Chapitre cinquième

par Tite_elfe

Bonsoir à tous et à toutes.

 

Et oui, pour la nouvelle année, mon cadeau un peu en retard : un nouveau chapitre de ma fiction ! Yeah c’est cool !

 

A part que je ne sais pas si je vais continuer mes fic vu le nombres des commentaires °_o. Franchement ça fait pas super plaisir, surtout quand on sait que les auteurs passent du temps à écrire des fictions et qu’au final ils n’ont que quelques malheureux avis.

Après ce coup de gueule bonne lecture, mais ne soyez pas surpris quand les suites ne viennent pas ou bien trop tard.

 

Quand je vois ma seconde fiction avec plus de 60 suivie et où je n’ai quelques petits commentaires postés par des gens même pas inscrit ça ne motive pas vraiment pour écrire des suites…  Merci à eux en tout cas J

Concernant « your dangerous mind », la suite n’ait pas vraiment prévue vu la motivation aux commentaires. Et puis en plus c’est la fin des vacances donc je ne sais pas quand viendra la suite, j’en suis désolé pour ceux qui laisse des avis, eux.

 

 

Voilà voilà. Pour ce fiction là, la suite viendra quand j’aurais vraiment la motiv’ et du temps. Elle risque d’être tapée mais pas postée.

 

Enfin bon, après ce petit paragraphe pas contents, bonne lecture J J.

 

 

 

Tite_elfe.   

 

 

 

 

 

 

Depuis plus d’une minute, je fixais Tsunade de mes yeux verts. C’était à qui détournerait le regard la première et à ce jeu là, j’étais imbattable. Finalement, la vieille peau soupira, sans doute consternée d’avoir une telle élève et je lui adressais un sourire vainqueur de ma collection.  

Sûrement pour dissiper l’ambiance glaciale qui régnait entre la blonde et moi, Monsieur Akiha se racla la gorge avant de me désigner de la main les hommes à ses cotés :

-         Miss, je vous présente Monsieur Kitshuano Jiraiya, le directeur de Shinoby’s Academy, Monsieur Hoshi Hitamo, le maître d’arme des garçons, et Hatake Kakashi ainsi que Sarutobi Asuma, qui sont enseignants.

Je tournais finalement mon regard vers eux et tentais un sourire poli, ce qui n’était pas souvent dans mes habitudes. Le dirlo des mecs me serra immédiatement la main, avec peut-être un peu trop d’empressement à mon goût. Oula lala c’était quoi ce drôle de regard ? Je trouvais que les yeux du vieux dirlo (qui devait avoir l’âge de Tsunade) étaient un peu trop orientés vers ma poitrine ! Elle était pourtant bien cachée sous cette fichue protection mais ce mec semblait vraiment pervers, au point de ne pas y faire attention. Je me raclais la gorge à mon tour avant de l’éblouir d’un sourire qui voulait dire « Continue et je t’en colle une, même si t’es un directeur ». Apparemment il ne comprit pas vraiment le message mais lâcha ma main, souriant toujours.

-         Messieurs, voici miss Haruno, acheva mon professeur. C’est ma seule sabreuse…

-         Et l’une des élèves les plus désespérantes de ce lycée, coupa Tsunade narquoise en croisant les bras sur sa poitrine.

Merci ça fait toujours plaisir ! Bon d’accord, je ne suis pas un modèle de gentillesse, d’obéissance et de classe mais quand même ! Elle pourrait me soutenir ! Faut s’entraider entre femme. Je fusillais légèrement cette traîtresse des yeux et grogna un « n’importe quoi ! » qu’elle entendit bien.     

-         Enchantée, fis-je à l’adresse des autres.

Autant dire tout de suite que cette marque de politesse m’écorcha un peu la gorge mais bon…  

-         Tu es la seule sabreuse ? me demanda immédiatement Hitamo, le maître d’arme.

J’hochai la tête pendant que Akiha posait sa main sur mon épaule. Whaou ! Venant de sa part c’était …comment dire…étonnant !  

-         Et je peux vous assurer qu’elle n’a rien à envier à vos propres élèves très cher, dit-il en montrant du doigt quelques garçons plus loin.

Ok c’est bon je venais de comprendre ! Non, Akiha n’avait pas changé d’un pouce, c’est juste qu’une forte rivalité le liait à Hoshi Hitamo. Devant son adversaire, il n’allait quand même pas dire que je n’étais qu’une nulle ! Quoi que…Hum, ne parlons pas de malheur.

Je tentais un sourire gêné mais ne me démontais pas pour autant. Manquait plus que je prenne la grosse tête.

-         Cher Akiha, permettez moi d’en douter, fit simplement Hitamo.

Macho ! Macho ! Ca se voit dans tes yeux !! J’allais l’étriper, pas de doute ! Comme si tes poulains bourrés de fric pouvaient me battre !  

-         Bon, tu n’es pas là pour discuter jeune fille, intervint mon maître d’arme. Va donc me faire quelques assouplissements et une trentaine de pompe !

Oh le salop ! Pardon mais là ! 30 pompes quoi ! J’essayais de ne pas lui hurler ma façon de penser mais ne put m’empêcher de grimacer.

-         C’est pas cool ça monsieur, marmonnais-je grognon en me dirigeant un peu plus loin, près des deux espaliers dressés sur le mur.  

-         Tu ne croyais tout de même pas que tu allais prendre le thé ! siffla t’il en me souriant sadiquement. La prochaine fois ne te fais pas renvoyer de cours !

-         Mais c’est pas de ma faute aussi ! protestais-je avec vigueur.

Inconsciemment je tournais la tête vers mon prof. Près de leur groupe d’adultes sadique, tous les mecs s’étaient assis dans les canapés et quelques uns me fixaient avec un drôle de regard. Ils devaient sûrement être ravis de me voir dans une telle situation ! Tu parles, une fille qui s’échauffe il n’y a rien de plus excitant ! Gros cons va !

-         Et tu peux me dire comment tu as fait pour être virée de cours le troisième jour seulement, brailla Tsunade.

Ignorant les regards des garçons présents dans cette pièce, je plaçais ma jambe droite sur l’une des barres d’un des espaliers, à hauteur de mes hanches. La souplesse était un de mes point forts mais ne valait pas celles de Tenten et Hinata.

-         C’est simple ! Anko parlait de je ne sais plus quoi et moi je n’écoutais pas, comme 85 % de la classe soit dit en passant, fis-je en commençant mes échauffements. Et comme cette f…enfin Anko, ne m’aime pas, elle m’a demandé si j’écoutais son cours rasoir ou si je m’en fichais totalement. J’ai dis « Oui Madame bien sur que j’écoute ! » Mais là, question piège, elle m’a demandé de quoi elle parlait. Comme j’ai pas répondu elle m’a foutu dehors. Voilà, terminais-je en décochant à ma dirlo un sublime sourire colgate n°2.

La pauvre, je suis méchante avec elle !! Et je le vaux bien !  Cependant elle me regardait absolument consternée et ne tarda pas à se frapper le front du plat de la main.

-         Non mais je rêve, soupira t’elle. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi mon lycée héberge un groupe de jeune fille aussi…décalé des critères ??

J’éclatai aussitôt de rire et finit par chantonner « Il faut de tout pour faire un monde, nanananère ». La pauvre ! Là elle était carrément désespérée. Bon d’un coté j’allais pas la laisser tranquille ! Après tout je suis là pour ça et personne ne pourra me changer !

Les garçons de Shinoby’s Academy semblaient eux assez perplexes face à cette situation, tout comme leur dirlo et leurs profs. Seul mon cher Akiha souriait, apparemment ravie de m’avoir pour élève. Enfin je pense surtout qu’il était ainsi car son rival semblait perdu. Mon dieu ils sont pas au bout de leurs peines ! Au fond je suis calme là ! Si mes trois délurées de copines se ramenaient à l’instant je crois vraiment que ça partirais en sucette tchernobylisée et que Tsunade pèterait la durite de sa vie. Pire que si elle voyait sa première ride, dites donc !

Bon là ils doivent carrément me prendre pour une dingue avec la tête que je tire. Bof, tant mieux.

-         Bon, hum, messieurs voyons, s’exclama Hitamo pour dissiper ce léger…flottement, allez donc vous entraîner au lieu de rester ainsi comme des statues !

-         Le premier qui s’approche pour se présenter et me dire que je suis charmante je lui en colle une ! marmonnais-je.

 Alors que mes yeux lançaient des éclairs, quelques mecs commencèrent eux même leurs échauffements.   

 

Quand j’eu fini les miens, je me dirigeai vers les sabres quand soudain :

-         Miss Haruno ! chantonna mon très cher professeur d’escrime. Ne vous avais-je pas dit de faire 30 pompes ?

Immédiatement je me raidis et tirais une tête peu accueillante. Comme au ralentis, je me tournais finalement vers lui. Et le pire c’est qu’il SOURIAIT !! Un sourire que j’eu immédiatement envie de lui faire ravaler à coup de poêle à frire ! Un sourire crispé étira mes lèvres alors qu’une veine palpitait au niveau de ma tempe. S’iou plait ! Si Dieu existe faites qu’il change d’aviiiiis !!!

Essayant le coup du sourire colgate n°4 accompagné d’un battement de cil et d’yeux larmoyants, je susurrai :

-         S’iou plait Msieur !!! Je peux ne pas faire les pompes ???

Tiens il sourit encore plus. Cool…Ah non là ça commence à faire peur. Hum. Comment un sourire peut s’agrandir autant ?

-         Non, lâcha t’il finalement avant de se retourner vers deux mecs qui s’entraînaient.

Je faillis en tomber à la renverse. Naaaaaan !!!! Espèce de gros nul ce dieu ! Il existe pas même que, na !!! Ma veine palpita encore plus alors que je bouillonnai de l’intérieur. Soudain un rire attira mon attention, juste à ma droite.

 

Avec autant de lenteur que possible, je tournai mon visage crispé par la fureur vers celui qui avait osé. Dans mon champ de vision entra alors un groupe de mec. Ils étaient dix, dont quatre en combinaison d’escrime. Ceux qui ne fichaient rien étaient assis dans deux sofas d’un rouge flamboyant. Mais bon ça c’est pas le plus important là tout de suite !

Celui qui avait OSE rigoler était sûrement un seconde, peut être même un troisième, vu sa taille. Il était d’ailleurs en tenue. Comment a-t-il pu se foutre de ma gueule ? D’ailleurs il continuait sans se rendre compte que je le fixai absolument hors de moi. C’était à deux doigts si de la fumée ne me sortait pas des oreilles.

-         Non mais attendez, vous pouvez m’expliquer ce qu’une fille qui manque autant de classe fait dans ce lycée ? se marrait-il alors que ces potes me fixaient.

L’un d’eux voulu d’abord le prévenir mais j’étais déjà derrière le suicidaire. Il était de la même taille que moi, avec des cheveux châtains en bataille ainsi que de petits yeux bruns.

-         Excuse moi mais … je te fais rire ? demandais-je d’une voix qui se voulait amusée.

Il se retourna immédiatement vers moi et son sourire diminua vite.

-         Oui, et je t’assure qu’il y a de quoi ! clâma t’il.

Sale gosse !!! Je vais t’embrocher et te faire cuire, tu n’y comprendras rien !

Je sentis cependant la haine m’envahir quand il me répondit avec véhémence. Le pauvre du prendre peur face à mon regard tueur car il recula en essayant de rire. Pourtant je suis sure qu’au fond de lui il était du genre terrifié.

-         Ah ouai ? fis-je alors que mon sourire s’élargissait.

-         Euuuuh, hésita t’il en virant au blanc.

Je fis craquer mes doigts à la façon de Tenten quand elle s’énerve alors qu’un pote du gamin se fichait un peu de lui :

-         Allez Konohamaru, tu vas pas te laisser faire par une fille, commença t’il en s’approchant. Même si elle est diablement belle et bien foutue.

Le sourire charmeur qu’il me décocha n’eu pas vraiment l’effet escompté : j’en avais la nausée. Le nouveau était grand, sûrement en terminale, d’une pâleur presque cadavérique et possédait une chevelure noire coupée court. Il se saisit de ma main sans que je ne l’aie vu venir et la porta à ses lèvres sans me quitter des yeux. Yeux que lui avait noir d’ailleurs.

-         Je m’appelle Saï Uchiwa, se présenta t’il dragueur. Enchantée.

Instantanément je lui présentais une moue dégoûtée et retirais vivement ma main. Eurk ! L’est dégueu ou quoi ?

-         Ouai et alors ? Fis-je imperturbable mais toujours nauséeuse.

-         Et alors ? Tu me demandes vraiment ça ? demanda t’il en riant. Voyons je suis Saï Uchiwa !

Il y eu un moment de silence dans notre groupe alors que les autres mec y appartenant observaient ma réaction, amusés. Saï Uchiwa ? C’est pas un fils de peintre très connu et neveu de je ne sais quel mec hypra connu ??

Les garçons durent voir cet éclair d’illumination traverser mon esprit car mon soupirant l’ouvrit encore :

-         Tu viens de comprendre ! Je suis Saï Uchiwa, répéta t’il pour la troisième fois en moins de 30 seconde et en affichant un nouveau sourire ravageur.

Je le fixais en perdant le mien et lâcha au bout de 30 autres secondes :

-         Rien à foutre.           

Ce qui se passa après me fit lever un sourcil : trois des mecs assis sur les sofas éclatèrent littéralement de rire alors que les autres se foutaient de la gueule de ce Saï, en riant sous cape. Même le gamin qui s’était moqué de moi se mit à rire. Certains se tenaient carrément le ventre qu’ils devaient avoir douloureux…

Ouai je sais, je suis une comique mais quand même. Je les fixais tout les dix avec des yeux de merlans frits. Nan mais quoi, il y avait de quoi !

Mon prétendant quant à lui me regardait fixement, la bouche grande ouverte devant ma réponse, et encore plus blanc qu’il n’est possible ! Blanc de blanc !

-         Ferme la bouche où tu vas bouffer une mouche, lui fis-je par simple réflexe.

Il la ferma (la bouche), mais plus par automatisme qu’autre chose. Ses yeux ressemblaient toujours autant à des soucoupes…et ses copains se marraient encore comme des dingues.

-         Bon c’est pas que je m’ennui, dis-je sans savoir si on m’écoutait vraiment, mais j’ai pas que ça à foutre…Alors toi, commençais-je en me tournant vers ce Konohamaru, fous toi encore une fois de ma gueule et même la meilleur chirurgie esthétique existant ne pourra réparer les dégâts que j’aurais causé sur ton minois ! Capich ? 

J’achevai ma tirade avec un superbe sourire colgate n°1 qui l’éblouit, lui et un de ses autres potes. Ce dernier était également en tenu d’escrime et devait lui aussi être bien plus jeune que moi et les 8 autres mecs. Il portait d’ailleurs des lunettes qui lui donnaient un affreux air de binoclard. Cependant je ne pus me pencher d’avantage sur la question car un homme d’environ 28 ans apparut immédiatement auprès des deux troisièmes.

 

Je reculai un peu, dégoûtée, devant la tête du nouvel arrivant. Au secours, c’est qui ce mec ? Il était assez grand, avec une coupe très courte de cheveux noirs et portait lui aussi des lunettes…noires. Hum pardon je recommence : c’est QUOI ce mec ???

Il remonta ses lunettes sur son nez avant de me montrer du doigt :

-         Miss, savez vous à qui vous vous adressez ?? Je ne peux permettre un tel manque de respect envers Konohamaru-sama, me dit-il avec un ton supérieur.

Le fixant un peu blasée, je demandai :

-         Scuse mais…t’es qui toi ? Et puis je m’adresse seulement à un gosse qui me cherche…ça te regarde pas que je sache ! A part si évidemment tu as envie, toi aussi, de t’en prendre une ! Terminais-je avec un immense sourire qui le déstabilisa complètement.  

-         Je…je m’appelle Ebisu, jeune inculte ! répondit-il en essayant de se reprendre.

Immédiatement je décelai de légères rougeurs au niveau de ses joues …Mes sourires lui ferraient-ils un si grand effet ? Mon analyse se confirma justement quand un des mecs murmura :

-         Voilà encore ce pervers aux hormones surdéveloppées.

Mon sourire ne fit que s’agrandir. J’allais pouvoir m’amuser !!! Bon d’abord je regardai si Tsunade ou un autre prof étaient dans le coin. Apparemment non, ils discutaient à l’autre bout de la pièce.

Me retournant radieuse vers ce cher Ebisu je lui décochais un sourire des plus ravageurs en susurrant :

-         Ebisu hein ? Tu sais que t’es diablement mignon ? fis-je en m’approchant de lui avec une démarche aguicheuse.

Autant vous dire que je cru bien que sa mâchoire se détachait de son crâne. Mais je n’allais pas m’arrêter là voyons ! Autant le martyriser jusqu’au bout !!! Arrivée tout près de lui, je lui demandai avec autant d’innocence que possible :

-         T’es toujours puceau je parie. Tant mieux je préfère les mecs comme ça, achevai-je en lui posant ma main sur le bras.

Ok, quand je dis achever, j’ai pas tord…le pauvre m’a fait une hémorragie nasale avant de détaler en hurlant comme un malade. Quittant la pièce en beuglant comme si on venait de le castrer (sans anesthésie bien sur !) il passa devant le groupe des profs qui le regardèrent passer la porte avec des yeux ronds.

 

Imperturbable mais toujours souriante je me tournais vers Konohamaru et les autres qui étaient à la limite de hurler de rire.

-         Bon ça étant fait, fis-je comme si de rien n’était et en admirant mes ongles, je vais pouvoir m’occuper de toi maintenant.

Me tournant entièrement vers le troisième, j’agrandis mon sourire et le pauvre gamin ne fut vraiment pas rassurer. Bon d’accord, il y avait de quoi avoir les chocottes quand on est en face d’une fille aussi folle que moi mais là il en faisait peut être un peu trop…nan ?

-         Nan nan mais j’ai compris, répondit-il vraiment pas sure de lui.

D’ailleurs il avait tendance à bégayer devant moi…je suis intimidante à ce point ? Mouai, je suis pas super convaincu mais bon…

Ravie de sa réponse, je lui ébouriffais les cheveux.

-         Brave garçon !

-         Miss Haruno, m’interrompit la voix de Akiha à deux centimètre de mon oreille.

M’empêchant d’avoir une syncope et de hurler de frayeur, je perdis légèrement mon sourire :

-         Oui monsieur ? fis-je d’une petite voix.

-         Et ses pompes alors ?

-         Déjà faites, tentais-je.

-         Faux, grinça t’il apparemment amusé de me faire souffrir.

Tirant une grimace des plus imagées, je lâchai un inaudible « Spèce de sadique ! » qu’il n’entendit pas, du moins je l’espère pour ma pauvre vie. Les dix mecs en revanche affichaient de beaux sourires moqueurs. Cependant le regard en mode mitraillette automatique que je leur accordai les stoppa vite et donna des sueur froides à cinq d’entres eux.  

-         Allez ! Au sol, et faites moi ces satanés pompes ! ordonna t’il en levant les yeux au ciel.

Là je n’avais plus le choix et je le savais. Rouge comme une bouteille de ketchup, je m’éloignait quelque peu (bah j’allai quand même pas le faire devant la bande de mec ici présente !).

 

Je dois bien l’avouer, les premières pompes passèrent comme du beurre mais pour ce qui est des dernières…elles passèrent vraiment, mais alors vraiment pas bien. Grimaçant face à la douleur qui me tenaillait les bras, je m’abaissais pour la vingt-neuvième fois à deux centimètre du sol en faisant attention de garder un dos droit. Ce dernier d’ailleurs me faisait tout aussi mal que mes bras et je commençais à croire que j’allai crever là, en faisant ces putains de 30 pompes.

Tout en faisant la dernière (dieu merci) je songeai que Tsunade devait être au paradis en me voyant souffrir autant. Quand je dis que c’est tous des sadiques ! Sans parler des mecs qui devaient bien se rincer l’œil. Spèce d’imbéciles bourrés d’hormones ! Je vais les embrocher sur mon sabre puis leur enlever les bras, les jambes. Ensuite…euh je m’égare c’est ça ? Bon désolé mais une bonne giclée d’hémoglobine masculine m’aurait sûrement détendu là !        

 

Quand j’eu finit je me laissais tomber au sol, complètement crevée. Essayant de reprendre ma respiration, je me tournais difficilement sur le dos et fixais béatement le haut plafond de bois précieux. Il était d’ailleurs bien joli, avec ses sculptures ouvragées et ses voûtes. Comment ça je deviens folle ? Scusez moi, mais après avoir fait 30 pompes je peux quand même perdre la tête deux petites secondes ?!

 

J’allai justement me relever quand quelqu’un me cacha à la lumière et je du lever les yeux vers le concerné. C’était un des mecs du groupe précédent, et je dois bien l’avouer, il n’était pas si moche à regarder. Bien taillé, il devait bien faire 1m89. Possédant de courts cheveux châtains et des yeux de la même couleur, il me sourit tout en me tendant la main. 

D’abord hésitante, je la saisis finalement et il m’aida facilement à me relever. Comme je le pensais il était musclé, et pas qu’un peu s’il vous plait ! Mais maintenant qu’il n’était plus à contre jour, je pus mieux le détailler et quelque chose me frappa : il me semblait déjà l’avoir vu !  Fronçant les sourcils j’essayais de me rappeler où j’avais bien pu le croiser.

-         Allez viens, sourit-il. Tu pourras te reposer au moins !

Sans même que j’ai pu esquisser le moindre geste, je me retrouva au milieu de ce groupe de mec, assise sur un des canapé pourpres. Quatre d’entres eux, dont celui qui m’avait aidé ainsi que Saï semblaient ravie de ma présence. C’était comme si ils n’avaient pas vu de représentantes féminines depuis des lustres et me regardaient un peu bizarrement. Deux autres semblaient s’en ficher royalement (c’étaient d’ailleurs les plus beaux de la bande), et enfin, Konohamaru et son pote de troisième n’avaient pas l’air très rassurés alors qu’un autre semblait … perplexe. C’est bien le mot.

Les sourcils relevés devant les sourires de cinq de ces garçons, je tournais mon visage vers ce dernier. Roux, ses cheveux partant où bon leur semblait, plutôt grand et mince mais surtout pâle, il me rappelait également quelqu'un. Ses yeux vert bouteille me dévisageaient avec un intérêt particulier, comme si lui aussi m'avait déjà croisée !

Les yeux comme des soucoupes, je regardais alternativement ces deux garçons. Comment se faisait-il que j'ai une telle impression de déjà vu ? 

Mon esprit marchant à vitesse grand V, j'essayai de rassembler mes idées et souvenirs. Qui  étaient ses deux mecs bordel de merde ??

Alors que je commençai à voir où j'avais pu les rencontrer, l'un des mecs souriant se posta devant moi.

-         Salut !! Je suis Naruto Uzumaki, commença t'il.

Blond comme de l'or et aux yeux bleus de lagon, ce gars était diablement mignon, il fallait bien l'avouer ! Surprise, je tentais un sourire, car il n'avait pas l'air séducteur qu'arborait Saï.

     -    Salut, fis-je. Moi c'est Sakura Haruno.

-         Sakura ? Répéta un mec à ma gauche.

Celui-là en revanche était hideux ? Affreux ? Repoussant ? Tout ces mots pouvaient très bien le caractériser et je vous jure que j'étais on ne peut plus objective. Oh god, c'est quoi ces gros sourcil, ses yeux ronds et cette affreuse coupe au bol ? 

-         Ce nom te caractérise très bien ma belle fleur de cerisier, continua t'il en papillonnant des cils.

Au secours !!! C'était qui ce malade ? Affichant une moue dégoûtée, je m'écartai légèrement de lui. Le mec contre qui je me cogna ensuite était lui brun, plutôt beau gosse et me fit un sourire ravageur. C'est pas vrai, un deuxième Saï ??

- Ok les gars, arrêtez de me fixer comme une pâtisserie compris ? Fis-je en me relevant excédée.

- Mais ma princesse, commença la chose répugnante à sourcil en forme de chenille mutantes.

- Oulà toi tu m'approches pas, ordonnai-je immédiatement en riant jaune.

Je crois que les autres devaient avoir l'habitude que les filles réagissent ainsi face à leur pote tout habillé d'une immonde combinaison de sport verte.

- Mon pauvre Lee, tu viens encore une fois de te faire jeter, rit Naruto en lui donnant une tape dans le dos.

- Mais non, c'est juste que ma belle Sakura ne me connaît pas encore, répondit le mec.

Mon dieu, où suis-je tomber ? Et d'abord il a dit quoi là ??? Du genre blasée, j'abattis mon poing sur le sommet du crâne de ce cher Lee en grommelant :

-         Je ne suis pas TA Sakura alors ne m'approche pas à plus de 2 m ou je hurle au harcèlement sexuel !   

-         Mais ma fleur…, tente t’il les yeux larmoyants.

Au secours je vais gerber !

Nauséeuse je m’écartais de ce Lee et trouvais refuge auprès des deux trèèèès beaux goss.

-         Votre copain ne serait-il pas échappé de l’asile des fous ? Ou alors peut être est-il de la même famille que ma prof de SVT, au choix, leur glissais-je en souriant narquoisement.

-         En fait, ce n’est pas ce qu’on peut appeler un ami mais bon…, me répondit stoïquement l’un d’eux.

Ricanant, je me tournais vers mes interlocuteurs.

Ces deux là étaient d’ailleurs en tenue d’escrime. L’un était brun aux yeux d’onyx et autant tout de suite le dire : il était vraiment craquant. Non ! Pardon il était irrésistible. M’empêchant de rougir comme une vulgaire groupie, je le détaillais un peu plus.

Le jeune homme possédait une chevelure d’un noir de jais coiffés en pics derrière sa tête, alors que deux mèches encadraient son visage. Visage qu’il avait fière et masculin alors que sa peau diaphane semblait aussi douce que celle d’un nourrisson. Au niveau du corps, il devait bien mesurer 1m85 et sa fine musculature des plus attrayantes était largement visible à travers sa tenue. Par tout les saints, qui c’est ce dieuuuuu ?

Me reprenant avant de me faire luncher comme une stupide dinde, je me tournais rapido vers le second méga super beau goss.

 

Lui était châtain, et ses cheveux qui semblaient d’un soyeux irréel étaient longs (atteignant le milieu de son dos) et attachés en une basse couette. Tout comme le premier il était grand, bien musclé et dégagé une aura particulière (depuis quand je vois les aura moi ??). Cependant quand je passais à ces yeux, il y eu un déclic et je le fixai avec un air fière. Le pointant du doigt tout en souriant je m’exclamai :

-         Ahaha ! Dis donc toi ! Tu ne serais pas le très cher cousin d’Hinata ??

Il y eu un moment de flottement et finalement, les pupilles nacrées me fixèrent dangereusement.

-         Comment connais tu Hinata ? me demanda t’il froidement.

Absolument pas effrayée, je souris de toutes mes dents blanches :

-         Disons que je la connais assez pour savoir qu’elle n’avait pas menti…

-         A quel sujet ? fit-il incrédule.

-         En fait…

-         HARUNO !!!! hurla soudain la voix ô combien mélodieuse de mon prof d’escrime.

-         Oui ? fis-je en me tournant vers lui, comme les mecs de la bande.

-         Ca fait une heure que je vous appelle ! Vous avez un match à disputer jeune fille !

-         Un match ? répétais-je absolument « hors service ».

Je vis Tsunade soupirer derrière Akiha. Mouai, je sais je suis désespérante…

-         Allez venez par là au lieu de me fixer avec vos yeux de merlans fris !  s’exclama t’il exaspéré.

-         Vous aussi Messieurs, fit Hitamo à l’adresse de tous ses élèves masculins.

Ok, je sais pas pourquoi mais je sens ça va finir bizarrement. Allez savoir, je dois avoir un sixième sens…intuition féminine. Euh…je suis pas sure d’en avoir alors bon…

 

Finalement, j’avançais vers les adultes avec les mecs de cette bande complètement hétéroclite. Nous étions tous, adolescents aux hormones bouillonnantes, placés en cercle autour des vieux et le maître des mecs s’avança finalement.

-         Bien, avant de finir cette première séance, l’un de vous se battra contre miss Haruno ici présente, expliqua t’il en me désignant de la main. Un combat en trois assauts. Et pour ça j’ai choisi…Udon.

Il y eu quelques murmures dans les rangs et moi évidemment, je ne comprenais pas vraiment pourquoi.

-         Udon ? grogna le beau brun qui était juste derrière moi. Mais c’est le plus nul…  

Quoi ? Il m’ont refourguer un débile comme adversaire ? Mouai, Hoshi me connaissait mal et mon prof semblait aux anges. Il devait se dire que j’allai bien leur fermer leurs clapets, en particulier celui de Hitamo.

D’après les plaintes des escrimeurs, le dénommé Udon…était le binoclard de troisième et ami de Konohamaru ? Je rêve je vais me battre contre une lavette !

-         M’enfin, en face d’elle il a quand même ses chances, termina le brun.

Aaarrrrg, qu’est ce que t’a dit toi ? Viens par là que je te face un ravalement de façade ! Me tournant furieusement vers lui, je me dis vite que même beau, ce mec était vraiment un grand salop !

Mais je n’étais pas du genre à me laisser traiter ainsi. Pivotant brutalement, je lui envoyais violemment mes cheveux en pleine face avec autant de classe qu’une fille du grand monde. Puis d’une démarche assurée j’allais récupérer mon précieux masque alors que mon prof me lançait mon sabre.

 

L’attrapant avec aisance, je fis siffler la lame dans les airs tout en défiants l’intégralité des garçons de Shinoby’s Academy de mon regard vert. Non mais pour qui ils se prenaient ses gamins bourrés de fric ?

 

 Me plaçant sur une des pistes, pendant que mon prof s’occupait des branchements de ma combinaison, je plaçais mon masque sur le haut de ma tête, tout en fixant ce Udon. Cette mauviette était au bout de la piste et me faisait face pendant que le cousin de Hinata le branchait au compteur.

Je voyais nettement les jambes de mon adversaire trembler. Il allait quand même pas se pisser dessus ? Je serai mal pour lui après ! M’enfin, perdue dans mes pensées, je du en émerger quand Akiha me glissa :

-         Je vous laisse faire miss. Après tout vous en tirerez avec les honneur donc mettez lui la pâtée de sa vie. J’ai confiance en vos dons de sabreuse.

Tournant mon visage vers lui, je lui décochai un sourire entendu qui signifiait «Vous doutiez du contraire ? »

Finalement je m’avançai plus en avant sur la piste alors que les mecs se pressaient sur les cotés, sûrement pour me voir perdre. Udon finit bientôt par me rejoindre et je lui décochais un sourire des plus séduisants de ma collection, avant de baisser mon masque.

Notre arbitre fut Asuma, un des profs des garçons et après les saluts habituels, nous nous mirent en position.

 

-         Allez ! Ordonna l’arbitre d’une voix assurée.

 

Mais je n’avais pas besoin d’autre chose pour m’élancer vers le pauvre Udon. Immédiatement tout mes réflexes revinrent. Ma lame fusa vers l’adversaire en une danse mortelle et fatale. En sabre, l’on peut toucher avec le plat et la pointe de la lame et cela sur toutes les parties du corps au dessus de la ceinture. Assurée, j’avançai vers lui, mon sabre dangereusement brandi.

Alors que les mecs se mettaient à encourager leur représentant, je décidai de ne pas faire durer ce match des plus inéquitables et de ne montrer aucune de mes précieuses bottes ou parades. Comme disais Akiha, il ne faut jamais dévoiler son jeu à l’adversaire avant de l’avoir battu.

Souriant sous mon masque je l’élançai rapidement vers lui tout en évitant ses attaques. Après l’avoir observé quelques instants, lui et son jeu de jambes, je pris les devant et pointa ma lame vers une ouverture. Le biper émit immédiatement un son strident quand le bout de ma lame le toucha au flanc droit. Un à zéro.

Pendant les deux minutes suivantes, je fus beaucoup plus rapide, m’élançant sauvagement vers lui et déviant les traits de sa lame. Lorsque le compteur sonna à nouveau en ma faveur, j’étais aux anges. Cependant ma concentration ne baissa pas d’un poil. C’était un match qui me permettrait de prendre la revanche sur ce monde de machos complètement dépassés, et je n’avais pas l’intention de le perdre par manque de concentration.

 

Mais à force d’être houspillé par son prof et ses camarades, Udon sembla se réveiller et redoubla d’effort afin de me toucher. Malgré tout je n’étais pas une débutante et je parai la moindre attaque, mon arme sifflant en traversant l’air.

Le dernier assaut fut serré car le jeunot ne voulait pas montrer son manque de talent à ses condisciples en perdant D’un coté à sa place j’aurais été dans le même état.

Finalement, après une longue minute d’effort et de combat acharné, je perçu une ouverture. M’élançant en poussant un cri rageur, je le touchai du plat de mon sabre en une sublime flèche.  

J’entendis mon prof et Tsunade poussaient des cris de joies tout en enlevant mon masque. Quelques mèches obstruèrent ma vue pendant un instant mais je décochais un clin d’œil amusé à Udon et son prof qui était vert. Lorsque je passa près du beau brun aux tendances machistes, je lui adressais un sourire vainqueur et me dirigea finalement vers Akiha qui me félicita vivement.

-         Très beau combat miss ! s’exclama t’il ravi. Et cette dernière flèche était magnifiquement exécutée !       

-         En effet Sakura ! J’avoue que tu es assez énervante en temps qu’élève mais là, je ne peux que te féliciter, affirma Tsunade.

Oulà, la vieille se ramollirait-elle ? Cependant ravie, je leur adressais un sourire amusé.

 

Le reste de la séance se passa plutôt bien, puisque je n’avais rien à faire. Quelques mecs s’affrontèrent mais je n’eu pas le plaisir de les regarder car Naruto me kidnappa pour me ramener vers sa bande de dégénérés.

Ils étaient tous présent, les sabreurs du groupe ayant finit leurs propres combats.

-         Très beau match, fit immédiatement Saï en me voyant arriver.

Sans même lui accorder un regard, je me tournais vers le cousin de Hinata.

-         Bon alors ! On avait pas terminé notre discussion ! T’es vraiment le cousin de Hinata ? demandais-je la tête penchée sur le coté.

-         Mmh, fut sa seule réponse.

-         Ok, t’es super bavard c’est cool, fis-je absolument blasée. M’enfin bon…attend deux secondes.

Me tournant vers Lee après avoir regardé l’horloge, je battis des cils et demanda :

-         Dis donc, aurais tu par hasard l’amabilité de me prêter ton portable ?

-         Absolument princesse ! Tout ce que tu veux, répondit-il en me passant un beau joujou dernier cri.

J’adore me servir des mecs ! C’est trop énorme, surtout quand ils sont assez cons pour pas s’en rendre compte.

Retournant en face de l’Huyga en souriant, je pianotais quelques instants sur les touches avant de porter le mobile à mon oreille. Alors que lui me fixais un peu impatient, une voix répondit au bout du fil :

-         Oui Allo ?

-         Hey Tema chérie. Juste pour dire…je suis en escrime en devant moi se tient …tu vas jamais deviner !

-         Qui ?

-         Le cousin d’Hinata !

-         Naaan tu déconnes, beugla mon amie en me déchirant un tympan au passage.

-         Absolument pas.

-         Et ?

-         Et il est comme elle nous l’a décrit, achevais-je.

Il n’y eu bientôt plus que des « bip bip » au bout du fil et j’en déduisis que Tema avait raccroché. Refermant le portable d’un coup sec tout en souriant au cousin de mon ami avec un sourire diabolique, je leur dis simplement :

-         Elles arrivent.

 

 

 

A suivre…

 

 

J’espère que vous n’oublierais pas les commentaires cette fois, sinon c’est même pas la peine de me harceler en MP pour avoir la suite. Mais bon, sinon j’espère que ça vous aura plu J J

 

Bisous.