A Horse with no Name

par pouletfree

Bonjour à tous !

Me voilà de retour pour cette dernière ligne droite ! Désolé d’avoir été si long à revenir j’ai eu pas mal à faire ces derniers temps et je voulais pas bâcler cette saison en ne m’y investissant qu’à moitié. Maintenant j’ai du temps donc me revoilà ! Je profite de cette intro pour vous dire également que cette fic sera a priori ma dernière sur ce site. J’ai des projets en vue, et si ils se concrétisent, je n’aurai pas forcément le temps de me consacrer à autre chose.

Je peux pas encore vous en parler en détail, mais je suis sur un projet de bande dessinée avec un pote. Si ça vous intéresse, je vous en parlerai plus en détails avec le temps. A ce propos, si certains d’entre vous connaissent un bon dessinateur ou le sont eux-même, et si vous vivez en Ile-de-France, est-ce que vous pourriez me contacter en MP ? Nous sommes deux mais il nous manque un dessinateur pour mettre nos idées en image, donc si ça vous intéresse…

De plus, je vous mets ici un lien pour une petite vidéo qui pourrait vous intéresser. J’ai envoyé le lien en avant première à ceux qui avaient commenté la saison 2, et je le mets aux autres aujourd’hui : https://www.youtube.com/watch?v=pkXJPX_UrF0

M’enfin bref il est temps de passer aux choses sérieuses ! Sur ce…

BONNE LECTURE !





On the first part of the journey
I was looking at all the life
There were plants and birds and rocks and things
There was sand and hills and rings


The first thing I met was a fly with a buzz
And the sky with no clouds
The heat was hot and the ground was dry
But the air was full of sound



_ T’es sûr que c’est ce que tu veux ? demanda Naruto au volant de la Pontiac.

Shikamaru chassa d’un revers de main le visage de Temari qui venait le tourmenter et tourna les yeux vers l’immeuble au pied duquel ils étaient stationnés. Il se permit une dernière seconde de réflexion, laissant son esprit vagabonder vers la jeune blonde. Elle le haïrai si elle le voyait. Il attrapa la paire de gants en cuir noir qui se trouvait sur le tableau de bord.

_ Oui, j’en suis sûr. On y va.

Il enfila ses gants et sortit de l’habitacle, imité par Naruto. Il se dirigea vers le coffre et l’ouvrit, révélant tout un assortiment d’armes plus ou moins létales cachés dans un double fond. Il attrapa un revolver, une batte de baseball et un canif, qu’il glissa dans la poche arrière de son jeans. Autant dire qu’il ne s’agissait pas des armes de service d’un policier.

Mais cela tombait bien. Car ce soir Shikamaru n’était pas policier.

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I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain
La la la lala la
la lala la la

Plus tôt, dans l’après-midi :

_ Vous êtes en train de me dire qu’un type tout seul a réussi à tuer les chefs des trois familles et à prendre le contrôle de tout le crime organisé de Leafville en quelques semaines ?

_ D’après nos indics, oui, acquiesça le Commissaire. Et comme deux de nos informateurs se sont fait descendre, on suppose que ces infos sont solides. C’est pas un type seul à proprement parler. A priori il s’agit d’une organisation, un petit groupe de tueurs dirigé par un gars appelé l’Hôte. On sait rien de lui, c’est comme une légende urbaine.

_ Une légende urbaine ça ne tue personne, répondit Temari.

La jeune femme n’en revenait pas. Comment un petit groupe, même extrêmement compétent, avait-il pu réussir un tel exploit ? Les trois familles existaient depuis la création de Leafville, et semblaient être comme une forteresse indestructible, une structure indéboulonnable. Cela semblait impossible qu’elles n’existent plus.

_ En tout cas si un si petit groupe a réussi à détruire les trois familles, ils doivent être sacrément forts. Et forcément dangereux.

_ Exact, approuva le Commissaire. Et c’est pour ça qu’il faut qu’on rassemble le plus d’infos possibles sur ces mecs. Mais comme tu le sais, Leafville est une pomme bouffée par les véreux. Donc je préfère faire ça en sous-marin. Tant qu’on n’a pas un dossier complet sur ces types, je veux que cette enquête reste secrète. On ne sait pas encore qui ils ont eu les moyens d’acheter dans la hiérarchie, donc on la joue discrète, compris ?

_ Compris.

_ C’est pour ça que je veux confier cette affaire à toi et Shika. Je sais que je peux vous faire confiance sur ce coup-là. Et je compte sur toi pour le briefer, j’aimerai bien ne pas avoir à refaire tout mon speech une deuxième fois.

Temari acquiesça en souriant.

_ Pas de soucis, je lui refais un topo dès qu’il en aura fini avec le gars des affaires internes.

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After two days in the desert sun
My skin began to turn red
After three days in the desert fun
I was looking at a river bed
And the story it told of a river that flowed
Made me sad to think it was dead



_ Donc vous attestez que vous étiez trois lors de la fusillade ?

_ Ma réponse n’a pas changé les trois dernières fois que vous m’avez posé cette question Lieutenant Yamato, répondit Shikamaru avec lassitude. Il y avait le tueur, sa future victime et moi.

_ Et vous n’avez vraiment pas pu voir le visage de la victime avant qu’elle ne s’enfuie ?

_ Non, je lui ai demandé de rester prendre un café, mais allez savoir pourquoi, ça ne l’a pas tenté.

_ Evitez le sarcasme, Sergent Nara. Ca ne vous sera pas utile.

_ Ca ne me sera pas utile pour quoi ? Vous m’avez interrogé trois fois depuis que ça s’est passé. Ma vie est assez compliquée déjà en ce moment, donc si vous voulez m’accuser clairement de quelque chose, faites-le mais arrêtez de me faire perdre mon temps. Un ami très proche s’est fait tuer avec sa femme et son enfant, j’ai autre chose à faire que de me répéter. Ne me faites pas perdre mon temps.

Il se leva, enfila sa veste en cuir et se dirigea vers la porte du bureau pour l’ouvrir.

_ Bonne soirée, Lieutenant.

Yamato regarda le jeune Sergent partir sans rien dire. Il attrapa un petit calepin et nota quelques mots.

« Suspect à cran. A creuser. »

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You see I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain
La la la lala la
la lala la la

La Pontiac s’arrêta devant un grand hangar désaffecté, seulement éclairé par les rayons de la lune et le halo diffus des lampadaires de la rue. Shikamaru et Naruto descendirent de la voiture, le blond ayant avec lui un sac de sport plutôt lourd. Ils ouvrirent la porte de la bâtisse et posèrent le sac à côté d’une chaise disposée au milieu de la salle. Quand ce fut fait, ils se dirigèrent vers le coffre et en sortirent un homme menotté et cagoulé avec un sac de tissu. Il tenta de se débattre, mais il se fit malgré tout trainer sur toute la distance qui le séparait de la chaise. On le jeta dessus sans ménagement et avant qu’il ait eu le temps de s’en plaindre, il se retrouva enchainé à la chaise, immobilisé.

Naruto alla fermer la porte du hangar, plongeant l’immense salle dans l’obscurité. Shikamaru disposa quatre bougies en carré autour de la chaise, et les alluma. Il arracha le capuchon de l’homme, et le bâillon qui obstruait sa bouche.

_ Bande de tarés, vous êtes qui ?

_ Ta gueule ! lui dit Shikamaru. Tu fermes bien ta gueule et tu nous écoutes.

_ T’es qui pour me …

Le coup de poing qu’il reçut dans l’estomac lui coupa le souffle, le faisant taire sur le coup. Le suivant décoché à la mâchoire acheva de lui faire restaurer son calme. Shikamaru s’accroupit devant l’homme.

_ Bon, maintenant que t’es disposé à m’écouter, on va pouvoir discuter. Mon petit doigt m’a dit que t’avais trainé du côté de Tree City ces dernières semaines.

Naruto sortit une pince coupante du sac de sport qu’il avait emmené, et la tendit à Shikamaru, qui l’attrapa et se releva.

_ On aimerait que tu nous parles un peu de ton séjour là-bas, et de ceux qui t’y ont accompagné.

_ Allez vous faire enculer, répondit l’autre.

_ Mauvaise réponse.

Un troisième coup de poing frappa le prisonnier à la mâchoire, suivi d’un quatrième au foie. Les coups pleuvaient sur le captif, et Naruto fut obligé d’arrêter son compagnon dans sa lancée. Il retint les deux bras de Shikamaru, et le força à s’éloigner de la chaise où était attaché leur otage. Shikamaru lui jeta un regard noir, la mâchoire serrée.

_ Le frappe pas comme un taré, dit Naruto. Faut qu’il soit encore en état de parler.

_ C’est bon je sais lâche moi, le repoussa Shikamaru. Et toi connard je te conseille de parler assez vite si tu veux pas que tes doigts fassent une fugue.

Le visage tuméfié du prisonnier se leva vers le brun, qui y vit de la peur. Il prit alors conscience de ce que la voie qu’il avait choisi d’emprunter à la mort d’Asuma impliquait. Il avait fait un choix. Un choix qui n’avait que trois fins possibles. La prison, la mort ou la victoire.

_ Tu reconnais cet homme ? demanda Shikamaru en montrant à l’otage une photo d’Asuma.

_ Non…

Shikamaru sortit un couteau à cran d’arrêt et en fit jaillir la lame, qu’il enfonça sans sourciller dans la cuisse de l’homme. Un cri de douleur retentit dans la bâtisse.

_ Menteur ! Vous avez attaqué sa maison, vous l’avez tué, vous avez abusé de sa femme ! Vous avez arraché l’enfant qu’elle portait dans son ventre ! Je veux que tu me dises qui sont les autres ! Combien vous étiez ? Qui était avec toi ? Parle!

Nouveau déluge de coup dans le ventre et le visage de l’homme. Shikamaru ne retenait plus ses coups, sourds aux demandes répétées de Naruto de calmer le jeu. Il s’arrêta quand l’interrogé fut au bord de l’inconscience, le sang dégoulinant de sa bouche et l’œil gauche obstrué par sa paupière enflée.

_ Attendez…attendez…, suffoqua-t’il entre deux crachas de sang. Je peux juste vous dire le nom de l’un des gars avec qui on était…c’est lui qui m’a mis en contact avec ce gars, le mec qui voulait tuer le flic.

Shikamaru se baissa à hauteur du visage du prisonnier, lui jetant un regard d’une froideur terrifiante.

_ Le flic s’appelait Asuma espèce d’enflure. Et si tu crois qu’un nom va te sauver.

_ Un nom c’est mieux que rien Shika. Ca ira.

Shikamaru acquiesça. Il adressa un signe de tête à l’otage pour lui intimer l’ordre de parler.

_ Misao Ayaki. Il traine souvent au Pink Dawn. Vous le trouverez là-bas, récita l’homme avec précipitation. Laissez-moi partir je vous en prie.

Naruto nota les informations sur un petit carnet relié de cuir, puis fit signe à Shikamaru que tout était bon. Il sortit ensuite un Beretta à silencieux et le tendit à son ami.

_ Tu as entendu nos noms, on peut pas te laisser partir. Et puis…

Il prit une profonde inspiration, conscient que ce qu’il allait faire achèverait définitivement de le faire franchir la limite qu’il n’aurait jamais imaginé franchir. Une action qui allait définir la suite de sa vie, une action qui allait le définir en tant qu’homme. Ce soir il s’aventurait sur une voie sans issue.

_ Je vous tuerai tous, dit-il d’une voix sans ton.

Il appuya sur la gâchette, rejetant en arrière la tête du prisonnier, et éclaboussant le sol de son sang.

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After nine days, I let the horse run free
Cause the desert had turned to sea
There were plants and birds, and rocks and things
There was sand and hills and rings
The ocean is a desert with it’s life underground
And a perfect disguise above
Under the cities, lies a heart made of ground
But the humans will give no love

Temari se réveilla en sursaut, le front et les draps trempés de sueur. Encore ce cauchemar. Elle le faisait depuis quelques temps. Un rêve aussi étrange et intrigant qu’angoissant.

Elle se réveille dans une forêt effrayante, seule et armée de son arme de service. Elle essaye d’avancer mais elle a l’impression de faire du sur place. Un chat magnifique arrive, mais à peine essaye-t’elle de le caresser qu’il se transforme en une bête immonde et difforme affublée de tentacules. Elle essaye de tirer avec son pistolet, mais se rend compte qu’il ne contient que des balles à blanc. La bête saisit Temari, l’emprisonne dans ses tentacules, lui en met un dans la bouche et tout mais la jeune femme réagit et s’enfuit. Mais en chemin, elle trouve un bébé. Elle s’arrête, le prend dans ses bras, et en oublie la créature. Cette dernière finit par les rattraper et tue le bébé en le jetant contre un arbre. Temari baisse les bras, et accepte la mort. Sauf qu’au dernier moment, une silhouette lumineuse débarque et fait disparaitre la créature comme si celle-ci s’évaporait. La silhouette s’approche ensuite et pose sa main sur l’épaule de Temari, et leur la chaleur unie redonne la vie au bébé. Temari veut remercier son « sauveur », mais une sorte de barrière l’empêche d’aller vers lui. Il finit par lui faire un signe de la main et le rêve s’arrête.

Jusqu’à aujourd’hui, voilà comment se déroulait ce rêve. Mais celui de cette nuit avait été différent.

_ Salut, fit Shikamaru dans le noir.

La jeune fille sursauta.

_ Mais qu’est-ce que tu fais là ? s’écria-t’elle en posant la main sur son cœur pour le calmer.

_ Ben c’est chez moi ici…

_ Non mais je veux dire, c’est que maintenant que tu rentre ?

_ Oui désolé j’ai trainé un peu avec Naruto. Tu me fais une place, je suis claqué.

_ Ah euh..oui bien sûr.

Il s’allongea auprès d’elle, et se glissa sous les draps. L’image du corps sans vie du prisonnier lui revint en tête comme un flash douloureux. Il se revit le jeter dans le fleuve avec Naruto. Un étau de culpabilité lui écrasa durement le cœur et l’estomac. Il posa sa tête sur l’épaule de Temari, qui se mit à lui caresser les cheveux sans y faire attention, comme un réflexe. Sans se douter du conflit interne qui secouait les entrailles de son équipier, elle repensa à son rêve.

Le sauveur qui la protégeait de la créature était entouré d’un halo doré ce soir encore, mais cette fois elle avait pu voir un visage. Un visage qu’elle ne connaissait que trop bien. Le visage de l’homme allongé à ses côtés. Le visage de son équipier.

You see I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain
La la la lala la
la lala la la



La la la lala la
la lala la la…





Voilà !

Un chapitre un peu court j’en suis désolé, mais mes autres projets et ma recherche d’emploi m’ont pris beaucoup de temps, mais ça a payé puisque j’ai obtenu un CDI de Conseiller en Gestion de Patrimoine (vous pouvez applaudir).

En tout cas j’espère que cette saison vous plaira et que vous suivrez Buddy jusqu’à la fin.

A la prochaine !