Chapitre dixième

par Tite_elfe

Bonjour à tous.

 

Voilà un nouveau chapitre de ma fiction, et il faut bien avouer, il s’est fait attendre celui-là, et je m’en excuse.

Mais malgré tout, en plus d’avoir été assez occupée personnellement, je n’avais pas tellement de motivation, et suis entrée en période assez difficile, cela pour plusieurs raisons.

 

La première a été à cause de ma fiction de la demoiselle au cœur de suie. J’y avais posté un chapitre (le second), dont personnellement j’étais assez fière, d’autant que le niveau de langue était  plus soutenu qu’à l’habitude. Et résultat : trois commentaires. Je remercie cependant ceux qui les ont écris, vous m’êtes vraiment très chers et j’apprécie.

Oui, peut être que je ne suis pas digne d’être un auteur lorsque je demande des commentaires, peut-être même que je ferais mieux d’aller tout de suite me cacher, le fait est que les avis sont là pour me faire avancer. Si j’en demande, c’est pour savoir si ça plaît, si vous avez des avis ou même des conseils. J’ai suivis le tien Saphira lorsque tu m’a dis que j’écrivais bien et que les commentaires viendraient tous seuls. L’ennui c’est qu’ils ne sont pas venus.

 

Mais bon, après ce n’est qu’un détail, j’en fais sûrement trop. D’ailleurs ça ne me faisait ni chaud ni froid au début. Jusqu’à ce que je reçoive celui-ci, sur la fiction de Dangerous Mind :

«BOF PAS TERRIBLE TU PEUX FAIRE MIEUX ». Signé par trois points de suspension.

Ce n’est pas le message en lui-même qui m’a fait mal. Mais plutôt l’anonymat et le manque d’explication. Et puis la formulation aussi je dois dire. Vu comme c’est écrit on dirait que celui l’ayant posté me connaît. Pardonne-moi, posteur mystère, mais si tu avais eu un minimum de courage en le postant, tu aurais expliqué ce qui n’était pas terrible et tu aurais mis un pseudo… je ne sais pas moi !

 

Bref, en toute honnêteté je suis super triste (ce n’est pas  digne d’un auteur là aussi je pense…) et je n’ai jamais eu autant envie de m’arrêter d’écrire. Je vois déjà certain membre me faire des reproches, disant que j’écris pour moi en premier lieu, mais désolé des trucs comme ça, ce n’est pas ce qui va me faire sauter partout comme si j’avais gagné au loto.

Et puis c’est marrant de dire que j’écris pour moi. Marrant au sens d’ironique, car si j’écris oui c’est pour moi. Mais si je poste sur un site c’est pour vous, pour vous faire partager un loisir, vous divertir…

Le commentaire de « … » m’a réellement blessé, après tout c’était peut-être désiré. En tout cas ça a marché. Et je le répète, tout le monde peut écrire que mon histoire ne lui plaît pas, encore faut-il qu’il ait le courage de me dire pourquoi en long et en large. A ce niveau là, je n’aurais rien à dire à part être désolé que ça ne lui plaise pas. Je ne suis pas là pour dicter vos impressions. Chacun est libre. Mais la lâcheté en revanche me donne la nausée.

 

Voilà. Merci d’avoir lu mon coup de gueule qui fait un petit peu de bien.

 

Je vous souhaite cependant une excellente lecture ! Mes fidèles lecteurs reçoivent toute mon affection <3

 

 

Tite_elfe.

 

Les chapitres suivants de Dangerous Mind et de la demoiselle au cœur de suie sont en cours d’écriture ! Cependant je ne pourrais pas trop les avancer à cause des épreuves du BAC qui sont dans une semaine pour moi. 

Edit : chapitre corrigé.

 

 

Je me rappelle encore que petite, j’étais très souvent malade en voiture. Vous connaissez vous aussi cette affreuse sensation ? Lorsque, même si la route est droite, vous ressentez un affreux mal de tête, et aussi une irrépressible envie de dégobiller… (Mon dieu je suis dans le genre poète moi! Bref!) Et bien disons que je parle approximativement de ça ! 

Finalement, à dix ans, ce mal de la voiture m’avait un peu passé. Cependant, je peux vous affirmer que même si je ne craignais plus du tout les déplacements en voiture, celui que je fis ce samedi là avec mes amies me laissa aussi blanche qu’une craie.

Temari conduisait à une vitesse folle, tout en retouchant distraitement ses cheveux dans le rétroviseur, et cela toutes les deux minutes.

 

Enfin vous l’aurez sans doute compris, je n’étais pas des plus rassurée, furieusement agrippée à mon siège en cuir sentant le neuf. Le paysage défilait devant mes yeux à une telle allure que je ne pouvais discerner que des traînées vertes (les arbres je suppose…Whaou ma déduction me fait presque peur…!)

 

-   Tema…ralentis par pitié.

La voix blanche de Tenten ne fut qu’un murmure en comparaison au vent qui sifflait à nos oreilles. D’un coté essayez donc de tenir une conversation normale dans une décapotable lancée à 110 km sur une petite route de campagne ! (bien entretenue certes, mais c’était pas une autoroute quoi ! )

-   Cool chérie, je maîtrise…, fit distraitement la blonde.

Je jetais un regard dubitatif à la seule main qui tenait le volant et nous imaginais déjà encastrées contre un arbre. Mon dieu… Je la savais diablement folle mais là ça frôlait l’envie de crever. Je lui avais pourtant répété que les suicides collectifs n’étaient pas ma tasse de thé ! 

 

Au plus grand soulagement de Hina, Ten et moi, les premiers toits de Oto furent bientôt visibles, ainsi que le clocher de la grande Eglise de la ville.

Inconsciemment, je remerciai toutes les divinités pouvant bien exister. Merci, je n’allais pas mourir aujourd’hui !! Quoi que vu la Une d’un certain journal, ça n’aurait pas été plus mal.

En repensant à ça, je fronçai immédiatement du nez. Imbécile de Sasucon ! Quel salaud ce mec ! Le pire était tout de même qu’il n’avait pas pipé mot… A croire que son mutisme habituel avait repris la place dans son petit caractère d’aristo type… C’en devenait presque insupportable et pour me calmer, je dus l’imaginer au centre d’un brasier en train de cramer… J’avouerai volontiers que le fait de le visualiser le cul en feu était carrément jouissif. Mouhaha je suis affreuse.

 

-   Dis Sakura, tu comptes descendre ou tu préfères attendre que Dumbledore ne vienne te changer en Gobelin ?

Cette magnifique réplique toute droite sortie de la bouche de Tenten me fit l’effet d’une piqûre d’insecte et je sortis immédiatement de mes pensées de psychopathe.   

Nous étions finalement arrivées entières à Oto, et garées pas loin du centre ville. Mes amies m’attendaient sur le trottoir, leurs lunettes luxueuses sur le nez et me fixaient amusées. A croire que j’avais un nez rouge et du maquillage de clown !

-   J’arrive, grommelai-je en m’extirpant finalement du cabriolet.

 Le tout avec dignité et classe évidemment ! Hum…

-   Bon, c’est quoi le programme ? Il est presque 13 heures, annonça Temari. T’as toujours faim Saku ?

Sur le coup, je n’osais pas lui avouer que sa conduite m’avait donné la gerbe, aussi préférai-je dire que je n’avais plus tellement faim et que mon estomac pouvait bien attendre. (Ce n’était pas tellement un mensonge tout compte fait)

-   Bon bah si on faisait les boutiques ? Proposa-t-elle ravie. Après on ira manger en terrasse.

 L’idée fut acceptée et nous partîmes toutes quatre en direction des grands magasins.

 

 

*

*      *

 

 

 

Car même si le centre de Oto n’était pas comparable à celui de la capitale, de nombreuses boutiques de luxe y avaient ouvert. Il est vrai que la proximité des  deux écoles de ptits bourges plein de tunes avait pesé lourd dans la balance.

Aussi y avait-il quantité de magasins du genre Chanel, Prada, Vuitton, ainsi que des bijoutiers, des maroquineries, bref tout ce qui faisait le bonheur de mes très chères compatriotes de la Kunoichi’s school.

Alors que nous traversions la grande place de la ville, j’aperçu Temari se frotter les mains.

-   On commence par quoi ?

 Apparemment, mon amie avait hâte d’essayer milles et unes tenues …à milles et un euros. Pas que je trouve ça désolant mais je n’ai pas souvent été habitué à ce genre de chose. Elle et Hinata y sont plongées depuis qu’elles ont été conçues, alors que Tenten et moi avons l’impression d’y être complètement étrangères. Il est vrai que c’est agréable de pouvoir revêtir de superbes vêtements griffés, mais cela mets cependant assez mal à l’aise lorsque vous n’avez jamais porté que du Zara, La redoute and co.

 

Pendant que j’étais plongée dans mes pensées si profondes et intéressantes, nous avions atteint la devanture moderne et brillante de Delacroix, jouxtant celle de Jimmy Choo. Je laissais un instant mes yeux glisser sur la vitrine et devant tous les magnifiques articles que je pouvais voir. Les prix aussi devaient être magnifiques… (Soyons ironiques) Ô damnation je devais être en train de passer pour une acariâtre radine proche de ses sous là… Merde, faudrait pas que je commence à ressembler à mon affreuse grand-mère ! Rien qu’en visualisant sa tête de momie toute flétrie, je mimai une soudaine nausée. God ! Faut vraiment que j’arrête !

 

Temari venait de monter la marche de marbre afin de rentrer dans le magasin. A coté de moi, je sentis Tenten se crisper. Elle devait certainement être dans un état comparable au mien. A vrai dire, entrer dans ce genre de magasins n’était pas donné à tout le monde. Les vendeuses n’acceptaient que les clients qu’elles savaient fortunés. Vous croyez vraiment que deux lycéennes de quartiers sans titre de noblesse pourraient passer la porte et essayer ce qu’elles auraient trouvé mignon ? Faut pas rêver ! A vrai dire, ce genre de fille n’auraient même pas pu rester plus de deux minutes devant la vitrine à baver : elles se seraient sans aucun doute fait jarter en deux temps trois mouvements.

Quoi que si on y réfléchit bien, j’étais précisément ce genre de fille avec Tenten. Oups…Mouais… Note à moi même : la prochaine fois je la ferme.

-   Allez vous deux ! Nous intima notre blonde préférée.

Un sourire amusé étirait ses lèvres, et je ne pus que tirer ma révérence et la suivre dans la boutique. Derrière moi, Tenten suivait, sans doute encore plus mal à l’aise que moi.

Cependant, à peine avions nous passé la porte que deux vendeuses habillées de noirs avec un col blanc impeccable se présentèrent devant nous. Leurs sourires si différents de ceux que j’imaginais qu’elles arboreraient pour nous faire déguerpir me firent hausser un sourcil sceptique.

-   Bonjour mesdemoiselles ! fit la première. Nous sommes ravies de vous voir ! Mlle Sabaku ! Quel plaisir de…

Je n’écoutai même pas la suite…Dans le genre, je commençais à ressembler à Gollum vu les yeux exorbités que je leur présentais. Dieu merci, elles ne le virent pas, trop occupée à parler avec Temari.

-   Dis donc Saku…, me glissa Tenten. C’est moi ou elles nous foutent pas dehors ?!

-   Elles nous foutent pas dehors.

-   C’est ce que je me disais aussi, marmonna-t-elle. Je trouve ça bizarre…

-   Entièrement d’accord.

Ma réponse ne la rassura sans doute pas, alors que nous jetions des regards furtifs à toutes les merveilles qui nous entouraient. La boutique en elle-même était vraiment agréable, dans un style entre moderne et ancien avec des boiseries, des arches, le tout peint en beige et crème. Au dessus de moi, un luminaire composé d’une multitude de petites ampoule dorés.

Mais là encore, mes yeux se mirent à briller comme des diamants lorsque je vis les quantités de vêtements suspendus à des cintres entourés de bandes de soie dorée. Ils étaient vraiment à tomber par terre (tout comme leurs prix je suppose…ah merde je fais une rechute !!!)

Cependant, je tournai aussitôt la tête vers Temari, en grande conversation avec une femme que je n’avais pas vu arriver. C’était sans doute la directrice de la boutique.

J’avoue, voir mon amie parler aussi facilement avec des gens tellement importants m’avait toujours surprise, mais après tout…n’était-elle pas elle-même l’une des ados les plus connues au monde.

-   …mais ce sera avec plaisir Mlle Sabaku ! s’exclama t’elle soudain. Suri, Micha ! Allez fermer la boutique !

Un instant, je crus qu’elles allaient nous mettre à la porte, cependant je fus surprise de les voir tourner le carton « close ». Bah…pourquoi elles fermaient ? Arrrg on se fait kidnapper c’est ça ?? Temari dans quelle merde tu nous as foutues ? Je t’avais prévenu pourtant !!! …ah non en fait…je t’avais pas prévenu…

Alors que je m’imaginais toutes sortes de scénarios catastrophes, (dont un où un beau flic venait me sauver dans le genre James Bond), une des vendeuses s’approcha de Tenten et moi avec un sourire.

-   Voulez-vous une collation mesdemoiselles ?

Sur le coup je ne sus pas vraiment répondre. Pourtant, je brûlais d’envie de lui dire « Une vodka st’eu plait, et sans glaçon » le tout pour oublier qu’on se faisait enlever.

M’enfin d’un coté…vous avez déjà vu des ravisseurs vous demandant si vous voulez boire un truc ?  Moi jamais…

-   Nous prendrons toutes un cocktail Speedo Gin, intervint la voix de Temari.

Alors attendez…pourquoi Temari souriait comme ça… ?? Un instant je crus devenir folle. Vous pourriez m’expliquer là ???

Tenten semblait d’ailleurs tout aussi paumée que ma pauvre personne… Allez savoir pourquoi. Elle fixait Temari et Hinata comme si elles avaient été des hippopotames jouant au bridge (j’ai de ces images moi…).

– Euh… Temari…, intervint-elle presque avec timidité.

– Oui chérie ?

– Tu pourrais nous expliquer ?

Le ton complètement à coté de la plaque de ma macaronée adorée fit rire Hinata.

– On a simplement demandé à pouvoir faire du shopping sans être dérangé, expliqua-t-elle.

Alors là… j’étais comme une dingue à la fixer tel un poisson hors de l’eau. Ainsi elles pouvaient se permettre ça même ici ? A Oto ? God, je me sens bien seule…

 

 

*

*    *

 

 

 

Vous savez, c’était toujours bizarre de faire les boutiques avec mes deux copines bourrées de fric. De un, pas de vieille imbécile qui vous grillent à la caisse, pas d’attente aux cabines d’essayages, pas de conne prenant le T-Shirt sur lequel vous aviez précisément jeté votre dévolu… Non. Juste nous quatre et quelques vendeuses aux petits ognons auprès de nous.

J’avais déjà fait cette expérience à Konoha l’année dernière, mais seulement à deux reprises. Et je dois bien avouer que j’en étais ressortie complètement traumatisée. Je vous jure qu’il y avait de quoi en plus !

 

Bref, sans rentrer plus dans les détails croustillants, je me vis très vite assise dans une immense cabine après que Temari m’ait balancé une pile impressionnante de vêtement.

J’eu d’abord du mal à ne pas tomber sous leurs poids, mais heureusement pour moi qui ne voulais pas mourir jeune, une gentille vendeuse vint à mon secours (brave bête !!)

– Allez Saku ! Fais pas l’enfant et enfiles tout ça ! Autant en profiter, sifflota ma blonde préférée ravie.

Faites moi penser à ne plus jamais suivre Temari dans un magasin de fringue (SURTOUT QUAND ILS SONT SI CHERS !!!).

 

Quoi qu’il en soit, alors que mes deux amis millionnaires se mettaient à leur aise dans des fauteuils, Ten et moi dûment essayer tout ce qu’elles voyaient. A croire que nous étions leurs Barbies. Franchement, je les adorais mais là… Je me sentais ridicule, d’autant que parfois, ce qu’elles nous faisaient essayer était hideux. Du genre une jupe ressemblant à un ballon de plage avec des pompons rose à la ceinture…où une veste qui donnait l’impression d’être passée dans un hacheur deux secondes avant.

Quand Temari me la désigna, je me mis à rire comme une hystérique avant de lui lancer :

– T’as cru au père Noël chérie ! Il faudra m’écarteler trois fois avant que je ne mette cette horreur !

Pour ceux ayant peur, je vous rassure de suite : les vendeuses venaient de nous quitter un instant. Enfin d’un coté, même si elles avaient été là j’aurais sans doute dis la même chose…

 

Quelques minutes plus tard, je ressortais de la cabine habillée d’une robe noire plutôt pour les cocktails et autres soirées mondaines. Par dessus, j’avais mis un épais manteau de vison blanc. Si vous saviez comme c’était doooouuux. J’avais l’impression d’être revenue dans les bras de mon pote le Yéti. Je dis revenu car je vais le voir toutes les nuits dans mon sommeil… Comment ça je suis givrée du ciboulot ??? Et vous alors ! Vous avez pris le risque de lire mon histoire alors hein !

Bouhahaha je suis conne hein ? Mouai là j’avoue…

– T’es trop claaassse Sakuuuu ! S’extasia aussitôt Tenten en tentant de dénicher quelque chose de similaire.

– Voui je saiiiiis, susurrai-je en rentrant ma tête dans le col de poil.

Un instant je m’examinai dans le miroir qui me faisait face. Le reflet qu’il me renvoya à cet instant me fit sourire, mais soudain, j’affichai une tête des plus horrifiées.

En un instant je m’étais retournée vers la vitrine de la boutique. Dans ce reflet je venais d’apercevoir Dora qui me fixait.

Pourtant, en me tournant à l’endroit il était sensé être, je ne vis personne. Il avait disparu.

AAAARRRG je deviens vraiment folle ! Je vois des choses bizarres !!! 

– Saku ?

La voix surprise de Hinata me fit faire un bond digne de celui d’un kangourou et je dus me mordre l’intérieur des joues pour ne pas hurler.

– Ca va ? Demanda-t-elle.

Elle était sans doute la seule à avoir vu mon mouvement brusque, les deux autres étant beaucoup trop occupée à rire comme des hyènes à une blague de Temari. Allez donc savoir ce qu’elle venait de raconter…

– Ah oui ne t’inquiète pas ! J’ai juste cru voir Camille la Chenille, menti-je.

Alors là, je sais pas pourquoi j’ai dis une boulette pareille. Je pense que c’est à cause du fait que quiconque verrait Lee afficherait la même tête que moi.

En pensant à ça je me mis à glousser comme une gamine. Parfois je me dis que je suis réellement irrécupérable.           

 

Bref, mon imbécile d’esprit tordu arrêta de faire n’importe quoi un moment, et je fus bientôt encore plus occupée à essayer d’autres fringues.

En fille courageuse, je jetais parfois un coup d’œil à l’étiquette pour voir le prix.

Quand je vis celui d’une magnifique robe de soirée, je poussai un cri étouffé : elle coûtait cinq mille euros.

– Mademoiselle ? Avez-vous un problème ? M’interpella la voix d’une vendeuse à travers le rideau de la cabine.

– Euh non… tout vas bien. A part que cette robe est un peu trop longue.

Ce n’était pas un mensonge, puisque mes pieds disparaissaient sous les pans verts foncés. Même avec des talons immenses, j’étais quasiment sûr que je me prendrais les pieds dedans… Et puis vu comme j’étais douée…Ahem. Sans commentaires.

– Oh, mais sortez donc, nous allons vous faire un ourlet.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je fus très vite debout sur un tabouret pendant que deux jeunes brunes s’occupaient de raccourcir quelque peu la robe. Ma crainte fut d’abord qu’elles me plantent leurs affreuses aiguilles dans les chevilles… Bah quoi ! J’ai toujours eu peur de ces trucs ! Je vous raconte pas quand le toubib devait me faire un vaccin : l’horreur !!! (pour lui comme pour moi d’ailleurs…)

– Whaou Sakura t’es trop bien la dedans !!! On la prend ! Ordonna Tema en débarquant à mes cotés.

– Bien sur ! Ironisai-je.

Je dus me retenir pour ne pas maugréer « Nan mais t’as vu le prix ? Avec ça je pourrais m’en acheter des centaines chez Lola » M’enfin, je ne le dis pas, au risque de me faire pendre par quelques vendeuses déchaînées.

M’imaginant dans cette situation, je réprimais vite un frisson. Beurk ! Je suis dégueulasse moi et mes pensées trèèès bizarres. Je crois qu’une séance chez le psy serait pas en trop… Ah non oubliez ça en fait !

 

Tenten de son coté avait essayé autant de vêtements que moi, si ce n’est plus. A vrai dire, mes amies semblaient se déchaîner sur elle. Enfin vu comme elle était bien foutu, elle pouvait tout enfiler, et tout semblait beau sur elle ! (Quoi que sur moi aussi … Nan je rigole. Un moment de vantardise par jour c’est mon quota !)

 

 

*

*    *

 

 

 

 

Bref, pour que vous compreniez notre calvaire à toutes deux, en plus d’avoir du jouer aux mannequins pendant près de deux heures, nous restâmes encore une heure dans des sièges à voir Temari et Hinata essayer d’autres vêtements. C’était assez marrant, d’autant que nous avions droit à de bons cocktails frais !

Alors que toutes deux repartaient en cabine et que Tenten déambulait dans les rayons, la directrice s’assit à coté de moi (me faisant sursauter au passage. Quand je dis que je suis une fille sensible !) 

– Pardonnez-moi mademoiselle, commença-t-elle avec un ton un peu froid.

– Oui ?

– Seriez-vous par hasard cette même jeune fille ? Demanda-t-elle finalement en brandissant sous mon nez le magazine tant craint.

Je ne pris même pas la peine de regarder la photo que je commençais à connaître par cœur.

– Non ce n’est pas moi…, marmonnais-je machinalement.

Je sus aussitôt qu’elle n’était pas dupe. Ses petits yeux plissés me dévisageaient sans expression, mais ne me disait pourtant rien qui vaille. A vrai dire, je crains un instant pour ma vie ! Elle me foutait carrément la frousse…

– Je ne vous crois pas tellement…, me glissa-t-elle en s’appuyant contre le dossier de son fauteuil.

Je ne pus qu’hausser les épaules avec véhémence, me retenant de lui dire « Bah écoute je peux rien pour toi ma cocotte ! ».

– A vrai dire, j’ai demandé à Mademoiselle Sabaku qui m’a répondu par l’affirmatif…

Aussitôt, je roulais des yeux. Temari, parfois tu n’es pas douée. Cependant je ne pus m’attarder sur le cas désespéré de la blondinette, car la gérante m’accorda un sourire lumineux.

Sur le coup, je crus à un dédoublement de personnalité et faillit en tomber à la renverse. C’est quoi ce bordel ??? Pourquoi elle sourit ?

– Comme vous êtes bien cette jeune fille, j’ai l’honneur de vous annoncer que notre magasin vous offre de nombreux articles !

Là, je crus que le plâtre du plafond m’était tombé dessus. Euh… PARDON???

D’après moi, mon interlocutrice comprit vite le message et m’expliqua sans attendre :

– Etant devenu une personnalité, les paparazzis vont vous courir après, aussi le fait que vous portiez des vêtements de chez nous serait un honneur pour nous !

J’avoue… sur le coup je n’ai pas tellement capté. J’étais trop occupée à lui montrer des yeux on ne peut plus exorbités.

– Ah…, fut la seule réponse que je pus bien lui accorder.

En toute honnêteté, j’avais l’impression d’être vraiment, mais VRAIMENT à coté de la plaque. Allez savoir pourquoi … 

Alors que la vendeuse partait en me laissant complètement perdue, Temari glissa à mon coté avec un sourire calculateur et un peu niai :

– Alors, me murmura-t-elle ravie, j’ai bien fait hein ? Hein ! Dis-le que j’ai bien fait !! Allez dis merci à ta Tema chériiiie !!!

Je sentais bien qu’elle se foutait un peu de moi et qu’elle était à la limite de hurler de rire.

– Temaaaa, grognai-je menaçante.

Mon murmure était sensée faire peur mais vu la folie de Temari, elle ne put que réprimer un rire. Au ralenti, je tournai mon visage vers elle, les yeux lançant des éclairs.

– Roo fais pas la tête poucinette ! Profite ! Fit-elle goguenarde.

– Mphrr ! Marmonnai-je seulement.

– Et puis bon… tu pourras pas tout prendre mais tu pourras garder pas mal de chose tout de même !!

Un éclair d’imbécillité traversa mon esprit, et je lui glissai avec un sérieux troublant :

– Et puis si elles ne veulent pas m’en donner beaucoup, je pourrais toujours prendre ce qui reste en disant de le mettre sur le compte d’un certain Uchiwa !       

C’est ainsi que Tenten et Hinata nous retrouvèrent hilares, le ventre très douloureux. J’imaginais sans cesse la tête de Ducon si je faisais un truc pareil et je vous jure que c’était réellement à se rouler par terre.

 

 

*

*    *

 

 

 

Si nous avions passé près de trois heures dans cette boutique, nos estomacs commençaient, eux, à crier famine.

Heureusement pour eux d’ailleurs, petits goinfres qu’ils étaient, nous décidâmes de manger avant de repartir à l’attaque d’autres magasins.

Nous nous retrouvâmes donc installées sur la Grande Place du centre ville où se côtoyaient les terrasses de nombreux restaurants.

Tandis que la serveuse ayant pris nos commandes repartait, Hinata se pencha vers nous :

– Alors… nous n’avons pas eu l’occasion d’en parler plus, mais que pensez-vous de mon cousin ?

– Craquant !

– Canon !

– Aussi muet qu’une tombe.

La réponse de Tenten nous fit rire aux éclats, alors que je repensais aux quelques mots que j’avais échangé avec le glaçon polaire arctique.

– C’est vrai qu’il n’est pas très causant celui-là ! Renchéri-je.

– Ouais enfin il est un peu comme ton très cher Sasuke ! Me susurra Temari goguenarde.

Les deux autres s’esclaffèrent. Ahaha très drôle Tema. Lui adressant une jolie grimace de ma collection, je levai les yeux au ciel. Si elles s’y mettaient aussi, on n’était pas sorties de l’auberge !

– C’est pas drôle Temari ! Ce mec me fait grincer les dents et voilà que tout le monde me prend pour sa copine…, grommelai-je.

– Ah oui c’est vrai que passer pour la petite amie d’un mec si…repoussant et inconnu, c’est très dur, ironisa Ten avec une moue d’enfant.

Dans un fol élan enfantin, je lui tirai la langue comme seule réponse. Mon amie se mit à pouffer, vite suivie par les deux autres.

– Nan, plus sérieusement Saku… tu nous avais pas dit qu’il t’avait envoyé un sms, nota Hinata en retrouvant son sérieux.

– Oui, désolée… Mais je savais vraiment pas comment je devais réagir…, fis-je dans le vague.

– Et il disait quoi ce message ? S’enquit Temari avec une expression des plus coquines.

Rien de bien cochon t’inquiète pas.... Sans répondre, je lui tendis mon portable si miteux à coté de ses trois bijoux électroniques. Elle s’empressa de chercher le dit sms, alors que Tenten et Hinata se penchaient vers elle pour pouvoir lire.

– Roooooou, roucoula notre macaronée après un moment. Mais c’est trop chou ça !

Evidemment, elle se foutait de moi, mais je ne pris même pas la peine de me venger. Après tout…c’est vrai que c’était mignon…HEIN QUOI qu’est-ce que je dis ? Oubliez-ça de suite !             

– Et puis j’aime beaucoup le surnom qu’il t’a donné… Charlotte aux fraises…, me nargua Temari avec un sourire colgate n°1.

– Ouais enfin elle a pas les cheveux roses elle, remarqua Ten.

S’en suivit un dialogue argumenté entre ses deux là. C’était si bien qu’elles auraient pu faire un débat TV sur le sujet.

Quant à moi, pauvre fille dépressive que j’étais, j’attendais avec impatience mes tapas afin de pouvoir oublier la journée absolument hooorrrriiibble que je vivais. Je suis ironique bien sur ! Quoi que… 

Hinata, elle, était au téléphone avec son père. Comme ça, elle avait l’air d’une femme d’affaire trop classe, tandis qu’elle fixait ses ongles vernis de bleu.

 

Finalement, nos plats arrivèrent, et nous commençâmes une discussion animée sur les mecs de la bande. 

Dès que nous mentionnions le prénom de Naruto (ou Bobby pour les intimes), Hinata se mettait brutalement à toussoter, et un rouge carmin colorait ses joues. Allez donc savoir pourquoi. Au début je croyais que c’était à cause du Tapas assaisonné au piment qu’elle avait mangé…

 

Alors que le plat principal nous était servi, j’aperçu deux jeunes filles me fixer avec intensité. Je ne les avais jamais vu…

– Euh dites… pourquoi ces filles me fixent ainsi ? On dirait qu’elles sont prêtes à me sauter à la gorge, souriais-je comme une débile.

Mes amies se tournèrent vers les deux avec une discrétion telle que mes deux admiratrices piquèrent un fard monstre.

– Bof, ça doit être à cause de l’article…, imagina Tema. Des cheveux roses comme les tiens il n’y en a pas beaucoup…

Je plissai du nez tout en sortant un :

– Super, j’ai comme l’impression que ma quotte de popularité a encore chuté…

Le tout avec un ton des plus mélodramatique, je vous prie !

– Pauvre petite fleur de Cerisier, ricana Tenten. A croire que personne ne t’aime.

– Mouais, c’est désopilant, gloussai-je en battant des cils.

Nous explosâmes de rire en même temps, faisant ainsi sursauter une vieille attablée à coté de nous. Trop marrant. Je crus qu’elle allait avoir une attaque. Serais-je cynique ou c’est moi ? Mpph passons !

 

Je réussis à oublier quelques instants ces deux filles. (d’autant qu’ils y en avaient d’autres qui me fixaient de la même manière… à croire qu’on passait pas inaperçu !)

 

*

*    *

 

 

Nous étions en train de déblatérer sur le fait que Lee ressemblait vraiment à une chenille, quand un éclat agressif brilla devant mes yeux. Il y eu un énorme mouvement de foule, et quelques secondes plus tard mes amies et moi étions encerclées par une vingtaine de paparazzi armés de caméras, micros et appareils photos.

Leurs flashs me brûlaient les yeux alors que je commençais à paniquer et qu’ils parlaient tous en même temps dans un brouhaha incommensurable.

– Mademoiselle Haruno !! Quels sont vos liens avec Sasuke Uchiwa vous …

– Avez vous réellement agressé vos professeurs ?

– Vous servez vous de lui pour vous faire une place dans le milieu du Showbiz?

Leurs hurlements déchaînés me transperçaient les oreilles et je devais me protéger les yeux avec mes bras. La situation avait changé en un instant seulement.

Ils se rapprochaient sans cesse de nous, nous étouffant par une telle proximité.

J’avais l’impression de devenir claustrophobe et un instant je crus devenir folle. Je sentais que Tenten était dans un état comparable au mien, alors que j’entendais vaguement Tema fulminer contre les journalistes.

 

Soudain un bras passa autour de ma taille, et je failli assommer l’impétueux avec mes nombreux sacs. Il y eu des cris encore plus importants autour de nous, et j’entendis à peine un « Monsieur Uchiwa, pouvez-vous approuver votre relation avec… » 

– Surtout ne fais rien de compromettant et ne dis rien, murmura une voix à mon oreille.

J’avais déjà reconnu la voix de Sasuke avant même qu’il n’ait fini.

Autour de nous, les journalistes nous mitraillaient de leurs flashs et bourdonnaient comme des milliers d’abeilles.

Je sentis Dora saisir ma main et s’avancer calmement vers les premiers journalistes.

– Mademoiselle Haruno et moi-même n’avons rien à vous dire. Vous pouvez en revanche poser toutes les questions nous concernant à Mademoiselle Sabaku et Monsieur Nara. Ils vous répondront.

Le silence qui avait régné pendant sa déclaration vola très vite en éclat, alors qu’il m’entraînait au milieu de la foule.

Sasucon marchait devant moi, serrant fort ma main, et pour une fois, je lui fus reconnaissante d’être arrivé.  A vrai dire, tout était tellement confus dans ma tête, que je ne savais pas ce que j’aurais pu faire sans lui. Quelques minutes avant, j’étais tranquillement assise à discuter avec mes amies, et en deux secondes, tout avait été changé.

Devant mes yeux brillaient des milliers d’étoiles et je me mis aussitôt à maudire ces journalistes de malheur.

 

Nous serpentions entre les tables des terrasses, suivis par les yeux d’un nombre incalculable de personnes. Derrière nous, j’entendais encore les cris des journalistes et espérais muettement que Temari et Oasis sauraient répondre avec justesse à leurs questions.

 

Quand je ressorti de la quasi transe où j’étais, je me trouvais installée à l’avant d’une décapotable noire, Sasucon à mes cotés.

En un instant il avait démarré et quelques minutes plus tard, nous avions quitté Oto à grande vitesse.   

 

En me levant ce matin, je pensais vraiment pas que j’allais devoir vivre un tel calvaire, surtout à cause d’un mec !! Surtout à cause de CE mec !

Note à moi-même : la prochaine fois, je resterais couché.

 

          

 

 A suivre…

 

 

Encore plein de bisous pour vous, j’attend vos impressions ! <3