Chapitre septième

par Tite_elfe

Bonsoir tout le monde.

 

Là encore j’ai pas le temps de parler, je ne fais que poster. ^^

Prochain chapitre : Dangerous Mind n°8.

 

Bisous, merci milles fois pour vos adorables commentaires, j’en veux aussi pour ce chapitre là !

 

Bisooouuuus.

 

Tite_elfe.

 

PS : désolée pour les fautes, j’ai pas eu le temps de corriger.

 

Edit : chapitre corrigé.

 

 

 

 

 

 

J’étais en train d’ouvrir le sachet de mon sandwich, quand Tenten me donna un coup de coude mal placé (dans les cotes)

-         Quoi ? grognai-je.

Elle me désigna simplement quelque chose un peu plus loin et quand je vis cette chose je crus un court instant qu’être éleveuse de lama rose au Népal serait une super idée…

En face arrivaient le groupe de mecs rencontrés plus tôt, avec à leur tête un Sasuke (ou ducon pour les intimes) possédant des mitrailleuses à la place des yeux…oups.

 

 

 

 

Comme vous pouvez vous en douter fortement (ou alors c’est que vous en êtes encore au stade « homo sapiens, mammouth, massue et je pue ») mon visage  devait vraiment être livide. Non en fait j’étais carrément aussi blanche que le Yeti dans sa période vieillesse…

 

DONC, comme dit plus tôt, ducon arrivait avec sa bande de guignols, me fixant avec des yeux type bazooka. Là, il devait en être au moment où l’envie de m’écarteler le démangeait gravement. Ahem…je suis dans la merde.

 

Je ne peux pas vous dire si c’est à cause de ma connerie de naissance ou parce que j’étais hypnotisé par son regard assassin, mais en attendant j’étais là, à le regarder marcher vers nous, avec un sourire de conne. Evidemment je ne prenais même pas la peine de me carapater vite fait bien fait, non… je bougeais pas d’un poil !!!! Conne me direz vous ?! Bin on va dire que sur ce coup là oui !!

Sortant de ma rêverie pas très appropriée dans un moment pareil, je secouai vigoureusement du chef alors que les mecs étaient à moins de dix mètres de nous. Ca va, j’avais encore de la marge avant de mourir, assassinée par un imbécile vachement bien gâté par la nature… euh pas tellement de marge en fait, vu les grandes enjambées qu’il faisait…

-         Tiens, je te manquais déjà ??? lui criai-je finalement, ironique et faisant de grands gestes (d’ailleurs dangereux pour mes amies vu la proximité de leurs pauvres visages…)

-         T’es surtout morte, alors profite bien de tes derniers instants, me répondit-il avec une froideur polaire.   

Eh bah apparemment il était vraiment vénère ! Les sourcils bien froncés, les dents serrées… Et coco, tu sais que c’est mauvais pour le cœur ? Faudrait pas que tu nous fasses un arrêt cardiaque en étant encore puceau ! Euh…là c’est un peu gratuit comme blague car je pense que ça faisait un moment qu’il l’était plus…mais bref.  

A miinnnnce !!! Je parlais, je parlais, et lui il arrivait ! Ducon n’était qu’à cinq mètres de moi quand il se précipita vers ma pauvre personne, jeune fille sans défense et inoffensive que j’étais.

- AAAAAAAAAAAAAaaaAaaaAAaAAAAAAaaaahHHHhhHHHHHHHHHHHHHHHH !!!

Ca ce fut le hurlement de frayeur que je poussais, avant de sauter sur mes pieds nus (j’avais quitté mes chaussures afin de tremper mes petons dans le lac) et de sauter par-dessus mes amies. A peine avais-je retrouvé la terre ferme que je commençai à courir comme une dingue, mes jambes actionnant d’elles-mêmes leur superbe mécanisme. (yeah !)

-         Reviens là ! cria Sasuke en me suivant.

Le truc bien chiant, c’est que ce mec était quand même rapide, voir plus que moi. M’enfin, quand vous avez autant peur que ma pauvre personne à cet instant précis, je peux vous assurer que vous explosez tous les records mondiaux et olympiques en course. Ce fut sûrement mon cas, lorsque je sautais par-dessus quelques chemins de terre courant à travers l’immense plaine verte de pelouse.

Mon cœur battait la chamade contre ma poitrine alors que je m’approchai de l’orée des bois sans ralentir. Le fou était quand même toujours derrière moi !!! Et le pire c’est que je l’entendais se rapprocher de plus en plus !! Poussant un cri horrifié, j’essayai d’accélérer, menaçant de me rétamer à tout moment. En tout honnêteté, c’est dans des moments comme celui-là que vous auriez grave envie d’avoir le pouvoir du gamin blond des Indestructibles, que vous auriez adoré faire quinze mètres de haut afin de pouvoir écraser votre poursuivant avec votre pouce et en faire de la farce pour tourte, ou tout simplement être autre part tant que c’était pas là où vous étiez à ce moment précis !!!

-         Arrête de me suivre, blanc bec !!!! hurlai-je en sautant par-dessus un banc avant de continuer ma tentative d’échapper à ce drôle de zigoto complètement pété de fric.          

-         Dans tes rêves ma belle !!

Bizarrement, je sentis les poils de mes bras se hérisser lorsque j’entendis le « ma belle ». Nan mais franchement ! En toute honnêteté : c’était carrément jouissif venant de sa part. Bah quoi, il était con mais il avait l’avantage d’être superbement foutu ! Comment ça je commence à devenir comme les groupies !!!!?? Vous êtes dingues ! De un, je ne suis PAS une groupie ! De deux, si j’avais été l’une d’elles, je serai pas en train de battre la vitesse de la lumière et j’aurais plutôt sauté sur ducon en lui hurlant de me faire quinze gosses sur le champ !  Ahaha trop marrant comme image non ?

 

J’étais à présent à moins de quinze mètres de la forêt, quand un stupide coup de vent m’envoya quelques mèches de cheveux en pleine gueule. Etant évidemment très douée (Hum…) je fus aveuglée quelques instants par ces imbéciles de poils roses. Et comme on peut s’en douter, mon poursuivant tira profit de ce coup du sort : il m’attrapa violemment une main, me stoppant immédiatement.

Mais ce que ce CON n’avait pas prévu, c’est qu’entraînés par nos élans respectifs, nous atterrîmes tous deux par terre…et dans une drôle de position…

En effet, j’étais couchée sur le dos et lui couché sur le ventre mais sur moi… De quoi tomber dans les choux nan ? Attendez hé ! Un mec des plus magnifique de la création affalé sur vous dans une position des plus euh…charnelle on va dire, je peux vous dire que même si vous avez aucune émotion, vos hormones vont bouillonner pour vous : j’étais quelque peu rouge, c’est carrément le cas de le dire !!

Son visage était juste au dessus du mien, et il me fixait avec ses deux yeux tellement noirs ! M’enfin, je ne suis PAS une groupie ! C’est pourquoi je sortis innocemment :

-         Notre position est quand même des plus explicite nan ?

Je le vis regarder les sourcils froncés mes jambes quelques peu entrouvertes, puis ses deux avant-bras de chaque coté de ma tête. Et oui mon coco, moi aussi ça me tus !

Enfin j’ai pas trop compris pourquoi il m’attrapa ensuite les mains avant de les tenir fermement au dessus de ma tête.

-         Quoi, t’as peur que je m’enfuisse ? lui demandais-je avec un sourire de poufiasse.    

-         Ferme là pour une fois, grogna-t-il toujours aussi ténébreux.

-         Mais oui, bien sur, susurrais-je en papillonnant des yeux.

-         T’es chiante comme fille, putain !

-         Je sais, répondis-je avec un autre sourire.

-         En attendant je crois pas t’avoir donné l’autorisation de m’embrasser tout à l’heure, dit-il en souriant narquoisement.

-         Quoi ? On doit faire une demande écrite et l’envoyer au service des béquots de Uchiwa-land ? Je savais pas ! minaudais-je immédiatement.

-         T’es chiante et conne en plus !

-         Imbécile, c’était surtout de la charité ce baiser ! Au fait ça s’est bien passé avec les groupies ? fis-je avec un air diabolique.

-         Hn.

-         Je te remercie pour ta réponse construite sujet verbe complément ! Tu m’as éclairé c’est fou ! Un dico n’aurait pas mieux fait, ricanais-je.

Soudain, alors que j’allai lui sortir une autre superbe connerie de ma création made by Sakura, il approcha son visage de mon oreille avant de murmurer :

-         Une fille ne m’embrasse jamais sans ma permission, sans ensuite en subir les conséquences.

Allez, je vais être honnête : quand il m’a dit ça un frisson m’a méchamment parcouru. A croire que ce mec me faisait un drôle d’effet ! M’enfin à part le physique il n’était que du vent !

-         Oooh je suis morte de peur, roucoulais-je en levant les yeux au ciel. Et c’est quoi l’affreux châtiment ?

-         En général, je leur colle la justice au cul, ou je fais en sorte que leur vie devienne vite en enfer, répondit-il avec le même ton qui provoqua un autre frisson en moi.

Putain d’hormones ! Elles pourraient pas essayer de se calmer non ?

-         Beau programme en perspective…

-         N’est-ce pas ? fit ducon (Ca lui va pas TROP bien ce surnom ? Franchement je suis trop forte !)

Il garda un instant le silence, me dardant de ses yeux sombres. Pourquoi diable avait-il fallu qu’il soit si irrésistible ??? Extérieurement, je lui souriais ironiquement, mais à l’intérieur, c’était comme si on avait tiré un feu d’artifice en moi. Putain d’hormones, putain d’hormones !!!

-         Mais bon…avec toi j’ai prévu autre chose, me glissa-t-il.

-         Ah…Tu peux pas savoir comme je…, commençai-je avec un sourire de conne.

Mais oui ! Je ne pus malheureusement que commencer, car ce con m’empêcha de continuer. Et il ne trouva rien de mieux à faire que de m’embrasser !!!!! Je sentis ses lèvres contre les miennes, puis sa langue qui vint titiller mes lèvres closes. En tout honnêteté, je commençai à perdre pied et ferma les yeux. Il était doux, plus qu’on ne pouvait le penser en le voyant. Je sentis l’une de ses mains glisser le long de mon bras, provoquant un frisson en moi. Finalement, elle vint trouver refuge dans mon cou qu’il caressa avec une passion irrésistible.

J’allais peut-être répondre au baiser lorsque je retombai brutalement sur terre. Je savais qu’il me prenait pour une conne, ce n’était qu’un beau goss pourri gâté qui n’avait qu’à claquer les doigts pour avoir une fille dans son lit. Me ressaisissant, j’ouvris brutalement les yeux, et réussi à le repousser avec force, inversant ainsi les rôles.

Assise à califourchon sur lui, je le fusillai du regard. Comment avait-il osé me manipuler ainsi, cette espèce d’arrogant salopard ?? Je vis évidemment qu’il était surpris : il ne devait pas souvent être ainsi repoussé. Mais son sourire narquois reprit vite la place :

-         Notre position est encore plus explicite là, nan ?

-         Embrasse moi encore une fois et en plus de t’arracher la langue, je te castre avec les dents ! sifflai-je en feulant comme un chat.

-         Ooou sexy, ricana-t-il en me regardant avec insistance. Au fait, t’as remarqué que ta jupe est plutôt du genre courte ?

Et merde ! J’étais en jupe, à califourchon sur un mec et j’y faisais même pas gaffe ! Merde !!!!!!!

-         Sale pervers !

-         Est-ce de ma faute si t’es sexy même en colère ? me dit-il avec un sérieux troublant.

Je le fixai quelques instant sans bouger, les yeux plissés.

-         M’enfin, à part être passable physiquement, t’es du genre conne, chiante et merdique,  termina-t-il en mimant un soupir.

Oooh le connard, il allait vraiment finir sans aucune virilité et défiguré le con !!

-         Tu parles de toi ducon, pas vrai ? ricanais-je perfide.

-         Ducon ? demanda-t-il presque étonné.

-         Ca te va bien comme surnom, je trouve ! Ca te correspond magnifiquement.

-         Mmmh.

Il sembla un instant pensif, me fixant toujours alors que j’étais assise juste en dessous de sa fierté masculine. Ouais j’avoue, notre position était pas des plus catholiques…

-         Quoi ? fini-je par lui siffler.

-         Nan rien, murmura t’il.

Oh et merde, même ses murmures me faisaient frissonner !! PUTAIN D’HORMONES !!  

-         Tes cheveux sont roses naturellement ? me demanda-t-il soudain avec un micro sourire.

-         Je t’emmerde ducon ! répliquai-je acide.

Bah quoi, je déteste qu’on parle de mes tifs avec un sourire qui veut tout dire.

-         Moi aussi Miss Malabar ! fit-il du Tac au tac.

-         HEIN ?

-         Tu sais, comme les chewing-gum roses ! ironisa cet imbécile comme si par le plus grand des hasards j’étais conne. Ca te va bien comme surnom !

-         Hahaha, grinçai-je avec une moue dédaigneuse. Que c’est drôle.

-         N’est-ce pas ?!

Comme on peut s’en douter j’étais à la limite de lui arracher les yeux. Me relevant ulcérée en un bond, je commençai à partir avant de me tourner vers lui furibonde.

-         Embrasse-moi encore une fois et je te saigne comme un porc ! Compris ??

Et je partis à grands pas, tout en murmurant toutes les 36 secondes : « bâtard, bâtard !!! ». Mes pieds nus s’enfonçaient presque dans la douce et verte pelouse. C’est vrai qu’en faisant des pas aussi énervés…Bref, je vais pas déblatérer toute la journée sur la pression de mes pieds sur la terre donc passons.

 

Si Dora me suivait ou non, je peux pas le dire car bref j’étais en colère de m’être faite avoir comme ça. Et même si un nazgul l’avait emporté avec lui en sifflant qu’il avait de beaux yeux, je m’en foutais. Oui…j’en avais rien à battre. Dora ? Oui je sais je l’ai bien appelé ainsi. Oui, oui pas d’erreur. Non j’ai pas confondu avec Ducon. C’est juste qu’il me fait penser à Dora l’exploratrice : il est brun ET il est conne. Mouhaha je suis franchement trop forte.

M’arrêtant un instant à coté d’un chemin, je me rendis compte qu’on avait quand même parcouru une sacrée trotte. Bon alors euh…où sont passées les filles. Respire Sakura, respire. Ah oui près du lac.

Ma marrant muettement comme une dingue, je me dirigeai finalement vers la grande flaque d’eau qui nous servait de lac. Et comme j’étais encore et toujours la plus forte : je trouvai évidemment mes amies avec…

 

Euh attendez c’est quoi ce délire ? Pourquoi la bande des potes de ducon était avec elles…et mangeait des sandwich avec elles, parlait avec elles, et était assise avec elle… ???? HEIN ?? Oulala…alors moi j’avais carrément raté toute une saison, pas seulement un épisode.

Un air assez…perplexe collé sur le visage, je les regardai quelques instants avant que Tenten ne lève la tête vers moi.

-         Tiens, t’es pas morte ? me nargua-t-elle amusée.

L’attention générale se reporta évidemment sur moi qui ne pus m’empêcher de lancer d’un ton théâtral :

-         Moi je vais bien, quant à ducon je pourrais pas vous le dire, puisque la dernière fois que je l’ai vu il passait du coté obscur de la force tout en se prenant pour Gollum.

Mes amies et quelques mecs explosèrent de rires, avant qu’une voix mielleuse ne parvienne à mes oreilles :

-         Gollum hein ?

OK ... je me suis retenue de faire un bond de quinze mètres, mais il n'empêche que j'étais au bord de la syncope. Ducon m'avait prise par surprise, sa belle gueule à quelques millimètres seulement de mon oreille gauche. Le coeur battant comme un dingue contre ma poitrine, je me tournai vers lui en adoptant un air compatissant.

- Bah voui, autant leur dire la vérité non?

Je ne pus m'empêcher de lui pincer la joue comme l'une de ces incontournables grand-mères à qui vous souriez toujours poliment, même si l'envie de les étrangler avec la laisse de leurs caniches vous démange ... Bref.

Détournant la tête, avec une allure qui se voulait distinguée et noble, je partis m'asseoir à droite de Temari qui souriait sadiquement (comme d'hab’ quoi ... euh sauf qu'elle regardait ses deux adorables frères donc bon ...)

Me saisissant avec avidité de mon précieux sandwich que j'avais dû abandonner afin d'échapper à Dora (ou Ducon, c'est vous qui voyez) tout en battant les records mondiaux de course, je lui adressai (à Ducon) un sourire colgate N°2. Ralala... Bizarrement j'adorais le mettre en rogne. Tiens, je viens de me trouver un nouvel hobby là, nan?

Donc, notre petit endroit de paradis trouvé quelques minutes plus tôt, était à présent occupé par une quinzaine d'adolescents, dont quatre pauvres jeunes filles innocentes (les pauvres filles innocentes c'est nous pour ceux qui se poseraient la question), pures et tremblantes (comment ça ces adjectifs ne conviennent qu'à Hinata? Je parle par antiphrase voyons! ... mouai oubliez).

Parmi les mecs, il y avait donc Ducon, Saï le taré, Lee le mutant, Neji le glaçon polaire arctique, Naruto le smileur (oui, "smiler" est un nom et un verbe : je smile, tu smiles, il smile.... bref vous avez du comprendre) Kiba le dragueur, Gaara l'ex perplexe, Kankuro le martyrisé par sa frangine, et les trois autres que je venais à peine d'apercevoir.

 

Le premier avait une peau pâle, un corps bien foutu (comment ça c'est la première chose que je regarde ??), des cheveux châtains foncés coiffés en .... ananas on va dire, et des yeux marrons clairs. Lui aussi aurait pu être mannequin, si seulement il n'avait pas eu un air sur son visage qui semblait dire «  Je m'emmerde, où sont mon lit et mon oreiller? ».

Bref, celui à côté de lui mangeait des chips en les gardant avidement contre sa poitrine. Que dire de plus si ce n'est qu'il ressemblait à un gros nounours?

Et puis le ptit dernier .... Capuche, lunettes, col remonté plus haut que le nez ... Soit il avait quelque chose à cacher soit ce mec était encore plus bizarre que les autres ... Je ne vais pas me prononcer tout de suite OK ? Ahem...

 

Bref, on était tous assis en un pseudo cercle, mangeant notre pitance bien méritée. Les mecs semblaient assez ... euh troublés ? Quoi ?? Aurait-on la tête de mutant partageant leur ADN avec des éléphants cyclopes ?

- Dites ... ça s'est passé comment avec les PPPCA, interrogea soudain Tenten en examinant une tranche de tomate sortant de son sandwich.

Ok ... silence de mort quand tu nous tiens ...

- PPPCA ? répéta Gaara avec une moue d'incompréhension totale.

Ouais, ils étaient tous autant largués les uns les autres. Vous auriez dû voir leurs têtes, c’était tripant.

- Bah oui !!! PPPCA ! fis-je comme si c'était normal.

- Euh ... tu peux traduire? demanda l'ananas.

- C'est quoi ton nom toi?

- Shikamaru Nara, soupira-t-il.

- Ok. Bref PPPCA, pour « Payé Par Papa Complètement Allumées », répondis-je platement. Les groupies, quoi ! Les dindes, les connes, les pouffiasses de ce lycée !

- Ah.... ok...sympa comme nom ! Rit Naruto.

- Je te remercie, ricanai-je sournoise.

- Vu le niveau intellectuel de cette abréviation, seule Temari a pu trouver un nom si débile, intervint soudain Gaara en mordant dans son sandwich.

- Répète un peu, Ariel ??? Sifflais-je immédiatement en le regardant comme une timbrée. 

- En fait c’est Saku-chérie qui a trouvé le nom, expliqua la blonde.

- Ca explique le niveau, glissa ducon avec un micro sourire.

- La ferme Dora, je t’ai pas sonné.

Ce grognement de ma part le fit encore plus sourire.

-         Euh…attend …Dora ? Ariel ? C’est quoi ces noms ? répéta Naruto.

En me disant ça, il avait vraiment la tête d’un con !!! Trop marrant.

-         C’est les surnoms que je leur ai donné…Tu sais Ariel dans la petite sirène ! C’est une rouquine et Gaara aussi alors bon. ‘Fin celui là c’est Tenten qui lui a refilé l’année dernière en regardant une photo de Temari, expliquai-je. Quant à Dora ça va très bien à ducon ! Il est brun et con ! Donc Dora ! Dora l’exploratrice, rigolais-je en fixant le susnommé avec un sourire stupide.

Tous les mecs me regardèrent quelques instants, au cas où je serais vraiment sérieuse, avant de fixer leurs potes (Ariel et Dora pour ceux qui n’auraient pas suivi). Et puis ils se mirent à hurler de rire, sauf Neji et les deux concernés. Mes copines aussi étaient en pleine crise d’hilarité aiguë, quant à moi…je fixai mes victimes avec de grands sourires colgate n°1.  

-         Et moi c’est quoi ? Hein ? Hein ? me harcela Naruto en sautant autour de moi.

-         Bob l’éponge, répondis-je en lui adressant un sourire carnassier.

Autant vous dire que Tenten en a hurlé de rire, manquant de tomber à la renverse sur une Temari qui n’en menait pas large non plus. Les autres mecs étaient tout aussi pliés en deux, je vous rassure. Quant à Naruto, il s’est tout de suite stoppé, et a commencé à bouder comme un débile, les bras croisés sous la poitrine.  

 

Finalement, trente minutes étaient ainsi passées, dans la joie et la bonne humeur de chacun (houlà la phrase quoi !). Malgré tout, cette bande de mecs pleins aux as était pas si chiante que ça !! Bien au contraire, et je m’éclatais comme une petite folle. Entre railleries et conneries envoyées à Ducon et Saï, je riais comme une dingue.

-         Au fait, depuis quand les filles de ce lycée se font jarter de cours ? me demanda à un moment Kankuro avec un sourire amusé.

-         Depuis que mes copines est moi y sommes scolarisées, répondis-je au tac au tac. Nan, franchement ma prof ne peut pas me blairer et moi non plus donc bon…et puis j’écoutais pas son cours…

-         Je te rassure, tu n’as rien loupé à part de longues, très trèèèès longues minutes où elle nous a expliqué le programme et comment elle avait trouvé un serpent dans le désert de Suna, m’expliqua Tenten en imitant la voix de notre adorable et vénérée prof, j’ai nommé Anko.    

-         Tu m’étonnes, soupirai-je. Je sens que je vais adorer l’SVT cette année…nan mais franchement, ils auraient pas pu nous mettre avec un beau prof ayant dans la vingtaine ? grognai-je en faisant la moue.

-         D’un coté on aurait plus louché sur ses fesses et le reste de son corps que suivi le cours, si ça avait été le cas …nan ? nota ma macaronée adorée avec un sourire pervers.

-         …C’est pas faux…, admis-je en riant tout en lui tapant dans la main.

-         J’hallucine, soupira muettement ducon (euh…juste…c’est quoi déjà son prénom ? Réel je veux dire…)

-         T’as un problème Dora ? le nargua Temari avec un sourire colgate.

-         Tu vas pas t’y mettre aussi la Sabaku, grogna-t-il.

-         Et pourquoi pas ? Après tout, je te connais depuis quand même un bail par le biais de mes stupides frères. Je peux bien me permettre de t’appeler comme ça ! réagit-elle.

-        

Ce que j’adore avec ce mec, c’est qu’il parlait vraiment pas beaucoup (ok, c’est vrai que si on compare avec monsieur Neji le beau goss c’est un vrai moulin à parole mais bref…). Enfin peut-être heureusement pour moi d’un coté nan ? Sinon je sais pas vraiment ce que ça donnerait…

-         Sakura !!! hurla soudain une voix, manquant de me faire faire un arrêt cardiaque immédiat.

Nan mais quoi à la fin ?? Ils n’ont pas fini de me faire tous sauter au plafond nan ? C’est quoi ces gens bizarres là ??

Passons ! J’ai failli hurler un « QUOI ?????? » en guise de réponse, mais apercevant mon interlocuteur - qui s’avérait être Tsunade - j’ai jugé bon de ne rien dire, au risque de finir à l’hosto et pas pour une attaque cette fois…

Oulalah …qu’est-ce qu’elle me voulait la dirlo ?? A une dizaine de mètres de nous, en compagnie de Shizune et du directeur des mecs, elle me souriait euh…sadiquement on va dire…tout en m’intimant d’un geste de la main de (je vous le traduis parce que dans son langage c’est plus soutenu quand même) ramener mes fesses ici illico presto.

Perdant instinctivement mon sourire de garce, je me levai prudemment avant de me diriger vers elle. Il régnait un silence de plomb sur le groupe des adolescents alors autant vous dire que j’ai encore plus stressé…

 

Arrivée à coté des adultes pendant que les discussions reprenaient du coté de mes copines, j’adressai un sourire débile à Tsunade tout en minaudant :

-         Vous vouliez me voir madame ?

-         Range donc cet air absolument inhabituel chez toi, grogna-t-elle immédiatement.  

C’est fou, mais c’est qu’elle commençait à bien me connaître la vieille ! Je ne pouvais même plus montrer un visage hypocrite sans qu’elle s’en rende compte…’fin bon ça changeait pas grand-chose.

-         Bref. Je suis là pour te parler de ta punition de cet après-midi, commença-t-elle en retrouvant un sourire.

-         Euh…oui…

J’en menais vraiment pas large, je l’admettrais volontiers. Enfin d’un coté, vous seriez comment – vous - dans une situation pareille ?? Vous danseriez des claquettes avec un costume de singe tout en chantant « La Carioca » ?

-         J’ai décidé qu’elle se ferait en deux temps. D’abord, tu t’occuperas de nettoyer toutes les douches du gymnase principal …

-         HEIN ???

-         … lundi prochain, acheva-t-elle alors que je la fixai comme un poisson hors de l’eau.

Mais c’est quoi ce délire ???? Elle a pété une durite ou quoi ?

-         Et la deuxième est que tu feras visiter les installations de l’école à un groupe de vingt garçons cet après-midi.

… Si elle m’avait dit que Brad Pitt était gai, je crois que j’aurai eu la même réaction. Mais elle est DINGUE ???!!!! Faire visiter une école (où moi-même je me perdais et dont je ne connaissais que ma chambre et le réfectoire) à une bande de dégénérés hormonaux ???

 

Après être passée en mode choquée, j’ai finis par commencer à rire jaune en la regardant comme si elle avait été un chimpanzé jouant aux cartes.  

-         Bien essayé Madame, rigolai-je. Nan franchement, c’est quoi la vrai punition ?   

-         Celle que je viens de te dire, répondi-t-elle avec un sourire tout aussi hypocrite que le mien.

Nan…attendez…elle rigole hein ? DITES MOI QU’ELLE RIGOLE LA???  Et puis pourquoi moi hein ? Vous pouvez me dire ???

-         Nous manquons d’effectifs pour encadrer les groupes…, jugea-t-elle bon d’expliquer.

Ouais et alors ?? C’est pas une raison, oh ! Une frêle jeune fille comme moi lâchée parmi une meute de mâle comme eux…Putain je vais crever…

Adieu monde cruel ! Adieu mes trois amies, je ne vous oublierais pas. Adieu stupide lycée bourré de dindes. Adieu chères putes, poufiasses et groupies, je vous haïrais toujours autant ! Adieu famille, adieu gloire et paillettes, adieu mon rêve de devenir maîtresse du monde. Et puis adieu Népal, adieu lamas roses et yéti.

Tout en partant dans un gros délire intérieur, je montrai une mine horrifiée à cette folle de Tsunade qui riait sûrement comme une hyène dans sa tête.

-         De toute manière je ne te demande pas ton avis, acheva-t-elle dans une veine tentative d’autorité. Sois dans le hall du lycée dans trente minutes.

Et elle me planta là, partant sans se retourner avec les deux autres adultes.

Le temps que je m’en remette, il se passa presque une minute pendant laquelle je la fixai partir, les yeux globuleux et la bouche grande ouverte. Excusez-moi, mais euh…on peut la refaire ?

-         Eh Sakura, tu fais quoi là ? T’attends le déluge ??? me hurla soudain Temari.     

-         Nan, j’ai décidé d’attendre l’arrivée de Superman, répliquais-je en finissant par aller vers la bande.

Après m’être assise avec grâce (mouais…sans commentaire) auprès de tout le petit monde, je fis mine d’éclater en sanglot.

-         Veux mourireuh, m’égosillais-je en mimant de me saigner les veines (avec une petite cuillère en plastique je précise)

-         Ah, je peux t’aider pour ça ? grinça Dora avec une tête encore plus conne qu’à l’accoutumée.

-         Je t’emmerde, grognais-je dans un murmure.

 

 

C’est ainsi que trente minutes suivant cet échange ô combien poli et constructif, je me tenais dans le hall, ruminant dans mon coin. C’était limite si de la fumée ne me sortait pas des oreilles et que le haut de mon crâne ne se détachait pas du reste de ma tête à cause de la pression. Une vraie cocotte minute, je vous jure.

L’endroit bourdonnait de mec de Shinoby’s academy, et dieu sait que je ne passais pas inaperçu. Tu parles, une pauvre terminale aux cheveux roses, seule représentante féminine (si on oubli Tsunade et Shizune) de la pièce…Autant vous dire que j’avais failli commettre un meurtre quand plus d’un mec étaient venu m’aborder. Ils étaient vite repartis en voyant mes yeux en mode « tu me touches, je te bouffe ! ».

 

Le début de la visite se passa…sans problèmes notable on va dire. Je m’occupais avec Shizune d’un groupe de vingt-deux mecs, dont – ô surprise – la bande rencontrée plus tôt. Coïncidence, ou Tsunade y était pour quelque chose ? Hin Hin, je parierais sur la deuxième option !

Shizune s’occupait un peu de tout, de toute manière je savais pas trop quoi dire à part des conneries… évidemment…J’y connaissais rien moi à ce nouveau lycée ! J’y étais que depuis quatre malheureux jours (et encore c’est une approximation).

Bref, tout se passa bien dans l’ensemble.

 

Lorsqu’on arriva à l’intérieur de la patinoire (qui je vous le rassure servait aux garçons, aux filles et aux villages environnants. Non non ils nous ont pas construit une patinoire juste pour nous hein !), nous nous assîmes quelques instants sur les bancs du haut.

Des filles étaient en train de s’entraîner au patinage artistique, sous la tutelle de leur prof Ana Omohiwa. Cependant, ce sport n’était pas au goût des mecs qui se mirent à ricaner.

-         Eh les filles, rangez vos tutus et laissez donc la glace aux joueurs de hockey, siffla l’un d’eux, faisant ainsi rire les vingt-et-un autres.

Que c’est drôle. Tu serais pas un comique toi, par hasard ? Le fusillant du regard, je me tournai vers la glace. Les filles qui y étaient venaient de tenter pour la plupart l’une des ces figures difficiles qu’on voit dans des championnats, et qui consistent à faire des tours sur soi-même, le tout en l’air s’il vous plait. J’ai toujours été subjugué par ceux y arrivant, et apparemment, il n’y en avait aucun ici. Toutes les filles venaient de tomber maladroitement, peut-être à cause des garçons.

Leur prof semblait hors d’elle, bouillonnant sûrement de l’intérieur.   

-         Hitora ! Sur la glace! Cria-t-elle soudain en défiant presque les mecs du regard.

Hitora ? Je connaissais bien ce nom ! Même plus que bien ! C’était celui de Tenten chérie ! Celle-ci était assise sur un banc à coté de la glace et finissait justement de lacer ses beaux patins blancs. Habillée d’un t-shirt collant de sport noir, d’un Short orange imprimé de tête de mort (et oui encore) ainsi que d’un collant résille noir, elle se tourna vers moi avec un sourire.

Je le lui rendis, confiante. Je ne l’avais encore jamais vu patiner et avais hâte de voir la prestation de ma macaronée adorée. Alors que ses condisciples quittaient la patinoire, elle adopta un air neutre, sûrement concentrée.

Allez Tenten !!!

Une musique retentit dans la salle. Ce n’était pas quelque chose d’ordinaire, mais un morceau de Temari !!! La musique en elle-même (qu’on pourrait largement classer dans hard rock) je la connaissais, mais avec il y avait en accompagnement la voix d’un chanteur qui m’était complètement inconnu. Puis retentit une voix féminine. Lorsque celle-ci parvint à mes oreilles, je crois bien que je frôlai une attaque (encore). En effet, c’était MA voix. Rouge comme une bouteille de ketchup, je préférai oublier ce problème quelques instants, afin de me consacrer à mon amie. Et il n’en fallut pas plus pour que Tenten s’élance. D’abord douce, suivant le rythme du morceau, elle évoluait gracieusement, ses patins frôlant à peine la surface glacée.

Quant la chanson commença vraiment, je crus bien que ma mâchoire allait se décoller du reste de ma tête. Tenten patinait à une allure folle, glissant avec légèreté sur la glace, et faisant toutes sortes de figures impressionnantes.

 

Avançant en avant, puis en arrière, mon amie était tout simplement splendide. Lorsqu’on la voyait ainsi, nous ne pouvions plus détacher nos yeux de sa silhouette fine et élancée. Puis, alors que le rythme accélérait encore, elle arriva au détour d’un virage serré, sauta en l’air et réussit l’une de ses figures citées plus tôt. J’étais sur les fesses, et les mecs aussi. Je crois bien qu’on appelé ça un double lutz…

 

Nous ne pûmes cependant pas voir la fin de cette magnifique démonstration qui m’avait carrément donné la chair de poule, car Shizune voulait que la visite continue. Mais je voyais sur son visage un air de fierté. Tenten était absolument douée, et dieu sait que je n’y connaissais pourtant rien.

 

 

Finalement, il ne se produisit rien de spécial pendant le reste de l’après midi. La dernière étape était les écuries. A peine y étions nous, que je m’occupais d’expliquer le tout aux mecs. J’adorais les chevaux, alors je n’allais pas manquer une occasion de le faire savoir.

Alors que je parlais, tout en leur faisant visiter les magnifiques écuries clairs et ensoleillées, Naruto trépignait comme un enfant.

-         Eh Saï, t’as vu le beau cheval ???

-         Ouais.

-         Eh eh Saï, t’as vu celui-là ? C’est un pur-sang arabe !!!! continua le blond surexcité.  

-         Ouaiiis ! fit le brun énervé et snobant le dit animal.

-         EH EH  Saï t’as vu …

-         OUI J’AI VU PUTAIN NARUTO ? finit par hurler le dragueur.

-         Bah…pourquoi t’as marché dedans alors ? demanda le blond en le fixant avec des yeux en soucoupes.

En effet…le brun venait de mettre le pied en plein dans un beau et gros tas de crottin de cheval frais et odorant. Il ne m’en fallut pas plus pour que je me mette à hurler de rire comme une hystérique, suivie de tous les mecs hormis Saï.

Je dû même m’appuyer contre une barrière, ne pouvant plus m’arrêter. Mes hoquets étaient si importants que j’avais du mal à tenir debout. Mon hilarité finir par se stopper doucement (très doucement) mais pauvre de moi, je vis Saï à quelques mètre en train de crier :

-         Putain mais regardez-moi l’état de mes nouvelles chaussures italiennes faites sur mesure !!!!

Et c’était reparti pour une autre crise aiguë de rire de hyène. J’en avais carrément glissé de ma barrière, commençant en plus à avoir une envie pressante.     

-         Je …je reviens, réussi-je à articuler avant de repartir dans un éclat de rire monumental.

Partant en direction des toilettes du centre équestre et riant toujours comme une cinglée, j’atterrie sur l’abattant des toilettes, riant encore et toujours. Assise là, je ne pouvais toujours pas m’arrêter, repassant la scène dans ma tête. Non mais arrêtez c’était TROP marrant. Ce soir j’aurais des abdos en béton pas de doute.

 

 

Finalement, je vous rassure, je réussi à retourner voir les mecs, des larmes de rire au coin des yeux, et la visite se finit bien, sans autre chose notable.

 

Ce n’est que le soir, alors que les mecs étaient repartis dans leur lycée pas si fort fort lointain que ça, que je retrouvais mes amis au réfectoire. A peine arrivée, j’entendis Ino la poufiasse se vanter d’avoir reçu un sms de Sasuke Uchiwa. Et mon cul alors ? Mais c’était sans compter Temari qui vola le portable, y jeta un coup d’œil avant de dire avec un ton amusé :

-         Ca c’est plutôt un sms de ton petit frère disant « Grande sœur, t’as oublié de castrer le chien !! »

Ino était verte, c’est clair et net, et reprit son portable en partant à grands pas.

J’allais dire quelque chose à mes amies quand mon propre portable vibra. Le sortant, j’ouvris le sms que j’avais reçu et le lu dans ma tête:

 

 

«  Hey Charlotte aux fraises !

Sympa la visite cet aprèm’ !

Au fait, ton nouveau surnom te plait ?

 

Ducon. »

 

 

Euh…attendez QUOI ???

 

 

 

A suivre…

 

 

Voilà voilà ^^ N’oubliez pas les commentaires !!! Ca vous a plu ? Je VEUX savoir !!