Chapitre 9 : une cigarette...

par jessnal

Miwaku était dépassée et appréciait tout particulièrement lheure ou elle pouvait se glisser dans son lit et trouver le sommeil. Elle ne comptait plus ses entorses, ses déchirements musculaires et ses fractures. Elle plaisantait souvent en disant quelle avait prit un « abonnement » à lhôpital de Konoha.

Elle prenait à peine le temps de prendre un repas le midi, et elle commençait à perdre du poids.

Un soir, alors quelle rentrait dun de ses entrainements intensifs en compagnie de Neji, ils rencontrèrent Shikamaru.

Celui-ci se tenait appuyé contre un mur, une cigarette aux lèvres, lair rêveur. Miwaku ne pu sempêcher de lenvier. Elle aurait souhaiter elle aussi pouvoir dadosser quelques fois, mais personne ne semblait disposer à lui en laisser le temps.

Le jeune homme leva les yeux, et lorsquil vit son compagnon accompagné de la belle brune, il tressaillit.

Depuis leur rencontre, il sétait souvent surprit à penser à elle, à sinterroger sur ce quelle devenait. Depuis quelques temps, il avait effectué plusieurs missions à Suna et navait pas prit le temps de revenir à Konoha.

Neji : Enfin rentré, Shikamaru.

Shikamaru : ouais enfin.

Miwaku se tenait derrière son Senseï, visiblement épuisée. Lorsquil put la voir dun peu plus près, il fut horrifié. Ses joues étaient creuses, ses traits tirées Il fronça les sourcils. Neji la fatiguait à ce point ?

Miwaku : Salut ananas

Même sa voix avait perdu de sa vivacité.

Shikamaru : Miwaku ça va ?

Elle lui offrit un petit sourire.

Miwaku : bien. Et toi ? On ma dit que tu étais à Suna ?

Shikamaru : Cest exact.

Miwaku : Jaimerais bien pouvoir visiter le village caché du pays du vent un jour

Shikamaru : Cest un tas de sable.

Miwaku : les garçons, je vous laisse je vais rentrer chez moi. À plus tard

Elle les quitta et Shikamaru la suivit du regard. Il se tourna enfin vers Neji.

Shikamaru : Comment ça se passe lentrainement avec Miwaku ?

Neji : Bien.

Shikamaru : Je vois ça. Tu lui laisses un peu de répit quand même ?

Neji : Quest-ce que tu sous-entends ?

Shikamaru : Je sais pas, elle est pâle et a perdu du poids on dirait bien.

Le visage de Neji se ferma.

Shikamaru : Elle nest peut être pas faîte pour maintenir la rigueur que tu lui infliges Neji.

Le jeune Hyuga perçu linquiétude dans les yeux de son ami. Et étrangement, il en ressentit une vive jalousie.

Neji : Ne ten fait pas pour elle.

Shikamaru : Tu devrais quand même lui recommander de se nourrir.

Neji : Je nai pas de conseil à recevoir de toi.

Shikamaru se figea. Aurait-il vexer son ami ? Il savait que Neji était un individu très fier. Ce dernier passa son chemin.

En réalité, il venait de se rendre compte que le rythme effréné des entrainements étaient en train de nuire à la santé de son élève. Voilà deux mois quil soccupait de son enseignement et la retrouver chaque jour était devenu un réel plaisir. Lorsque le jour de congé de la jeune femme arrivait, il se surprenait à errer sans but elle lui manquait. Elle avait la capacité de briser la glace à lintérieur de lui, de le faire sourire. Il devait se lavouer à lui-même : elle lui faisait beaucoup de bien. Il se précipita pour la rejoindre, mais elle était déjà rentrée. Il grimpa sur un toit afin de voir ce quelle faisait. La jeune fille se tenait à genoux dans son salon, et débandait soigneusement ses bras endoloris. Lorsquil découvrit les hématomes que les bandages cachaient, il tressaillit dhorreur. Jamais Miwaku ne sétait plaint de quelque douleur que ce fut. Il resta un moment sur son perchoir à lobserver. Elle frictionnait ses muscles, détendait ses jambes Il se serait frapper lui-même. Jamais il navait songer quil puisse être aussi cruel. La jeune femme était toujours souriante et dune extrême gentillesse avec lui lui infliger ça était terrible.

Puis il remarqua quun individu frappait à sa porte. Avec son byakugan, il reconnut la silhouette du jeune Nara. Que venait-il faire ici ? Il prit ses distances, tout en continuant dépier son élève.

Shikamaru avait marché jusquà lappartement de la jeune femme et avait levé les yeux vers lui. Son état de fatigue lavait alerté, et il ne pouvait pas sempêcher de sinquiéter. Il avait donc été acheté quelques dangos et avait osé frapper à sa porte. Lorsque la jeune femme lui ouvrit, dissimuler derrière la porte, il crut quil la dérangeait.

Miwaku : Shikamaru ?

Shikamaru : Je suis désolé de venir comme ça peut être suis-je en train de te déranger je vais men aller

Miwaku : Non ! Non attend laisse moi juste une minute Et je touvre ma porte.

Elle la referma sur lui et se pressa daller chercher un énorme pull afin de cacher ses bleus. Elle banda rapidement ses jambes et courut lui ouvrir.

Miwaku : je suis désolée viens entre.

Il pénétrait pour la première fois chez elle. Jamais il nétait rentré chez une fille auparavant, pas même chez Ino. Il avait limpression de violer son intimité.

Il constata les bandages laissés sur le sol, imbibés de sang. Il serra les poings, Neji allait trop loin.

Shikamaru : Quest-ce que cest que ça ?

Miwaku sempressa de les ramasser.

Miwaku : Ce nest rien une petite blessure à lentrainement ce sont des choses qui arrive non ?

Shikamaru : ouais

Il essaya de se détendre.

Shikamaru : Je voulais te demander un truc

Miwaku : oui ?

Shikamaru : Tas drôlement maigrie

Miwaku : ha ça

Elle semblait mal à laise sur ce terrain.

Shikamaru : Jespère que ce ne sont pas les réflexions dIno qui te font faire un régime

Miwaku : non pas du tout cest juste que je nai plus vraiment le temps de cuisiner en ce moment

Il lui tendit le sachet contenant des dangos.

Shikamaru : Jai ça si ten veux

Elle leva les yeux vers lui, et découvrit quil rougissait. Elle le trouva alors très beau. Elle lui prit doucement le sac des mains, et découvrit son contenu.

Miwaku : Tu te fais du souci pour moi lananas ?

Il fit un pas en arrière, refusant de laisser paraître ses intensions.

Shikamaru : Cest juste un pur hasard.

Elle se mit à rire, et lespace dun instant, le monde cessa de tourner pour lui. Elle linvita à traverser sa chambre pour venir sur le balcons. Ils sappuyèrent tous les deux à la rambardes et grignotèrent leurs brochettes de riz.

Miwaku : Cest gentille en tout cas

Il tenta de fuir son regard, aussi rouge quune pivoine.

Miwaku samusait du spectacle. Elle naurait jamais songé que Shikamaru puisse sinquiéter pour elle, ou quil puisse se présenter un jour à sa porte. Elle se connaissait un petit faible pour lui et était tout particulièrement attendrit par son comportement dadolescent. Lorsquils eurent finit de manger, il sortit une cigarette de son paquet pour la porter à ses lèvres.

Miwaku : Tu men offres une ?

Il la regarda, perplexe.

Shikamaru : de ?

Miwaku : Une cigarette

Il fut tellement choqué quil en laissa tomber la sienne.

Shikamaru : Tu nes pas sérieuse ?

Miwaku : pourquoi pas ?

Shikamaru : Les filles ne fument pas.

Elle se mit à rire.

Miwaku : Où as-tu vu ça ? Alors, tu men offres une oui ou non ?

Il continuait de la regarder, sans lui tendre la moindre cigarette. Il récupéra la sienne sur le sol et lalluma.

Shikamaru : Ce nest pas bon pour toi.

Miwaku : Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas fumer ?

Shikamaru : Cest comme ça.

Miwaku savança vers lui, prit appuie sur son épaule pour attraper la cigarette suspendue à ses lèvres. Surpris par ce contact, il ne réagit pas dans limmédiat.

Lorsquelle leut saisit, il se moqua delle :

Shikamaru : Tu bluffs.

Pour le narguer, Miwaku inspira la fumer et lui recracha au visage avec douceur et sensualité. Il lobservait avec de grands yeux, abasourdis par une telle insolence.

Miwaku : Alors ? Les filles ne savent pas fumer.

Il soupira et haussa les épaules.

Shikamaru : Tes bizarre comme fille.

Elle ne put sempêcher de rire à nouveau. Ils fumèrent ensembles, puis il prit la décision de repartir.

Shikamaru : Je ne viendrais plus te déranger après tes entrainements.

Miwaku : Au contraire, cest cool davoir un peu de compagnie

Elle sappuya dans lencadrement de la porte, un sourire moqueur aux lèvres.

Shikamaru : si tu le dis

Il voulait absolument se montrer détacher par rapport à la soirée quils venaient de passer ensemble. En tant normal, seul les couples se voyaient à deux, ou alors, les très bons amis. Il ne connaissait pas cette fille et pourtant, il avait osé lui rendre visite sans prévenir, juste pour sassurer quelle aille bien.

Il la salua dun geste de la main, et alors quil allait disparaître dans les escaliers, Miwaku le héla.

Miwaku : Lananas !

Il jeta un regard au dessus de son épaule.

Miwaku : Repasse quand tu veux.

Son sourire le transperça de part en part. Même écroulée de fatigue, elle gardait son éternelle joie de vivre.

Il le lui rendit et disparût pour de bon.

Miwaku referma la porte derrière elle et se laissa glisser contre celle-ci. Elle avait passé une bonne soirée en sa compagnie. Elle sentit un frisson semparer de son corps et elle mit la main sur son cœur. Celui-ci papillonnait. Se pouvait-il que ? Non elle était simplement à fleur de peau et avait besoin dune bonne nuit de sommeille. Cela remettrait de lordre dans sa tête.

Non loin de là, Neji avait assisté à la soirée. Il sen voulait davoir espionner Miwaku, cétait trahir sa confiance Il ne pouvait sempêcher de ressentir une violence inconnue lui traverser le corps. Les mâchoires crispées, les poings serrés, il se demandait pourquoi Shikamaru était venu lui rendre visite. Cela aurait du être à lui de ramener quelques choses à manger à son élève, de linterroger sur ses blessures et de la faire rire. Pour la première fois, il ressentait les mauvais effets de la jalousie. Cétait grisant et insupportable en même temps.

Depuis son arrivée, Miwaku lavait transformé. Il se vantait souvent intérieurement davoir le privilège de passer autant de temps avec la jeune femme. Lorsquil retrouvait ses amis, les hommes ne se gênaient pas pour louer la beauté de Miwaku. Son oncle lui-même lui avait demandé des nouvelles de son élève. Il avait remarqué son implication dans léducation de la jeune femme, et sétait interroger sur le bien fondé de leurs liens. Neji avait démentit toute attirance pour Miwaku, mais il nen pensait pas moins. Lors des entrainements de Taijutsu, leur proximité lui donnait souvent envie de la prendre dans ses bras. Combien de fois sétait-il réveillé la nuit, ses doigts crispés sur ses draps, un désir puissant le surprenant après un rêve érotique le mettant en scène avec sa belle élève ?

Chaque jour, la tentation était grande, et chaque jour, il se refusait ce caprice Mais voilà que le jeune Nara venait empiéter sur son terrain. Il ne le laisserait pas faire. Dautant plus quil inspirait ce sourire si doux à Miwaku, celui quil aimerait se voir adresser.