une grande quantité de coke à des acheteurs étrangers.

_ Jusqu’où Itachi a dû aller cette fois ? demanda l’Hôte au téléphone.

_ La gorge. C’était pas très intéressant ils ont pas tenu jusqu’à mon passage préféré. On fait quoi du coup ?

_ On les fume, répondit l’Hôte dans le combiné. Allez-y tous.

_ Quoi ? Toute l’équipe ?

_ Oui. Je veux qu’ils nous craignent. Je veux qu’ils aient peur de mes quatre cavaliers. Vous avez carte blanche.

Hidan était un chien fou. Un psychopathe de la pire espèce, un sadique qui baignait dans tous les vices possibles et inimaginables, victime de ses pulsions et de sa schizophrénie. « Carte blanche » étaient deux mots qu’il ne fallait jamais dire à un être comme ça. L’Hôte en était parfaitement conscient.

_ T’as entendu ça, Jashin ? Il paraît qu’on a carte blanche…

Et la voix intérieure d’Hidan surgit des ténèbres bouillonnantes de son esprit. L’être de matière noire qui partageait le corps du tueur se réveilla. Comme un prédateur ayant senti que l’heure de la chasse était venue. Les cris de douleur et d’effroi des victimes passées se firent plus forts dans la tête d’Hidan, et la chose parla :

_ Ça m’excite déjà…

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Les docks étaient déserts. La nuit avait renvoyé les ouvriers chez eux, et seuls quelques rats et chats de gouttière s’aventuraient dans ce complexe de béton, d’acier et de tôle ondulée. Enfin ça, c’était la version officielle. Officieusement, tout le monde savait que des trafics et des deals en tout genre avaient lieu ici. Mais bien sûr, quand la police se déplaçait, personne n’était là. Les joies de la corruption.

Ce soir-là, un entrepôt était faiblement allumé de l’intérieur. Une camionnette était stationnée dedans, face à une longue limousine noire, toutes deux phares allumés. Une quinzaine d’hommes en tout. Cinq du côté de la limousine, vêtus de costumes sur mesure, et dix de l’autre, habillés plus « passe partout », de manière à ne pas attirer l’attention.

_ La came est là ? demanda l’un des costards cravate.

_ Oui, 4 sacs entiers. Deux cents kilos de cocaïne non coupée.

_ On peut la goûter ?

Celui qui semblait être le chef des hommes de la camionnette claqua des doigts, et l’un de ses subordonnés apporta un petit sachet de poudre au chef des hommes en costumes. Celui-ci appela l’un de ses sbires, qui prit le sachet et l’ouvrit. Il mit un peu de poudre sur son petit doigt et la goûta. Il eut un petit frisson d’appréciation et hocha la tête. Elle était pure.

_ Qu’est-ce qui nous prouve que c’est la même dans votre camionnette ? Demanda le chef des costumes.

_ Ecoutez, nous sommes une petite centaine à essayer de résister à cet enfoiré d’Hôte, qui a la main mise sur toute la ville. Nous avons déjà suffisamment d’ennemis, nous ne souhaitons pas nous en faire davantage en vous mentant.

_ Ça se tient. Apportez-moi l’argent, ordonna-t’il à son homme de main.

Ce dernier alla ouvrir la portière, et ressortit avec une épaisse mallette métallique, qu’il apporta à son chef. Ce dernier s’en saisit et l’ouvrit pour montrer son contenu au chef des hommes de la camionnette.

_ Voilà une petite contribution à votre révolte alors, dit-il en souriant.

_ Si nous reprenons cette ville, vous pourrez compter sur un libre échange de cocaïne entre nos deux pays.

_ Ce serait avec plaisir.

_ Wake me up before you go-go…don’t leave me hanging on like a yo-yo…, chanta une voix dans l’obscurité.

Tous les hommes des deux camps sortirent leurs armes, visant un peu partout sans parvenir à localiser la source du chant.

_ Wake me up before you go-go…I don’t want to miss it when you hit that high…Wake me up before you go-go…

Une silhouette émergea peu à peu des ténèbres, son visage étant faiblement éclairé par le halo des phares des deux véhicules. Claquant des mains au rythme de son chant, un sourire déviant étirait ses lèvres tandis qu’il chantait, d’une voix étonnamment juste. Mais cette chanson n’avait plus rien à voir avec l’air entraînant qu’on lui connaissait. Entre ces lèvres, cela sonnait comme les cornemuses des champs de bataille, annonçant le carnage à venir.

_ Take me dancing tonight, termina-t’il presque en chuchotant. J’adore cette chanson.

_ Qu’est-ce que vous foutez ici ? s’écria le chef des hommes de la camionnette. C’est l’Hôte qui vous envoie ?

_ Ah, mes petits renégats. Tout juste mon con, c’est l’Hôte qui m’envoie. Il a un soucis avec vous apparemment.

_ Tu m’étonnes ! On est les seuls à lui résister !

_ C’est ça votre drame, parce que vous savez quoi les gars ?

Un sourire dément étira les lèvres émincées d’Hidan.

_ Il m’a donné carte blanche.

Une silhouette sembla apparaître du néant derrière deux hommes qui étaient restés proches de la limousine. Elle était vêtue d’un long manteau noir, et son visage était caché par un bonnet noir et des lunettes de soleil rondes. Armé de deux couteaux arqués, Kakuzu les enfonça dans la gorge de ses victimes, et tira d’un coup sec. Leurs cous s’ouvrirent comme des fruits trop mûrs et, à moitié décapités, les cadavres tombèrent sur le sol en déversant leur nectar sur le béton. Un autre costume cravate voulut tirer sur Kakuzu, mais son crâne fut déchiqueté par une intense détonation. Kisame était sorti des ténèbres, un fusil à canon scié dans chaque main, l’un d’eux fumant encore. Il ne laissa pas le temps de réagir au dernier homme de main, et lui tira une cartouche en pleine poitrine, projetant son cadavre sur deux mètres. Leur chef avait perdu de sa superbe dans son costume blanc, pétrifié par la peur et la surprise.

Le gang de la camionnette fut plus rapide, et commencèrent à tirer sur Hidan, qui sortit un Micro Uzi de derrière son dos et les arrosa d’une pluie de balles.

_ Laissez-moi des vivants ! Hurla Hidan. Les tuez pas tous !

Il se mit à couvert derrière une épaisse colonne métallique. Les trois membres de l’Akatsuki étaient aux prises avec les renégats des trois familles. Kakuzu et Kisame étaient à couvert derrière la limousine, leurs armes faisant feu sans relâche.

_ On se replie à l’intérieur du van ! ordonna le chef des renégats.

Ils ouvrirent la porte pour s’engouffrer à l’abri des balles, mais un homme les attendait déjà. Assis au fond, ses deux Colt braqués sur eux, Itachi leur adressa un sourire mélancolique.

_ Navré, messieurs.

Il ne leur laissa aucune chance, et vida ses deux barillets sur eux, rapidement et méthodiquement. La peau Conformément à la demande d’Hidan, il ne toucha pas le chef du gang, ainsi qu’un autre homme. Hidan allait vouloir s’amuser avec eux. Il assena un coup de pied frontal au chef, l’éjectant du van et jeta l’autre survivant sans ménagement. Les deux atterrirent devant Hidan, qui les toisait d’un regard satisfait.

_ Mes petits renégats, qu’est-ce qui vous a pris de vouloir défier l’Akatsuki ? dit-il comme un père sermonnerai son enfant. Vous me forcez à de telles extrémités, ça me débecte.

Les membres de l’Akatsuki se regroupèrent derrière lui, tous vêtus de leur manteau noir. Quatre silhouettes d’un noir pétrole, intimidantes et effrayantes messagères de mort. Hidan s’accroupit pour se mettre au niveau de ses futures victimes.

_ Mon art s’exprime dans le sang, et ce soir, ma toile c’est vous. Honorés ?

_ Commence Hidan…vas-y…., lui susurra Jashin. Eviscère les…

Le lendemain matin, les ouvriers trouvèrent une sculpture macabre dans l’entrepôt, conçue à partir de deux corps humain éviscérés et démembrés. Elle représentait un ange, dans une représentation grossière et atroce. Le sol était maculé de sang séché, et un tas de corps brûlé fumait encore dans le ventre d’une carcasse de camionnette carbonisée. La limousine avait disparu.

Au-dessus de la porte de l’entrepôt, un nuage dessiné avec du sang.



Voilà !

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Ciao