Chapitre huitième

par Tite_elfe

Bonsoir à tous !!!!

 

Après un grand retard, qui est cependant involontaire, je vous poste enfin la suite de cette fiction !

En effet j’ai été privée d’ordinateur pendant un très long moment, ce qui m’a empêché d’écrire (je déteste devoir écrire sur papier pour ensuite tout retaper X’D ). Bref, voici enfin une suite.

 

Je préviens tout de suite qu’elle est plus longue mais un peu moins drôle. Il est fait exprès que l’humour soit un peu moins au rendez-vous, ne vous inquiétez pas. L’histoire se construit, et ce n’est pas toujours rose pour Sakura, vous allez bientôt le découvrir. Bref, je vous laisse lire et j’espère que ça vous plaira. !

 

Désolé d’avance pour les fautes, je vous l’ai posté sans vraiment corriger ;)

 

Concernant mes deux autres fictions Naruto, les suites ne sont pas pour tout de suite désolée, l’inspiration n’est pas présente pour tout…X’D

 

 

Encore un grand merci à mes lecteurs, ceux qui me laissent des commentaires, (si vous savez comme ça fait plaisir de savoir vos impressions J ) ainsi qu’aux favoris et suivis !! Continuez il n’y a rien de plus encourageant pour un auteur J.

 

Pleins de bisous pour vous tous ^_^.

 

 

 

Tite_elfe.

 

 

 

PS : le chapitre 9 est bouclé alors lâchez vous sur les commentaires pour l’avoir vite ^^.

 

Edit : chapitre corrigé.

 

 

 

 

J’allais dire quelque chose à mes amies quand mon propre portable vibra. Le sortant, j’ouvris le sms que j’avais reçu et le lus dans ma tête:

 

 

«  Hey Charlotte aux fraises !

Sympa la visite cet aprèm’ !

Au fait, ton nouveau surnom te plait ?

 

Ducon. »

 

 

Euh…attendez QUOI ???

 

 

 

 

Une douleur des plus lancinante me vrilla le corps, et je dus me mordre l’intérieur des joues pour ne pas hurler. Tout me brûlait, et c’était sans compter que j’avais extrêmement mal aux mains à force de les crisper sur mon oreiller. Manquant de me casser quelques uns de mes longs ongles vernis de gris sur le tissu, j’enfonçai ma tête dans un coussin pour y étouffer un hurlement lorsqu’un nouveau spasme de douleur me traversa. Pitié faites que quelqu’un me sorte de là !!!!

-         Saku arrête de bouger ! On dirait un lombric !! cria Tenten exaspérée.

Alors que j’allai lui sortir une réplique de ma collection, elle retira une nouvelle bande de cire, provoquant ainsi un cri de ma part.

-         C’est pas de ma faute aussi si tu es absolument sans scrupule et sans aucune délicatesse quand tu m’épiles ! fulminai-je en jetant un regard triste à mes gambettes.

Sur celles-ci, j’aperçus par endroit de longues bandes de peau rougie. Tu m’étonnes aussi ! Quelle idée de demander à Tenten de m’épiler le derrière des jambes. Nous étions un samedi matin, aux alentours de 10h, et je me trouvais allongée sur mon lit, en mini short et débardeur, en proie aux mains sadiques de Tenten.

-         Pff, tu es vraiment une petite nature, soupira mon amie assise en tailleur sur mon lit.

-         Ouais c’est ça ! ruminai-je boudeuse. C’est surtout toi qui n’y vas pas de main morte !

-         Rolala ! Bon écoute, si tu veux te balader en ville cette aprèm’ avec des jambes mal épilées, c’est toi qui vois, soupira-t-elle pour la énième fois depuis le début de mon calvaire, tout en arrachant au passage une nouvelle bande de cire.

Heureusement pour moi que je n’avais pas beaucoup de poils parce que sinon, je crois que je serais morte trente fois.

-         Bon, peut-on continuer Miss douillette ? sourit-elle mutine en brandissant une bande sous mon nez.

-         Mmmph ouais, grognai-je en reprenant mon coussin entre mes bras.

 

Alors qu’elle continuait sa besogne qui était un calvaire pour ma pauvre personne, je me perdis dans mes pensées de jeune fille délurée. Nous étions samedi. Et pour votre information, cela faisait trois jours…nan pas trois jours qu’elle m’épilait, je n’étais pas un singe merci. Simplement trois jours que j’avais reçu ce stupide SMS, de la part d’un mec tout aussi stupide d’ailleurs.

Depuis je ne l’avais pas revu, ni aucun gars de son lycée de dingue. D’après Temari, ils avaient dû se rendre à une conférence sur le business aux alentours de Suna, et ils n’étaient revenus qu’hier dans la soirée. Bien leur fasse, moi je m’en fichais.

De toute manière je n’avais aucune envie de revoir Ducon. Au cour de ces deux jours j’avais souvent eu l’idée de lui répondre, et là j’avais imaginé diverses réponses…

Première réponse :

 

Charles, c’est toi ? Si c’est le cas, arrête avec tes conneries et viens chercher ton cleb’s ! Il put !

Au fait, mon avocat a appelé. Le divorce sera très vite prononcé.

Ta futur ex-femme, qui te fera flamber le cul si tu continus à lui envoyer des SMS de ce genre là !

 

J’aimais beaucoup celui-là. Ca faisait genre, il s’était complètement trompé de numéro. Franchement si je l’avais envoyé, j’aurais vraiment voulu voir la gueule qu’aurait tiré Ducon en le lisant.

Deuxième réponse :

 

C’est toi Saï ? Merde, tu m’intéresses pas alors va te faire voir, compris ?

 

Celui-là faisait genre, je croyais que c’était Saï, et donc que le surnom ducon ne me disait rien et que donc conclusion je n’attachais aucune importance à lui, et que même si il était mort j’en aurais rien eu à faire ! Ca franchement c’était bien aussi nan ? Mais je ne l’ai pas non plus envoyé…

 

D’un coté, je me demandais deux choses : comment avait-il bien pu se procurer mon numéro de portable, et surtout pourquoi avait-il ressentit le besoin de m’envoyer un SMS ? A moi ! D’ailleurs, ce surnom de Charlotte aux fraises était absolument nul ! Désopilant même !

 

Je n’avais pas parlé de toute cette histoire à mes précieuses amies. Dès que j’avais lu le message, j’avais refermé mon portable en un clap rapide et l’avais rangé immédiatement. Durant tout le repas, les mots qu’il m’avait écris m’avaient trotté dans la tête en un concert énervant et j’avais d’ailleurs choppé une bonne migraine. Même aujourd’hui, trois jours après, elles n’étaient absolument pas au courant.

A vrai dire, je ne me sentais pas vraiment le courage de leur dire. J’étais Sakura Haruno, la jeune fille pétillante et narcissique qui snobait ce genre de garçons, leur envoyant seulement des répliques acidulées. Alors franchement…comment aurais-je pu leur avouer que Sasuke Uchiwa, LE Sasuke Uchiwa m’avait envoyé un SMS.

 

Mais peut-être me faisais-je des idées … peut-être qu’il n’avait fait tout ça que pour se moquer ouvertement de moi, s’attendant sûrement à une réponse enflammée de ma part. Ainsi il aurait sans doute pu raconter des choses sur mon compte à tous les mecs de son lycée. Ca aurait été bien son genre je pense.

Après tout nous ne nous apprécions pas vraiment, c’était le cas de le dire. Personnellement, je le trouvais monstrueusement attirant, mais savais que c’était absolument tout. Tout en lui n’était que purement extérieur. Sinon, il était tellement orgueilleux, sûr de lui, vantard et malgré tout, il gardait encré en lui ces marques indéniables de l’aristo type. Ce n’était pas un de ses nouveaux riches comme Karin. Non ! Lui, il faisait parti des Uchiwa, famille tout aussi noble et ancienne que les Hyûga. Peut-être même plus quand j’y réfléchis. Alors merci bien mais sans façon.

 

-         Tiens j’ai fini Saku, fit soudain Tenten.

Elle commença à passer une petite lingette à l’amande douce sur mes deux jambes afin d’enlever quelques restes de cires, et apaisant au passage ma peau martyrisée.

-         Merci Ten !

-         Au fait, comment tu vas t’habiller aujourd’hui ? me questionna-t-elle alors qu’elle se relevait.

-         Aucune idée…Jupe je pense mais après…, réfléchi-je la tête posée dans le creux de ma main.

-         Serais-tu en prise avec le même dilemme que moi ? rit-elle en se hissant sur la grande table encombrée de cahiers et de feuille de cours.   

-         Tu sais pas non plus ?

-         Nan, grommela-t-elle.

-         Faudra demander à Temari quand elle rentrera.

-         Hmm, approuva Tenten tout en regardant vaguement par la fenêtre.     

  

 Hinata et la blonde nous avaient quitté il y avait environ une heure. Faisant parti de l’une de ces familles nobles depuis des générations, elles s’étaient rendues à une réunion concernant je ne sais quelle soirée d’œuvre de charité.

M’asseyant sur mon lit contre le mur du fond de l’alcôve, j’inspectai mes gambettes. Dieu merci, la couleur sang qu’elles arboraient sournoisement par endroit avait disparu. A présent, elles étaient d’une douceur irrésistible et avaient retrouvé leur couleur habituelle.

-         Au fait Tenten, intervins-je soudain. Après tout nous avons fait des rencontres masculines il y a quelques jours…

-         Oui et alors ? fit-elle en levant un sourcil.

Un sourire calculateur commença à étirer mes lèvres, en même temps que je glissai silencieusement vers elle tel un félin devant sa proie.

-         Alors…aucun n’est à ton goût ? Susurrai-je amusée en m’allongeant sur le ventre.

Mes jambes battirent l’air comme les pendules d’une horloge, alors que les yeux de mon amie glissaient vers moi.

-         Saku…, marmonna-t-elle visiblement mal à l’aise.

-         Oui chérie ? souri-je en arborant un beau colgate n°2.

-         Ce n’est pas parce qu’on a rencontré une dizaine de mec que l’un d’eux va obligatoirement m’intéresser…

Je papillonnai automatiquement des cils, sans quitter mon sourire colgate. Franchement, je sentais que ma macaronée préférée essayait de cacher son trouble. Ahah, j’avais touché fort. Alors c’était pour ça qu’elle semblait un peu plus silencieuse ces temps-ci ? Quoi que moi aussi mais bref…

-         Dis moi Tentenounette, suppliai-je en faisant la moue.

Riant devant mon air enfantin et un tantinet débile, mon amie tripota ses lèvres, comme ennuyée. Et je sus dès ce moment-là que Tenten nous cachait quelque chose. Quand elle avait ce tic avec les lèvres, c’était systématiquement suspect.

-         Pourquoi tu ne veux pas me dire ? fis-je en retrouvant mon sérieux.

-         J’ai pas vraiment envie d’en parler Saku...après tout je lui plairais jamais donc vaux mieux que j’oublie tout de suite, murmura-t-elle.

Là, je dois bien vous l’avouer, je ressemblai à une carpe sortie de l’eau. Les yeux exorbités et la bouche en rond, je fixai Tenten. Jamais Ô grand jamais je ne l’avais vu comme ça.

Même le rire nerveux qu’elle émit pour détendre l’atmosphère me laissa perplexe. Levant un sourcil, je penchai la tête sur le coté pour essayer de traduire le mal-être de mon amie. Là j’étais assez étonnée. Quel garçon pouvait être à ce point inaccessible ? Surtout pour Tenten quoi ! Cette fille était splendide !!! Pour moi, même tous les mannequins existants ne lui arrivaient pas à l’orteil.

-         Mais Tenten…, commençai-je en m’approchant d’elle. T’es une fille magnifique, plus que n’importe qui d’ailleurs ! Et 100% naturel s’il te plait ! ironisai-je en levant le doigt.

Un sourire commença à apparaître sur son beau visage. Tenten, je te hais, tu es trop belle. Bref !

-         Allez miss, peu de mecs peuvent te résister alors arrête de te prendre la tête, chérie, ok ?

-         Mmph…si tu le dis, soupira-t-elle en me serrant dans ses bras.

-         Ah bah là je te retrouve, ma grande sadique, ris-je en lui tirant la langue.

-         Quoi ? s’horrifia-t-elle faussement. Grande sadique ?

 

 

Elle allait sans doute me tuer à coup de polochon quand Temari ouvrit la porte à la volée, manquant de la briser au passage et suivie de près par Hinata.

-         Oulah, que ce passe-t-il, rigolai-je en voyant leurs têtes

Tandis que Temari souriait de toutes ses dents blanches, Hinata semblait plus que préoccupée.

-         Sakuuuuuuu tu es une star !!!! hurla la blonde en souriant au maximum.

-         Euh oui…, m’étonnai-je.

-         Mais nan pas comme tu l’entends, rit-elle en secouant la tête. Regarde ça !

Elle me lança une revue qu’elle avait dans la main. Lorsque je l’ouvris, je découvris l’exemplaire d’aujourd’hui de « News People », un journal de la presse à scandale. Sur la Une se trouvait l’image phare de la semaine. Lorsque je la découvris, je pali immédiatement, perdant au passage mon sourire, et me laissai tomber sur l’une des chaises.  

-         Sakura ? s’inquiéta immédiatement Tenten en s’approchant de moi.

-         Tu vois, je t’avais dis que ça ne lui plairait pas, fit Hinata en posant une main sur l’une de mes épaules.

 

Les lèvres serrées et la gorge prise dans un étau, je commençai à trembler comme une feuille tout en fixant muettement la Une du journal le plus lu du monde.

Sur la couverture s’étalait une photo de moi et Sasuke. Elle présentait le moment où il m’embrassait. Crispant mes doigts sur le bord de la chaise, je commençai à lire ce que disait cette Une. La photographie prenait toute la place et pour une fois il n’y avait aucun autre article. Non, juste nous deux.

 

                                                               «     Nouvelle conquête tout en rose pour 

                                                                                                             Sasuke ?

 

                                                            Le deuxième fils Uchiwa aurait-il trouvé

                                                                        une autre jeune fille comme petite amie ?

                                                                                      Plus d’info sur les débuts du couple p.23

                                                                                                  et tout sur la nouvelle venue en p.25    »

Je me crispai un instant devant le jeu de mot. Conquête toute en rose hein ? C’est vrai qu’on voyait nettement mes cheveux sur cette photo et ce n’était diablement pas commun une couleur pareille.

Serrant les dents, j’allai immédiatement en page 23. Mes mains feuilletèrent fébrilement les pages du magazine jusqu’à que j’arrive au niveau de l’article.

Dieu merci, j’étais déjà assise. Derrière moi, j’entendis à peine Tenten jurer et sentit faiblement Hinata me serrer dans ses bras.

 

Cependant il me semblait être tombée de haut. Jamais je n’aurais pu imaginer faire la Une de ce genre de magazine, et la personne ainsi que la scène qu’il présentait me retournait l’estomac.

L’article qui nous concernait faisait deux pages. Il était d’ailleurs parsemé de quelques photos de ce même moment. L’une où il était sur moi et où il souriait, une autre où il m’embrassait avec sa main dans mon cou, une autre où j’étais assise sur lui et enfin une dernière où on me voyait partir et lui assis par terre en train de me fixer. D’après moi, le paparazzi avait dû nous photographier à partir des buissons qui étaient plantés un peu plus loin que là où nous étions tout les deux. 

Inspirant profondément, je commençai ma lecture :

 

«  Qui ne connaît pas Sasuke Uchiwa, le deuxième fils de Fugaku Uchiwa, l’un des hommes les plus riches et connu au monde ? Depuis déjà quelques années le cadet se démarque légèrement de son frère Itachi. Alors que celui-ci enchaîne conquête sur conquête depuis longtemps, faisant ainsi souvent la Une de nos magazines à cause de ses débordements (voir p.15), le plus jeune des fils Uchiwa reste plus modéré. Cependant ses quelques aventures amoureuses, ne durant pas plus de trois jours d’après nos sources, pourraient bien nous prouver que Sasuke est sur la même voie que son frère. Sa dernière conquête connue remontant à plus de deux mois, quelle n’a pas été notre surprise lorsque notre photographe le plus assidu nous a montré les clichés que vous pouvez voir ici.

La question est qui est-elle ? Cette mystérieuse jeune fille ayant réussi à faire succomber le si séduisant Sasuke Uchiwa… Personne ne la connaît (voir p.25). Elle nous est complètement inconnue et un mystère plane autour d’elle.[…] »

 

Je ne pus continuer ma lecture, et tournai immédiatement la page pour découvrir une sorte de biographie sur moi. M’appuyant sur le dossier de ma chaise, je parcouru l’article des yeux.

 

« Le mystère de la nouvelle conquête d’un Uchiwa.

Son nom est Sakura Haruno. Cheveux bizarrement roses, yeux verts, de grande taille, fine. Belle il faut bien l’avouer. Moi-même suis séduis par ses charmes déjà tellement prononcés et pourtant naturels.

La jeune fille a dix-sept ans, bientôt dix-huit. Absolument inconnue du grand monde, il m’a fallu faire des recherches tellement approfondies pour tout savoir sur elle que je me dis à présent que je n’avais encore fait ça pour personne.

Fille d’un simple informaticien et d’une styliste peu connue, elle est née à Konoha et à vécu toute sa vie dans le quartier de Hikama. 

Sakura est, d’après les témoignages que j’ai réussi à récolter, une fille simple et pétillante.

«  Elle n’a pas sa langue dans sa poche et ne se laisse pas faire, c’est vrai, me dit une voisine connaissant bien la jeune fille, mais c’est une chouette gamine polie et débrouillarde. »

D’après beaucoup de gens du voisinage, la jeune fille ne pose aucun problème.

 

Cependant avide d’en apprendre plus sur la demoiselle, je me suis rendu à son lycée.  

Scolarisée à la très connue Kunoichi’s school, il semblerait qu’elle soit assez bonne élève. Cependant d’après les dires de certaines personnes préférant rester anonyme, elle ferait très souvent preuve d’impolitesse envers ses professeurs, allant jusqu'à en insulter certains. D’autres me diront en chuchotant qu’elle en avait même menacé un avec un cutter. Ino Yamanaka, belle blonde très connue et scolarisée elle aussi dans l’établissement dit :

«  Haruno est une fille dangereuse et complètement folle. Elle n’hésite pas à pousser les plus jeunes lycéennes dans le lac… »

Lorsque ensuite je lui ai demandé si Sakura aurait pu séduire Sasuke Uchiwa, la blonde et ses amies m’ont rit au nez.

Et si la belle jeune fille sans fortune avait essayer d’attirer le jeune homme dans ses filets pour des raisons d’argent ? Après tout ce ne serait pas la première fois, et beaucoup de personnes la pensent calculatrice et manipulatrice… »

 

L’article continuait encore sur quatre paragraphes retraçant partiellement ma vie. Alors que le journaliste n’omettait pas de dire que j’avais failli tuer mon animal de compagnie à cinq ans, il oubliait que j’étais sortie première dans de nombreuses compétitions, que j’avais aidé dans des hôpitaux pour enfants lors de vacances d’été…

Une larme déborda de mes paupières et vint s’écraser sur le papier glacé. Comment pouvait-on être si inhumain et déballer ainsi ma vie en ne montrant que les mauvais cotés et allant même jusqu’à écrire des mensonges ! Je n’avais jamais menacé de professeur, n’avait jamais essayé de tuer le chat de ma voisine…

 

Le cœur lourd, je sentis Hinata tourner ma tête vers elle.

-         Allez Sakura n’y pense pas d’accord ? sourit-elle apaisante. Ceux qui t’aiment savent qui tu es vraiment, alors qu’importe si on écrit ça sur toi. D’accord ?

Je soupirai un instant en essuyant une larme.

-         Tu sais, moi aussi ils en ont écris sur moi, fit Temari en me collant un bisou sur la joue. Sur le coup ça fait mal mais après on oublie. C’est ça d’être des gens connus, rit-elle en essayant de détendre l’atmosphère.

Après tout elles avaient raison…Je m’en faisais vraiment pour rien, montrant ma faiblesse et oubliant qu’après tout je me fichai complètement de ce que pensaient les gens que je ne connaissais pas.

Commençant à rire comme une imbécile, je finis par les serrer toutes trois dans mes bras. Franchement à part le fait qu’ils avaient parlé de mes parents qui n’avaient rien à faire là-dedans, ces imbéciles de paparazzi ne savaient pas m’atteindre. Je dois dire que la première fois qu’on lit ça, on a mal mais après…on s’habitue.

-         N’empêche je suis hyper vexée ! grommela Tenten en jetant la revue dans la poubelle.

-         De quoi ? interrogea Hinata visiblement étonnée.

-         Ils ne nous ont même pas mentionné !!! gémit faussement la brune en mimant de s’arracher les macarons. Nous, tes meilleures amies !!!

Evidemment nous éclatâmes toutes quatre de rire. J’en oubliais presque l’article.

 

-         Par contre faudra faire gaffe aux groupies…, intervint Temari avec un sourire en coin.

-         Pourquoi ? fis-je.

-         Parce que tu es devenue la petite amie de Sasuke Uchiwa, rit-elle en me pinçant la joue.

Je grommelai un instant tout en levant les yeux au ciel.

-         Et alors ? C’est faux en plus, je ne supporte pas ce mec !

-         Elles s’en fichent, la moitié des filles de ce lycée sont amoureuses de lui alors t’imagines…toi, Sakura Haruno, l’unes des quatre filles les plus détestée de Kunoichi’s School avec lui ?? dit-elle taquine. Ta quotte de popularité a encore baissé chérie !

-         Surtout qu’elle atteignait les – 2500000, fis-je en mimant un sanglot étouffé.

Et nous repartîmes dans une crise de rire de hyènes, nous roulant sur le sol.

Franchement, je n’avais rien à faire de Ino et de ses amies. D’ailleurs plus elles me détestaient plus j’étais contente…Assez bizarre vous ne trouvez pas ?

C’est juste qu’au fond de moi, une chose n’était pas réglée : Sasuke.

A présent je le haïssais encore plus. J’étais d’ailleurs presque sûre qu’il m’avait embrassé pour que tout ça se passe. Tout était de sa faute. Le dégoût qu’il m’inspirait ne faisait que grandir…En plus à cause de toute cette histoire, j’avais pris l’habitude de l’appeler par son prénom. Allez hop, on reprend Ducon ou Dora sinon ça ne va pas aller !!

 

 

Pendant le reste de la matinée, tout se passa comme d’habitude, si on peut dire. Il n’y eu que quelques petits soucis à cause de groupies. Celles-ci me menacèrent quelques dizaines de fois de me refaire le portrait si je retouchais à leur Dora chérie, tout en tambourinant gentiment à notre porte de chambre. Evidemment, je les reçu avec toute la gentillesse et la grâce qui m’habitaient : je leur hurlais de dégager si elles ne voulaient pas finir la face défigurée, tout en précisant au passage que je préférais encore crever par lapidation plutôt que de devenir la petite amie de Sasucon. Oooh un nouveau surnom ! Hauts les cœurs je suis trop forte ! Merci cher public, oui je vous aime aussi… Je me lance encore des roses c’est ça ? Sans doute…

 

Bref, pendant que quelques trente filles juraient ma mort derrière notre porte, mes amies et moi, nous nous préparâmes. Nous étions samedi, et comme aucune compétition sportive n’avait encore été organisée, nous avions toutes quartier libre. Super non ? Le programme de la journée : aller faire un tour à Oto, la petite ville voisine. D’après Temari, il y avait là-bas quantité de magasins intéressants, sans parler de quelques petits restaurants où nous pourrions nous restaurer. Pour récapituler : journée shopping.

 

Grâce à notre blonde préférée, Tenten et moi avions enfin réussi à trouver de jolies tenues pour aujourd’hui.

Pour la brune, nous avions toutes opté pour un jeans slim noir Gucci retourné et dévoilant ses beaux mollets. Une tunique dans les tons gris pâle complétait l’ensemble. C’était l’une des nombreuses création de ma mère : ample, resserrée aux hanches par un fin cordon de satin noir, il se portait de façon à ce qu’une des manches courtes tombe et dévoile entièrement une épaule. En dessous, mon amie avait passé un minuscule débardeur noir très simple, car la tunique était vraiment très ample. Un sautoir en argent de chez Boucheron prêté par Hinata fut placé à son cou, ainsi qu’un autre plus fin orné de tête de mort (à croire que ça la suivait partout) et aussi d’immenses créoles Stephen Webtser qu’elle accrocha à ses oreilles. Se rajoutèrent de multiples bagues et bracelets tous aussi beaux les uns que les autres, et surtout très chers, tous évidemment prêtés par nos deux amies milliardaires.

-         Bon…passons au maquillage et à la coiffure, chérie, fit Temari en frappant dans ses mains avec un sourire de folle.

Forçant Tenten à s’asseoir sur une chaise, elle lui tourna quelques instants autour comme un vautour. Dans le genre, elle faisait carrément flipper.

Il était évident que niveau fringue et look, Temari était vraiment un as. Ayant grandie dans cette sphère de strasses et paillettes, elle savait lorsque telle ou telle robe n’allait surtout pas avec telle ou telle paire de chaussures. Hinata aussi d’ailleurs. Celle-ci n’était pas en reste par rapport à Tenten. Un doigt sur les lèvres, elle semblait réfléchir à une coiffure.

Quand je les voyais comme ça, je me disais que lorsque mon tour allait arriver, j’allais carrément mourir…Déjà que ce matin j’avais failli y laisser mes gambettes… Mais après tout, Tenten et moi remercions à chaque fois les deux miss, car elles nous prêtaient tellement de choses qu’il y avait de quoi devenir dingue. Le prétexte de Temari était qu’elles avaient tant d’objets et vêtements de luxe que nous en prêter quelques uns n’était vraiment qu’une miette à coté du total de ce qu’elles possédaient.

-         Ne touche pas à mes macarons, prévint Tenten en voyant la blonde loucher sur les deux chignons.

-         Ten chérie ! s’écria aussitôt Temari. Tes cheveux sont longs et superbes alors ne fais pas d’histoires et laisse nous faire !

Un grognement s’échappa d’entre les lèvres de la brune qui fronça les sourcils.

 

Finalement, aux alentours de 11h et demi, nous nous regardâmes toutes dans le grand miroir, comme lorsque nous avions mis nos uniformes pour la première fois.

Temari avait revêtue un pantalon de toile beige moyennement moulant ainsi qu’un superbe haut rouge de chez Chanel. Chaussée d’immenses sandales pourpres et or Jimmy Choo, elle passa une dernière couche de gloss sur ses lèvres, tout en inspectant ses cheveux noués par un pic de diamant et ses yeux parfaitement maquillés. Parfois je me demande comment elle pouvait être aussi douée…

Passons à Hinata chérie : robe bleue lui arrivant plus bas que le genou (et oui…c’est Hinata hein ! Ce n’est pas demain que vous la verrez en mini jupe en train de se déchaîner sur le bar d’une discothèque.), petites ballerines blanches tellement belles qu’elles devaient bien valoir milles euros… Ajoutons une dose de bijoux pas trop visibles mais diablement coûteux, un maquillage parfait signé Temari, et ses longs cheveux lissés et tombant dans son dos. Bref, elle était canon.

Tenten était d’ailleurs tout aussi jolie, les cheveux attachés en une très haute queue de cheval, avec ses beaux yeux charbonneux et la paires de lunette signée Prada qui trônait dans ses cheveux. Bref…irrésistible. Si j’avais été un mec je crois que je leur aurais toutes sauté dessus.

 

Passons à … moi…Non non ne partez pas j’ai pas encore commencé. Alors : Pantacourt gris moulant et taille basse Versace avec une couronne imprimée sur la fesse droite, chemisette blanche à manche ballon avec par-dessus un corset noir où était cousu une dame de pique. Vêtement de la création de ma mère. Autour de mon cou, Temari m’avait mis une magnifique chaîne d’argent où pendait une croix gotique entourant un cœur fait de pierre précieuse noir, de chez Stephen Webster. Il était magnifique et je ne pouvais m’empêcher d’y jeter un coup d’œil toutes les secondes. Ajoutez une bonne dose d’autres bijoux du même style, dont un bracelet d’argent entourant le haut de mon bras. Temari m’avait mis de faux cils et rendu mon regard si envoûtant que j’avais du mal à me reconnaître. Quant à Hinata, elle avait frisé mes longs cheveux roses pour en regrouper quelques uns dans une pince en forme de scorpion, laissant les autres boucles se déverser dans mon dos. Il fallait bien l’avouer…c’était super beau. J’étais soufflée.

-         Bon, pour finir les chaussures, intervint Temari en se tournant vers nous.

-         Ah non, là on mets les nôtres, ça suffit maintenant, grognai-je. Vous êtes hyper sympa mais moi ça me gène au bout d’un moment…

-         Moi aussi, avoua Tenten. On a jamais porté autant de luxe sur nous de toute notre vie…

-         Et alors ! Hinata et moi on s’en fiche, on a tellement de chose. Et puis ça nous fait tellement plaisir de vous passer ses vêtements ! sourit Temari.

-         Elle a raison, fit Hina chérie. Nous n’en avons pas besoin et ils vous vont mieux qu’à nous même, avoua-t-elle.

-         C’est vrai…, réfléchit Temari. Par exemple, je n’aurais jamais pu rentrer dans ce jeans, dit-elle en montrant celui que portait Tenten, ni dans ce pantacourt d’ailleurs, acheva-t-elle en montrant celui que j’avais.

Tenten et moi poussâmes un soupir avant de les serrer dans nos bras. Franchement elles étaient adorables.

-         Bon alors les chaussures…

Temari se précipita jusqu’à son immense dressing et l’ouvrit à la volée. Quelques secondes plus tard, elle revint avec deux paires dans les mains.

-         C’est vos pointures en plus ! dit-elle. Voilà pour Saku, et voilà pour Tenten. Vous pourrez les garder, c’est cadeau !

Je pris celles qu’elle me tendait avidement. Des Jimmy Choo !! Le rêve quoi ! Immédiatement je lui sautais dessus pour la remercier, suivi par Tenten.

 

Mes chaussures étaient des sandales hautes de plus de dix centimètres, complètement noires hormis un liseré de fils blanc courant le long de la chaussure. Elles ne comportaient qu’une large lanière sur le pied, et s’attachaient par une boucle autour de la cheville. Bref, dedans j’avais l’impression d’être l’une de ses sublimes secrétaires de mode couchant avec leurs patrons (oulala j’ai trop lu de roman) ou une de ses stars sortant de leur limousine.

Quand je me levai je fus d’abord surprise de ne pas me rétamer par terre : grande nouvelle je savais marcher avec des talons aiguilles d’un décimètre. Sakura ma chérie, t’es la meilleure. Oui oui je sais que je parle de moi à la deuxième personne, vous inquiétez pas je ne suis pas encore prête pour l’asile de fou. Enfin…vous commencez à avoir l’habitude pas vrai ?!

Faisant quelques pas peu sûrs, je devins vite à l’aise. Ce n’était pas tellement difficile.

Tenten était d’ailleurs tout aussi prête que moi. Perchée sur des escarpins gris souris tout aussi hauts que mes chaussures, elle défilait devant mes deux amies en riant. Franchement, elle faisait une superbe imitation de mannequin lorsqu’elle ondulait ainsi des hanches.

Morte de rire en la voyant comme ça, je dus m’asseoir. Il faut dire qu’elle caricaturait un peu ces filles mais bon…C’était affreusement drôle.

 

 

 

-         Bon…qu’est ce qu’elle fait ? s’impatienta Tenten en tapant du pied par terre.

-         Elle doit sûrement draguer les mécaniciens, ou bien peut-être le jardinier, proposai-je en mimant de réfléchir.

-         Sans doute, rirent Hinata et la brune.

Temari nous avait quittés devant la grande fontaine du parking depuis quelques minutes déjà. Pour aller à Oto, hors de question de prendre le bus, c’était tellement « commun ». Ca c’est ce que nous avait dis Temari hein ! Moi après tout…je m’en fichais un peu. Et puis de toute manière Temari avait une voiture. Chez nous, le permis se passait à seize ans, et moi-même avais réussi à l’avoir. Cependant je ne possédais pas de voiture. Eh oui, dommage hein…Vous pouvez pleurer, moi aussi ça me fends le cœur.

 

Le parking était presque vide à cette heure-ci. La plupart des profs étaient partis pour la journée, et les filles du lycée traînaient un peu partout. J’avais vu Ino et sa bande prendre une voiture dernier cri et partir à toute berzingue quelques minutes auparavant. Franchement j’étais déjà en train de prier pour qu’elles loupent un virage…

En imaginant l’action, je me mise à rire comme une dingue, appuyée sur le rebord de la fontaine. J’avais pas l’air conne…enfin bon, Hinata et Tenten avaient l’habitude et je leur racontai immédiatement ma muette prière. Ca aurait été trop beau. Oui, je sais qu’il n’est pas gentil d’espérer la mort de quelqu’un, mais franchement là tout le monde s’en serait mieux porter. En commençant par moi, mes amies, et les pauvres bêtes qu’on aller encore écorcher pour réaliser les manteaux de fourrures qu’elle exhibait en hiver. Tiens… ?

-         J’ai trouvé un nouveau surnom pour cette imbécile de Ino, m’exclamai-je aussitôt en souriant comme une imbécile.

-         C’est quoi ? rigola Hinata.

-         Cruella…, lâchai-je en la fixant avec un air niais.

Elles explosèrent toutes les deux de rire. Cependant nous vîmes soudain un cabriolet flambant neuf de couleur jaune clair arriver à folle allure, manquant d’envoyer valser quelques bordures.

Il s’arrêta devant nous dans un crissement de pneu.

-         Alors les filles, on y va ? nous sourit Temari au volant du bolide.

-         Whaou ! m’exclamai-je les yeux brillants. Ta bagnole est magnifique chérie !

-         N’est-ce pas ? Le tout nouveau coupé BMW série trois s’il te plait !

Ravies, nous nous installâmes toutes trois, moi à l’avant et les deux autres derrière. Et dans un mouvement ironique, nous rejetâmes toutes quatre nos cheveux en arrière dans un fol élan de l’Oréal, avant de mettre nos luxueuses lunettes de soleil. Evidemment, un éclat de rire retentissant nous saisi toute quatre, pendant que Temari démarrait en furie.

 

Alors qu’elle roulait à vive allure sur la route qui menait vers Oto, son portable sonna.

-         Et merde ! Sakura, tu veux bien regarder ce que c’est ? dit-elle en me passant son sac à main.

Je farfouillai un instant dans le Delacroix prochaine saison, avant de dénicher l’un des trois portables de mon amie. Que voulez-vous, c’était comme ça, on s’appelle Temari Sabaku ou pas !  

-         C’est un message de ton frère Ariel, annonçai-je. Apparemment il voudrait qu’on se rejoigne…au …c’est quoi ce nom, fini-je par rigoler.

-         De quoi ? demanda Tenten en passant sa tête entre nous deux.

-         Au clos d’Okama, achevai-je en me demandant où c’était.

Faut dire qu’avec un nom pareil…

-         Ah si je sais où c’est, marmonna Temari en arrangeant sa coiffure dans le rétroviseur.

-         Tema…, lui reprocha Hinata.

-         Ouais, te coiffes pas en conduisant, je n’ai pas envie de finir dans le décor, soupirai-je alors que le vent et la vitesse menaient mes cheveux dans une danse infernale.

D’un coté, Temari conduisait à une vitesse assez élevée.  

-         No tress chérie, on arrive ! annonça-t-elle.           

    

Je tournai immédiatement la tête vers la droite, et une seconde plus tard nous débouchâmes dans une sorte de terrain vague encombré de végétation, plat et recouvert de gravier. Parfait pour un rendez-vous de jeunes…Alors que Temari faisait un virage serré, j’aperçu plus loin un groupe de voiture. Il y en avait cinq, toutes des modèles des plus coûteux. A coté et sur les capos s’étaient retrouvé une vingtaine de garçon, et lorsque j’aperçu une tête blonde, je plissai immédiatement les yeux, alors que mes ongles se crispaient sur mon sac à main.

Cherchant furtivement celui à qui j’allai sans conteste refaire le portrait, nous approchâmes de l’endroit, et quelques secondes plus tard, le bolide s’arrêtait face aux autres voitures.

Il ne me fallut que deux seconde pour l’apercevoir, ses cheveux noirs tombant avec désinvolture sur ses yeux que je savais noirs et lugubres.

-         Ok, c’est bon je vais le crever, sifflai-je en ouvrant la portière à la volée.

Je descendis en un éclair, avant de me diriger comme une furie vers la bande de mec. Ils me voyaient arriver, ne se gênant pas pour me déshabiller du regard.

-         Sakura-chan, s’exclama immédiatement Saï en se précipitant vers moi avec le « news people » en main. T’as vu le journal ce matin ?

Aussitôt, mes yeux s’enflammèrent et je trouvai rien de mieux que de lui prendre violemment la revue des mains avant de lui hurler en m’arrêtant :

-         Ta gueule toi et vas donc voir ailleurs si j’y suis ! Gros con !

Ma voix se répercuta dans cette sorte de clairière, alors que je repartais, mes talons claquant furieusement sur les graviers. Sans même prêter attention aux sifflements auxquels j’eu droit, je continuai d’avancer vers Ducon. Car oui, pour votre information il était bel et bien là. Bizarrement aucun sourire moqueur ou narquois n’illuminait son visage alors qu’il me regardait approcher, appuyé négligemment sur le capot d’une voiture de sport noire, mais qu’importe. J’allai lui faire payer.

Le journal dans la main, je me plantai devant lui en le fusillant du regard avec des yeux si meurtriers qu’il y avait de quoi faire une attaque. Et puis là, malgré mes bonnes résolutions prises plus tôt, je pétai carrément la durite du siècle.

-         C’EST QUOI CA ??? DEJA QUE TU ME HARCELES PAR TELEPHONE MAIS EN PLUS IL A FALLU QUE LA PRESSE S’EN MELE ? NON MAIS JE RÊVE ??? hurlai-je en brandissant le journal.

-         Ecoute, calme-toi…, commença-t-il en soupirant.

-         NON JE ME CALMERAIS SUREMENT PAS !!! TU ES LE MEC LE PLUS CON ET DETESTABLE QUE J’AI JAMAIS RENCONTRE !!! TU CROIS VRAIMENT QUE MES PARENTS AVAIENT BESOIN DE VOIR LEUR VIE DEBALEE DANS LE JOURNAL ??? SANS PARLER DE CE QU’ILS ONT ECRIT SUR MOI !! ALORS COMME CA J’INSULTE LES GENS, JE MENACE MES PROFS ?? continuai-je sur la même lancée.

Je crois que je n’avais jamais autant hurlé sur quelqu’un, mais là, malgré tout, je ne pouvais m’empêcher de tout lui cracher à la figure. Tout ce que je ressentais depuis ce matin y passa.

-         AVOUE !! TU ES CONTENT HEIN ?! CONTENT QU’ILS ME MONTRENT COMME CA !! m’égosillai-je en commençant à le frapper avec le journal.

J’en devenais violente, passant sûrement pour une folle (pour changer…) mais rien ne me retenait. Qu’importe, je le haïssais.

-         Putain mais arrête, tu me fais mal ! T’es folle ou quoi ? cria-t-il en s’énervant.

Sans même l’écouter, je frappai encore.

-         JE TE HAIS !! T’ENTENDS CA ??? JE TE HAIS !! fini-je par hurler en lui assenant un dernier coup de revu. LE PIRE C’EST QUAND MÊME QU’ON NE SOIT PAS ENSEMBLE ET QUE TU ES SANS DOUTE LE DERNIER MEC AVEC QUI JE POURRAIS ÊTRE !! TU ME DONNES LA NAUSEE !! achevai-je finalement. TOUT CA PARCE QUE TU M’AS EMBRASSEE…

Je ne pus finir, préférant balancer la revue plus loin et me mordre les lèvres. La gorge en feu, je détournai vivement la tête en m’appuyant sur le capos de la voiture.

-         Putain…, murmurai-je.

Un coup de vent balaya une des mes mèches de cheveux. A présent, il n’y avait plus de bruit, plus personne ne bougeait. Juste le silence. Et j’avoue qu’il me rendait très mal à l’aise. Je m’étais complètement lâchée, me montrant tellement stupide que j’en aurais rougis.    

-         Whaou, laissa finalement échapper une voix inconnu. Elle en a dans les cordes vocales elle…

Furibonde, et à la limite de la tentative de meurtre, je me tournai vers la voix. Son propriétaire était un mec d’une vingtaine d’année, plutôt grand, beau goss, cheveux blonds attachés en catogan.

Mais bouillonnante de rage, je ne cherchai même pas répondre.

-         Tiens salut Deidara…, fit Temari surprise.

-         Hey ! Sabaku ! s’écria-t-il avec un sourire. T’es copine avec elle, demanda-t-il en me désignant.

-         Ouais…

-         Ainsi c’est toi ma futur belle-sœur ? intervint un autre inconnu.

Immédiatement, mon sang ne fit qu’un tour et je le fusillai du regard. Le nouveau était brun, même yeux déstabilisants que Sasucon, même cheveux quoi que plus longs, et même physique de dieu.

-         Répète un peu ? grognai-je.

-         Oula … une vraie tigresse à ce que je vois, se moqua-t-il. Ca change des groupies sans cervelles qui bavent devant toi, pas vrai Sasuke, nargua le mec en fixant l’autre con.

Celui-ci avait les yeux perdus dans le vague, les sourcils froncés.

-         Oulà…tu lui fais vraiment de l’effet toi dis-moi, remarqua-t-il en s’adressant à ma pauvre personne.

-         Rien à foutre, il peut crever je m’en balance carrément, sifflai-je.

-         Eh beh…, sourit-il en relevant un sourcil amusé. L’article te décrivait pourtant gentille, bien qu’un tantinet folle, ajouta-t-il en faisant mine de réfléchir.

-         Ecoute, toi : si tu crois ce que disent les médias c’est ton problème, mais lâche moi, c’est vraiment pas le jour ! m’échauffai-je. En plus j’en ai déjà assez, rien qu’avec face de bitte, alors commence pas !!!

-         Face de bitte ? répéta-t-il en faisant de gros yeux. 

Tout les autres eurent la même réaction, avant de se mettre à hurler de rire, sans le regard acide de Dora.

-         Quoi, t’aimes pas ton nouveau surnom ?? lui fis-je en grinçant des dents.

Il ne fit que soupirer, restant dans son mutisme ténébreux. Celui qui lui ressemblait, après avoir calmer son fou rire, lui tapa sur l’épaule dans un fol élan de compassion, avant de dire :

-         Franchement frérot, faut la garder celle-là ! Elle est trop !

Les oreilles frémissantes, je lui criai immédiatement :

-         Il n’a rien à garder puisque je ne suis PAS sa copine ! Vous pouvez pas mettre dans vos misérables cerveaux que pour moi ce mec n’est qu’un vulgaire insecte dégénéré qui aurait mieux fait de ne pas naître ??? Merde alors, fini-je par ruminer exaspérée.  

-         Ah…t’es pas sa copine ? demanda-t-il un peu surpris.

Complètement blasée, je fis non de la tête tout en glissant un « plutôt crever ou devenir amie avec Ino ».

 

Franchement, cette journée commençait carrément à me taper sur le coquillard, sans parler du mutisme où s’était renfermé Ducon.

On pourrait pas réécrire totalement mon histoire, de façon à ce que je naisse au Népal, et où j’y deviendrais grande amie avec le Yéti ? S’iou plait ! Ayez donc pitié d’une pauvre fille comme moi !

 

 

 

A suivre…

 

 

Voilàààà fini ^^ L’était long pas vrai ? J’en ai mal aux doigts XD.

Bref, lâchez vous sur les commentaires, sinon je ne publie pas la suite qui est déjà écrite héhé !

Bisous à vous tous !!