Chapitre treizième

par Tite_elfe

 

Bonjour à tous !

 

Et surtout, bienvenu en cette page du chapitre 13 ^^ J’avais prévu de le poster avant la fin des vacances de Toussaint mais je suis du genre à ne pas toujours respecter mes délais huhuhu. (Ahem je suis déjà dehors.) ‘Fin vous étiez au courant _ _°

 

Brefouille.

 

Alors cette fiction devient ma priorité sur toutes les autres, plus encore qu’il y a un mois. J’ai beaucoup plus de facilité à l’écrire, d’autant que j’aime faire rire à travers mes écrits. Et j’ai remarqué par vos commentaires que peu (aucun en fait) d’entre vous se plaignaient d’un manque d’humour. Et j’en suis heureuse. Si j’arrive à faire passer des émotions par mes textes, c’est le plus beau cadeau que mes lecteurs puissent bien me faire.

 

Ensuite, encore une fois merci milles fois à vous tous, qui me lisez et me donnez un peu de votre confiance en commentant, suivant, mettant en favoris. Merci aussi à ceux qui me suivent en tant qu’auteur ! C’est une immense marque d’intérêt et de confiance et je ne peux que vous dire merci merci merci ! Je viens de remarquer que vous étiez 67, et j’en ai vraiment rougi. Je ne sais pas trop comment vous remercier.

 

 

 

 

Pour finir, je dédicace ce chapitre à trois adorables personnes.

 

A Harumi-chan. Merci miss, vraiment merci pour ton fervent soutien qui a le don de mes faire sourire comme une abrutie devant mon écran. J’en ai les larmes aux yeux en recevant tes messages toujours très chaleureux. Pleins de bisous pour toi !

 

A Nienna : Toi c’est spécial car tu me soutiens depuis extrêmement longtemps. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai très souvent vu ton pseudo dans les commentaires, et tous me faisaient sourire. Alors quand tu prends de mes nouvelles et m’accordes ta confiance en me désignant comme ton auteure favorite, je reste muette. J’espère ne jamais te décevoir ! Bisous !

 

A Nympha-chan, ma sœur, ma grande folle, ma toute première lectrice que j’aime fort et qui j’espère réussira brillement ses études en tant qu’infirmière (sexy nia !). Enfin non je n’espère pas, j’y crois !! (Trouves toi vite un chirurgien sexy ^^). Aussi merci car sans toi cette fiction n’aurait pas autant de piment. A toutes les conneries qu’on se raconte toutes les deux et à nos esprits tordus qui ont fait naître les gags de Sakura ! Pleins de bisous ma chérie !         

 

 

Tite_elfe, qui espère ne jamais vous décevoir.

 

 

 

 

A l’époque de cette histoire tellement passionnante qu’est ma vie d’ado (et que vous avez quand même eu le courage de commencer à lire, je vous le rappelle !) je ne compris pas tout de suite les vrais sentiments que je ressentais pour Sasuke Uchiwa (c’est clair qu’on est conne ou on l’est pas). Inconsciemment, je préférais me voiler la face et le classer dans la catégorie des gens antipathiques à éviter comme la peste.

 

 

*

*    *

 

Une bulle éclata près de mon visage, l’éclaboussant au passage. Et même si normalement j’aurais dû hurler contre ces putains de gouttes de mes deux, je ne bougeai pas, trop occupée à fixer comme une imbécile les carreaux en face de moi. Je me trouvais à cet instant précis dans un bain bouillant, le corps complètement immergé jusqu’au nez et m’éclatant comme une timbrée à faire des bulles avec ma bouche (Ahaha c’est trop drôle…je m’en roulais par terre… ironie, ironie quand tu me tiens… !)

Nous étions le jeudi 5 octobre et ma montre flic flac (bah oui, c’était pas du D&G) indiquait qu’il était presque 21h. Cela faisait plus d’un mois à présent que j’avais eu la malchance de faire la rencontre d’un certain Uchiwa et de ses parents. Un mois aussi que je l’évitais autant qu’il fut possible. Nous étions bien sûr ensemble en escrime mais je me contentais de rester loin de lui.

 

Mon comportement ne lui était sans conteste pas resté inconnu. Mais bref, laissez-moi quand même vous faire un petit résumé de tout ce que vous avez loupé (Dommage pour vous d’ailleurs, ça vous aurez sans doute faire hurler de rire comme des hyènes.)

Donc !

 

Le mercredi suivant la réunion de famille express à laquelle j’avais assisté malgré moi, la conférence pour la soirée caritative eut lieu. C’est occasionnellement ce jour-là qu’il mit au clair notre relation devant plus de deux cent journalistes. Pour le grand public, je n’étais maintenant plus qu’un futur mannequin engagé par Mrs Uchiwa une semaine avant que l’article ne sorte. Sasuke m’aurait connu ainsi, et n’aurait « pas pu résister à l’envie d’embrasser une aussi jolie fille ». C’étaient précisément ses termes à lui, quand il avait raconté l’histoire avec le sourire. Quant à moi, j’avais fait une gueule des plus comiques - d’après mes amies - lorsque je l’avais entendu dire un truc aussi con.

Ce mensonge monté de toutes pièces par les Uchiwa m’avait donc, depuis ce jour là, laissée loin des journalistes. Cependant j’avais trouvé une ombre au tableau. Une ombre pas des plus sympas, et que j’aurais largement préféré autre. A cause de cette déclaration, je devais à présent faire cette stupide séance photo. Comme tout le monde me prenait pour le futur visage de Dior, je n’avais pas d’autre choix. Je confirme : sous ses airs supers classes, Uchiwa mère était une vraie calculatrice ! J’en flippais d’avance !

Bref. Ce même jour donc, aux alentours de 17h, alors que la conférence qui avait lieu au lycée des mecs se finissait, je partis en compagnie de Tenten à la rencontre de nos deux autres amies. Tema et Hina se trouvaient justement à la conférence et nous avions prévu de les y rejoindre. Cependant, à peine avions nous passé la grille de la Shinoby’s Academy que Naruto et ses amis nous croisèrent. Les deux jours précédents j’avais tous fait pour les éviter, aussi le blond me sauta dessus avec une moue d’enfant.

-         Sakura !!!!! Pourquoi tu m’as ignoré hier ?? avait-il hurlé en mimant des sanglots.

Sur le coup, je me rappelais nettement avoir souri timidement et m’être excusée. Pendant quelques minutes, j’avais parlé avec lui en riant, mais je sentais sur moi son regard à lui que je haïssais tant et qui ne pouvait que m’insupporter. J’aurais vraiment voulu lui arracher les yeux à l’aide de mes clefs. Mais je ne pouvais pas. Après tout, je voulais l’ignorer, le rayer de ma vie. Non pas parce que je m’étais rendu compte que je tombais amoureuse de lui, ce n’était pas le cas. Comme dit plus haut j’étais trop fixée sur mes idées pour le comprendre. Je voulais plutôt l’oublier lui, et tous les problèmes qu’il avait bien pu me créer en apparaissant. Et ils étaient carrément nombreux quand on y réfléchit bien ! Si j’en avais fait une liste, elle aurait sans doute été plus longue que ma liste au Père Noël ! Oui je sais il existe pas ! Tiens…est-ce que je viens de casser le mythe de certains en avouant l’affreuse vérité ?! Vous inquiétez pas, moi aussi ça m’a traumatisé de le savoir l’année dernière…

 

Passons. Quand je réussis enfin à quitter Naruto, tout en évitant par tous les moyens d’écharper Lee qui me collait de trop près, je partis avec Tenten sans même le regarder. Et il s’en aperçu car derrière moi, j’entendis Naruto lui dire « Elle t’évite ou j’ai la berlue ?! ». Dommage pour lui, il était bien sain d’esprit. J’avouerai volontiers avoir eu peur que Ducon ne me suive pour demander des explications mais il n’en fit rien. Après tout…qu’étais-je pour lui ? Rien… Tout simplement rien.

En repensant à ça, je soufflais furieusement dans mon bain, éclaboussant généreusement mon visage. Quel imbécile ! Non mais quel imbécile ! D’autant que ce ne fut pas la seule chose notable pendant les jours qui suivirent l’article.

 

Voyons que pourrais-je bien vous raconter sans passer au passage pour une abrutie ?? (ok, c’est vrai je passe déjà pour une abrutie, et cela en PERMANENCE ! Mais bon…pas besoin de me le rappeler…)

Ah oui ! L’une des choses m’ayant le plus marqué sans doute…. Ce fut le samedi où je rencontrais les parents Uchiwa. Dora m’avait ramené au lycée dans sa super bagnole, vous le savez. Mais ce qu’en revanche vous ignorez c’est la suite de cette soirée mémorable qui resterait sans doute gravée dans les annales des pires conneries de ma bande de copines.

Après avoir quitté Sasucon-poil-aux-marrons, mes pas m’entraînèrent immédiatement vers le réfectoire. Après tout il était largement l’heure de manger, tout le monde semblait s’y trouver, et mon estomac réclamait sa pitance avec fougue. L’esprit ailleurs, je pénétrai dans l’antre des garces du monde entier et là, un silence de mort m’accueillit, me réveillant par la même occasion. Les bruits de couverts se stoppèrent, on arrêta de parler avec sa voisine, et chacune suspendit le geste qu’elle était en train de faire. Tous les visages se tournèrent vers moi, et prenez le temps d’imaginer ce que je vécu : plus de quatre cent pairs d’yeux malveillants me fixèrent. Si ceux-ci avaient été des couteaux, j’aurais fini percée comme une passoire en deux secondes…

Alors qu’une tension qu’on aurait pu couper tant elle était palpable planait sur l’immense pièce, je ressentis à mon grand désavantage une impressionnante dose de pensées meurtrières me parvenir. Sans aucun doute : elles voulaient toutes ma peau. Et puis c’est à ce moment précis, alors que tout espoir avait disparut, « qu’Izildur, le fils du Roi s’empara de l’épée de son père… »

 

COUPEZ !!!

C’est quoi ce BORDEL les gars ? Qui est le boulet qui m’a foutu les répliques du Seigneur des Anneaux ??? C’est pas vrai ça !! Allez on reprend…

 

« Il se passa alors une chose à laquelle l’anneau ne s’attendait pas : il fut ramassé par la créature la plus improbable qui soit : un hobbit… Bilbo Sacquet de la compté… »

 

PUTAIN, vous arrêtez vos conneries ouuaiiis ? On s’en tamponne le coquillard du piti froton, là ! C’est MON histoire ! Mince quoi !

     

Alors qu’en moi un gros débat intérieur avait lieu, sans parler d’un bon délire, j’en avalais de l’eau en m’empêchant de hurler de rire tant j’étais conne. Vraiment…je SUIS conne pas vrai ? Euh…en fait ne répondez pas …!

Bref, alors que j’essayai de repousser les ondes négatives qui m’atteignaient par centaine, il se passa un truc de DINGUE…

Temari éclata littéralement de rire. Et très fort.

Ses hurlements hystériques de baleine firent sursauter toute la salle, et se répercutèrent au passage sur les murs de la salle en une résonance à la Notre-Dame de Paris. Son hilarité était telle que je cru bien qu’elle allait mourir d’apoplexie…Jamais je ne l’avais vu rire comme ça. Alors qu’elle tentait de se lever, elle tituba et manqua d’écraser une seconde, ses rires contaminants Tenten et Hinata.

Moi j’étais verte. Bleue. Rouge. Bref, je passai par toutes les couleurs pouvant bien exister, tout en m’empêchant de leur arracher les yeux. Franchement ce soir-là, aucune de nous quatre ne put s’empêcher d’avoir la honte de la semaine. Moi parce que vu ma colère je ressemblais à m’y méprendre à un pitbull, et elles trois parce qu’elles riaient à s’en déchirer les abdominaux. J’imaginais même pas comment ça devait faire mal.

 

En repensant aux cris des filles alors que Tsunade s’abstenait difficilement de leur hurler de se taire, je n’y fis pas gaffe, rigolai et aspirai donc malencontreusement de l’eau par le nez. Chiotte !

Après avoir toussé pendant quelques secondes, ameutant au passage une Hinata inquiète, je me remis à réfléchir à ce mois passé ici. Rien de notable qui aurait pu vous faire rire. Enfin en omettant bien sûr de préciser le nombre de poufs qu’on avait gentiment foutu à l’eau, ainsi que notre petite escapade dans le bureau de Tsunade en pleine nuit jeudi dernier.

Tout en riant discrètement comme des imbéciles profondes, nous lui avions temporairement emprunté sa réserve de Sake. Réserve que Tema, Tenten et moi avions – soit dit en passant –  très vite faite disparaître en nous l’enfilant entièrement le samedi soir. D’ailleurs…vous ai-je déjà précisé que les deux autres folles qui me servent d’amies ont tendances à faire de grosses conneries quand elles sont pompettes ? Au bout de trois bouteilles vidées, l’une (Temari) s’était brusquement mise à pleurer pour on se sait pas quelle raison et essaya d’attenter à sa vie à l’aide d’une de ses chaussures Chanel (elle tenta de l’avaler…). Quant à l’autre (Tenten), elle préféra faire un strip-tease devant son nounours Tobi (je persistai quand même à dire l’avoir entendu appelé la peluche Neji par six fois…). C’est vrai que c’était tellement plus glorieux…

Pour ma part, d’après le témoignage d’Hinata, je m’étais simplement contentée de lui raconter mes états d’âme, à elle qui dut sans doute avoir du mal à nous gérer toutes les trois en simultanée… Etats d’âme concernant Sasuke Uchiwa m’avait-elle d’ailleurs précisé d’une façon détachée. Ca me rassura pas vraiment quand elle me dit ça le lendemain…qu’est-ce que j’avais bien pu lui raconter ? Bof, de toute manière avec les deux autres à surveiller, je supposais qu’elle n’en avait pas entendu le tiers.

 

-         Sakura ??? T’as fini ? fit soudain la voix de Tema de l’autre coté de la porte.

Cette interruption me surprit tellement que mes pieds posés des deux cotés de la baignoire glissèrent. Sans appui, je dérapai telle la sous douée que j’étais et m’enfonçai brusquement dans l’eau, buvant encore une fois la tasse.

Lorsque j’émergeai, atterrée et en manque d’air aussi, Temari était face à moi, les yeux exorbités.

-         Tu t’essais à l’apnée ? s’exclama-t-elle bouche bée.

-         Ahahah je suis morte de rire, grognais-je en toussant comme une folle.

Elle garda le silence très peu de temps avant de se mettre à rire aux éclats.

-         Allez, sors de là Nemo, moi aussi je dois me laver ! termina-t-elle en repartant dans la chambre.

Avant qu’elle ne passe la porte, je lui envoyai dessus un canard en plastique jaune vif.

 

 

*

*    *

 

 

-         Tu n’es vraiment qu’une sale tricheuse ! s’exclama Tenten en brandissant le poing.

Avec son air furibond, elle semblait prête à mordre. Une vraie tigresse. Cependant, je ne pus m’empêcher de lui accorder un sourire des plus hypocrites derrière mes cartes en éventail. Faisant mine de m’éventer avec, je jubilai avec un air de garce :

-         Je suis douée au Poker, tu n’y peux rien chérie !

Temari gloussa immédiatement, tandis que la brunette s’empêchait visiblement de me tuer. Vraiment, j’adorais ce jeu !

Nous étions le lendemain après-midi, donc vendredi. Aujourd’hui, aucune de nous n’avait d’activité l’après-midi, aussi il nous avait semblé intéressant de rester dehors. Le temps était beau, la chaleur agréable. Assises en tailleur près du lac, à notre endroit favori, nous venions de commencer une partie intéressante de Poker. Et étant la meilleure menteuse de nous quatre, mon bluff avait tendance à très bien marcher. D’autant qu’en plus j’avais de très bonnes cartes (surtout celles cachées dans ma manche à l’instar de toutes) A croire qu’aujourd’hui la chance me souriait.

« Pas comme hier où j’ai failli me noyer dans mon bain à cause d’une blonde à couette, songeai-je boudeuse. »

-         Calme toi Ten, rigolait Temari en voyant l’air contrarié de notre amie. On sait toute que Sakura est une tricheuse de toute façon, ajouta-t-elle en soupirant.

-         HEY ! m’exclamai-je vexée en lui donnant un coup de coude.

-         Bah quoi c’est vrai, triompha Tenten les bras croisés sur la poitrine.

Sur ses traits planait un air de revanche qui ne me disait rien de bon, aussi préférai-je laisser cette discussion là, non sans leur avoir adressé une grimace ô combien mature. Après tout…j’étais vraiment une tricheuse... Et pas qu’au Poker quand on y réfléchit bien... Je vous voyais d’avance dire « AAaaanh c’est paaas bien » avec des mines de gamins de dix ans en plein dans l’âge bête ! Bouhaha. Les gars…vous êtes tellement prévisibles !

        

Repartant dans un nouveau délire (je commençais à me demander si je n’avais pas réellement un grain), Hinata porta son attention sur quelque chose derrière nous.

-         Bonjour cousin Neji ! s’exclama-t-elle soudain de son ton calme et reposant.

Son intervention pourtant douce engendra un sursaut chez Tenten, comme si une abeille l’avait piqué. Elle qui était à l’opposé d’Hinata n’osa plus faire un geste et je la sentis se crisper.

Je fus la seule à remarquer son trouble. Et en la voyant ainsi, je compris. Je ne mis que quelques secondes. Je compris son désarroi du samedi de septembre où elle m’avait fait part de l’attirance qu’elle ressentait envers un des amis de Dora. Je compris ce jour-là que c’était Neji.

Mais je ne pus que froncer les sourcils qu’un quart de seconde que quelqu’un me sauta dessus. Au plutôt s’écrasa sur moi avec autant de grâce qu’un phacochère.

-         Naruto…, grognais-je automatiquement tandis qu’il me serrait contre lui.

Putain et dire que je le connaissais depuis seulement un mois…J’avais l’impression d’être face à un gamin de quatre ans.

-         Bonjour Sakura !!! cria-t-il visiblement aussi ravie qu’un chiot.

Le sourire qui agrandissait son visage m’acheva. Comment lui en vouloir : il était trop meugnon ! Lui ébouriffant les cheveux, je me mis à lui pincer les joues tout en me disputant gentiment avec lui.

En moins de quelques secondes notre zone privée fut complètement assiégée par la dizaine de terminale que nous commencions à connaître (bien malgré nous d’ailleurs…). Sans même faire attention aux protestations de Temari, ils s’installèrent à nos cotés. 

-         Alors, qu’est-ce que vous fichez là, les filles ? interrogea Kankuro en faisant un immense sourire à Tenten.

Mon amie macaronée sembla se décrisper un peu. Je savais qu’elle appréciait le garçon, ainsi que Kiba. Eh oui, pendant que moi je m’était fendu la poire (ou pas) un certain samedi de septembre en compagnie des Uchiwa, mes copines avaient – elles –  passé l’aprèm’ avec le reste de la bande. Je ne l’avais appris que le lendemain.

-         On jouait au Poker, répondit-elle. Et Sakura trichait.

-         Non, tu perdais ! Grande différence, jubilai-je très fière avec un haussement de sourcil des plus suggestif.

Piquée au vif, un sourire sadique aux lèvres, elle se leva d’un bond et fondit sur moi.

-         T’es morte ! ricana-t-elle toute griffes dehors.

Whaaaouuu !! Elle en était devenue flippante !!!! Manquant de hurler de rire (et de peur aussi) je bondi sur mes pieds.

 

N’allez pas croire qu’elle abandonna très vite l’idée de me tuer. Au contraire ! Pendant au moins cinq très trèèèèèès longues minutes, elle me courut après autour du groupe en vociférant trente-cinq façons pas très tentantes de me faire la peau. Et moi je riais tout en courant. Il aurait pas fallu qu’elle me rattrape quand même …

-         Tiens tiens… voyez-vous ça, grinça soudain une voix.

Ce fut comme si de l’eau glacée était tombée sur nous deux. En un instant, nos sourires disparurent ainsi que nos rires et nous nous stoppèrent en un même mouvement.

-         Yamanaka, persiflai-je les sourcils froncés.

La blonde platine nous toisait apparemment très fière, les lèvres retroussées sur ses dents parfaites. A moins de trois mètres de nous, elle et ses trois abruties de copines semblaient déguster un spectacle qui n’aurait fait rire qu’elles.

-         Tu veux quoi ? grogna Temari toujours assise parmi le groupe devenu silencieux.

-         Rien de toi Sabaku. Je venais juste voir ces deux pauvres filles détruire la noble image de l’école et j’avoue ne pas être déçue, ricana la blonde. C’est une honte que d’avoir ça parmi nous.

-         Ca ? répéta Tenten.

Je n’avais même pas besoin de la regarder pour savoir qu’elle se retenait à grande peine de défigurer Ino. Tout son corps devait être, à l’heure actuelle, aussi tendu qu’un arc, prêt à bondir.

-         Dégage de là, l’averti-je. Quant à l’image de cette école, je crois que tu te débrouilles très bien toute seule pour la détruire.

Mon sourire hypocrite fit plisser les yeux de cette bande de poufs. Visiblement j’avais encore dit ce qu’elles n’attendaient pas de la bouche d’une fille de prolétaire.

-         Surveilles tes paroles quand tu t’adresses à nous, Haruno, s’énerva Karin en s’avançant menaçante. Tu n’es rien. Et que seras-tu après cette dernière année ici ? Rien ! Tu retourneras vivre avec tes miséreux de parents alors que nous, nous serons là où tes pieds ne pourront jamais se poser. Au sommet.

Il n’en fallu pas plus pour que je bondisse en avant, toutes griffes dehors. Elle pouvait m’insulter mais l’entendre parler de mes parents m’était intolérable. Brusquement une poigne de fer s’abattit sur mon bras et me stoppa.

-         Arrête.

La voix avait claqué, implacable. Je l’avais reconnu sans peine, elle et ses intonations basses et magnifiques qui pourtant me faisait grincer les dents. 

-         Lâche-moi, sifflai-je tandis que mes yeux rencontraient deux saphirs sombres comme l’encre.

-         Non.

Il n’y avait aucune émotion là-dedans. Et pourtant je senti qu’il n’accèderait pas à ma requête. Profondément énervée, je m’empêchai à grande peine de le gifler le plus violemment possible. De quel droit Ducon était-il intervenu ?

-         Tiens, bonjour Sasuke. Quelle surprise, susurra Ino devenue soudain agréable.

Il n’y fit même pas attention. Ses yeux étaient toujours plongés dans les miens. Et j’aurai voulu qu’il arrête. Car malgré moi, ses prunelles me transperçaient de toute part et me mettaient mal à l’aise.

-         Allez dégagez de là ! se réveilla soudain Tenten.

Son intervention me sortit de ma torpeur et mes yeux se firent encore plus menaçants à l’encontre de Dora. D’un mouvement je me dégageai brutalement et retournai mon attention vers la bande d’Ino.

Leurs sourires s’étaient immédiatement transformés en d’immondes rictus accentués par la dose élevée de collagène stockée dans leurs lèvres.

-         Quoi ? Vous entendez ça les filles, la plus pauvre des filles de ce bahut ose nous parler sur ce ton, siffla Ino.

En une seconde mes deux autres amies s’étaient levées et postées à nos cotés.

-         Vous devriez partir, dit calmement Hinata.

Il y eu un long silence parmi nous tous. Jamais, ô grand jamais Hinata n’avait osé intervenir dans ces histoires jusqu’ici. Et jamais je ne fus aussi fière d’elle que ce jour-là, tandis qu’une bouffée de reconnaissance s’insufflait dans tout mon être.

Ino quant à elle était verte.

-         Tu as dis quelque chose toi ?? interrogea-t-elle en appuyant bien le dernier mot.

-         N’était-ce pas clair ?

Le ton sérieux de Hinata les déstabilisa complètement. Cependant, lorsque des filles atteignaient un tel niveau d’immoralité et de méchanceté, toute insulte était bonne à prendre.

-         J’hallucine : la pleurnicheuse du lycée parle, ricana furieusement Tayuya alors que les autres se mettaient à rire.

Ce qui se passa ensuite fut très rapide. Tenten s’élança vers les filles mais le cousin d’Hinata lui barra la route.

-         Pourriez-vous répéter, je crois avoir mal entendu.

Sa voix pour le peu de fois que je l’avais entendu, était encore plus froide que celle de Sasuke. Et je compris aisément pourquoi la bande la plus crainte du lycée se figea immédiatement.

Longtemps je les vis hésiter. Neji Hyûga n’était pas quelqu’un à prendre à la légère, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Finalement, elles décidèrent de partir, non sans nous avoir fusillé du regard au passage.

 

Lorsqu’elles dépassèrent les cent mètres de distance, nous commençâmes à nous détendre. Ces filles étaient décidemment les pires pestes qui pouvaient exister.

 

 

*

*    *

 

 

 

-         Pourquoi tu m’as arrêté ??          

Mon cri furieux ne le fit même pas sursauter, le surprit encore moins. Il m’accorda seulement un regard sombre, sourcils froncés. Ainsi il était aussi effrayant qu’aurait pu l’être un loup-garou. Enfin il ressemblait plus à un vampire quand j’y réfléchi mais bref. J’étais énervée et pas qu’un peu, je vous l’assure.

Cependant il ne me répondit pas pour autant. Même l’air des plus effrayant que j’affichais ne lui fit pas plus d’effet que si je lui avais souris.

-         Répond, merde ! Aux dernières nouvelles, cette histoire ne te concernait pas !!!!

Je venais une fois encore de hausser le ton mais son profond mutisme avait le don de me foutre en rogne. J’étais à la limite de l’émasculer à la tronçonneuse.

A coté de nous, le groupe ne semblait pas vouloir intervenir. Bobby ouvrait la bouche à intervalle régulier avant de la refermer puis de l’ouvrir comme si il voulait dire quelque chose (genre poisson rouge).

    -    Mais c’est pas vrai tu vas répondre, face de poulpe ??? M’écriai-je en manquant de lui en foutre une bonne.

Ce qui suivit ne fut pas sa réponse. En revanche cela me prit totalement au dépourvu. Dora m’avait saisit brutalement au poignet et m’entraînait violemment à sa suite. Les grandes enjambées qu’il faisait m’obligeaient à courir, mais la douleur que sa main m’occasionnait me fit très vite grimacer. Pour qui se prenait-il ce con ?

 

Tandis qu’il s’éloignait du lac et de nos amis respectifs, je cru qu’il me broyait le bras. Au début je ne résistai pas, trop éberluée par cette action, mais bientôt je me mis à crier.

-         Lâche moi espèce de dingue. Putain mais tu vas me lâcher ?? Tu me fais mal ! 

Sans que j’ai pu m’en apercevoir, des larmes avaient commencé à déborder de mes paupières. Ce fou m’arrachait à moitié le bras.

Pourtant quand il s’en rendit compte, il s’arrêta instantanément et me lâcha.

-         Désolé, marmotta-t-il d’une façon si peu audible que je cru avoir rêvé.

Cependant il m’en fallut plus pour lui pardonner, rouge de colère. Mon poignet avait pris une jolie couleur rouge et je me mis à le masser frénétiquement. Pas de doute : Uchiwa Sasuke avait un grain, et pas un petit !!!

-         T’es complètement givré !!! hurlai-je hors de moi. Tu te prends pour qui ???

Il ne répondit pas non plus, préféra croiser les bras et ne bougea plus.

 

Nous nous trouvions à quelques pas de la piscine mais l’endroit était désert. Heureusement, mais dans tous les cas j’aurais fait fuir n’importe qui vu la façon dont j’avais braillé.

Finalement, je préférai fermer mon visage et lui adresser un regard venimeux.   

-         Pourquoi t’es intervenu ? demandai-je après un long silence.

Je cru un instant qu’il n’allait pas daigner me répondre. Ca n’aurait pas changé grand-chose à d’habitude…

-         J’avais pas de raisons précises.

Gneuh ? Les yeux comme des billes, je le fixai comme une imbécile. C’était une blague ? Il m’avait empêché de foutre mon poing dans la face de Kin, mais…sans aucune raison.

-         T’es con ou tu le fais exprès ? lâchai-je malgré moi.

-         Répète ?

Son ton menaçant ne me fit pas du tout peur. Vraiment…il était con !

-         Ptain…j’hallucine, maugréai-je en me détournant, dos à lui. J’hallucine complètement.

-         T’aurai vraiment préféré te faire virer ? demanda-t-il.

-         Je vois pas ce que ça change. Dans tous les cas, être ici n’est que le choix de mes parents et du reste de ma famille, murmurai-je.

Je le sentis se rapprocher derrière moi non sans un tremblement.

-         Un peu comme moi.

Sa phrase n’avait était dite que dans un souffle et pourtant je faillis le castrer. Comment pouvait-il dire ça lui ? A croire qu’on devait le plaindre. 

-         Pourquoi m’as-tu évité pendant tout ce mois ?

J’en sursautai. Avait-il vraiment posé cette question ? Mes yeux se posèrent sur lui comme interrogatifs. Et pourtant ce con avait vraiment l’air sérieux. En m’apercevant de ça, je me rembruni aussitôt.

-         Tu m’attires trop d’emmerdes.

Contrairement à ce que j’aurais pu croire, il ne me tua pas sur le champ mais ricana.

-         Désolé mais les emmerdes, tu les attires toute seule.

-         Non.

Pour une fois, ma voix avait été sérieuse et cela le surpris, je le sentis nettement.

-         C’est toi et tout ce que tu représentes qui créent ces conneries d’emmerdes. Pas moi.

Je me tournai vers lui et su qu’il avait compris. Pourtant son visage s’était fermé et ses sourcils ne formaient plus qu’une barre tant ils étaient proches.

-         Ca veut dire quoi ça ? siffla-t-il menaçant. Que je devrais rester seul sans ami ni personne parce que je suis un Uchiwa ?

-         Seul j’en sais rien, mais sans moi en tout cas, répondis-je durement.

Un rictus aux lèvres, il s’approcha à moins de quelques centimètres de moi. Je pouvais sentir son souffle dans mes cheveux et réprimai mal un frisson.

-         Qui a dit que je voulais de toi ? murmura-t-il méchamment.

Je ne relevais pas, mais en moi quelque chose venait de se rompre, laissant place à une plaie béante.

-         Je ne dis pas ça, répondis-je sans rien laisser paraître.

-         Alors quoi ?

Mes yeux fixaient malgré moi ses lèvres charnues et parfaites bouger tandis qu’il parlait. Mais alors que mon corps entier me criait de l’embrasser, je compris quelque chose. Une chose qui acheva de faire saigner cette blessure qui venait de s’ouvrir en moi.

-         Je ne suis pas de ton monde, soufflai-je.

Tout en lui sembla se figer, et même son rictus disparut instantanément. En une seconde il avait reculé de deux pas. Et puis il haussa les épaules et s’en alla.

Bizarrement, j’en eu le souffle coupé. Tout en le voyant s’éloigner nonchalamment sans un regard pour moi, je confirmai difficilement ce que je savais déjà : je n’étais rien pour lui. Rien.

A cette époque je ne savais pas combien j’étais amoureuse et dépendante de lui.

 

 

*

*    *

 

Une semaine passa encore, sans que je n’aie adressé la moindre attention à l’Uchiwa. A croire que je le trouvais de plus en plus antipathique à mesure que passait le temps. Mais après tout je l’évitais dès qu’il entrait dans mon champ de vision. Mon comportement devenait encore plus distant qu’avant notre discussion près de la piscine. Je faisais comme si il n’existait pas. Et contrairement à ce que je pensais, je ne m’en portais pas mieux. Les jours me semblaient plus longs qu’avant, et même la pire connerie qu’aurait pu bien faire Temari ne m’aurait pas déridé le cœur. En apparence, rien n’avait changé. Seulement en apparence.

-         Miss Haruno !

Je levai brusquement la tête tandis que mon cœur faisait une belle embardée. Vraiment …j’avais du être kangourou dans une vie antérieure !! Ca avait d’ailleurs le don de me foutre en pétard mais bref… Ne nous attardons pas sur ma drôle de conception physique et mentale, on risquerait d’y passer la nuit. (Sans commentaire merci !)

 

Mes yeux rencontrèrent ceux –visiblement orageux – de mon prof d’escrime. Akiha, dans toute sa splendeur me fusillait du regard, apparemment mécontent par mon manque d’attention. « Bah quoi…quand on parle d’un truc aussi nul et chiant, est-ce de ma faute si j’ai tendance à totalement décrocher ? songeai-je mutine. » Heureusement qu’il ne me vint pas à l’esprit de formuler ça tout haut, j’aurais sans doute terminé assassiné avant d’avoir pu dire ouf.       

-         Miss Haruno, pourriez-vous être un minimum attentive lorsque je vous parle, me susurra-t-il d’un ton mielleux.

Bah voyons…

-         Pardon Monsieur, marmonnai-je à mon grand regret.

Je détestais avoir l’air gentille…ce qu’en plus je n’étais pas du tout. M’enfin vous étiez au courant !

Akiha poussa un soupir atterré tandis que je m’efforçai de sourire gentiment comme l’adorable adolescente bien élevée que je n’étais pas. Sans un mot, il m’enfonça mon masque d’escrime sur le crâne, m’arrachant un bruit de mécontentement. Il était vraiment pas doux lui ! Une vraie brute.

-         Allez dépêchez-vous, petite empotée. Comme je le disais, vous avez un nouveau match à disputer, grogna-t-il en me poussant vers l’une des pistes.

-         Hein ? Encore ??

Mon exclamation eut pour réponse un regard glacial de la part de mon maître d’arme. Huhuhu…je veux mourireuh. Si vous aviez vu ses yeux. Même un grizzli en colère aurait déguerpi la queue entre les pattes (quoi que…les grizzlis ont-ils une queue ? Par pitié, par de réponse salace)

Mon petit rire nerveux acheva de le mettre en pétard. Je cru qu’il allait me tuer à coup de sabre.

 

Enfin…après tout j’avais bien le droit d’être un minimum éreintée ! Nous étions vendredi, pendant mon cours d’escrime. Aujourd’hui la salle était pleine à craquée (m’enfin vu sa taille on le voyait presque pas). Tous les escrimeurs étaient présents, toutes disciplines confondues de part le tournoi d’entraînement que nous disputions ce jour-là. C’était une idée de nos maîtres d’escrime. (Mauvaise idée, très trèèèèès mauvaise idée) Et bien évidemment, cet événement sportif avait rameuté pas mal de people.

« Surtout des nuisibles, pensai-je en fixant la bande d’Ino à coté du buffet »

Bref, depuis 14 heures, j’avais disputé près de six longs matchs. Et bon…sans me vanter (si en fait !) je les avais tous remporté haut la main (on est doué ou on l’est pas hahaha…Oui oui, j’étais en plein mode je me la pète et je le sais, vous inquiétez pas. C’était normal)

 

Tout en maugréant dix milles conneries dans ma barbe, je me plaçai sur la piste où aurait lieu mon nouveau match. Je levai la tête, masque relevé sur le front…et manquai de gueuler comme une malade.

En face de moi, un sourire à peine visible sur les lèvres, Sasuke Uchiwa me fixait alors qu’un seconde le branchait.

-         Que…me dites pas que je joue contre lui ? m’étouffai-je en adressant un regard à Akiha.

Celui-ci ne prit même pas la peine de répondre.

Putain de merde…une corde, une corde ! Passez moi une corde tout de suite que je me pende.

-         Alors…peur de te mesurer à moi Haruno ? fit Dora en avançant.

Sa démarche assurée me fit hurler intérieurement.

 

Pendant une longue minute, nous nous défiâmes du regard en testant les bips de nos sabres. Etais-je vraiment obligée d’avouer que dans sa tenue, il était irrésistible ? On aurait vraiment dit un dieu. Mieux qu’un dieu après réflexion !

Euh…oubliez.

 

-         Allez.

Le match commença très vite et sans surprise, je compris que je ne le gagnerai pas aussi facilement que mes précédents. Je savais depuis longtemps que ce mec était vraiment doué dans cette discipline. Jusque là je n’avais jamais croisé le fer avec lui (à part verbalement bien sûr…ahem) mais je connaissais ses talents pour l’avoir vu à l’œuvre pendant nos cours. Je ne l’avouerais jamais oralement, mais il avait un très beau jeu, pas seulement technique. Il savait analyser les mouvements de l’adversaire et trouver des parades après seulement quelques échanges.

Mais bref brrreeefff ! Je m’attardais vraiment sur des choses futiles là !

Les premières minutes du match réussirent à ameuter la foule autour de nous. En effet, il était extrêmement serré. Les hurlements du bipeur s’en donnaient à cœur joie, résonnant toutes les secondes. Et pas seulement en ma faveur malheureusement.

Après dix minutes crevantes qui me laissèrent un peu pantoise, l’arbitre ordonna une pause. Nous étions ex-æquo et le prochain et dernier point annoncerait le gagnant. 

Non sans un soupir, je me reculai. Il m’était difficile de ne pas être frustrée dans cette situation. C’était comme si je voulais par-dessus tout lui prouver quelque chose en gagnant ce match. Mais encore fallait-il que je le gagne…

A droite, Naruto et mes amies beuglaient des encouragements qui avaient le don de me foutre la honte. Si vous les aviez vu hurler comme des vaches qu’on égorge… 

Enfin bon, Sasuke ne pouvait vraiment pas me taquiner là-dessus car de son coté, ce n’était pas mieux…Derrière lui, une trentaine de filles de mon lycée gueulaient n’importe quoi genre pom-pom girls, sous le commandement de Ino-la-barjot. Et moi je manquais de m’en rouler par terre tellement c’était pathétique.

-         Trop mignonnes tes supportrices, ricanai-je d’une voix doucereuse tandis que nous nous faisions face pour reprendre le match.

Il grogna je ne sais quelle insulte glorieuse à mon encontre avant d’afficher un rictus.

-         Et toi ? Pas trop dépassée par les événements ? Dur de devoir perdre.

-         Je n’ai pas encore perdu mon loulou, sifflai-je en colère.

Il m’adressa un nouveau sourire sadique avant de baisser son masque.

 

Le dernier point, n’allez surtout pas croire que j’allais gentiment lui laisser. Jamais je ne m’étais autant battu pour l’avoir. Pendant deux longues minutes, nous lutâmes avec acharnement comme si nos vies en dépendaient. Pour moi, c’était presque le cas.

Alors que nous nous retrouvâmes presque torse contre torse après un échange brûlant, je ne pu m’empêcher de tenter quelque chose. Derrière le grillage de mon masque, je ne discernai pas son expression, mais murmurai taquine :

-         Tu voulais savoir pourquoi je t’ai évité pendant un mois ?

Il ne brancha pas.

-         Parce que j’avais du mal à calmer mes pulsions envers toi. T’es tellement séduisant, minaudai-je finalement.

Ce mensonge (qui n’en était pas tellement un en fait) sembla le paralyser. Et j’en profitai. Me reculant et décroisant nos sabres, je réalisai la dernière touche du jeu sans qu’il n’ait pu bouger et je gagnai le match.

Lentement, il baissa les yeux là où je l’avais touché, tandis que je me mettais à rire et que l’arbitre sifflait.

-         Trooop facile, m’exclamai-je provocatrice en retirant mon masque.

 

Le match était terminé, mais pourtant Sasuke n’avait pas bougé d’un poil. A croire que je l’avais traumatisé le pauvre…Alors que derrière, Ino se précipitait vers lui avec une serviette (très serviable cette pouf !), il sembla se réveiller, retira son masque et se précipita vers moi avec une mine peu commode.

Oups.

Cependant, le pauvre avait oublié un léger détail : le fil électrique auquel il était attaché. Aussi, alors qu’il arrivait à moins de trente centimètres de moi, il fut retenu par les fils. Dans son élan, il fut violemment tiré en arrière en fauchant Ino au passage comme dans un de ces stupides gags, et alla s’écraser plus loin avec elle.

A peine vis-je ça que je me mis à rire comme une cinglée, si bien que je failli en tomber par terre. La scène était absolument hilarante. D’autant que Ino renifla son T-shirt comme une dingue et proclama avec un air de chouté que plus jamais elle ne le laverait…Navrant. Désopilant. J’en avais la gerbe.

Cependant, Sasuke - à la limite de péter une durite impressionnante - ne laissa pas tomber : il me balança son masque avec toute la force dont il était capable. Le projectile de fortune traversa la salle comme au ralenti. Mais malgré tout bon sens, j’avais un minimum de réflexes : aussi je me baissai en un instant et évitait l’arme. Celle-ci continua sa course folle, course qui se termina lorsque le masque s’encastra dans la gueule de Kin en un SPPANNG monumental.        

   

Petite constatation fortuite: Serait-il susceptible ?

Note pour plus tard : Oui, il l’est.

 

 

  

              

A suivre…

 

 

 

Merci encore pour tout ceux postant des commentaires pour les chapitres. Vous étiez 23 alors j’espère que vous serez aussi nombreux (voir plus) pour ce chapitre 13 ^^

J’espère qu’il vous aura plu.

Bisous.