Le Retour du Roi

par pouletfree

Bonjour à tous !

Désolé pour le retard je suis impardonnable. Je travaille en banque et le soir quand je rentre je suis cuit, j’ai peu d’énergie pour écrire, du coup maintenant j’écris pendant ma journée de taf, comme ça au moins ça publiera plus vite.

Sinon j’ai eu très peu de retours concernant le chapitre précédent, et concernant le petit « clip » que j’ai fait avec mes potes. Est-ce que vous avez détesté à ce point ? En tout cas voilà j’espère que celui-là vous plaira, j’y ai mis un GROOOOOOS FAN-SERVICE. Sur ce…

BONNE LECTURE.

Précédemment dans Buddy or More : Shikamaru était depuis quelques temps suivi par le Capitaine Yamato des affaires internes suite au meurtre d’un membre de l’Akatsuki avec qui Shikamaru s’était battu quelques jours avant sa mort. Mais grâce à un habile stratagème, Shikamaru a pu perpétrer un deuxième assassinat tout en ayant un alibi parfait. En effet, à l’heure du meurtre, il était avec Yamato. Ce dernier a été décrédibilisé et Shikamaru a désormais un moyen de pression pour le tenir à distance, et poursuivre sa vendetta sans être dérangé par la police. Du moins pour l’instant…



Shikamaru regagna l’open space, sa plaque et son arme de service venaient de lui être restituées. Yamato devait être en train de se faire remonter les bretelles tandis que lui ressortait libre et victorieux. Désormais il avait un moyen de pression parfait sur Yamato, et ce dernier en avait totalement conscience. Cela allait le maintenir à l’écart pendant quelque temps.
Les policiers de l’open space le regardèrent passer avec incrédulité. Personne ne leur avait expliqué la situation, ils devaient être dans l’incompréhension la plus totale. Et pas question qu’il leur explique maintenant. Il entra dans le bureau du commissaire et se retourna immédiatement pour voir qui était là. Quand elle se trouva face à son équipier, et qu’elle vit qu’il avait toujours sa plaque et son arme, elle poussa un long soupir de soulagement. Toute la pression s’envola. Shikamaru n’eut pas le temps de réagir quand elle se jeta dans ses bras, enfouissant son visage dans le coup du brun qui frissonna à ce contact. Sentir la jeune femme blottie entre ses bras était comme une subite bouffée d’oxygène, un bol de soulagement palpable.

_ Si tu me refais une frayeur comme ça, je te bute, murmura-t’elle contre lui.

_ Je pensais pas que tu pouvais avoir peur pour quelqu’un, se moqua-t’il en souriant.

Elle lui donna un petit coup de poing dans l’épaule et se décolla de lui avec un sourire amusé. Leurs regards s’étreignaient comme des amants, mais aucun des deux ne semblait s’en rendre compte. Le Commissaire le voyait cependant, et il interrompit cette scène à l’eau de rose dans laquelle il commençait à se trouver de trop. Il se racla bruyamment la gorge pour ramener ses deux subordonnés sur la terre ferme. Shikamaru piqua un fard et toussa pour cacher sa gêne. Temari baissa honteusement les yeux. Le Commissaire était déjà le seul au commissariat à savoir qu’elle habitait chez Shikamaru. Cette situation était déjà loin d’être simple à expliquer, ils n’avaient vraiment pas besoin de donner au Commissaire encore plus d’éléments pour s’imaginer des choses.

_ En tout cas, je suis ravi que ce malentendu se soit rêglé, déclara le Commissaire. J’étais persuadé que l’accusation ne tiendrait pas. Ce Yamato avait l’air de vous en vouloir personnellement. Encore un clown des affaires internes. Ces gens sont des parasites. J’ai déjà eu affaire à eux. Ils vous accusaient d’avoir descendu ce Ayaki, c’est ça ?

Shikamaru acquiesça.

_ Mais il était tellement obnubilé par le fait de me voir en prison qu’il avait oublié qu’à l’heure du meurtre j’étais avec lui.

_ La prochaine fois que tu te fais un ennemi au boulot, demande lui d’éviter de venir nous réveiller à cinq heures du mat à la maison, le taquina Temari en revêtant son blouson de cuir. Je vous laisse j’ai promis à mon petit frère que je passais la matinée avec lui. Les évènements ont un peu bousculé mon planning mais il comprendra.

_ Passes lui le bonjour, fit Shikamaru.

_ De même, ajouta le Commissaire. Il va mieux.

_ J’essaye de lui remonter le moral et de le remotiver un peu. Il y a du mieux, mais encore beaucoup de travail.

Elle quitta la pièce, Shikamaru la suivant du regard. Elle avait dit « à la maison » en parlant de chez lui, comme s’ils vivaient ensemble, comme un couple. De simples mots qui avaient sonné de manière fort agréable à ses oreilles.

**********************************************************************************

_ Celui-là est trop mignon, sourit Gaara en décrochant le cintre du linéaire.

Il lui tendit le body qu’il avait repéré. Une matière très douce, comme une petite fourrure, d’une douce couleur rose pâle, sur laquelle était inscrit « Full Amor Baby ». Temari sourit devant le choix de son frère. Ce dernier ne choisissait que des affaires de petite fille depuis le début de leur virée shopping.

_ Pourquoi tu t’obstines à vouloir que j’ai une fille ? s’amusa-t’elle. Tu sais qu’à force de réclamer une fille tu vas te retrouver avec un neveu, ou peut-être même des triplés ! Que des garçons !

_ Le désastre ! Ironisa-t’il.

_ Ne sous-estimez pas la puissance du Karma, Gaara No Sabaku ! Fit Temari en imitant une voix de méchant de dessin animé.

_ Non ne fais pas la voix de Shredder tu sais que j’aime pas ça !

Temari éclata d’un rire sonore, qui fit tourner la tête de quelques clientes autour d’eux. Gênée, la future maman se plaqua une main sur la bouche pour étouffer ses éclats de rire. Gaara avait toujours détesté cette voix, elle le faisait pleurer quand il était petit, et cela lui avait laissé un mauvais souvenir, qu’elle aimait évidemment bien lui rappeler quelques fois.

_ En tout cas, reprit Temari en essuyant une larme de rire, il va falloir que tu fasses des choix parce que si je prends tout ce que tu as choisi jusqu’à maintenant, il va falloir que j’hypothèque l’appart’ de Shikamaru.

_ Tu veux dire le mec « avec qui t’habite mais que c’est complétement amical et professionnel » ? Se moqua gentiment Gaara.

La petite vengeance fonctionna parfaitement, au vu de la teinte rouge que prirent les joues de sa grande sœur.

_ Il m’héberge en attendant que je me retourne, c’est tout, se justifia-t’elle. C’est un ami.

_ Eh bin t’en mets du temps pour faire un demi-tour, tu m’étonnes que t’aie eu ton permis que la troisième fois.

_ Crétin, sourit-elle. Bon allez, choisis ce que tu prends, et n’oublie pas que je ne suis pas millionnaire.

**********************************************************************************

_ Me prends pas pour un con, d’habitude tu me les fais à cinquante et là subitement c’est soixante-dix ?

_ C’est le prix, Naruto. C’est la meilleure qualité de la ville. Avec ça, tu fais des nouilles qui t’emmènent jusqu’aux portes du paradis, répondit le commerçant avec un sourire carnassier.

_ Ah mais si c’est que ça, moi aussi je peux t’y emmener, alors aboule ou je t’en mets une, espèce d’escroc. Cinquante et c’est tout. Sinon la prochaine fois que tu te pointes dans mon resto je mets de la mort-aux-rats dans ta bouffe.

_ Ah non mais on peut même plus rigoler quoi ? Tiens, espèce de criminel. Menacer un honnête commerçant comme moi…

_ C’est ça Mogiwara, et moi je suis Casimir, répondit Naruto en tendant les billets et en récupérant les ingrédients. Allez salut, pirate de la bouffe.

**********************************************************************************

Depuis que Temari avait annoncé à sa famille qu’elle était enceinte, sa mère s’était mise à l’appeler régulièrement, comme si subitement le corps de sa fille était devenu du cristal pouvant se briser au moindre choc. L’absence du père ne rassurait pas du tout sa mère, qui harcelait Temari de question sur l’homme mystérieux qui hébergeait Temari chez lui. Seul Gaara s’était montré enthousiaste, se fichant royalement du fait que Bryan était décidé à ne pas assumer le bébé. Il était simplement heureux de savoir que sa sœur était en train de donner la vie à un renouveau de cette famille si décousue. Lui qui avait toujours rêvé d’avoir une petite sœur pour qui il pourrait être un modèle et un héros, cette nouvelle avait surpassé toutes les autres.

Temari avait vu les couleurs revenir sur le visage de son frère, et la lumière ressurgir des ténèbres qui avaient envahi ses yeux pendant trop longtemps. Sa grossesse avait de plus en plus des airs de bénédictions. Pour elle-même, qui se sentait plus féminine et épanouie que jamais. Pour son frère, qui semblait littéralement revivre. Mais aussi pour sa relation avec Shikamaru. En effet, il fallait avouer qu’habiter chez lui n’aurait jamais été possible sans cela.

Quand elle réalisa à quoi elle venait de penser, elle se sentit totalement stupide, mais la vérité était là. Elle se retrouvait à vivre chez son co-équipier, et accessoirement son meilleur ami, qui lui avait avoué ses sentiments et qui était son soutien le plus indéfectible. Elle aurait aimé que leur relation ne se résume qu’à ça, mais elle savait au fond d’elle que de son côté, les sentiments qu’elle nourrissait à l’égard de Shikamaru n’étaient pas aussi clairs et rangés. De jour en jour elle se rendait compte que son regard sur lui avait changé. Il était prévenant avec elle, mais sans jamais en faire trop. Il lui remontait le moral sans lui montrer qu’elle en avait besoin. Il était comme une paire de bras supplémentaire pour l’aider. Comme un ange gardien. Un ange gardien un peu spécial, mais tout de même.

Alors qu’ils allaient regagner la voiture, une voix appela Temari au loin. Elle crut à une hallucination, mais la voix se rapprocha, et lorsqu’elle se retourna, elle faillit s’étouffer.

_ Désolé, je t’ai fait peur ? demanda son interlocuteur.

_ Mais…qu’est-ce que tu fais là ?

_ Je t’ai vu passer en voiture tout à l’heure, et je voulais en profiter pour t’inviter à diner, si tu n’y vois pas d’inconvénient bien sûr. Je pense qu’on a beaucoup de choses à se dire.

La jeune femme était trop surprise pour répondre qu’elle n’en avait pas envie. Le nouvel arrivant reporta son attention sur Gaara.

_ Comment ça va Gaara ?

_ Bien, répondit le frère de Temari avec un regard lourd de reproches. Et toi Bryan ?

**********************************************************************************

_ Allo Shika ?

_ Naruto ? Ca va ?

_ Euh…tu vas pas aimer ce que je vais te dire, mais je pense que c’est un peu mon boulot en tant qu’ami de te dire la vérité.

_ Tu me fais flipper, arrête tes conneries. Qu’est-ce qui se passe ?

_ Ben…ta coéquipière là…Temari.

_ Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ?

_ Elle est à mon resto ce soir.

_ Putain c’est pour ça que tu m’angoisse comme ça ?

_ Elle est pas toute seule, Shika.

_... elle est avec qui ?

_ Ben si j’en crois la description que tu m’en as faite, je crois que c’est son ex.

**********************************************************************************

_ Tu ne parles pas beaucoup, nota Bryan en reposant son verre de vin. Tu dois m’en vouloir.

Temari avait repris du poil de la bête, et avait recouvré le contrôle de ses émotions. Bien sûr qu’elle lui en voulait, et que son instinct lui dictait de sauter par-dessus la table pour lui arracher les yeux et lui coller en travers de la gorge pour l’étouffer avec. Mais l’homme qui se tenait en face d’elle était le père de l’enfant qu’elle portait en elle, et nul ne pouvait changer ce fait. Ce constat lui donnait la nausée.

_ Tu m’as abandonné avec ton enfant dans le ventre, tu me quittes et ensuite tu reviens comme une fleur m’inviter au resto comme si on était des vieux potes de fac. Et après ça tu te poses réellement la question ?

_ Non, je sais que tu m’en veux, rétorqua-t’il sans se démonter. Je sais que j’ai pas été à la hauteur. En tant qu’homme…et en tant que père.

Le mot fit tiquer Temari, comme un crissement de craie sur un tableau.

_ Un géniteur n’est pas forcément un père, riposta-t’elle. Dis moi quel acte digne d’un père tu as fait pour ton fils ou ta fille jusqu’à maintenant.

Bryan sembla atteint par la remarque, son regard se fit moins confiant.

_ Cet enfant n’est pas encore né, se défendit-il.

_ Et alors ? Ça veut dire quoi ? Que pendant neuf mois tu es en droit de t’en battre complétement les couilles de lui et que, subitement, une fois qu’il est né, c’est bon tu peux l’aimer ?

Certains clients avaient tourné la tête vers leur table, jetant un regard courroucé au « couple ». Temari souffla un peu pour se calmer.

_ En ce qui me concerne, tu as beaucoup à te faire pardonner, reprit-t’elle froidement. Mais en ce qui concerne le bébé, tu devras y consacrer toute ta vie pour que je te considère comme son père. C’est ton enfant par la génétique, c’est tout.

_ Ne me juge pas trop sévèrement, j’étais perdu. Tout ça m’est tombé dessus tellement rapidement, se justifia Bryan. Je sais que j’ai mal réagi mais jamais je n’aurai voulu te faire du mal, ni au bébé.

_ Tu as voulu me pousser à avorter.

_ Mais je suis heureux que tu ne l’aie pas fait, aujourd’hui.

Le serveur leur apporta leurs plats, ce qui les fit s’interrompre momentanément dans leur discussion. L’ambiance était électrique, et même l’employé du restaurant semblait l’avoir senti. Temari lui trouva un air familier, mais n’y prêta pas la moindre attention. Dès qu’il fut reparti, la discussion reprit.

_ Tu sais grâce à qui je n’ai pas avorté ? demanda Temari avec un regard noir. Grâce à Shikamaru, et uniquement grâce à lui.

Ce nom acheva de faire disparaître l’expression confiante de Bryan. Ce nom l’énervait.

_ Il m’a soutenue, il m’a fait prendre conscience du fait que je voulais cet enfant plus que tout, il m’a hébergé quand tu m’as quitté et que j’ai dû quitter l’appartement.

_ Quoi ? T’habites chez lui ? s’enquit Bryan. Mais ça rime à rien, c’est un loser ce mec ! Tu crois que c’est lui qui va s’occuper du bébé ?

_ Si le bébé devait avoir un père, il serait bien plus digne que toi de l’être.

_ Ca suffit Temari, je t’ai pas invité au restaurant pour que tu m’insultes.

_ Alors pourquoi ? Tu espères un pardon ? Si c’est ça…

_ Non, la coupa-t’il. Je suis venu te chercher. Je veux que tu reviennes vivre avec moi. Pour que le bébé ait une vraie vie de famille. Et nous une vraie vie de couple. J’obtiendrai ton pardon Temari, et ça prendra le temps qu’il faudra.

Il tendit sa main et caressa la joue de la jeune femme, trop hébétée pour l’arrêter.

_ Je t’aime encore Temari.

**********************************************************************************

_ Je sais pas ce qu’ils se disent Shika, je peux pas me coller à leur table ou jeter une oreille dans leurs nouilles.

_ Mais ils ont l’air d’être énervés ou calmes ?

_ Ben plutôt calme. L’ambiance a pas l’air folichonne mais c’est calme.

_ Et quand tu leur a apporté leurs plats, t’as entendu quoi ?

_ Ben rien ils ont arrêtés de parler à ce moment-là.

Naruto vit alors Bryan caresser la joue de Temari, sans que celle-ci ne fasse le moindre geste pour l’en empêcher. Il déglutit avec difficulté, sans trop savoir ce qu’il devait faire à présent.

_ Euh…Shika ?

_ Quoi ?

_ Il lui caresse la joue là. Ils ont l’air proches.

Shikamaru mit quelques secondes avant de répondre, mais ce silence parut très long à Naruto, qui commençait à se dire qu’il ne s’était jamais senti aussi mal à l’aise.

_ Je dois raccrocher, dit simplement le brun.

_ Attends Shika ! Je… allo ? allo ? …merde.

**********************************************************************************

Cette nuit-là, Shikamaru ne ferma pas l’œil. Il resta allongé sur le dos, les yeux perdus dans l’immensité blanche du plafond, Alfred endormi à ses côtés. Ses pensées divaguaient une fois de plus vers la magnifique blonde que le destin avait jugé bon de mettre sur son chemin. Le destin en était ainsi et nul ne pouvait changer le destin. Pourtant à cet instant il aurait aimé. Il aurait aimé ne pas être muté à Leafville, il aurait aimé ne jamais la rencontrer, il aurait aimé qu’Asuma ne meure jamais. Il aurait aimé que sa vie soit différente.

Cette nuit-là, Temari ne rentra pas.





A suivre…

Voilà !

Commentez s’il vous plait je sais que je vous saoule avec ça mais c’est vraiment très important pour moi, pour encourager et pour s’améliorer. Faites l’effort !

A la prochaine !