Le Retour aux Sources

par pouletfree

Bonjour à tous !

En ce moment je suis chaud comme la braise sur les publications, ce chapitre je l’ai écrit en une fois, quasiment sans coupure. Je trouve que dans sa forme c’est vraiment un retour aux sources, dans le sens où il ressemble vachement aux chapitres de la saison 1. Petite bouffée de nostalgie, qui m’a été un peu inspirée du commentaire de Lorely où elle m’a dit que le duo méritait d’être mis un peu plus sur le devant de la scène à nouveau. Et je me suis dit qu’elle avait raison. Mais en fait je me suis rendu compte que les deux premières saisons tournaient beaucoup plus autour de Temari. Et comme le fil conducteur de la troisième saison c’est la vengeance de Shika, et que Temari n’est pas au courant, ça crée forcément une mise en avant de Shika. Mais ne vous inquiétez pas, Tema n’a pas dit son dernier mot. Sur ce…

BONNE LECTURE !

Précédemment dans Buddy or More : Bon ben je pense que vous vous en souvenez, Shika et Tema se sont gallochés. Y a-t-il vraiment quelque chose de plus important à se rappeler du chapitre d’avant ?



_ Mais c’est pas possible d’être aussi nulle…, marmonna Shikamaru en se prenant la tête dans les mains. Je t’ai dit de le retirer dès qu’il devient plus foncé ! Si tu le laisses trop se colorer, l’autre côté crame !

_ Ne commets pas l’erreur de t’emporter sur une femme enceinte, Nara ! Riposta Temari en brandissant une spatule.

_ Rappelle-moi de ne plus jamais faire des pancakes avec toi…

La jeune femme avait de la farine sur la joue, de la pâte avait coulé sur le carrelage et une odeur de brûlé commençait à monter de la poêle dans laquelle agonisait le dernier pancake. Ils éclatèrent tous les deux d’un rire complice et s’embrassèrent, comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. Pourtant hier encore, ils n’étaient que des amis partageant un travail et un appartement. Et aujourd’hui…ils étaient…un couple ? Oui…aussi étrange que cela pouvait paraître, c’était le mot juste.

_ Ca te fait pas bizarre à toi ? demanda la jeune femme dans les bras du brun.

_ Qu’est-ce qui pourrai me faire bizarre ? sourit Shikamaru. D’avoir de la chance ?

Elle lui adressa un sourire tendre.

_ Tu sais ce que je veux dire, répondit-elle. Toi et moi…après tout ce temps…

_ A force que j’appelle un miracle de mes vœux, il a fini par se produire. Mais si ta question c’est « est-ce que je m’y fais ? », alors non. Je pense que je n’arrive pas à réaliser.

_ J’ai été tellement stupide, murmura Temari. L’évidence était devant moi et j’ai pas été foutue de voir que je nous faisais du mal. Que je te faisais du mal.

_ Tu pouvais pas savoir, la rassura-t’il en resserrant son étreinte.

Une larme roula sur le visage de la blonde. Elle aurait aimé qu’il ait raison, que tout ça soir réellement sorti de nulle part. Elle aurait aimé ne s’être rendue compte qu’hier des sentiments qu’elle avait pour le brun, mais ce n’était pas le cas. Et le pire c’est qu’elle avait eu besoin de Naruto pour ouvrir les yeux.

_ Si, au fond de moi je le savais, avoua-t’elle. A cause de mon rêve.

_ Quel rêve ?

Elle lui raconta tout. La métamorphose du chat en créature immonde qui essayait d’abuser d’elle. Sa fuite impossible, comme si elle courait à contre-sens sur un tapis roulant. Ce bébé qui finissait chaque fois par être tué par le monstre, peu importe ce que Temari essayait de faire pour le sauver. Puis cette silhouette de lumière intense. Ce halo vaporeux qui illuminait leurs deux corps et qui insufflait à nouveau la vie dans le petit corps du nouveau-né. Shikamaru l’écouta attentivement, enregistrement et tentant de comprendre.

_ Je l’ai fait une dizaine de fois ce cauchemar, expliqua-t’elle. Et la dernière fois que je l’ai fait, la silhouette de lumière c’était…toi.

Il écarquilla les yeux, tandis que ceux de Temari s’embuaient de larmes.

_ Si j’avais été moins bête j’aurai fait les choses différemment, s’accabla la jeune femme. J’avais l’homme qu’il me fallait sous le nez, et je perdais mon temps ailleurs. Je suis vraiment désolée, Shika. Si tu savais comme je te veux maintenant…

Il attrapa délicatement le visage de sa petite amie entre ses mains et y apposa un doux baiser, qui avait la saveur de milles pardons aux yeux de la blonde.

_ Même si tu m’as blessé, tes lèvres m’ont fait cicatriser, murmura-t’il.

La jeune femme sourit, et essuya ses larmes d’un revers de manche. Enfin, façon de parler, puisqu’ils étaient tous les deux nus comme des vers. Shikamaru sourit en la regardant avec envie.

_ Ca par contre je m’y fais avec plaisir, observa-t’il d’un air charmeur.

_ Tu plaisantes ou quoi ? Je suis énorme, regarde mon ventre.

_ Il faut bien que tu fasses de la place pour le bébé. Et puis la grossesse a des avantages, j’en vois deux de là où je suis, plaisanta-t’il.

Temari baissa les yeux vers le point que les yeux du brun visait et réprima un rire.

_ Profites-en, ils seront pas toujours aussi gros.

_ Je vais te dire, répondit-il en la prenant dans ses bras, même si t’en vais pas du tout je te trouverai à croquer.

_ AH ? rougit-elle. Et s’ils tombaient jusqu’à mes genoux et qu’ils étaient poilus ?

Shikamaru sourit.

_ Eh bien je te dirai « sortez de chez moi, Monsieur ».

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Les rumeurs ne mirent pas longtemps à courir dans le commissariat. Bien que n’étant pas excessivement démonstratifs en public, beaucoup de leurs collègues avaient noté le changement d’attitude, et d’après certains, c’était pas trop tôt. L’ambiguïté flottait dans les airs depuis quelques temps, et il était temps que ça cesse. Shikamaru s’était même laissé entendre que des paris avaient été organisés.

_ Comment ça des paris ? s’étonna Temari dans le garage du sous-sol.

_ C’est ce que Tamiko du standard m’a sous-entendue.

_ T’es un peu proche de cette Tamiko d’ailleurs, marmonna Temari pour elle. M’énerve celle-là..

_ Quoi ?

_ Non rien, en voiture.

Elle ouvrit la portière conducteur, comme elle en avait l’habitude, mais au moment de monter elle se ravisa.

_ Tu sais quoi ? Tu vas conduire aujourd’hui, lâcha-t’elle.

_ Quoi ? Ai-je bien entendu ? Temari No Sabaku qui laisse quelqu’un d’autre conduire sa voiture ? On aura tout vu !

_ Shika ? Tu te rappelles ce qu’on a fait cette nuit ?

Le brun acquiesça avec un sourire satisfait, se repassant apparemment les meilleurs moments en mémoire.

_ Eh bien si tu comptes recommencer, il va falloir arrêter de me contrarier, menaça-t’elle d’un air sadique. Donc, tu conduis.

Son équipier soupira d’un air renfrogné. Au moins la substantifique moelle de leur relation n’avait pas changé.

_ Avec des arguments comme ça, je peux pas lutter, abdiqua Shikamaru.

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_ Le clafoutis ? T’as jamais goûté le clafoutis ?

_ Non, ma famille ne faisait pas de clafoutis, désolée de te décevoir !

_ Mon dieu mais tu n’as donc pas eu d’enfance ? Se lamenta faussement Shikamaru. Les clafoutis de ma grand-mère c’était vraiment une tuerie !

_ 3W86, on a un délit de fuite dans votre secteur, 22eme rue. Une Honda rouge, a priori un contrôle qui aurait dégénéré. Il y a eu des coups de feu. Un policier à terre.

Shikamaru décrocha le micro du tableau de bord et le porta à sa bouche.

_ Ici 3W86 on s’en occupe. Terminé.

Il raccrocha et passa la vitesse supérieure. La Mustang se cabra en avant tandis que Temari plaçait le gyrophare sur le toit. Elle devait bien l’avouer, être passagère de sa propre voiture qui fonçait à travers les rues de la ville en zig-zaguant entre les automobilistes était assez angoissant. Elle commençait à comprendre ce que Shikamaru avait dû ressentir au début. Ne pas maîtriser la situation n’était pas dans ses habitudes, mais elle avait confiance. Cet homme s’était montré une centaine de fois plus dignes de confiance que tous les autres. Elle allait devoir apprendre à ne pas tout maîtriser. Qui sait ? Ça allait peut-être avoir du bon.

_ Ça me rappelle des souvenirs, commenta Shikamaru en dérapant dans un virage. Tu te rappelles notre première interpellation ? Le mari qui battait sa femme.

_ Comment oublier ! Je pouvais pas te blairer ! Tellement de mollesse en une seule personne !

_ Moi ce qui m’a choqué c’est ton côté hautain et prétentieux, rétorqua Shikamaru. Et ton atroce façon de conduire !

_ Tu peux parler ! T’as failli buter trois cyclistes depuis tout à l’heure !

_ C’est mon côté anti-écolo, ironisa Shikamaru. C’est pas la Honda Rouge là-bas ?

_ Si, fonce !

Le moteur vrombit et se rua en avant. Le conducteur de la Honda avait apparemment entendu la sirène, puisqu’il accéléra aussi pour fuir la Mustang.

_ Tu sais quoi ? fit Shikamaru en doublant une camionnette. Ça m’a donné envie d’acheter une voiture.

_ Tu veux pas te concentrer ? T’as trois vies entre les mains là, et ma voiture !

Shikamaru haussa les épaules comme s’il ne voyait pas le rapport entre parler et être concentré, puis esquiva une berline pour se rapprocher de la Honda rouge. Temari attrapa le combiné du porte-voix.

_ Je suis le Lieutenant Temari No Sabaku de la Police de Leafville, veuillez vous arrêter immédiatement !

_ Fais gaffe le gars du Central a dit qu’ils étaient armés, la prévint Shikamaru.

_ Ça tombe bien, nous aussi, répondit la jeune femme en sortant son arme de service. Il ne ralentit pas du tout là, ou c’est moi ?

_ Non, c’est pas toi.

_ Okay, approche-toi je vais lui péter les pneus.

La Honda tourna brusquement à droite, et Shikamaru la suivit dans un long crissement de pneus. Temari pesta.

_ Il bouge trop ! C’est pas un amateur le gars !

Elle tentait de viser la roue mais les risques de ricochet sur la carrosserie ou de balle perdue étaient trop importants. Pas question de prendre le risque de blesser la population. Elle eut alors une idée.

_ Tu vas faire ce que je te dis, okay ? demanda-t’elle à son équipier.

_ T’es ma supérieure, c’est pas la peine de demander.

Elle lui sourit. Elle pouvait compter sur lui, comme toujours. Elle attrapa le micro de la radio.

_ Ici 3w86, nous poursuivons un suspect en plein centre-ville, j’aurai besoin de renforts au croisement de la 28ème et de la 46ème . Trois ou quatre voitures prêtes à recevoir des instructions. Terminé.

_ 3w86, ici 7D99, on se met en route avec trois unités. On vient vous filer un coup de main. Et félicitations pour vous deux, j’avais parié sur vous. Terminé.

Temari et Shikamaru se regardèrent, sidérés. A croire que l’évidence sautait aux yeux de tout le monde, sauf eux.

_ Et moi du coup ? demanda Shika.

_ Toi tu fais le rabatteur.

_ No problemo bébé.

Il donna un coup de levier de vitesse et réduisit la distance avec la Honda. Le conducteur de cette dernière semblait être seul, puisque personne n’était sorti par la fenêtre passager pour tirer sur la Mustang. Cela donnait un avantage aux policiers, mais malheureusement, cela était compensé par une meilleure accélération de la part du bolide rouge. La Mustang était plus puissante, mais plus lourde, et cela se ressentait.

_ Il va vouloir tourner à droite, coupe lui la route ! s’écria Temari.

Shikamaru s’exécuta. D’un coup d’accélérateur, il se plaça dans la trajectoire de la Honda, qui dut changer ses plans et continuer tout droit. Les deux véhicules étaient désormais au coude à coude. Dans la ligne droite, la puissance supérieure de la Mustang comblait l’écart de poids.

_ A gauche !

D’un coup de volant, Shikamaru mordit sur la trajectoire du chauffard et l’obligea à tourner à gauche. Temari attrapa le combiné.

_ Ici 3W86, on approche. Barrez la 28ème dans la direction ouest, et la 46ème dans la direction nord. Ça urge ! Shika, empêche le de tourner il faut qu’il aille tout droit.

Shikamaru ne relâchait pas la pression sur le chauffard, la calandre de la Mustang était collée à son pare-chocs. Le policier anticipait chacun des mouvements de volant du fuyard pour les empêcher, et réduire peu à peu la marge de manœuvre du suspect. Ce dernier ne pouvait que continuer tout droit, sans avoir conscience du piège qui se refermait lentement sur lui. Un piège savamment orchestré par Temari.

_ Mais pourquoi ce croisement-là, particulièrement ? demanda Shikamaru.

_ Tu verras beau brun, fit-elle avec un clin d’œil mutin.

Le sourire du brun se voila légèrement.

_ Tema, ça me fait un peu peur, tout ça.

_ Qu’est-ce qui te fait peur ? s’étonna Temari, prise de court.

_ Nous, je ne sais pas. J’ai l’impression que c’est ce que j’ai toujours voulu. En fait, c’est ce que j’ai toujours voulu mais maintenant que tu es là, avec moi, j’ai qu’une peur. C’est de te perdre.

Il donna un coup de volant in extremis pour bloquer la Honda qui tentait une ruée vers la gauche. Temari était admirative de la capacité de Shikamaru à tenir une discussion sérieuse tout en menant une course-poursuite complétement folle à travers le centre-ville. Elle posa sa main sur l’avant-bras de son petit ami. Il allait falloir qu’elle se fasse à ce mot. Shikamaru = Petit ami. Tellement surréaliste.

_ Tu ne me perdras pas Shika, tu es tout ce dont j’ai pu rêver. Et moi je ferai tout pour t’apporter autant que ce que toi tu m’as déjà apporté. Et même si c’est pas forcément le meilleur moment pour le dire…

Tout sembla se passer en une fraction de seconde. Le temps d’un battement de cil, le temps d’un big bang. La Honda freina brusquement face au cul-de-sac qui s’imposait à elle. Les policiers des deux barrages sortirent de leurs voitures, toutes armes dehors, et Shikamaru fit une grande trace de freinage en arc de cercle sur le macadam, agrippé au frein à main comme à sa propre vie. Et une petite voix timide se fraya un chemin jusqu’à ses oreilles :

_ Je t’aime.

Il resta hébété, de par l’afflux d’émotions et l’apport soudain d’adrénaline. Le chauffard de la Honda mit moins de temps à se remettre et sortit de sa voiture, un pistolet pointé droit vers la mustang stationnée à quelques mètres de lui. La portière conducteur était parfaitement placée au centre de son champ de vision. Il visa la fenêtre derrière laquelle Shikamaru était vulnérable, et…

Rien.

Il était trop tard. Une balle parfaitement placée dans le front l’avait déjà réduit au silence, le faisant tomber sur le dos comme une vulgaire poupée de chiffon qu’un enfant aurait subitement trouvé obsolète. Le canon encore fumant, le bras de visée posé sur le toit de la Mustang, Temari souffla pour retirer une mèche de cheveux dorés de ses yeux.

_ Pas touche à mon mec, tête de cul.

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_ Ça va ? Lui demanda-t’elle en revenant du comptoir avec deux cafés.

_ Hein ? fit-il comme s’il elle l’avait sorti de ses pensées. Euh, oui ça va t’inquiète, c’est juste…

Temari baissa le tête légèrement, sans le regarder dans les yeux. Elle se sentait un peu stupide.

_ C’est…à cause de ce que je t’ai dit dans la voiture c’est ça ? Murmura-t’elle faiblement. Tu sais je comprendrai que tes sentiments ne soient plus forcément aussi…Enfin je sais que la situation t’as fait souffrir, et que tu pourrai m’en vouloir ou…

_ Non, tu n’y es pas. J’ai des sentiments pour toi depuis plus longtemps que ce que je voudrai bien avouer, mais j’ai réellement peur. On a un métier dangereux, tu vas avoir un enfant. Notre histoire est déjà tellement compliquée et prend en compte tellement de variables alors qu’on ne la vit que depuis une journée.

_ Tu voudrai…qu’on arrête ? Qu’on prenne plus de temps ? s’enquit-elle avec une pointe d’appréhension.

_ Non ! répondit-il précipitemment.

Sa réponse spontanée les fit sourire malgré la gêne, et rassura la blonde. Cette réponse venait du cœur, c’était certain.

_ Je veux juste qu’on soit tous les deux pleinement conscients de ce dans quoi on s’engage. Je suis prêt à te supporter jusqu’à la fin de mes jours et à élever ton enfant comme s’il était le mien. Même si tu as un caractère de merde et que tu es de mauvaise humeur le matin, c’est toi que je veux, mais je veux être sûr que toi tu sais dans quoi tu t’engages.

La blonde sourit, rassurée.

_ Alors voyons voir, commença-t’elle. Tu es un surdoué flemmard, honteusement modeste. Tu vénères la pop-culture comme si Dragon Ball Z était une bible, tu as le sens du rangement d’un ado et tu es extrêmement agaçant quand tu t’y mets. Jusque-là j’ai bon ?

Le brun sourit.

_ Ca m’a l’air plutôt ressemblant comme portrait, avoua-t’il.

_ Alors je sais à quoi je m’engage, ponctua-t’elle en l’embrassant tendrement. Donc arrêtes de te poser cinq mille questions, même si je sais que c’est impossible pour un surdoué. Je me suis renseigné sur votre manière de fonctionner, histoire de me préparer à l’enfer que je vais vivre.

_ Ah tu te documentes sur moi ? Se moqua-t’il.

_ Tant qu’on est dans l’humour, on peut reparler de ton « no problemo bébé » de tout à l’heure ?

Shikamaru s’empourpra et détourna la regard en prétextant boire une gorgée de café.

_ Je pense pas que ce soit nécessaire, éluda-t’il. C’était dans le feu de l’action.

_ Dans le genre gros beauf ça se pose là, quand même !

_ Mais c’est à cause de ta voiture ça ! Dès qu’on accélère on a envie de se prendre pour Vin Diesel.

_ Ridicule. C’est vraiment le truc le plus ringard que tu pouvais…

_ Je t’aime.

La blonde ne put finir sa phrase. Elle resta bloquée la bouche et les yeux grands ouverts. Il sourit et attrapa son menton entre ses deux doigts pour l’embrasser.

_ J’aime quand tu te tais aussi, plaisanta-t’il.

Elle lui adressa un coup de poing dans l’épaule.

_ Tu vas me le payer, espèce de tête d’ampoule chevelue !

_ Espèce de… Femme-galère, se défendit Shikamaru.

Il y eut quelques secondes de silence, puis Temari éclata de rire.

_ Oh mon dieu c’est l’insulte la plus pourrie que j’ai jamais entendue ! Je sais pas d’où tu la sors, mais sérieux t’aurai du te taire !

_ C’est bon, ça va tu m’as pris de court !

_ Femme galère…olala quand je vais raconter ça aux collègues ils vont tellement se foutre de toi. Il va y avoir un beau bordel…

_ Si je te redis que je t’aime, tu vas te taire ?

_Hmmm, essaye ça peut marcher…