Chapitre second

par Tite_elfe

Edit : chapitre corrigé.

 

 

 

 

 

Réussissant à tourner ma tête vers elle, je découvris deux yeux verts, des cheveux blonds cendrés attachés en quatre jolies couettes, et un sourire étincelant : Temari !

-         Kiaaaa !! Tema !! m’écriai-je en lui sautant au cou tout sourire.

-         J’ai failli croire que tu ne m’avais pas reconnu, gémit-elle faussement blessée.   

-         Mais nooon ! J’étais juste un peu surprise et en manque d’air par la même occasion, dis-je.

Nous éclatâmes de rire tout en nous éloignant un peu du troupeau de filles cherchant leurs noms sur les listes.

-         Alors !! T’as vu, on est toutes ensemble ! s’exclama-t-elle.

-         Oui c’est trop bien ! J’étais sûre que Tsunade finirait par céder à nos menaces, riais-je.

Elle rigola quelques instants avant de dire :

-         C’est sûr. Je me rappelle de sa tête quand on lui avait dit qu’on dirait à tout le monde qu’elle buvait du Saké pendant son travail si elle ne nous mettait pas ensemble cette année.

-         Ca devait ressembler à ça.

Joignant le geste à la parole, je passai en mode j’ai-les-yeux-comme-des-soucoupes-et-la-bouche-en-cul-de-poule, sous le rire tonitruant de Temari.

En effet en fin d’année dernière, mes trois amies et moi-même avions squatté le bureau de notre directrice pour lui dire notre façon de penser sur la répartition des chambres. Au début elle nous avait regardé avec de yeux vitreux et « je m’en foutiste », pour changer radicalement de tête à l’évocation du Saké. Nous avions découvert peu avant qu’elle buvait beaucoup de cet alcool et dormait plus qu’elle ne remplissait de paperasse. Si Shizune l’avait su, il y aurait sûrement eu un meurtre…Mais nous, en gentilles jeunes filles bien élevées que nous sommes, n’avons pas vendu la mèche. En échange de quoi, elle nous promettait de nous mettre ensemble l’année suivante. Tsunade nous avait seulement dit qu’elle y réfléchirait…

Mais vu le regard qu’elle me lançait tout en discutant avec d’autres parents, je me doutais bien que je n’étais pas avec mes amies par hasard. Nullement effrayée, je lui répondis avec un sublime sourire hypocrite, Temari faisant de même.

Petite explication rapide sur les sourires colgates. J’en suis la principale créatrice et l’utilisatrice la plus fréquente. C’est un sourire qui consiste à sourire de toutes ses dents blanches de la façon la plus hypocrite possible. Je sais, c’est pas bien mais j’adore ça. Temari et moi avons créé un classement pour ce genre de sourire.

·       Le sourire colgate n°1 : parfait pour énerver les gens et leur montrer que même si on leur sourit, on reste les meilleures.

Mais quand j’en parle comme ça, vous devez vous dire que c’est facile, que tout le monde peut le faire, blablabla. Et bin BIP !! Faux ! Déjà il faut avoir les dents blanches un minimum. Et il faut s’entraîner pas mal de temps avant d’arriver à un résultat convenable. Personnellement j’ai mis deux longues années d’efforts acharnés. Mais ça en vaux la peine ! Imaginez-moi à huit ans devant la glace de ma chambre à essayer de sourire…Je dois dire que c’était vraiment comique.

 

-         Et sinon, tes vacances ? me demanda Temari en s’asseyant sur le bord d’une fenêtre proche.

-         Bah pas grand-chose de passionnant. On est partie à Kiri puis à Suna pendant deux semaines, et après je suis allée chez ma grand-mère.

-         Laquelle de grand-mère ? fit elle avec de grands yeux.

-         La mère de mon père…, répondis-je avec une tête dépitée. Ô damnation, je te raconte pas le truc.

En fait, ma grand-mère paternelle me détestait. Allez savoir pourquoi…Peut être parce que je ressemblais trop à ma mère et avais hérité son caractère de feu. En tout cas, la vieille peau, comme je l’appelle, le cachait bien. Elle était beaucoup trop classe pour montrer au monde qu’elle me haïssait…je vous jure les vieux …c’est chiant !

-         Ma pauvre, t’as dû souffrir, me nargua mon amie en jouant avec ses cheveux.

-         Bah heureusement, il y avait mes cousins et j’y suis restée que deux jours, alors ça va. Je m’arrangeais toujours pour ne pas rester seule avec elle. De toute manière si j’étais restée plus, ça aurait fini par un meurtre…

Temari se mit à rire franchement alors que je lui tirai la langue.

-         Et toi ? Les vacances ont été mouvementées ?

-         Très ! Surtout que mes putains de frères m’ont pas laissé une minute de répit ! De vrais cons finis ces deux-là, dit-elle avec une tête blasée.

-         Mademoiselle Sabaku ! s’indigna une de nos profs qui passait par là. Un peu de tenue je vous pris ! Ce langage n’est pas admis dans l’enceinte du lycée.

-         A bah c’est bête, commença mon amie avec une tête qui se voulait désolée. J’avais pourtant dis à mon affreux langage de rester à l’entrée, mais que voulez-vous, je ne peux pas vivre sans…

Elle accorda un magnifique sourire colgate n°1 à la prof qui partit outrée. Certains vont sûrement se demander « Mais pourquoi cette prof ne l’a pas collée ? » Tout simplement parce que Temari faisait partie des filles les plus riches du lycée et que son père payait le double des frais de scolarité. Donc au final, la jeune fille pouvait faire à peu près tout ce qu’elle voulait. Et je dois dire que c’est un sacré atout de l’avoir pour amie ! J’ai moins d’ennuis…

Pour vous présenter justement Temari, je dirai que c’est une fille drôle, surexcitée quelque soit le moment, et possédant un humour mordant ! Moralement elle me ressemble un peu même si elle est cent fois pire. Physiquement, j’ai déjà dis qu’elle était blonde, et avait de grands yeux verts foncés. Un peu plus grande que moi, elle a une carrure un peu moins svelte mais qui n’en est que plus attirante. C’est celle de nous quatre qui possède le plus de poitrine d’ailleurs… Tout comme moi, elle est finement musclée et possède une silhouette tout aussi élancée. Elle déteste les riches et bourgeois, et ne peut s’empêcher de se moquer d’eux dès qu’elle le peut.

Avec mes deux autres amies, nous sommes un peu le groupe des timbrées de ce lycée de bourges, et nous n’en sommes que plus fières.

 

Tiens en parlant de mes autres copines, l’une d’elle s’avançait vers nous en courant avant de m’étouffer dans ses bras. Après m’avoir broyé les os dans son étreinte, elle fit pareil avec Tema, un sourire éclatant aux lèvres.

Des cheveux châtains attachés encore et toujours en deux macarons serrés, une peau sans défauts, de longues jambes magnifiquement galbées, une taille honorable et un sourire éclatant semblable à celui de Temari. Je vous présente Tenten ! Avec ses grands yeux marron à la tendance ambrée, elle était ma seconde meilleure amie. Niveau caractère, c’était exactement Temari et ces deux là étaient complètement dingues quand elles partaient dans leurs délires quotidiens. C’était une amie fidèle, toujours là lorsqu’on avait besoin d’elle.

Contrairement à Tema, Tenten n’appartenait pas une famille fortunée. Orpheline depuis ses quatre ans, elle vivait avec sa tutrice : Shizune. Mais ça, peu de personnes le savaient. La directrice adjointe était amie de la mère de Tenten et la considérait ainsi comme sa petite sœur… quoi qu’elle faisait comme si elle ne la connaissait pas lorsque nous étions convoquées chez la dirlo...Allez savoir pourquoi…

 

Ce jour de septembre, donc, j’étais plus que surprise, car Tenten s’était toujours habillée à la garçonne, exactement comme moi. Etrangement je me dis que je ne devais pas être la seule à vouloir changer : elle portait une jupe volante beige qui arrivait aux genoux, ainsi qu’un joli dos nu marron imprimé. Apparemment elle était partie en voyage et avait profité du soleil vu le joli hâle caramel qu’elle exhibait fièrement. En toute honnêteté j’étais jalouse. Moi qui gardais encore et toujours ce teint pâle…Vie cruelle. 

-         Salut les filles, s’écria-t-elle en tapant dans ses mains. Vous avez passé de bonnes vacances ? Moi oui ! Je vous ai manqué ? Vous avez vu on est toutes ensemble c’est super !! Il est génial cet endroit non ? débita-t-elle à une vitesse folle sans reprendre son souffle une seule seconde.

Moi et Tema la regardâmes, amusées, avant d’éclater de rire.

-         Tenten qui parle, il n’y a pas mieux pour se payer une bonne tranche de rire !!! Réussi-je à articuler entre deux hoquets.  

-         Ca va ? T’as repris un peu d’air là ou t’es toujours en apnée ? la nargua Tema.

Notre amie lui adressa une jolie grimace bien imagée avant de retrouver son sourire habituel : éclatant.

-         Pour répondre à tes questions, commençai-je après avoir retrouvé mon calme, oui j’ai passé de bonnes vacances, oui je sais qu’on est toutes ensemble, oui l’endroit est pas mal, et non tu m’a absolument pas manqué !

Je fini de parler en lui décochant un sourire colgate n°1, tout en papillonnant des yeux. Elle prit immédiatement un air faussement vexé avant de me répondre à la façon des groupies du lycée, adoptant leur voix stupide et haute perchée :

-         Eh bien dans ce cas je ne te raconterais pas comment j’ai rencontré Brad Pitt, que j’ai pris 124g en deux semaines, et que je ne rentre plus dans mon jeans Gucci taille 32 ! Na.

Temari fit mine d’essuyer une larme invisible avant de répondre :

-         Vie cruelle va ! J’aurai tant voulu savoir ça…

Il y eu un instant de silence, vite brisé par nos éclats de rire. Nous savions pertinemment que beaucoup de personnes nous regardaient en se demandant comment trois filles aussi folles avaient pu être acceptées ici, mais nous en fichions comme de notre première chaussette trouée.  

-         T’as rencontré Brad Pitt ? intervint soudain une des premières qui se trouvait pas loin.

Simultanément, nos trois regards se posèrent sur la lycéenne et ses amies. Elles durent prendre peur car elles se carapatèrent toutes. Au vu de nos yeux exorbités je les comprends un peu aussi…

-         Eh bah…ils s’améliorent vraiment pas les aristo ici, fit Tenten en sortant de son moment d’ahurissement.

-         Ouais…, comme d’hab’ quoi ! soupira Temari. Alors chère Tenten, comment se sont passées tes vacances ?

-         Pas mal, mais rien d’excitant, répondit mon amie en s’asseyant en face de Tema, toujours sur l’embrasure de la fenêtre.

-         Et niveau garçon ?

-         Mort aussi, mais je m’en fiche un peu je dois dire. Et toi Saku ?

-         Bah tu vois le désert près de Suna ?

-         Celui qui borde la ville et où il n’y a pas une goutte d’eau? me demanda Temari surprise.

-         Ouais. Eh bin moi c’était tout autant sec. Nada !

Elles rirent plus discrètement que précédemment avant de me pincer chacune une joue :

-         Pauvre petite fleur de cerisier va !

-         Je sais je sais, c’est affreux. C’est même à pleurer, ajoutai-je en mimant un reniflement. Au fait Tenten, ça te va très bien ces habits !

-         Merci !! sourit-t-elle en tournant sur elle-même, la jupe suivant son mouvement. J’ai pris une grande décision : je vais devenir féminine !!

-         Moi aussi ! ai-je ajouté en levant mon poing au ciel. A nous toutes, nous sommes irrésistibles ! On va faire tomber tout les gars ! A nous les moments de dragues !!

Mes deux meilleurs me suivirent dans mon délire et joignirent leurs poings au mien, tandis que Tsunade nous regardait complètement désespérée.    

-         Bien parlé ! s’écria Temari. Chers garçons n’ayant pas encore eu la chance de voir nos corps de déesses et de succomber à nos charmes naturels, prenez gardes : les quatre mangeuses d’hommes de la Kunoichi’s school arrivent.

-         On va finir nymphomanes n’empêche…, chuchota Tenten en faisant les gros yeux.

L’hilarité reprit le dessus après cette intervention et mes parents nous retrouvèrent toutes les trois assises par terre, pliées de rire et nous tenant le ventre que nous avions à présent douloureux. A force de rire, c’était pour le moins normal, d’autant que ça renforçait nos abdos. (Et étant donné qu’on se tapait au moins quinze gros délires dans une journée)

-         Bonjour Madame et Monsieur Haruno, fit Temari en arrêtant immédiatement de rire et en souriant à mes parents.

Je ne sais pas comment, mais elle avait la capacité de s’arrêter en plein délire comme si de rien n’était et paraître naturelle. Ce n’était pas vraiment le cas de Tenten et moi : nous nous tenions le ventre encore douloureux tout en essuyant les larmes de rires qui bordaient nos yeux.

-         Oh, bonjour Temari, s’exclama ma mère en l’embrassant sur les deux joues. Bonjour Tenten.

Mon amie avait réussit à également s’arrêter, alors que je tenais encore mon ventre en grimaçant.

-         Bonjour Madame !

Mes parents avaient toujours beaucoup aimés mes trois amies, qui venaient parfois à la maison pendant les vacances. Mes amies le leur rendaient bien, car elles les appréciaient aussi énormément. Aucune d’entre elles n’avaient vraiment eu la chance d’avoir des parents prévenants et compréhensifs.

 

C’est ainsi que nous parlâmes encore quelques minutes, en compagnie de mes parents qui avait le don de mettre tout le monde à l’aise. Quand seize heures sonnèrent à la vieille horloge de la chapelle adjacente au bâtiment, Tsunade expliqua rapidement que nous allions enfin pouvoir visiter nos dortoirs et que nous serions ensuite libre pour le reste de l’après-midi.

Temari et Tenten sourirent largement, tout comme moi, à l’annonce du programme de la fin de journée. De un, mes parents allaient partir donc on pourrait enfin parler de tout et de rien sans qu’ils me posent de questions. De deux, nous allions enfin voir où nous allions pioncer pendant un an. Notre chambre allait devenir « notre territoire » et ça promettait d’être amusant. Et enfin, nous allions pouvoir visiter le domaine, tout en embêtant quelques poufs au passage. Rhaaa je sentais que ça allait être génial.

 

Un sourire sadique s’étira soudain sur le visage de Tema quand elle vit La bande la plus stupide et chiante de tout Kunoichi’s school. Depuis ma seconde, ces poufs ne faisaient que nous chercher des noises, tout en nous snobant dès qu’elles en avaient l’occasion. Mais dommage pour elles, nous n’étions pas du genre à nous incliner devant elles. Oh que non même. C’est d’ailleurs sur elles que nous jetions de la peinture en arts plastiques si vous n’aviez pas compris. Hehe, nous sommes affreuses et fières de l’être.

 

Finalement, la bande tant haïe partit en direction de l’internat sans que nous puissions leur faire une mauvaise blague…Dommage, monde cruel va !

Tenten poussa un soupir déçu tout en imaginant toute sorte de façon de les tuer. Je n’étais pas dans sa tête rassurez-vous, mais quand ses yeux étaient comme ça et qu’elle faisait craquer les articulations de ses doigts, pas la peine de cherchez ce à quoi elle pensait vraiment ! Temari pareil d’ailleurs. Et moi…bah moi aussi en fait.

 

-         Tsunade m’a dit que vous étiez dans le dortoir cent vingt-cinq si je me rappelle bien, intervint mon père en se tournant vers moi.

-         Oui c’est ça. Merci papa.

-         De rien, bon si on y allait chérie ? demanda-t-il à ma mère qui semblait prête à nous suivre dans le dortoir.

-         Oui, si vous y alliez, fis-je avec un sourire colgate n°4.

Ma mère me regarda, profondément atterrée par mon air. Oui, je sais, moi aussi je t’aime maman.

-         Ok on y va. Tu nous appelleras souvent hein ! rappela-t-elle après un soupir.

-         Promis ! Tous les trois mois ! répondis-je en papillonnant des yeux.

-         Tsss allez amuse-toi bien et travaille bien !

-         Oui maman, soupirai-je pendant que Temari explosait de rire.

Ok, je corrige : je haïssais ma mère par moment. Mon père, lui, me donna une tape sur l’épaule puis partit, après m’avoir amené mes deux énormes valises qu’il était allé chercher.

 

Et voilà, ils étaient partis ! Je regardai notre Audi s’éloigner et disparaître à travers les arbres dans un nuage de poussière. A coté de moi, mes amies chantonnaient « Ce n’est qu’un aaaaauuuurevoirrrrr !! Nanana ! Ce n’est qu’un au revoiiiirrr !! » Euh…rectification : elles ne chantaient pas, elles beuglaient…

-         Snifeuuuh, ze veux ma môman, fis-je en faisant comme si je suçai mon pouce.

Mes amies se mirent à rires, et nous partîmes toutes les trois vers nos quartiers, traînant derrière nous nos bagages. Et ça valait vraiment le détour, juste pour voir Tema s’acharner contre une malle qui devait peser dix tonnes tant elle était blindée.

-         Raaa elle veut pas bougeeerrrrr, gémit mon amie en la poussant dans un dernier effort.

-         Mais qu’est ce que tu as mis dedans ?? demanda Tenten.

-         Tout mon matos de torture ! Juste pour l’essayer sur la bande de poufs number one, expliqua-t-elle ravie.

-         T’es sérieuse ?? interrogea la brune en la regardant comme un gamin regarderait le père noël qui lui apporterait un nouveau jouet.     

-         Non mais je pensais que si je disais ça tu m’aiderais à porter c’te putain de malle de mes deux, répondit Temari avec un sourire colgate n°4.

-         Nianiania…, grogna mon amie en lui adressant une grimace. Laisse-la là, on viendra la chercher à la fin.

 

L’idée de Tenten fut approuvée par tout le monde, autrement dit Tema et moi. Comme nous avions regardé rapidement le plan du domaine quelques minutes avant, notre troupe ne se perdit pas. Je sais c’est pas drôle.

D’abord, nous sortîmes du bâtiment qui faisait office de la zone d’administration, pour arriver dans une immense cour avec de grands espaces occupés par la pelouse. Quelques bancs étaient disposés, ainsi que trois petites fontaines que je qualifierai d’adorables. Je deviens fleur bleue, ô désespoir…  

Cette grande cour était encadrée de trois bâtiments : le réfectoire à droite avec ses immenses baies vitrées, et la chapelle à gauche. Je la trouvais mignonne elle aussi, mais étais sûre de ne jamais y mettre les pieds. Non parce que je n’étais pas croyante (bien que ce soit le cas) mais parce que je trouvais ces lieux morbides. Si t’es déprimée, va dans une chapelle et tu es sûre de te suicider deux heures plus tard. Enfin c’est mon avis du moins…

Nous traversâmes donc la cour, tout en traînant nos fardeaux derrière nous. Là où il n’y avait pas de la pelouse douce et verte, c’était des petits graviers blancs sur qui crissaient nos pieds.

Après être sortie de cet ensemble de bâtiments, j’arrivai à un carrefour. Le chemin se divisait en quatre autres sentiers tous bien entretenus, chacun partant dans une direction différente. C’était un carrefour aussi, alors c’était un peu normal… Heureusement pour nous trois qui avions déjà oublié le plan, des panneaux indiquaient les directions. Merci mon Dieu !

Empruntant celui qui apparemment menait aux dortoirs des terminales, j’écoutais la conversation de mes deux amies. D’après ce que je compris, les deux frères de Temari étudiaient à Shinoby’s academy et avaient l’intention de pourrir la vie de leur sœur. Mais ça je crois qu’ils le faisaient depuis longtemps en fait…

 

Le chemin devint, lui, plus large et après avoir été bordé de jeunes bouleaux, il nous fit déboucher devant un joli bâtiment de deux étages. Tout comme les autres bâtisses du domaine, il était entièrement en pierre, dans le style anglais. Des buis avaient été planté tout autour, ainsi que de nombreuses roses, que je soupçonnai magnifiquement odorantes.

Finalement, nous montâmes les trois marches de marbres blancs veinés de noir avant d’entrer dans un hall tout aussi imposant et grandiose que celui que j’avais découvert avec mes parents une heure plus tôt.

-         Whaaouua, s’extasia Tenten. Eh bin ! Ils ont pas chaumé niveau déco et luxe.

Elle siffla de contentement pendant que nous empruntions le grand escalier qui nous faisait face. Arrivées entières au niveau du premier étage, nous reprîmes notre respiration et redescendîmes chercher nos autres valises. En effet, nous portions au moins trente-cinq kilos chacune alors nous fîmes deux fois le voyage entre le rez-de-chaussée et le palier du premier.

C’est donc éreintées que nous déambulâmes dans le long couloir, regardant sur les portes si nous trouvions la n°cent vingt-cinq.

-         cent dix-neuf, cent vingt-et-un, cent vingt-trois, énonçais-je, AH cent vingt-cinq enfin !!

Nous étions tout au bout du couloir, devant la dernière chambre. Cette partie du bâtiment étant une sorte de tour, nous nous doutâmes légèrement que notre chambre ne serait pas carrée.

Fixant mon regard vert sur la plaque où était inscrit le nombre de notre chambre, j’allais poser ma main sur la poigné de la porte de chêne foncé quand…        

 

 

 

A suivre …